Dossier Haut Débit et ENT en Alsace et en Limousin
Dans les territoires, le raccordement des établissements sur un réseau en fibre optique libère les acteurs du déploiement du numérique des contraintes de débits : pour l’ENT, une promesse d’accélération des usages et de stimulation de nouveaux services.
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Projets-ENT est parti à la rencontre de deux Régions qui très tôt ont choisi d’engager un effort particulier sur les infrastructures d’équipement Haut et Très Haut Débit : l’Alsace et le Limousin.
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| SOMMAIRE | |
1- Haut et Très Haut Débit, pari pour l’avenir ?
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2- Haut et Très Haut Débit, une chance pour l’ENT en Limousin…
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3- … et en Alsace |
| Présentation d’ELIE : Le déploiement d’ELIE sur le réseau Relief | |
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Présentation de l’ENTEA : Lire le Dossier Territoire que lui a consacré Projets-ENT (juin 2010) |
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Pour la réalisation de ce dossier, nous avons rencontré :
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La CDC, partenaire des collectivités dans la modernisation de ses infrastructures numériques
Directrice du département Développement numérique des territoires à la Caisse des Dépôts, Karen Le Chenadec expose les enjeux et les perspectives du déploiement du Haut et Très Haut Débit sur le territoire.
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Projets-ENT : Quelle est la vision de la CDC en matière d’économie numérique sur le territoire national ?
Karen Le Chenadec : Pour la CDC, la cohérence du développement de l’économie numérique sur le territoire national repose sur un investissement simultané dans le déploiement des infrastructures, des services et des usages. D’ailleurs, l’engagement de la CDD dans l’économie numérique s’inscrit dans sa mission historique de se mettre au service de l’intérêt général et d’accompagner ainsi la société dans ses grandes évolutions. Prenons quelques exemples concrets dans chacun des axes cités :
- Dans le domaine des infrastructures, la CDC a soutenu les délégations de services publics qui en construisant et exploitant des réseaux Haut Débit offrent aux citoyens, en dehors des territoires fortement urbanisés, des services « triple play » (télévision, Internet, téléphone).
- Dans le domaine des services, la CDC encourage notamment des sociétés spécialisées dans la dématérialisation des documents publics et dans la sécurité des transactions sur internet.
- Enfin, sur la dimension usages, la CDC a soutenu le déploiement des Cyberbase et la généralisation des ENT, véritables portes d’accès pour l’ensemble des territoires et de leur population aux nouvelles technologies de l’information. Le premier en offrant un point d’accès Internet et d’accompagnement aux usages des technologies de l’information, le second en accompagnant la modernisation du système d’information de la communauté éducative.
Projets-ENT : Quelle est la part des infrastructures d’équipements Haut Débit et Très Haut Débit dans l’engagement de la CDC dans l’économie numérique ?
Karen Le Chenadec : Depuis 2002, nous avons cofinancé une trentaine de réseaux de collecte pour un investissement total de plus de 100 millions d’euros. Le projet du Limousin a été un des premiers projets accompagné par la CDC.
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Projets-ENT : En 10 ans et depuis l’engament de la CDC dans l’économie numérique, quel bilan peut-on dresser sur les infrastructures Haut et Très Haut Débit ?
Karen Le Chenadec : A l’heure de l’accélération des usages de l’Internet et des Technologies de l’Information et de la Communication, la mission de service public dévolue à chaque collectivité les conduit à intégrer dans leur stratégie de développement territorial une accessibilité équitable qui passe par des équipements en Haut et Très Haut Débit. Les élus relaient d’ailleurs de manière croissante l’expression de leurs administrés qui sont en demande d’un accès numérique de qualité.
Le rôle de la CDC, qui est autant d’investir que d’accompagner ces grandes aventures du développement local, reste inchangé. En réalité, l’investissement dans le Haut et le Très Haut Débit anticipe la montée des usages et la multiplication des services. Un pari sur l’avenir dont la généralisation des ENT, espace de communication et de partage entre tous les membres de la communauté éducative, illustre la pertinence et la dynamique avec la montée en puissance des usages, attestée par les retours du dispositif de mesure d’audience mis en place par la CDC sur 2.200 établissements du secondaire, et l’apparition de nouveaux services. Or, cet élan ne rencontrera pas d’obstacles d’ordre techniques si les réseaux sont en place ! La mise à disposition de débits toujours plus élevés ne libère-t-elle et ne stimule-t-elle pas notre imagination pour inventer les services de demain ?!
