Les ENT ont 10 ans : la vérité des chiffres par Françoise Coutellier
Françoise Coutellier accompagne la Caisse des Dépôts en tant que consultante dans la mise en place et le suivi du dispositif de mesure d’audience des ENT depuis sa création. Son expertise repose tant sur sa vision des chiffres à l’échelle nationale que sur l’analyse qu’elle tire de ses échanges avec les porteurs de projet lorsqu’elle rédige les notes de synthèse.
Françoise Coutellier, qui vient d’achever avec Gilles Richard une synthèse sur les retours d’usage et l’évolution de l’audience des ENT de ces dix dernières années, nous apporte aujourd’hui son témoignage.
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Projets-ENT : Les 10 ans de l’ENT, est-ce un vrai tournant ou simplement un chiffre rond ?
Françoise Coutellier : 10 ans, c’est bien entendu l’anniversaire de l’appel à projets lancé par le Ministère de l’Éducation Nationale et la Caisse des Dépôts, très exactement en mars 2003. Mais il se trouve également que, depuis la rentrée 2011, la fréquentation globale des ENT sur l’ensemble du territoire, est devenue massive : on compte ainsi plus de 10 millions de visites de l’ENT en novembre 2011 et cette fréquentation est passée à 13 millions de visites en janvier 2013. Quant au dispositif de mesure d’audience, il entre lui dans sa neuvième année puisque les premières données datent de janvier 2005.
Projets-ENT : L’évolution a-t-elle été progressive ou par à-coups ? Depuis quand pouvons-nous dire que la démarche est vraiment lancée et pourquoi ?
Françoise Coutellier : L’évolution a été progressive, mais on peut discerner quelques paliers dans cette progression. Ainsi, l’année 2009-2010 a correspondu à une vague de déploiement importante : on passe de quelque 700 établissements déployés à plus de 1200 en fin d’année. L’année suivante, ce sont près de 800 établissements qui sont déployés et rejoignent le dispositif de mesure d’audience. Cette massification des déploiements engendre une massification de la fréquentation avec un à deux ans de décalage : c’est à peu près le temps qu’il faut pour développer des usages importants dans un ENT nouvellement déployé.
Ainsi, a-t-on atteint une masse critique d’établissements déployés dès l’année 2009- 2010 et une fréquentation de l’ENT sur l’ensemble du territoire très significative au cours de l’année 2011-2012.
Pourquoi dites-vous que la fréquentation est désormais « significative » ?
Françoise Coutellier : Le type de métrique utilisé dans le dispositif de mesure d’audience permet de comparer à la fréquentation d’autres sites Web, y compris grand public. Ainsi, selon le classement de l’OJD, avec près de 13 millions de visites en janvier 2013, l’ensemble des ENT intégrés au dispositif se classerait au 17e rang des sites les plus visités de France dans la catégorie des sites d’actualité et d’information, en compagnie de Lesechos.fr et Canal+.fr et au 27e rang des sites Web grand public, juste derrière Paruvendu.fr, Seloger.com et Servicepublic.fr (15.800.000 visites pour ce dernier). Selon le classement de Médiamétrie, les quelque 300 à 320.000 visiteurs uniques par jour de l’ensemble des ENT positionnent le projet dans le registre de fréquentation quotidienne de sites destinés aux professionnels comme VIADEO ou LinkedIn. Et pour faire un clin d’œil aux amis alsaciens, l’ENT du projet ENTEA (région et départements) reçoit mensuellement 25% de visites en plus que le site web des Dernières nouvelles d’Alsace, Dna.fr.
… et donc, quand est-il possible d’affirmer qu’un ENT « marche » ?
Françoise Coutellier : Je crains que cette question ne soit sans réponse ! Des établissements déployés depuis 2004, qui remontent des données depuis 2005, continuent chaque mois d’accroître leur fréquentation par personne… Tout se passe comme s’il n’y avait pas de « plafond » de fréquentation perceptible au bout de neuf années. Pour les curieux et les inquiets, on peut indiquer que les 50 établissements, tous projets, qui connaissent la fréquentation de leur ENT la plus importante en janvier 2013 présentent entre 28 et 54 visites par personne dans le mois.
Quels ont été dans le temps et pour chaque grande étape, les facteurs qui ont véritablement été déclencheurs ?
Françoise Coutellier : Les « styles » de déploiement adoptés par chacun des projets ne paraissent pas étrangers au développement des usages. Un déploiement rapide et massif, comme celui adopté dans les Pays de la Loire, par exemple, sur seulement trois années, et, à l’arrivée, plus de 650 établissements, paraît corrélé avec un développement rapide de la fréquentation de l’ENT. Même démarche dans les Alpes-Maritimes ou dans les Hauts-de-Seine. La fréquentation de l’ENT croît rapidement, non seulement globalement, mais également par établissement, même si certains d’entre eux peuvent rester peu actifs, voire inactifs.
Les établissements « en charge d’expérimentation », maintenus dans ce statut un peu longuement – plus de deux ans – ont davantage un effet « retardant » qu’« accélérant ». On sait l’effet « repoussoir » sur les autres établissements que peut avoir un établissement placé en situation d’expérimentation : le « transfert des innovations » ne peut aucunement être institué comme modèle de développement des usages ; c’est même souvent antinomique. En somme, opérer un déploiement « banalisé » paraît le meilleur garant de développement rapide des usages. Un paradoxe ? Peut être simplement la meilleure manière de placer les usagers dans une situation… d’usage.
