Projets ENT

Le site de la génération ENT

Les ENT ont 10 ans : la vérité des chiffres par Françoise Coutellier

Françoise Coutellier accompagne la Caisse des Dépôts en tant que consultante dans la mise en place et le suivi du dispositif de mesure d’audience des ENT depuis sa création. Son expertise repose tant sur sa vision des chiffres à l’échelle nationale que sur l’analyse qu’elle tire de ses échanges avec les porteurs de projet lorsqu’elle rédige les notes de synthèse.

Françoise Coutellier, qui vient d’achever avec Gilles Richard une synthèse sur les retours d’usage et l’évolution de l’audience des ENT de ces dix dernières années, nous apporte aujourd’hui son témoignage.

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Projets-ENT : Les 10 ans de l’ENT, est-ce un vrai tournant ou simplement un chiffre rond ?

Françoise Coutellier : 10 ans, c’est bien entendu l’anniversaire de l’appel à projets lancé par le Ministère de l’Éducation Nationale et la Caisse des Dépôts, très exactement en mars 2003. Mais il se trouve également que, depuis la rentrée 2011, la fréquentation globale des ENT sur l’ensemble du territoire, est devenue massive : on compte ainsi plus de 10 millions de visites de l’ENT en novembre 2011 et cette fréquentation est passée à 13 millions de visites en janvier 2013. Quant au dispositif de mesure d’audience, il entre lui dans sa neuvième année puisque les premières données datent de janvier 2005.

Projets-ENT : L’évolution a-t-elle été progressive ou par à-coups ? Depuis quand pouvons-nous dire que la démarche est vraiment lancée et pourquoi ? 

Françoise Coutellier : L’évolution a été progressive, mais on peut discerner quelques paliers dans cette progression. Ainsi, l’année 2009-2010 a correspondu à une vague de déploiement importante : on passe de quelque 700 établissements déployés à plus de 1200 en fin d’année. L’année suivante, ce sont près de 800 établissements qui sont déployés et rejoignent le dispositif de mesure d’audience. Cette massification des déploiements engendre une massification de la fréquentation avec un à deux ans de décalage : c’est à peu près le temps qu’il faut pour développer des usages importants dans un ENT nouvellement déployé.

Ainsi, a-t-on atteint une masse critique d’établissements déployés dès l’année 2009- 2010 et une fréquentation de l’ENT sur l’ensemble du territoire très significative au cours de l’année 2011-2012.

Pourquoi dites-vous que la fréquentation est désormais « significative » ?

Françoise Coutellier : Le type de métrique utilisé dans le dispositif de mesure d’audience permet de comparer à la fréquentation d’autres sites Web, y compris grand public. Ainsi, selon le classement de l’OJD, avec près de 13 millions de visites en janvier 2013, l’ensemble des ENT intégrés au dispositif se classerait au 17e rang des sites les plus visités de France dans la catégorie des sites d’actualité et d’information, en compagnie de Lesechos.fr et Canal+.fr et au 27e rang des sites Web grand public, juste derrière Paruvendu.fr, Seloger.com et Servicepublic.fr (15.800.000 visites pour ce dernier). Selon le classement de Médiamétrie, les quelque 300 à 320.000 visiteurs uniques par jour de l’ensemble des ENT positionnent le projet dans le registre de fréquentation quotidienne de sites destinés aux professionnels comme VIADEO ou LinkedIn. Et pour faire un clin d’œil aux amis alsaciens, l’ENT du projet ENTEA (région et départements) reçoit mensuellement 25% de visites en plus que le site web des Dernières nouvelles d’Alsace, Dna.fr.

… et donc, quand est-il possible d’affirmer qu’un ENT « marche » ?

Françoise Coutellier : Je crains que cette question ne soit sans réponse ! Des établissements déployés depuis 2004, qui remontent des données depuis 2005, continuent chaque mois d’accroître leur fréquentation par personne… Tout se passe comme s’il n’y avait pas de « plafond » de fréquentation perceptible au bout de neuf années. Pour les curieux et les inquiets, on peut indiquer que les 50 établissements, tous projets, qui connaissent la fréquentation de leur ENT la plus importante en janvier 2013 présentent entre 28 et 54 visites par personne dans le mois.

Quels ont été dans le temps et pour chaque grande étape, les facteurs qui ont véritablement été déclencheurs ?