Notons enfin, que chacun de ces projets est un levier du développement local. L’opportunité d’accéder à des services en réseau grâce au Haut et Très Haut Débit, n’est pas limitée à un seul écosystème, elle concerne tous les secteurs d’activités avec tous ses acteurs.
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Lire aussi :
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Déployer la fibre, un enjeu stratégique pour la Région Limousin
Directeur Régional, Région Limousin, à la Caisse des Dépôts, Christophe Laurent revient sur l’historique, les enjeux et les perspectives du déploiement du Haut Débit sur ce territoire.
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Projets-ENT : Comment s’est organisé ce Réseau d’Initiative Publique (RIP) en Limousin ?
Christophe Laurent : Le territoire régional du Limousin a identifié très tôt en 1997 l’impact du secteur des télécommunications, et donc d’Internet, sur le développement économique et social de ce territoire rural. C’est ainsi qu’a été créé en 2002 le syndicat mixte Dorsal regroupant la Région Limousin, les trois départements de Corrèze, Haute-Vienne et Creuse, les villes de Limoges, Brive, Tulle et Guéret, l’Université de Limoges et le syndicat inter-hospitalier du Limousin.
L’optique était de structurer une démarche forte et précurseur à l’époque en matière d’aménagement numérique du territoire. En effet, face à l’ouverture à la concurrence du marché de l’accès internet, il est apparu indispensable aux acteurs publics, pour pallier la carence des opérateurs privés, d’intervenir afin d’assurer un accès pour tous à ces services.
C’est ainsi que pour permettre un accès haut-débit à 100% de la population en Limousin, une délégation de service public a été lancée en janvier 2005 pour une durée de 20 ans. L’opérateur Axione Limousin a été constitué en tant qu’opérateur d’opérateurs afin de prendre en charge la construction et l’exploitation d’un réseau de plus de 1200 km de fibre optique pour un montant global de 85 millions d’euros.
Dans l’aménagement numérique du territoire, la collectivité occupe donc une place centrale : à la fois gestionnaire, aménageur, facilitateur, elle dispose enfin de la puissance entrepreneuriale. En effet, depuis 2004, l’article L1425-1, inscrit au code général des collectivités territoriales, leur confère la compétence d’aménagement numérique.
Projets-ENT : Quel est le rôle de la CDC sur le terrain en Région et plus particulièrement ici dans le déploiement du réseau Dorsal en Limousin ?
Christophe Laurent : Nous avons toujours accompagné, sur mandat de l’Etat, les collectivités territoriales sur ces sujets structurants et majeurs pour la France au titre desquels figurent les infrastructures de réseaux télécoms. C’est donc tout naturellement, en tant qu’investisseur avisé de long terme, que nous avons répondu à hauteur de 10M€ aux besoins en capital d’Axione Limousin. Nous sommes un actionnaire actif de notre partenaire qui a permis le succès de cette opération d’intérêt général qui a mis à disposition de l’ensemble des acteurs opérateurs de l’Internet un réseau mutualisé et ouvert, de manière neutre et non-discriminatoire. Nous sommes ainsi satisfaits de constater que cette démarche aura notamment permis le désenclavement numérique de près de 747 communes en Limousin. Enfin, notre objectif de développement numérique des territoires a également vocation à accompagner les évolutions technologiques importantes en ce secteur, à savoir notamment le passage annoncé du Haut vers le Très Haut Débit dans un contexte mondialisé qui rend ce sujet encore plus sensible en termes d’attractivité territoriale. C’est pourquoi nous accompagnons actuellement le syndicat mixte Dorsal en expertise et co-ingénierie dans le cadre du schéma directeur numérique régional Très Haut Débit qui doit nous projeter et dessiner les contours d’un avenir déjà très présent.
