Projets ENT

Le site de la génération ENT

Dossier Haut Débit et ENT en Alsace et en Limousin

Dans les territoires, le raccordement des établissements sur un réseau en fibre optique libère les acteurs du déploiement du numérique des contraintes de débits : pour l’ENT, une promesse d’accélération des usages et de stimulation de nouveaux services.

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Projets-ENT est parti à la rencontre de deux Régions qui très tôt ont choisi d’engager un effort particulier sur les infrastructures d’équipement Haut et Très Haut Débit : l’Alsace et le Limousin.

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SOMMAIRE
1- Haut et Très Haut Débit, pari pour l’avenir ?

2- Haut et Très Haut Débit, une chance pour l’ENT en Limousin…

3- … et en Alsace

Présentation d’ELIE : Le déploiement d’ELIE sur le réseau Relief
Présentation de l’ENTEA : Lire le Dossier Territoire que lui a consacré Projets-ENT (juin 2010)

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Pour la réalisation de ce dossier, nous avons rencontré :

  • Karen Le Chenadec, Directrice du département développement numérique des territoires, Caisse des Dépôts ;
  • Christophe Laurent, Directeur Régional, Région Limousin, Caisse des Dépôts ;
  • François Saule, Directeur des Systèmes Informatiques, Région Limousin ;
  • Philippe Roches, Chargé de mission TIC, Pôle formation, Région Limousin;
  • Yan Pamboutzoglou, Directeur Syndicat mixte Dorsal ;
  • Frédéric Bordes, Directeur Axione Limousin ;
  • Philippe Houillère, Directeur des Systèmes Informatiques, Région Alsace ;
  • Muriel Rault-Bacogne, Ingénieur Commercial Marchés Publics, Completel ;
  • Daniel Gwinner, Ingénieur Avant-vente, Completel ;
  • Isabelle Filloux, Responsable Communication, Axione Limousin ;
  • Christophe Herbuot, Gestion services réseau Relief, Région Limousin ;
    Qu’ils soient ici tous remerciés pour leur accueil et leur disponibilité.

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La CDC, partenaire des collectivités dans la modernisation de ses infrastructures numériques

Directrice du département Développement numérique des territoires à la Caisse des Dépôts, Karen Le Chenadec expose les enjeux et les perspectives du déploiement du Haut et Très Haut Débit sur le territoire.

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Projets-ENT : Quelle est la vision de la CDC en matière d’économie numérique sur le territoire national ?

Karen Le Chenadec : Pour la CDC, la cohérence du développement de l’économie numérique sur le territoire national repose sur un investissement simultané dans le déploiement des infrastructures, des services et des usages. D’ailleurs, l’engagement de la CDD dans l’économie numérique s’inscrit dans sa mission historique de se mettre au service de l’intérêt général et d’accompagner ainsi la société dans ses grandes évolutions. Prenons quelques exemples concrets dans chacun des axes cités :

  • Dans le domaine des infrastructures, la CDC a soutenu les délégations de services publics qui en construisant et exploitant des réseaux Haut Débit offrent aux citoyens, en dehors des territoires fortement urbanisés, des services « triple play » (télévision, Internet, téléphone).
  • Dans le domaine des services, la CDC encourage notamment des sociétés spécialisées dans la dématérialisation des documents publics et dans la sécurité des transactions sur internet.
  • Enfin, sur la dimension usages, la CDC a soutenu le déploiement des Cyberbase et la généralisation des ENT, véritables portes d’accès pour l’ensemble des territoires et de leur population aux nouvelles technologies de l’information. Le premier en offrant un point d’accès Internet et d’accompagnement aux usages des technologies de l’information, le second en accompagnant la modernisation du système d’information de la communauté éducative.

Projets-ENT : Quelle est la part des infrastructures  d’équipements Haut Débit et Très Haut Débit dans l’engagement de la CDC dans l’économie numérique ?

Karen Le Chenadec : Depuis 2002, nous avons cofinancé une trentaine de réseaux de collecte pour un investissement total de plus de 100 millions d’euros. Le projet du Limousin a été un des premiers projets accompagné par la CDC.

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Projets-ENT : En 10 ans et depuis l’engament de la CDC dans l’économie numérique, quel bilan peut-on dresser sur les infrastructures Haut et Très Haut Débit ?