Françoise Coutellier : Les « styles » de déploiement adoptés par chacun des projets ne paraissent pas étrangers au développement des usages. Un déploiement rapide et massif, comme celui adopté dans les Pays de la Loire, par exemple, sur seulement trois années, et, à l’arrivée, plus de 650 établissements, paraît corrélé avec un développement rapide de la fréquentation de l’ENT. Même démarche dans les Alpes-Maritimes ou dans les Hauts-de-Seine. La fréquentation de l’ENT croît rapidement, non seulement globalement, mais également par établissement, même si certains d’entre eux peuvent rester peu actifs, voire inactifs.

Les établissements « en charge d’expérimentation », maintenus dans ce statut un peu longuement – plus de deux ans – ont davantage un effet « retardant » qu’« accélérant ». On sait l’effet « repoussoir » sur les autres établissements que peut avoir un établissement placé en situation d’expérimentation : le « transfert des innovations » ne peut aucunement être institué comme modèle de développement des usages ; c’est même souvent antinomique. En somme, opérer un déploiement « banalisé » paraît le meilleur garant de développement rapide des usages. Un paradoxe ? Peut être simplement la meilleure manière de placer les usagers dans une situation… d’usage.

Le dernier facteur favorable au développement des utilisations de l’ENT paraît être de déployer l’outil sur des plaques territoriales cohérentes, avec une continuité entre collège et lycée. Des projets comme ENTEA, PLACE, Auvergne, Midi-Pyrénées connaissent à ce titre une fréquentation importante. Les élèves de troisième passent en seconde et retrouvent un ENT familier ; les enseignants qui interviennent au collège et au lycée, les personnels qui travaillent sur plusieurs établissements utilisent la même plate-forme avec un gain notable de temps et d’efficacité ; les parents qui ont des enfants scolarisés dans différents niveaux, ne se perdent pas dans les ergonomies d’outils différents. Dans ces conditions, l’ENT devient rapidement pour les parents, pour les enseignants et pour les élèves, l’outil d’une scolarité enrichie.

Aujourd’hui quels sont les services les plus consultés et par qui ?

Françoise Coutellier : En janvier 2013, les services de vie scolaire représentent 35 % des utilisations de services : ils appellent des visites fréquentes – les notes, les absences,… – et de la part de tous les profils utilisateurs de l’ENT.

C’est ensuite le cahier de textes qui représente plus du quart de la fréquentation. Il faut y voir l’influence du caractère obligatoire de cet outil numérique depuis la rentrée 2011, mais aussi le reflet d’usages infiniment plus complexes et diversifiés que ceux de son ancêtre de papier. Ainsi, un enseignant contacté par téléphone rapportait utiliser le cahier de textes dès la préparation de son cours – il y insère les éléments qui vont être utilisés dans la séquence pédagogique – puis utilisé en cours pour par exemple projeter une vidéo, et enfin redevenu cahier de textes classique pour rendre compte des tâches conduites. Un vrai service plaque tournante ! A ranger, contrairement à ce que l’on fait parfois, parmi les services « pédagogiques » et non de « vie scolaire ».

La généralisation du cahier de textes a d’ailleurs contribué à déplacer l’essentiel du trafic de l’ENT : si le « cœur » des usages de l’ENT fut d’abord le recours aux outils de vie scolaire, puis à la messagerie avec pièces jointes, c’est désormais le cahier de textes qui marque les styles d’usages au sein de l’outil.

Le courrier électronique reste cependant important avec 20 % des utilisations de services. Il est désormais suivi par le travail collaboratif qui représente 8 % des utilisations de services.

Les ENT commencent à se déployer dans le primaire : quelle leçon peut-on tirer de l’expérience capitalisée durant ces dix dernières années ?

Françoise Coutellier : L’enseignement primaire et l’enseignement secondaire présentent des modes d’organisation très différents, qu’il s’agisse de la structuration de l’école elle-même ou du partage des compétences avec la collectivité, voire de l’accès aux ressources financières. Tirer de l’expérience du déploiement des ENT dans le secondaire, des éléments utiles au déploiement dans le primaire n’est donc pas chose simple.