Projets-ENT : Et plus largement pour le déploiement de l’ENT ELIE ?
Christophe Laurent : Comme souvent en matière d’aménagement numérique des territoires, la CDC prodigue conseils et accompagnement en termes de stratégie, de montage juridique, de communication, d’organisation… Plusieurs outils méthodologiques relatifs aux différentes étapes des projets ont été édités par la CDC, souvent en partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale, pour accompagner les projets. Le dernier en date concerne « Le déploiement d’un grand projet numériques éducatif : les espaces numériques de travail ».
Pour aider le projet ELIE à se structurer, la CDC a également cofinancé une étude de faisabilité pour aider tous les acteurs locaux (collectivités et rectorat) à s’entendre sur un projet, un budget et des responsabilités partagées et très concrètement aider à rédiger le Cahier des Charges Techniques Particulières correspondant au projet ELIE.
Aujourd’hui, la CDC met aussi à la disposition de la Région Limousin 2 outils :
- un outil virtuel d’animation et de valorisation : Projets-ent .com, site dédié à tous les porteurs de projets ENT,
- un outil de pilotage : le dispositif de mesure d’audience de la CDC des ENT. Les statistiques remontées quotidiennement (par type d’utilisateur, par type de services utilisé..) et les notes de synthèse mensuelles donnent aux porteurs de projets et à leurs élus des indicateurs d’usages pour les aider à orienter, structurer et répartir leurs investissements et efforts d’accompagnement entre tous les établissements utilisateurs de l’ENT.
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| L’accompagnement de la Caisse des Dépôts a permis d’aboutir à une Délégation de Service Public (DSP) couvrant 100% de la population et le Limousin a ainsi pris une avance significative en matière d’infrastructures haut-débit par rapport aux autres régions métropolitaines.
Lire l’intégralité des Faits marquants de la CDC en Région Limousin sur Valoffre |
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Usages du numérique en nuages de mots
Soucieuse d’affiner sa vision des usages du numérique en milieu scolaire, l’académie de Versailles a mené une enquête qualitative originale : donner toutes les conditions favorables pour libérer la parole des utilisateurs des outils numériques en primaire en collège. Un échange en nuage de mots.
Pascal Cotentin* en a présenté le dispositif et les conclusions lors de la Journée Porteurs de projets à EducaTICE.
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Pour analyser directement sur le terrain la réalité des usages des outils numériques des différents utilisateurs cibles (élèves, enseignants, personnels administratifs et parents), le CRDP de l’académie de Versailles a réalisé une enquête en suivant une méthode inédite. Il a demandé à un chercheur non spécialiste de la thématique éducation d’interviewer, sur une période de 15 jours, et d’analyser les réponses de 29 enseignants de la circonscription d’Élancourt. Ces interviews, d’une durée d’une heure, se sont déroulées sur le lieu de travail des enseignants et pendant les heures de cours, chacun ayant été remplacé devant les élèves pendant la durée d’un entretien dont la qualité a été optimisée par cette mesure.
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Les personnes interrogées parlent de leurs « pratiques » plutôt que de leurs « usages »
Leurs réponses ont été enregistrées puis retranscrites et présentées sous forme de nuages de mots dont la taille affichée dépend de la fréquence d’utilisation. Plus un mot est employé, plus il apparaît grossi. Et, pour chaque question, c’est le mot « pratiques » qui ressortait sémantiquement et visuellement !
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Un échange autour de mots qui libèrent la parole !
L’enquête confirme de façon claire la réalité des différences d’approches, de pratiques et d’usages pédagogiques entre les publics (maternelle, élémentaire et collège). Elle souligne aussi des attentes déjà identifiées (formation, accompagnement, ressources) ou des tendances immuables (la mission d’un enseignant reste d’apprendre, de transmettre des connaissances, de donner une méthodologie, etc.). Mais, au-delà, les résultats de cette enquête, immédiatement perceptibles à travers le nuage de mots, invite les acteurs de la communauté éducative à s’interroger.