Karen Le Chenadec : A l’heure de l’accélération des usages de l’Internet et des Technologies de l’Information et de la Communication, la mission de service public dévolue à chaque collectivité les conduit à intégrer dans leur stratégie de développement territorial une accessibilité équitable qui passe par des équipements en Haut et Très Haut Débit. Les élus relaient d’ailleurs de manière croissante l’expression de leurs administrés qui sont en demande d’un accès numérique de qualité.

Le rôle de la CDC, qui est autant d’investir que d’accompagner ces grandes aventures du développement local, reste inchangé. En réalité, l’investissement dans le Haut et le Très Haut Débit anticipe la montée des usages et la multiplication des services. Un pari sur l’avenir dont la généralisation des ENT, espace de communication et de partage entre tous les membres de la communauté éducative, illustre la pertinence et la dynamique avec la montée en puissance des usages, attestée par les retours du dispositif de mesure d’audience mis en place par la CDC sur 2.200 établissements du secondaire, et l’apparition de nouveaux services. Or, cet élan ne rencontrera pas d’obstacles d’ordre techniques si les réseaux sont en place ! La mise à disposition de débits toujours plus élevés ne libère-t-elle et ne stimule-t-elle pas notre imagination pour inventer les services de demain ?!

Notons enfin, que chacun de ces projets est un levier du développement local. L’opportunité d’accéder à des services en réseau grâce au Haut et Très Haut Débit, n’est pas limitée à un seul écosystème, elle concerne tous les secteurs d’activités avec tous ses acteurs.

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Lire aussi :

Projets d’infrastructures haut débit - L’investissement dans les projets de collecte haut débit des collectivités locales

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Déployer la fibre, un enjeu stratégique pour la Région Limousin

Directeur Régional, Région Limousin, à la Caisse des Dépôts, Christophe Laurent revient sur l’historique, les enjeux et les perspectives du déploiement du Haut Débit sur ce territoire.

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Projets-ENT : Comment s’est organisé ce Réseau d’Initiative Publique (RIP) en Limousin ?

Christophe Laurent : Le territoire régional du Limousin a identifié très tôt en 1997 l’impact du secteur des télécommunications, et donc d’Internet, sur le développement économique et social de ce territoire rural. C’est ainsi qu’a été créé en 2002 le syndicat mixte Dorsal regroupant la Région Limousin, les trois départements de Corrèze, Haute-Vienne et Creuse, les villes de Limoges, Brive, Tulle et Guéret, l’Université de Limoges et le syndicat inter-hospitalier du Limousin.

L’optique était de structurer une démarche forte et précurseur à l’époque en matière d’aménagement numérique du territoire. En effet, face à l’ouverture à la concurrence du marché de l’accès internet, il est apparu indispensable aux acteurs publics, pour pallier la carence des opérateurs privés, d’intervenir afin d’assurer un accès pour tous à ces services.

C’est ainsi que pour permettre un accès haut-débit à 100% de la population en Limousin, une délégation de service public a été lancée en janvier 2005 pour une durée de 20 ans. L’opérateur Axione Limousin a été constitué en tant qu’opérateur d’opérateurs afin de prendre en charge la construction et l’exploitation d’un réseau de plus de 1200 km de fibre optique pour un montant global de 85 millions d’euros.

Dans l’aménagement numérique du territoire, la collectivité occupe donc une place centrale : à la fois gestionnaire, aménageur, facilitateur, elle dispose enfin de la puissance entrepreneuriale. En effet, depuis 2004, l’article L1425-1, inscrit au code général des collectivités territoriales, leur confère la compétence d’aménagement numérique.

Projets-ENT : Quel est le rôle de la CDC sur le terrain en Région et plus particulièrement ici dans le déploiement du réseau Dorsal en Limousin ?