Tout se passe comme si l’ENT était avant tout un outil « social » : il ne peut être intégré, approprié qu’en « collant » à la réalité organisationnelle de son cadre de déploiement. Ainsi le « blog de classe » qui fonctionne bien dans le primaire à davantage de mal à exister dans le collège ; la convergence des parents sur le cahier de textes dans le secondaire, n’a pas tout à fait le même sens dans le primaire, où il est plutôt carnet de leçons. Peu de points comparables donc.

On peut conserver à l’esprit les remarques concernant la stratégie de déploiement – caractère rapide et massif du déploiement, etc. – mais il semble que les similitudes s’arrêtent là.

Et demain, quels enjeux pour les ENT ?

Françoise Coutellier : Le premier objectif me paraît être de couvrir ce qu’on peut appeler les « zones blanches ». Il demeure en effet des territoires qui ne disposent pas d’un déploiement collectif des ENT, sous un mode partenarial ou sous d’autres modes de déploiement. Ceci peut être en train de créer – ou d’entretenir – une inégalité entre territoires qui ne manque pas de pénaliser les élèves qui résident dans ces zones blanches.

Il existe aussi des projets – en petit nombre – qui connaissent une fréquentation médiocre de l’ENT. L’expérience acquise sur la majorité des projets qui présentent désormais une fréquentation intense, doit permettre de comprendre les facteurs à l’origine des difficultés rencontrées ici et là. Curieusement, on entend parfois davantage parler de ces projets qui fonctionnent mal que de ceux qui fonctionnent : on aime bien parler de la pluie plutôt que du beau temps…

Le second enjeu paraît être de mieux partager entre projets actifs et projets en démarrage, les stratégies utiles à un développement rapide des usages. On a déjà noté quelques éléments : déployer rapidement sur deux à quatre ans au maximum ; déployer collectivement, c’est-à-dire dans le cadre des partenariats prévus par l’appel à projets initial : les projets trop spécifiques, trop « intimes », insuffisamment partagés, ont une espérance de vie moindre ; enfin bien présenter l’ENT comme un outil polyvalent à « appropriation variable » : il n’existe pas de « bon usage » de l’ENT, il n’existe pas d’usages « prescrits », ni d’usages « nobles »… Une bonne appropriation de l’outil repose sur la perception de cette polyvalence, de cette pluralité d’usages qu’il permet.

Plus largement, et c’est peut-être le troisième enjeu, il faut se doter d’une connaissance commune de la fréquentation effective de l’ENT – ce qu’on en fait, ce que cela produit,… C’est semble-t-il ce à quoi le ministère en charge de l’éducation nationale s’est attelé à travers le projet EVALuENT. C’est aussi ce à quoi contribue la mise en œuvre du dispositif de mesure d’audience qui met en commun des plans de marquage pour les quelques 9 plateformes en usage, et contribue ainsi à un « langage » unifié et une culture commune de l’ENT. Jusqu’à présent, les données sont restées la « propriété » de chaque projet, au sens où des données plus collectives n’étaient pas mises en commun.

L’état de maturité de la grande majorité des projets est aujourd’hui telle que le moment est peut-être venu de mettre en commun ces informations sur une base de volontariat, au sein, par exemple, d’un dispositif plus collectif de type « open data ».

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Bons usages et bonnes habitudes sur l’ENT

La parole de la principale adjointe du collège Jean-Moulin de Sannois de la Région Île-de-France témoigne de la généralisation des usages dans les pratiques administratives et pédagogiques de l’ENT.

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L’interview réalisée par l’Agence des Usages TICE dans le Val-d’Oise est aussi une occasion d’apprécier les habitudes prises par ses utilisateurs ces dernières années !

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Services en lignes, une utilisation naturelle

Au collège Jean-Moulin de Sannois, le développement des usages sur l’ENT n’est pas étranger à la multiplication des services proposés. Les enseignants, les élèves et les parents s’y retrouvent régulièrement : en mars, l’ENT de cet établissement du Val-d’Oise comptait plus de 400.000 visites depuis la rentrée ! Si les enseignants l’utilisent plutôt en classe, les élèves se connectent majoritairement depuis la maison. Ils consultent alors leurs notes, accèdent aux services de Vie scolaire et vérifient le travail à faire sur le cahier de textes.

« La fonction cahier de textes sur l’ENT est tellement entrée dans les habitudes que certains élèves n’ont plus de cahiers de textes papier ! » remarque la principale adjointe.