Du côté des enseignants,
l’enquête met au jour la réalité des nouvelles pratiques et l’évolution des attitudes de l’enseignant dans sa classe et dans son métier (Pascal Cotentin souligne par exemple que « l’entrée de la technologie dans la classe favorise les échanges entre enseignants qui partagent cette expérience nouvelle dans leurs pratiques, permet aussi des échanges de compétences et d’expériences entre jeunes et anciennes générations d’enseignants »)
… des élèves,
l’enquête assoit la pertinence des outils utilisés (il est notamment apparu que l’appareil photo numérique, outil peu utilisé à l’intérieur de la classe, était cependant perçu comme un complément indispensable du TNI).
… et des parents
Il est clair que la vision des parents sur l’école est sensiblement modifiée par les outils numériques synonymes d’ouverture et de modernité. L’enquête montre également le renforcement des échanges, qualifiés positivement de «partenariat », entre parents et enseignants.
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Les résultats de cette enquête ont permis d’ouvrir une réflexion qui « nous a obligé à porter un autre regard sur nos pratiques ! » a conclu Pascal Cotentin au terme de sa présentation.
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* Pascal Cotentin est Conseiller Tice du Recteur.
Équiper les élèves pour accélérer les usages sur l’ENT
Désireuses d’accélérer encore les usages sur les ENT, de nombreuses collectivités proposent aux élèves, principaux utilisateurs de l’ENT, un accès facilité, sous diverses formes, à un ordinateur pour profiter à plein des services de l’ENT. Une expérience qui commence à trouver un large écho dans les territoires !
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Quelques exemples (par ordre d’apparition) :
- Ordi60 depuis la rentrée 2008 ;
- Un collégien, un ordinateur portable, dans les Landes depuis 2009 ;
- OrdiLib en Midi-Pyrénées depuis la rentrée 2010 (dispositif reconduit en 2011) ;
- Ordicollèges, en Corrèze depuis la rentrée 2010 ;
- LoRdi, en Languedoc-Roussillon depuis la rentrée 2011 ;
- Ordi’Lot, dans le Lot depuis la rentrée 2011 ;
- Ordipass en Pays de Loire (novembre 2011).
La journée Porteurs de Projets à Educatec-Educatice
Comme chaque année, dans le cadre du salon Educatec-Educatice, la Caisse des Dépôts invite, en partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale, les acteurs du déploiement des ENT à partager projets et expériences.
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Une journée d’échanges autour des Espaces Numériques de Travail le mercredi 23 novembre 2011 de 10h à 16H30, lors du salon professionnel de l’Education « EDUCATEC-EDUCATICE », qui se déroulera à Paris – Porte de Versailles, pavillon 7.3, du 23 au 25 novembre 2011.
La journée du 23 novembre portera ainsi sur l’évaluation des usages sur les ENT.
Au programme :
- le matin, cadre méthodologique de l’évaluation des usages (EVALuENT), présentation d’outils, témoignages de chefs d’établissements et travaux de recherche entrepris sur les usages (lire les premiers retours sur le Cahier de Textes sur l’ENT).
- l’après-midi, bilan et perspectives du Dispositif de mesure d’audience des ENT et de la CDC. Seront notamment discutées :
- l’évolution envisagée des plans de marquage des services proposés sur les ENT pour correspondre au mieux à la réalité des services offerts par les différentes plateformes (Orientation ? Blogs ? LMS ?) ;
- la mise en place d’un nouveau tableau de bord permettant à chaque projet de se situer par rapport à la médiane des projets ENT qui ont adhéré au dispositif.
A noter : le jeudi 24 novembre, en matinée de 10h à 12h30, une présentation ouverte aux porteurs de projet mais également aux prestataires impliqués dans les projets ENT (éditeurs ou encore intégrateurs), sera consacrée aux évolutions du Schéma directeur des ENT (SDET 3), notamment sur les exigences liées à l’articulation des portails de services (présentations, échanges, témoignages de porteurs de projet).
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Projets-ENT reviendra après le Salon sur le contenu de ces présentations et des échanges qu’ils auront suscités.