Christophe Laurent : Nous avons toujours accompagné, sur mandat de l’Etat, les collectivités territoriales sur ces sujets structurants et majeurs pour la France au titre desquels figurent les infrastructures de réseaux télécoms. C’est donc tout naturellement, en tant qu’investisseur avisé de long terme, que nous avons répondu à hauteur de 10M€ aux besoins en capital d’Axione Limousin. Nous sommes un actionnaire actif de notre partenaire qui a permis le succès de cette opération d’intérêt général qui a mis à disposition de l’ensemble des acteurs opérateurs de l’Internet un réseau mutualisé et ouvert, de manière neutre et non-discriminatoire. Nous sommes ainsi satisfaits de constater que cette démarche aura notamment permis le désenclavement numérique de près de 747 communes en Limousin. Enfin, notre objectif de développement numérique des territoires a également vocation à accompagner les évolutions technologiques importantes en ce secteur, à savoir notamment le passage annoncé du Haut vers le Très Haut Débit dans un contexte mondialisé qui rend ce sujet encore plus sensible en termes d’attractivité territoriale. C’est pourquoi nous accompagnons actuellement le syndicat mixte Dorsal en expertise et co-ingénierie dans le cadre du schéma directeur numérique régional Très Haut Débit qui doit nous projeter et dessiner les contours d’un avenir déjà très présent.

Projets-ENT : Et plus largement pour le déploiement de l’ENT ELIE ?

Christophe Laurent : Comme souvent en matière d’aménagement numérique des territoires, la CDC prodigue conseils et accompagnement en termes de stratégie, de montage juridique, de communication, d’organisation… Plusieurs outils méthodologiques relatifs aux différentes étapes des projets ont été édités par la CDC, souvent en partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale, pour accompagner les projets. Le dernier en date concerne « Le déploiement d’un grand projet numériques éducatif : les espaces numériques de travail ».

Pour aider le projet ELIE à se structurer, la CDC a également cofinancé une étude de faisabilité pour aider tous les acteurs locaux (collectivités et rectorat) à s’entendre sur un projet, un budget et des responsabilités partagées et très concrètement aider à rédiger le Cahier des Charges Techniques Particulières correspondant au projet ELIE.

Aujourd’hui, la CDC met aussi à la disposition de la Région Limousin 2 outils :

  • un outil virtuel d’animation et de valorisation : Projets-ent .com, site dédié à tous les porteurs de projets ENT,
  • un outil de pilotage : le dispositif de mesure d’audience de la CDC des ENT. Les statistiques remontées quotidiennement (par type d’utilisateur, par type de services utilisé..) et les notes de synthèse mensuelles donnent aux porteurs de projets et à leurs élus des indicateurs d’usages pour les aider à orienter, structurer et répartir leurs investissements et efforts d’accompagnement entre tous les établissements utilisateurs de l’ENT.

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L’accompagnement de la  Caisse des Dépôts a permis d’aboutir à une  Délégation de Service Public (DSP) couvrant 100% de la population et le Limousin a ainsi pris une  avance significative en matière d’infrastructures haut-débit par rapport aux autres régions métropolitaines.

Lire l’intégralité des Faits marquants de la CDC en Région Limousin sur Valoffre

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Le « Libre » à nouveau au menu de La Cantine

Dans l’esprit de partage, d’échanges et de mutualisation de la Forge, espace Web collaboratif à destination des fondus du libre, les acteurs de la communauté des contributeurs de l’ENT Open Source sont invités à se retrouver pour une matinée de réflexion à La Cantine.

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« La communauté ENT Libre Lilie se réunit à la Cantine » !

Quand ? Le 24 janvier 2012.

Où ? A La Cantine (passage des panoramas, 151 rue Montmartre – Paris, 2e).

A quelle heure ? Entre 9 heures 30 et 13 heures.

Comment s’inscrire ? L‘inscription est « libre » sur réservation à cette adresse.

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Journée Porteurs de Projets EducaTICE 2011

Co-animée par le Ministère de l’Education Nationale et la Caisse des Dépôts, le 23 novembre dernier s’est tenue dans le cadre du Salon EducaTICE la traditionnelle Journée des Porteurs de Projets ENT. Cette année, conférences, débats et échanges ont mis le cap sur les usages.

Comme promis, Projets-ENT en retrace ici les temps forts.

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Une journée placée sous le thème des usages !