Le bon fonctionnement de l’ENT repose sur des annuaires à jour, véritable chantier de rentrée, qui une fois en place permettent aux enseignants d’effectuer l’appel en ligne.

C’est un gain de temps considérable : « Lorsqu’il entre dans la classe, le premier geste du professeur consiste à ouvrir son TNI ou son poste ordinateur pour pouvoir faire l’appel : dans les 10 minutes qui suivent, le responsable de la Vie scolaire sait qui est présent et qui ne l’est pas ! »

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Plus d’informations et donc aussi plus d’implication de chacun des acteurs

Tout ce qui relève de la discipline est saisi directement par l’enseignant et donc visible aussi bien par les élèves que par leurs parents. La mise en place des différents services, et notamment ceux rassemblés dans la Vie scolaire, a permis de resserrer le lien avec les parents qui sont plus réactifs. Mais l’ENT est aussi un outil de communication lorsqu’il s’agit de répondre aux interrogations des parents sur les nouveaux programmes, la vie de l’établissement, etc. A cet égard, le tableau d’affichage en ligne facilite les échanges à l’externe comme à l’interne. C’est un exercice délicat ! La principale adjointe rappelle que mettre en ligne de l’information est d’abord une question de dosage !

« Il est important de ne pas surcharger le tableau d’affichage en informations afin de ne pas brouiller les messages. »

Parmi les services mis à leur disposition dans l’ENT du collège, les élèves peuvent accéder au WebClasseur.

« Lancé à titre expérimental au mois d’avril, il sera opérationnel à la rentrée de septembre 2012 : chaque élève pourra disposer d’un dossier d’orientation tout en ayant accès aux informations en ligne sur le site de l’ONISEP. »

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Dans ce collège où l’ENT est généralisé depuis tout juste 2 ans, il semble que sa place soit non seulement devenue naturelle, mais que l’idée de devoir s’en passer soit aujourd’hui impensable…

Lire l’interview dans son intégralité

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Voir aussi :

L’ENT et les parents

Echanges de bonnes pratiques, émulation entre utilisateurs sur l’ENT ELIE

En décembre 2011, le Département de la Creuse a créé un club d’utilisateurs pour faciliter la prise en main d’ELIE, l’Environnement numérique de travail du LImousin pour l’Enseignement.  Si ce lieu de rencontres informelles est avant tout un temps d’échanges, il est aussi un puissant facteur d’émulation.

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Pourquoi un Club d’utilisateurs ?

C’est un espace où chacun, quel que soit le degré d’implication ou de familiarité avec ELIE, peut venir échanger autour de ses pratiques sur l’ENT. Une occasion de partager avec les différents utilisateurs, mais aussi de rassurer ou de guider les néophytes, ou encore de stimuler les usages, d’en inventer de nouveaux…

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Verbatim

  • « L’intérêt de ce club, c’est de se filer des combines ! »

Fernand Pays, principal du collège de Martin Nadaud

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  • « C’est un lieu de discussion entre collègues où nous pouvons réfléchir ensemble aux bonnes pratiques. Nous pensons même à un guide de ces bons usages. Par exemple, sur la manière la plus pertinente de remplir le cahier de textes. »

Frédéric Tomatis, professeur de Sciences et vie de la terre

Lire l’article dans son intégralité sur ELIE

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Projet : ELIE (lire sur Projets-ENT.com Le déploiement de l’ENT ELIE sur le réseau relief)

Solution : libre

CyberCollèges42, l’ENT à l’hôpital

Dans la Loire, l’ENT n’est pas un simple outil de communication et de partage de ressources entre les membres d’une même communauté. Il agrège autour lui de multiples services à destination de ses membres. La phase de généralisation achevée dans les 77 collèges publics et privés du Département n’a pas entamé l’activisme des parties prenantes : CyberCollèges42 est désormais accessible dans les hôpitaux de Saint-Étienne.

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Depuis quelques jours, dans le cadre du dispositif d’aide à la scolarisation, l’ENT propose aux enfants hospitalisés un accès à CyberCollèges42 afin de n’être pas tenus à l’écart des activités de leur collège.

Zoom d'iciCet espace « sécurisé [offre] aux membres de la communauté éducative des collèges un panel de ressources, de services et de fonctionnalités en ligne: (cahiers de texte, messagerie, espace de stockage personnel et partagé, agenda, etc.)»