ENT : économie du déploiement du H & THD en Alsace
La mise en place du réseau IHDEAL remonte à 2006. L’ampleur de l’investissement a contraint la Région Alsace à équiper ses établissements en fibre par étape (actuellement 70% des lycées en fibre, contre 30% en cuivre) et en fonction de leurs besoins déterminés en comité de pilotage. Ce sont ces mêmes principes qui aujourd’hui orientent la répartition de la bande passante (par compensation) et le déploiement du réseau (les promesses des Clusters).
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Organisation du réseau IDHEAL sur le territoire
Si le territoire héberge 80 lycées, cela ne signifie pas qu’il existe 80 accès Internet ! Il y a 80 accès à un réseau privé virtuel centralisé au niveau d’un point d’accès unique à Internet, situé à Colmar, qui est de 200 Mbps (100/150 initialement avec la possibilité d’augmenter par plage de 50 Mbps).
Depuis la mise en service du réseau, de 100 Mbps, le débit global du réseau est monté à 225 Mbps. Dans cette augmentation la part de l’ENT reste modeste, puisqu’il ne consomme que 10% de la bande passante ! En revanche, est observée une augmentation régulière de séquences Youtube ou Daily Motion à des fins d’enseignements. Cet usage peut faire basculer le réseau de l’établissement dans une phase de saturation si plusieurs classes l’utilisent en même temps…
NB : Dans le marché, les augmentations de débits ont été anticipées : s’il constate une saturation au niveau du point d’accès général, l’opérateur s’engage à augmenter le débit par tranches de 50 Mbps (sans commandes particulières à réaliser de la part de la collectivité à son opérateur).
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La plateforme centralisée de Colmar permet non seulement de connecter tous les établissements de la Région, mais aussi de disposer d’outils d’administration et de supervision.
A l’aide des tableaux de bord fournis par l’opérateur, le comité de pilotage suit pour chaque établissement le ratio utilisation réelle de la bande passante/débit affecté initialement. La Direction des Services d’Information (DSI) a établi ses indicateurs de « saturation » : lorsque dans un lycée la bande passante est saturée plus de 5% du temps sur la plage horaire 8heures – 18 heures, l’augmentation du débit est décidée. Mais cette régulation s’opère par compensation :
« Tous les 2 mois, un comité de pilotage analyse le retour sur les débits constatés dans chaque établissement (informations transmises par l’opérateur comme fixé dans le cahier des charges du marché et qui fournissent un état des connexions de tous les lycées avec un pourcentage de saturations). Ce Comité de pilotage analyse avec attention les évolutions d’utilisation de la bande passante. En cas de situation de saturation prolongée, il réaffecte les débits nécessaires aux différents établissements. Nos moyens à budget constant imposent de procéder par compensation : plutôt que de multiplier l’émission de bons de commandes auprès des opérateurs, les lycées à 8 Mbps qui sous-emploient leur débit sont descendus à 6 Mbps, le différentiel étant réaffecté aux établissements à plus faible bande passante et plus grands consommateurs. »
Philippe Houillère, Directeur des Services d’Information, Région Alsace
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Les effets de seuil
La tendance à l’augmentation des débits préfigure l’équipement de tous les établissements en fibre (4 Mbps constitue le seuil de rupture entre le SDSL et la fibre optique). L’opération reste coûteuse et doit être gérée avec vigilance dans un budget contraint.
En termes d’investissements, le passage d’un raccordement en cuivre à la fibre optique doit intégrer :
- Les coûts d’investissement (génie civil) : il faut commencer par raccorder l’établissement au réseau, qui n’est pas forcément à proximité (le coût étant proportionnel à la distance).
- Les coûts de fonctionnement (différence entre le cuivre et la fibre)
| Une liaison SDSL 4 Mbps : 4 450 €/an
Une liaison fibre 4 Mbps : 6 028 €/an |
… une fois ce saut opéré, les coûts de croissance du débit deviennent proportionnellement beaucoup moins élevés.
| Fibre | 4 Mbps | 8 Mbps | 10 Mbps |
| €/an | 6.028 | 6.400 | 6.800 |
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Les Clusters :
Des économies pour la collectivité, du débit pour les établissements
Si avec la fibre, lorsqu’il s’agit d’accroître le débit, les augmentations de prix sont faibles, en revanche, pour la collectivité, équiper en fibre optique tous les lycées raccordés en cuivre est naturellement très coûteux, l’écart de prix entre les deux types de connexions s’approchant de 50% ! En interconnectant des établissements géographiquement proches sur un réseau privé avec un seul et unique accès Internet, les Clusters proposent une solution économique et efficace.