Comme l’a rappelé Joël Boissière* en ouvrant cette journée consacrée aux Porteurs de projets ENT, « la CDC accompagne depuis 2003 le développement numérique du territoire dans lequel la e-éducation constitue un axe structurant ». Cette rencontre avec les Porteurs de projet du déploiement des ENT en fait le constat : après les phases d’accompagnement à la généralisation, nous sommes entrés dans l’ère des usages. Joël Boissière en voit pour preuve la manière dont le dispositif de mesure d’audience mis en œuvre par la CDC a trouvé toute sa place dans le dispositif global d’évaluation mis en place par l’Etat : « il semble correspondre aux attentes des collectivités puisqu’aujourd’hui ce sont 8 Régions, et 37 départements et 17 académies qui ont contractualisé avec la CDC. »

Massification et intensification des usages sur l’ENT

En septembre 2010, l’ensemble des ENT suivis par le dispositif avait généré 2,3 millions de visites, en septembre 2011, il en comptait 6,4 millions ! Une telle progression est autant le résultat de l’accélération du déploiement des ENT mais résulte également d’une intensification de son utilisation. L’audience des ENT a augmenté, car chaque visiteur fait plus de visites, signe de son appropriation par les utilisateurs !

La matinée de la Journée des Porteurs de projets ENT a permis d’échanger sur la manière de suivre, évaluer et comprendre comment les différents acteurs de la communauté éducative s’approprient l’outil (voir son déroulé). A cet égard, parallèlement à la montée des usages, nous disposons d’outils et des actions sont menées pour permettre de les suivre, mais aussi les comprendre et les anticiper comme l’ont démontrées les interventions :

En partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale,
la CDC cofinance des recherches qualitatives sur les usages
Doctorant en sciences de l’information et de la communication au CREN (Centre de Recherche Éducation de Nantes), Bastien Louessard, qui n’en est qu’aux prémisses, oriente sa recherche sur les usages familiaux de l’ENT E-Lyco dans les collèges de la Sarthe avec pour objectifs d’identifier et d’étudier les usages familiaux de l’ENT sous les angles de la médiation familles école, des dimensions sociales et culturelles des familles, des structures familiales (parentalité, fraternité, etc.), et des contextes de pratiques (territoires, politiques d’établissements, etc.)

Elle prendra la forme d’enquêtes qualitatives adossées aux divers dispositifs statistiques existants.

Manuel Schneewele poursuit sa recherche (voir premières conclusions sur le cahier de textes) et a abordé lors de cette journée la question des utilisateurs de l’ENT PLACE et de leurs attentes.

Retenons de ses dernières conclusions que les parents sont dans une attente forte des services mis à leur disposition, mais aussi de ceux à venir.

« Parmi les éléments qui sont susceptibles d’impacter sur l’acceptabilité et indirectement sur les usages, il y a l’aisance d’interaction avec le système, l’accès aux informations diffusées par l’établissement, l’avis des élèves, des enseignants et du chef d’établissement avec un usage répété des espaces d’information et du cahier de textes numérique. »

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Pour conclure cette matinée, Sylvain Genevois, maître de conférences à l’Université de Cergy-Pontoise, constate que, désormais, « l’ENT devient un dispositif d’articulation parmi d’autres dispositifs numériques (ressources pédagogiques, TNI, cahier de textes, etc.). Dans une ère de nomadisme numérique, l’ENT devient le connector. »

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Les ateliers de l’après-midi ont été consacrés à la présentation des aménagements prévus de la prochaine version du dispositif de mesure d’audience qui sera opérationnel pour la rentrée scolaire 2012 (lire le document de présentation).

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* Joël Boissière est le responsable du dossier e-éducation à la Caisse des Dépôts (Département Développement Numérique des Territoires)

Équiper les élèves pour accélérer les usages sur l’ENT

Désireuses d’accélérer encore les usages sur les ENT, de nombreuses collectivités proposent aux élèves, principaux utilisateurs de l’ENT, un accès facilité, sous diverses formes, à un ordinateur pour profiter à plein des services de l’ENT. Une expérience qui commence à trouver un large écho dans les territoires !

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Quelques exemples (par ordre d’apparition) :

La journée Porteurs de Projets à Educatec-Educatice

Comme chaque année, dans le cadre du salon Educatec-Educatice, la Caisse des Dépôts invite, en partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale, les acteurs du déploiement des ENT à partager projets et expériences.

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Une journée d’échanges autour des Espaces Numériques de Travail le mercredi 23 novembre 2011 de 10h à 16H30, lors du salon professionnel de l’Education « EDUCATEC-EDUCATICE », qui se déroulera à Paris – Porte de Versailles, pavillon 7.3, du 23 au 25 novembre 2011.