Lire l’article dans son intégralité

Le 4 octobre dernier, une convention signée par le Conseil général, l’inspection académique et le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Saint-Étienne, est venue contractualisée cette initiative solidaire visant à lutter contre la déscolarisation des enfants malades.

L’initiative illustre combien le déploiement des ENT est au cœur des enjeux de l’aménagement numérique du territoire !

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Solution ENT : Kosmos

Voir aussi sur Projets-ENT : Dossier consacré à la Restauration scolaire (L’ENT au menu)

Dossier Restauration scolaire sur l’ENT

L’ENT n’offre pas seulement un espace pour la vie scolaire, les projets pédagogiques et la communication entre les divers acteurs de la communauté éducative, il peut s’ouvrir à d’autres usages quotidiens des établissements. Dédier un espace à la restauration scolaire constitue une de ces extensions possibles sur laquelle travaillent de nombreux territoires, et auxquels quelques-uns ont commencé à répondre avec leurs spécificités et leur personnalité. Projets-ENT en a rencontré trois : la Ville de Limoges et les Départements de la Loire et du Rhône.

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SOMMAIRE  
1- Premiers pas de la Restauration scolaire sur l’ENT 
2- CyberCollèges42 ouvre un espace Restauration scolaire sur son ENT 

 
3- Administration et gestion de la restauration scolaire sur l’ENT à Limoges
4- La Restauration scolaire comme projet pédagogique (sur LaClasse.com)
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Pour la réalisation de ce dossier, nous avons rencontré : 

  • Claudine Caux, Présidente de la fédération des Parents d’Elèves de l’Enseignement Public (PEEP)
  • Jean-Jacques Hazan, Président de la Fédération des Conseils de Parents d’Elèves (FCPE)
  • Gilles Artigues, Vice-président, chargé de l’éducation, de la jeunesse et des politiques urbaines, Conseil général de la Loire
  • Marthe-Claire Portran, Ajointe au Directeur en charge de l’Education, Conseil général de la Loire
  • Nadine Kostka, Responsable du service Agents Techniques des Etablissements Secondaires, Conseil général de la Loire
  • Yves Brenas, chargé de la restauration au Conseil général de la Loire
  • Nicolas Fontarensky, Directeur adjoint de la jeunesse à la Ville de Limoges, chargé de  l’administration, de la gestion des équipements et de la coordination des moyens
  •  Angélique Gorce, Centre de Ressources, Intranet Educatif, Ville de Limoges
  • Christophe Monnet, Directeur adjoint Centre Erasme, Département du Rhône

Qu’ils soient ici tous remerciés pour leur accueil et leur disponibilité.  

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ITOP Education rachète Educ-Horus

Depuis le 29 mars dernier, ITOP Education a racheté Educ-Horus élargissant ainsi le périmètre des fonctionnalités de sa solution d’ENT. Aux fonctions collaboratives déjà actives (cahier de textes, messagerie, forums, etc.), l’éditeur propose avec la brique Educ-Horus, outil adopté depuis 8 ans par 400.000 utilisateurs, la gestion complète de la vie scolaire Web

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  • absences (gestion des absences, relevés, envoi de courriers/mails/sms…),
  • notes (notes, bulletins, module conseil de classe, appréciations…),
  • discipline (sanctions, punitions),
  • gestion des stages,
  • suivi du socle commun des compétences au collège.
  • Lire le Communiqué de presse d’ITOP Education

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ENT en PRO.V.E.N.C.E, retours de l’expérimentation

Educasources publie le bilan détaillé de l’expérimentation du dispositif ENT sur l’académie d’Aix-Marseille (accéder à la page dédiée sur le site) : genèse du projet, déroulement de l’expérimentation, conclusions mais aussi de nombreuses annexes concrètes sur les fonctionnalités, les usages, les outils, les dispositifs et procédures mis en œuvre.

Publié en 2008, ce document apporte un éclairage sur une approche et une réflexion menée à l’échelle d’un territoire dans le processus d’expérimentation des ENT. Notons aujourd’hui, que la société Infostance a généralisé le produit ENT Scolastance sur le département des Alpes-de-Haute-Provence, en partenariat avec l’académie d’Aix-Marseille.