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Exemple pratique
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| … soit un coût total de 10.478 €/an ! En les interconnectant avec une liaison à 8 Mbps en fibre optique qui coûte : 6 400 €/an, la collectivité économise 4078€/an ! Les Lycées A et B coûtent moins chers et disposent de plus de débit ! Il faut bien sûr rapporter cette économie aux frais de travaux d’interconnexions.
« Rapportée à un retour d’investissement sur 5 ans, l’opération pour être rentable doit coûter moins de 5 x 4078€, soit moins de 20.000 € » précise Philippe Houillère. |
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« Ce dispositif va d’autant plus se généraliser, qu’aujourd’hui il ne concerne plus seulement les lycées en Région : les Départements souhaitent s’y associer pour équiper leurs collèges (jusqu’à présent le Bas Rhin allouait 3000€/an à chaque établissement pour financer sa connexion internet). Désormais, lorsqu’une mise en réseau de plusieurs lycées en Cluster est à l’étude, le ou les collèges de proximité sont également raccordés. Ces grappes d’établissements permettent de réaliser de substantielles économies !
La seule complexité de ce dispositif réside dans les nécessaires tractations avec les communes, lorsqu’il faut faire passer la fibre sur le territoire communal – certaines n’y étant pas particulièrement sensibilisées… En milieu rural mais aussi en milieu urbain, où le millefeuille administratif complique le processus de décision et la répartition budgétaire du passage de la fibre dans les fourreaux. Or la généralisation des Clusters peut être l’occasion d’apporter le Haut et le Très Haut Débit dans les communes sur le territoire desquelles se trouve un collège ou un lycée à proximité, une chance en termes de déploiement numérique du territoire ! »
Philippe Houillère, Directeur des Services d’Information, Région Alsace
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Completel, opérateur sur le réseau IHDEAL
Très tôt, la Région Alsace a sollicité les opérateurs en téléphonie pour une proposition de service de raccordement réseau répondant à la montée des usages numériques dans ses lycées. L’offre formulée dans un cadre budgétaire contraint n’imposait aucune obligation d’utiliser le réseau régional du Délégataire de Service Public (DSP), Alsace Connexia.
Completel, opérateur qui a orienté très tôt son offre autour de la fibre optique se place aujourd’hui tout juste derrière Orange sur le marché moyennes entreprises et grands comptes, publics et privés.
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Offre technique
Pour répondre à la demande de la Région d’une proposition du meilleur service au meilleur prix, l’opérateur a combiné son offre à partir de son réseau et en se raccordant aux réseaux existants, et plus particulièrement celui du Délégataire de Service Public (DSP) Alsace Connexia.
L’opérateur prend à sa charge l’identification amont des besoins de la collectivité en raccordement dans un budget défini. Pour la Région Alsace, celui-ci imposait un déploiement progressif et adapté privilégiant le réseau en fibre optique (supposant un mixte cuivre et fibre en fonction des besoins identifiés pour chaque établissement raccordé).
La construction du réseau en trois phases
- Déploiement des infrastructures de raccordement (fibre optique et cuivre)
- Agrégation de l’ensemble des flux provenant des établissements afin qu’ils soient routés vers le cœur de réseau Completel et l’intelligence du réseau en interne et en externe
- Sécurisation des services du réseau interfacés avec l’extérieur (notamment dans les internats, pour les services de gestion et d’administration des lycées, etc.)
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La fourniture d’un état des usages sur le réseau
- les phases de saturation et de surdimensionnement de la bande passante
- les charges effectives en journée
- les temps de réponses vers l’ENT et Internet
- etc.