La journée du 23 novembre portera ainsi sur l’évaluation des usages sur les ENT.

Au programme :

  1. le matin, cadre méthodologique de l’évaluation des usages (EVALuENT), présentation d’outils, témoignages de chefs d’établissements et travaux de recherche entrepris sur les usages (lire les premiers retours sur le Cahier de Textes sur l’ENT).
  2. l’après-midi, bilan et perspectives du Dispositif de mesure d’audience des ENT et de la CDC. Seront notamment discutées :
  • l’évolution envisagée des plans de marquage des services proposés sur les ENT pour correspondre au mieux à  la réalité des services offerts par les différentes plateformes (Orientation ? Blogs ? LMS ?) ;
  • la mise en place d’un nouveau tableau de bord permettant à chaque projet de se situer par rapport à la médiane des projets ENT qui ont adhéré au dispositif.

A noter : le jeudi 24 novembre, en matinée de 10h à 12h30, une présentation ouverte aux porteurs de projet mais également aux prestataires impliqués dans les projets ENT (éditeurs ou encore intégrateurs), sera consacrée aux évolutions du Schéma directeur des ENT (SDET 3), notamment sur les exigences liées à l’articulation des portails de services (présentations, échanges, témoignages de porteurs de projet).

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Projets-ENT reviendra après le Salon sur le contenu de ces présentations et des échanges qu’ils auront suscités.

L’Aquitaine lance son marché pour l’ENT des lycées

Dans le respect de son calendrier, après la phase d’expérimentation, la Région Aquitaine a décidé de généraliser l’ENT à l’ensemble de ses lycées.

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Aquitaine numérique révèle en effet que la collectivité a voté un budget de 2,8 millions d’€ pour son déploiement, provision nécessaire notamment au lancement de son marché pour l’ENT des lycées aquitains.

Si l’ensemble des 94.400 lycéens pourront en disposer d’ici 2014, le projet associe également les Départements souhaitant rejoindre la Région :

Le montage de ce projet permet également aux Conseils Généraux qui le souhaiteraient de s’y associer et de bénéficier ainsi de la même solution logicielle afin de préserver la continuité pédagogique entre collèges et lycées

Lire la délibération du Conseil régional d’Aquitaine dans son intégralité


Lire aussi sur le sujet les précisions de Claude Tran sur Educavox.

ENT : économie du déploiement du H & THD en Alsace

La mise en place du réseau IHDEAL remonte à 2006. L’ampleur de l’investissement a contraint la Région Alsace à équiper ses établissements en fibre par étape (actuellement 70% des lycées en fibre, contre 30% en cuivre) et en fonction de leurs besoins déterminés en comité de pilotage. Ce sont ces mêmes principes qui aujourd’hui orientent la répartition de la bande passante (par compensation) et le déploiement du réseau (les promesses des Clusters).

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Organisation du réseau IDHEAL sur le territoire

Si le territoire héberge 80 lycées, cela ne signifie pas qu’il existe 80 accès Internet ! Il y a 80 accès à un réseau privé virtuel centralisé au niveau d’un point d’accès unique à Internet, situé à Colmar, qui est de 200 Mbps (100/150 initialement  avec la possibilité d’augmenter par plage de 50 Mbps).

Depuis la mise en service du réseau, de 100 Mbps, le débit global du réseau est monté à 225 Mbps. Dans cette augmentation la part de l’ENT reste modeste, puisqu’il ne consomme que 10% de la bande passante ! En revanche, est observée une augmentation régulière de séquences Youtube ou Daily Motion à des fins d’enseignements. Cet usage peut faire basculer le réseau de l’établissement dans une phase de saturation si plusieurs classes l’utilisent en même temps…

NB : Dans le marché, les augmentations de débits ont été anticipées : s’il constate une saturation au niveau du point d’accès général, l’opérateur s’engage à augmenter le débit par tranches de 50 Mbps (sans commandes particulières à réaliser de la part de la collectivité à son opérateur).

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La plateforme centralisée de Colmar permet non seulement de connecter tous les établissements de la Région, mais aussi de disposer d’outils d’administration et de supervision.