Télécharger le bilan

L’ENT, portail citoyen

Le portail citoyen des Hautes-Alpes inscrit la généralisation de l’ENT dans une logique  d’ouverture de services numériques en ligne à l’ensemble de la collectivité. Dès 2009, un article paru dans le bulletin du Département des Hautes-Alpes annonçait la mise à disposition de Points visio Rendez-vous (lire la page 4 de Hautes Alpes Magazine, N°12, septembre 2009) : dans une dizaine de lieux aménagés, principalement dans des zones enclavées sur le territoire, les citoyens pouvaient effectuer par visioconférence leurs démarches administratives. Ce plan de dématérialisation répond aux problématiques de communication en zone de  montagnes. A terme le dispositif devrait étendre à une cinquantaine de points de rencontres, et dans un troisième temps il sera même possible d’effectuer la démarche depuis chez soi à l’aide d’un ordinateur et de sa webcam. Initialement dédié aux services administratifs du Département, le dispositif a été pensé dès l’origine comme extensible à l’ensemble des services publics de la collectivité : au Pôle emploi, à la préfecture et naturellement aux collèges.

… C’est désormais chose faite pour ces derniers puisque :

Lundi 15 novembre, M. Dusserre, Président du Conseil Général, M. Barrière, Inspecteur d’Académie – Directeur des Services De l’Education Nationale et Mme Jauffret, Conseillère TICE auprès de M. le Recteur ont présidé l’inauguration du portail citoyen des Hautes-Alpes. L’objectif du portail citoyen est de faciliter l’accès des Haut-Alpins aux  services publics et de fournir un véritable ENT (Environnement Numérique de Travail) à l’ensemble de la communauté éducative.

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Le déploiement de l’ENT Mes Hautes-Alpes dans le département offre un nouveau service à la communauté éducative, inscrivant l’ENT comme l’extension de la généralisation des services numériques au citoyen.

Usages du cahier de textes sur l’ENT

La question des usages sur l’ENT constitue le point d’encrage et la clé du succès d’une bonne généralisation sur les territoires. En collaboration  avec Isabelle Cherqui-Houot et Marc Trestini, Manuel Schneewele propose une première synthèse sur ce sujet dans un article consacré plus particulièrement aux « usages d’un cahier de textes en ligne ». Le jeune chercheur bénéficie du dispositif de cofinancement lancé par la Caisse des Dépôts en partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale pour encourager les études et recherche en ce domaine*.

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Manuel Schneewele, Isabelle Cherqui-Houot et Marc Trestini, « Les usages d’un cahier de texte en ligne. Cas de l’ENT Lorrain, l’environnement PLACE » dans Distances et Savoirs (vol. 8, n°2, p. 241-256), 2010.

Envoyez nous un email si vous souhaitez recevoir le fichier de l’article, nous transmettrons à l’auteur

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Clés USB et lecteurs MP3

La rentrée médiatique des usages numériques liés au déploiement des ENT a fait la part belle au manuel numérique et au cahier de texte. Plus discrets, mais non moins présent, la clé USB et autres lecteurs MP3 ont également réalisé une poussée significative. Mais comment l’utiliser ? Comme support de transport de fichiers et de documents scolaires ? Dans l’Allier, si sa diffusion se généralise (plus de 4000 distribuées à la rentrée auxquelles s’ajoutent celles déjà mises en circulation depuis 2007), elle pose la question de la sécurisation des données ainsi transportées :

(…) le principal, Jean-Pierre Touzet, en a rajouté une louche. « Méfiez-vous des virus. Il ne faudra pas les amener dans l’établissement ».

Les élèves de sixième du collège Émile-Mâle, à Commentry, sont donc prévenus : les clefs USB offertes par le Département doivent stocker des informations relatives à leur scolarité. Et rien d’autre.

« Le virage numérique se poursuit dans les collèges », La Montagne (13/09/2010)

Appelés aussi outils nomades, les lecteurs MP3 n’ont pas pour seule vocation d’assurer la navette d’un espace à un autre. Ils deviennent le complément indispensable du Podcast, usage qui ne se limite pas aux téléchargements de tout poils – savoir que l’émission 2000 ans d’histoire sur France Inter est la plus plus podcastée sur les ondes ! -, mais qui commence à se généraliser (en Alpes-Maritimes par exemple).

Voir quelques usages pédagogiques du Podcast