Ils permettent de connaître l’efficacité des raccordements, de suivre les charges et de dimensionner au plus près les besoins des utilisateurs. Si elles constituent un moyen d’optimiser le budget global du projet, ces données alimentent la veille et l’analyse assurée par des cellules d’observation mises en place par la Région pour gérer l’informatique de leurs lycées (CARLA et TIL).
Cette gestion centralisée de l’information permet d’avoir une bonne vision de la conduite de l’ensemble du projet comme celle du parc de raccordement. Cela permet de connaître précisément les besoins propres à chaque établissement, et donc de pouvoir répondre à une grande partie des interrogations apparues au fil du déploiement.
Muriel RAULT-BACOGNE
Ingénieur Commercial Marchés Publics
Completel Alsace-Lorraine
Haut Débit et déploiement des ENT, le regard de l’opérateur
Daniel Gwinner, Ingénieur avant-vente à Completel Alsace-Lorraine, commente la montée des usages sur l’ENT et la généralisation des équipements Haut et Très Haut Débit en Alsace.
Considérant que les établissements sont toujours de plus grands consommateurs en bandes passantes et en connectiques, les collectivités sont de plus en plus sensibles à des propositions d’équipements fibre dans un dispositif prenant en compte les solutions conciliables avec leurs budgets. Ceci explique qu’elles soient attirées par des architectures optimisées et rationalisées qu’elles contrôlent délaissant le modèle suivi initialement (allocation d’une enveloppe aux chefs d’établissement qui gérait leur marché).
Cette évolution est corrélée à la montée des services mis à la disposition des établissements, et notamment le déploiement des ENT. En effet, si à l ‘origine, l’ENT proposait des usages administratifs peu consommateurs en bande passante (gestion des notes et des absences), la montée en puissance des usages pédagogiques, espaces de partages et de ressources, a sensiblement accru les besoins des établissements en débits. Les évolutions récentes indiquent que l’ENT va héberger de plus en plus de contenus et de valeurs et de ce fait solliciter toujours plus la brique Télécom.
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En savoir plus : Sur Completel – Corporate 2010_07
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Le Haut Débit facilitateur de services, l’ENT en première ligne
Si le Haut Débit assure un meilleur accès aux services sur le réseau, et notamment à l’ENT, il permet également de développer des services de gestion et de maintenance du réseau et des équipements informatisés dans les établissements.
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Un PC contrôle basé à la Région
Depuis une salle de contrôle située à la Région, les techniciens peuvent suivre l’état du réseau :
- ils analysent le fonctionnement du réseau du lien internet de l’établissement
- ils contrôlent la bonne santé de cette connexion
… ce qui permet d’être très réactif devant toute anomalie constatée en termes de débits (liée par exemple à un téléchargement intense ou à la consultation en interne de sites en extranet).
L’importance des débits constatés justifie amplement le recours au réseau HD (le graphique ci-contre affiche un débit moyen de + de 100 Mgps sur les 5 jours ouvrables de l’établissement)…
… ce qu’une connexion ADSL ne pourrait permettre de tenir !
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Un logiciel de supervision des réseaux locaux des établissements
Depuis le centre de contrôle, une console surveille le réseau et permet d’intervenir sur les matériels actifs et de procéder à diverses vérifications. Ce logiciel de maintenance et de contrôle permet d’agir sur l’ensemble du réseau :
Un code couleur renseigne sur l’état des connexions et des débits. Rose pour une alerte mineure, rouge pour un problème grave.
« Nul besoin de se déplacer, l’alerte, le diagnostic et la réparation sont exécutés à distance »
(François Saule, DSI Limousin)
Le technicien peut opérer directement en ligne de commande sur chaque poste raccordé aux briques du réseau. Pour des opérations simples, comme la gestion des ports, il est possible d’intervenir par le biais de l’interface Web.
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Un pilotage à distance extensible à d’autres services
« Maintenant que l’autoroute est en place,
il ne reste plus qu’à inventer les services qui vont l’emprunter »
François Saule, Directeur des Services d’Information, Région Limousin
Basé à la Direction du Patrimoine de la Région, le réseau chaufferie permet de suivre (mise en route, pilotage, maintenance, etc.) tous les bâtiments publics gérés par la collectivité. Pour un lycée, le technicien se connecte directement sur le boitier de pilotage dans l’armoire de régulation et peut intervenir sur différents paramètres (définition des plages horaires, régulation des températures, etc.).