A l’aide des tableaux de bord fournis par l’opérateur, le comité de pilotage suit pour chaque établissement le ratio utilisation réelle de la bande passante/débit affecté initialement. La Direction des Services d’Information (DSI) a établi ses indicateurs de « saturation » : lorsque dans un lycée la bande passante est saturée plus de 5% du temps sur la plage horaire 8heures – 18 heures, l’augmentation du débit est décidée. Mais cette régulation s’opère par compensation :

« Tous les 2 mois, un comité de pilotage analyse le retour sur les débits constatés dans chaque établissement (informations transmises par l’opérateur comme fixé dans le cahier des charges du marché et qui fournissent un état des connexions de tous les lycées avec un pourcentage de saturations). Ce Comité de pilotage analyse avec attention les évolutions d’utilisation de  la bande passante. En cas de situation de saturation prolongée, il réaffecte les débits nécessaires aux différents établissements. Nos moyens à budget constant imposent de procéder par compensation : plutôt que de multiplier l’émission de bons de commandes auprès des opérateurs, les lycées à 8 Mbps qui sous-emploient leur débit sont descendus à 6 Mbps, le différentiel étant réaffecté aux établissements à plus faible bande passante et plus grands consommateurs. »

Philippe Houillère, Directeur des Services d’Information, Région Alsace

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Les effets de seuil

La tendance à l’augmentation des débits préfigure l’équipement de tous les établissements en fibre (4 Mbps constitue le seuil de rupture entre le SDSL et la fibre optique). L’opération reste coûteuse et doit être gérée avec vigilance dans un budget contraint.

En termes d’investissements, le passage d’un raccordement en cuivre à la fibre optique doit intégrer :

  • Les coûts d’investissement (génie civil) : il faut commencer par raccorder l’établissement au réseau, qui n’est pas forcément à proximité (le coût étant proportionnel à la distance).
  • Les coûts de fonctionnement (différence entre le cuivre et la fibre)
Une liaison SDSL 4 Mbps : 4 450 €/an

Une liaison fibre 4 Mbps : 6 028 €/an

… une fois ce saut opéré, les coûts de croissance du débit deviennent proportionnellement beaucoup moins élevés.

Fibre 4 Mbps 8 Mbps 10 Mbps
€/an 6.028 6.400 6.800

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Les Clusters :
Des économies pour la collectivité, du débit pour les établissements

Si avec la fibre, lorsqu’il s’agit d’accroître le débit, les augmentations de prix sont faibles, en revanche, pour la collectivité, équiper en fibre optique tous les lycées raccordés en cuivre est naturellement très coûteux, l’écart de prix entre les deux types de connexions s’approchant de 50% ! En interconnectant des établissements géographiquement proches sur un réseau privé avec un seul et unique accès Internet, les Clusters proposent une solution économique et efficace.

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Exemple pratique

  • Le lycée A : 4 Mbps en fibre optique à : 6028 €/an
  • Le Lycée B : 4 Mbps en SDSL à : 4450 €/an
… soit un coût total de 10.478 €/an ! En les interconnectant avec une liaison à 8 Mbps en fibre optique qui coûte : 6 400 €/an, la collectivité économise 4078€/an ! Les Lycées A et B coûtent moins chers et disposent de plus de débit ! Il faut bien sûr rapporter cette économie aux frais de travaux d’interconnexions.

« Rapportée à un retour d’investissement sur 5 ans, l’opération pour être rentable doit coûter moins de 5 x 4078€, soit moins de 20.000 € » précise Philippe Houillère.

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« Ce dispositif va d’autant plus se généraliser, qu’aujourd’hui il ne concerne plus seulement les lycées en Région : les Départements souhaitent s’y associer pour équiper leurs collèges (jusqu’à présent le Bas Rhin allouait 3000€/an à chaque établissement pour financer sa connexion internet). Désormais, lorsqu’une mise en réseau de plusieurs lycées en Cluster est à l’étude, le ou les collèges de proximité sont également raccordés. Ces grappes d’établissements permettent de réaliser de substantielles économies !