La réflexion se poursuit pour accroître le nombre de services sur l’ENT !
Par exemple, actuellement nous réfléchissons à un projet qui développerait un service de soutien à la gestion de la restauration scolaire par l’intégration d’un progiciel d’aide aux menus et en utilisant la brique absence de l’ENT.
L’ENT est par essence un outil de gestion au bénéfice de la collectivité et au-delà de tout ce que l’Education Nationale pourra développer pour sa communauté. C’est pourquoi, en prenant la problématique des TICE par le bout des infrastructures la collectivité a tracé une voie royale aux services ! L’ENT n’aura jamais de problèmes liés à des débits trop faibles ou à des bandes passantes engorgées pour développer des usages dans la communauté éducative.
Philippe Roches, Chargé de mission TICE, Région Limousin
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HD en Limousin : pour l’ENT, Dorsal prend du Relief
Les huit collectivités qui forment le syndicat mixte Dorsal, structure publique, ont décidé au début des années 2000 de mutualiser leurs moyens d’interventions et financiers pour œuvrer à l’aménagement numérique de la Région Limousin. Ici, aménagement numérique s’entend par construction d’infrastructures réseau qui une fois en place accompagnent le déploiement progressif des services et des usages. L’ENT est au premier rang !
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Le syndicat mixte Dorsal, réseau d’excellence publique
Dorsal est un RIP, Réseau d’Initiative Publique (lire l’entretien avec le Directeur Région de la CDC Limousin), appartenant aux collectivités qui l’ont confié pour 20 ans à Axione Limousin, son Délégataire de Service Public.
| Réseau d’Initiative Publique (RIP) |
| Référence : Depuis 2004, l’article L1425-1, inscrit au code général des collectivités territoriales, confère aux collectivités la compétence d’aménagement numérique. |
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Objectifs :
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Directeur du Syndicat mixte Dorsal, Yan Pamboutzoglou rappelle comment le déploiement du réseau Dorsal a constitué une opportunité pour transcender en Limousin un contexte géographique et économique (forte ruralité, faibles densités urbaines et tissu industriel distendu et vieillissant) insuffisamment attractif pour des opérateurs privés.
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Sous l’impulsion des élus et dans un contexte législatif favorable, les collectivités se sont vues accorder la compétence pour intervenir en matière de création de réseaux actifs sur son territoire.
Le Réseau d’Initiative Publique Dorsal s’est ainsi constitué autour des 8 collectivités qui ont investi 38 millions d’€ et d’Axione Limousin, son Délégataire de Service Public pour 20 ans, qui a investi 47 millions d’€. Ce dernier propose, en accord avec ses partenaires publics, un catalogue des services vendus aux opérateurs de détail et joue le rôle aujourd’hui d’opérateur d’opérateurs.
Après 3 ans de commercialisation, le projet compte :
- 1200 km de fibre optique, véritable colonne vertébrale du réseau, d’où son nom, Dorsal, qui par capillarité irrigue entreprises privées, bâtiments publics et zones d’activités ;
un réseau ADSL grand public avec le dégroupage de plus d’une centaine de centres téléphoniques ;
- un réseau Wimax pour les zones blanches ADSL : 3.400 foyers sont connectés grâce à cette technologie ;
- des solutions satellites pour les zones les plus enclavées.
Yan Pamboutzoglou,
Directeur du SM Dorsal
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Le déploiement des ENT sur le réseau Relief
Lorsque la Région a souhaité raccorder ses lycées en 2007/2008, elle s’est tout naturellement agrégée au réseau Dorsal et ce d’autant plus naturellement qu’elle ne souhaitait pas uniquement y raccorder un ENT mais déployer un vaste panel de services pour les usagers de la communauté éducative.
Lire l’article consacré au déploiement d’ELIE

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un réseau ADSL grand public avec le dégroupage de plus d’une centaine de centres téléphoniques ;