La seule complexité de ce dispositif réside dans les nécessaires tractations avec les communes, lorsqu’il faut faire passer la fibre sur le territoire communal – certaines n’y étant pas particulièrement sensibilisées… En milieu rural mais aussi en milieu urbain, où le millefeuille administratif complique le processus de décision et la répartition budgétaire du passage de la fibre dans les fourreaux. Or la généralisation des Clusters peut être l’occasion d’apporter le Haut et le Très Haut Débit dans les communes sur le territoire desquelles se trouve un collège ou un lycée à proximité, une chance en termes de déploiement numérique du territoire ! »

Philippe Houillère, Directeur des Services d’Information, Région Alsace

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Completel, opérateur sur le réseau IHDEAL

Très tôt, la Région Alsace a sollicité les opérateurs en téléphonie pour une proposition de service de raccordement réseau répondant à la montée des usages numériques dans ses lycées. L’offre formulée dans un cadre budgétaire contraint n’imposait aucune obligation d’utiliser le réseau régional du Délégataire de Service Public (DSP), Alsace Connexia.

Completel, opérateur qui a orienté très tôt son offre autour de la fibre optique se place aujourd’hui tout juste derrière Orange sur le marché moyennes entreprises et grands comptes, publics et privés.

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Offre technique

Pour répondre à la demande de la Région d’une proposition du meilleur service au meilleur prix, l’opérateur a combiné son offre à partir de son réseau et en se raccordant aux réseaux existants, et plus particulièrement celui du Délégataire de Service Public (DSP) Alsace Connexia.

Un service sur mesure

L’opérateur prend à sa charge l’identification amont des besoins de la  collectivité en raccordement dans un budget défini. Pour la Région Alsace, celui-ci imposait un déploiement progressif et adapté privilégiant le réseau en fibre optique (supposant un mixte cuivre et fibre en fonction des besoins identifiés pour chaque établissement raccordé).

La construction du réseau en trois phases

  • Déploiement des infrastructures de raccordement (fibre optique et cuivre)
  • Agrégation de l’ensemble des flux provenant des établissements afin qu’ils soient routés vers le cœur de réseau Completel et l’intelligence du réseau en interne et en externe
  • Sécurisation des services du réseau interfacés avec l’extérieur (notamment dans les internats, pour les services de gestion et d’administration des lycées, etc.)

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La fourniture d’un état des usages sur le réseau

Completel transmet à la Région sous forme d’indicateurs les éléments permettant de dresser un Tableau de bord des connexions et des débits sur la bande passante :
  • les phases de saturation et de surdimensionnement de la bande passante
  • les charges effectives en journée
  • les temps de réponses vers l’ENT et Internet
  • etc.

Ils permettent  de connaître l’efficacité des raccordements, de suivre les charges et de dimensionner au plus près les besoins des utilisateurs. Si elles constituent un moyen d’optimiser le budget global du projet, ces données alimentent la veille et l’analyse assurée par des cellules d’observation mises en place par la Région pour gérer l’informatique de leurs lycées (CARLA et TIL).

Cette gestion centralisée de l’information permet d’avoir une bonne vision de la conduite de l’ensemble du projet comme celle du parc de raccordement. Cela permet de connaître précisément les besoins propres à chaque établissement, et donc de pouvoir répondre à une grande partie des interrogations apparues au fil du déploiement.

Muriel RAULT-BACOGNE
Ingénieur Commercial Marchés Publics
Completel Alsace-Lorraine

Haut Débit et déploiement des ENT, le regard de l’opérateur

Daniel Gwinner, Ingénieur avant-vente à Completel Alsace-Lorraine, commente la montée des usages sur l’ENT et la généralisation des équipements Haut et Très Haut Débit en Alsace.

Considérant que les établissements sont toujours de plus grands consommateurs en bandes passantes et en connectiques, les collectivités sont de plus en plus sensibles à des propositions d’équipements fibre dans un dispositif prenant en compte les solutions conciliables avec leurs budgets. Ceci explique qu’elles soient attirées par des architectures optimisées et rationalisées qu’elles contrôlent délaissant le modèle suivi initialement (allocation d’une enveloppe aux chefs d’établissement qui gérait leur marché).

Cette évolution est corrélée à la montée des services mis à la disposition des établissements, et notamment le déploiement des ENT. En effet, si à l ‘origine, l’ENT proposait des usages administratifs peu consommateurs en bande passante (gestion des notes et des absences), la montée en puissance des usages pédagogiques, espaces de partages et de ressources, a sensiblement accru les besoins des établissements en débits. Les évolutions récentes indiquent que l’ENT va héberger de plus en plus de contenus et de valeurs et de ce fait solliciter toujours plus la brique Télécom.

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En savoir plus : Sur Completel – Corporate 2010_07

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