Le dernier facteur favorable au développement des utilisations de l’ENT paraît être de déployer l’outil sur des plaques territoriales cohérentes, avec une continuité entre collège et lycée. Des projets comme ENTEA, PLACE, Auvergne, Midi-Pyrénées connaissent à ce titre une fréquentation importante. Les élèves de troisième passent en seconde et retrouvent un ENT familier ; les enseignants qui interviennent au collège et au lycée, les personnels qui travaillent sur plusieurs établissements utilisent la même plate-forme avec un gain notable de temps et d’efficacité ; les parents qui ont des enfants scolarisés dans différents niveaux, ne se perdent pas dans les ergonomies d’outils différents. Dans ces conditions, l’ENT devient rapidement pour les parents, pour les enseignants et pour les élèves, l’outil d’une scolarité enrichie.
Aujourd’hui quels sont les services les plus consultés et par qui ?
Françoise Coutellier : En janvier 2013, les services de vie scolaire représentent 35 % des utilisations de services : ils appellent des visites fréquentes – les notes, les absences,… – et de la part de tous les profils utilisateurs de l’ENT.
C’est ensuite le cahier de textes qui représente plus du quart de la fréquentation. Il faut y voir l’influence du caractère obligatoire de cet outil numérique depuis la rentrée 2011, mais aussi le reflet d’usages infiniment plus complexes et diversifiés que ceux de son ancêtre de papier. Ainsi, un enseignant contacté par téléphone rapportait utiliser le cahier de textes dès la préparation de son cours – il y insère les éléments qui vont être utilisés dans la séquence pédagogique – puis utilisé en cours pour par exemple projeter une vidéo, et enfin redevenu cahier de textes classique pour rendre compte des tâches conduites. Un vrai service plaque tournante ! A ranger, contrairement à ce que l’on fait parfois, parmi les services « pédagogiques » et non de « vie scolaire ».
La généralisation du cahier de textes a d’ailleurs contribué à déplacer l’essentiel du trafic de l’ENT : si le « cœur » des usages de l’ENT fut d’abord le recours aux outils de vie scolaire, puis à la messagerie avec pièces jointes, c’est désormais le cahier de textes qui marque les styles d’usages au sein de l’outil.
Le courrier électronique reste cependant important avec 20 % des utilisations de services. Il est désormais suivi par le travail collaboratif qui représente 8 % des utilisations de services.
Les ENT commencent à se déployer dans le primaire : quelle leçon peut-on tirer de l’expérience capitalisée durant ces dix dernières années ?
Françoise Coutellier : L’enseignement primaire et l’enseignement secondaire présentent des modes d’organisation très différents, qu’il s’agisse de la structuration de l’école elle-même ou du partage des compétences avec la collectivité, voire de l’accès aux ressources financières. Tirer de l’expérience du déploiement des ENT dans le secondaire, des éléments utiles au déploiement dans le primaire n’est donc pas chose simple.
Tout se passe comme si l’ENT était avant tout un outil « social » : il ne peut être intégré, approprié qu’en « collant » à la réalité organisationnelle de son cadre de déploiement. Ainsi le « blog de classe » qui fonctionne bien dans le primaire à davantage de mal à exister dans le collège ; la convergence des parents sur le cahier de textes dans le secondaire, n’a pas tout à fait le même sens dans le primaire, où il est plutôt carnet de leçons. Peu de points comparables donc.
On peut conserver à l’esprit les remarques concernant la stratégie de déploiement – caractère rapide et massif du déploiement, etc. – mais il semble que les similitudes s’arrêtent là.
Et demain, quels enjeux pour les ENT ?
Françoise Coutellier : Le premier objectif me paraît être de couvrir ce qu’on peut appeler les « zones blanches ». Il demeure en effet des territoires qui ne disposent pas d’un déploiement collectif des ENT, sous un mode partenarial ou sous d’autres modes de déploiement. Ceci peut être en train de créer – ou d’entretenir – une inégalité entre territoires qui ne manque pas de pénaliser les élèves qui résident dans ces zones blanches.
Il existe aussi des projets – en petit nombre – qui connaissent une fréquentation médiocre de l’ENT. L’expérience acquise sur la majorité des projets qui présentent désormais une fréquentation intense, doit permettre de comprendre les facteurs à l’origine des difficultés rencontrées ici et là. Curieusement, on entend parfois davantage parler de ces projets qui fonctionnent mal que de ceux qui fonctionnent : on aime bien parler de la pluie plutôt que du beau temps…
Le second enjeu paraît être de mieux partager entre projets actifs et projets en démarrage, les stratégies utiles à un développement rapide des usages. On a déjà noté quelques éléments : déployer rapidement sur deux à quatre ans au maximum ; déployer collectivement, c’est-à-dire dans le cadre des partenariats prévus par l’appel à projets initial : les projets trop spécifiques, trop « intimes », insuffisamment partagés, ont une espérance de vie moindre ; enfin bien présenter l’ENT comme un outil polyvalent à « appropriation variable » : il n’existe pas de « bon usage » de l’ENT, il n’existe pas d’usages « prescrits », ni d’usages « nobles »… Une bonne appropriation de l’outil repose sur la perception de cette polyvalence, de cette pluralité d’usages qu’il permet.
Plus largement, et c’est peut-être le troisième enjeu, il faut se doter d’une connaissance commune de la fréquentation effective de l’ENT – ce qu’on en fait, ce que cela produit,… C’est semble-t-il ce à quoi le ministère en charge de l’éducation nationale s’est attelé à travers le projet EVALuENT. C’est aussi ce à quoi contribue la mise en œuvre du dispositif de mesure d’audience qui met en commun des plans de marquage pour les quelques 9 plateformes en usage, et contribue ainsi à un « langage » unifié et une culture commune de l’ENT. Jusqu’à présent, les données sont restées la « propriété » de chaque projet, au sens où des données plus collectives n’étaient pas mises en commun.
L’état de maturité de la grande majorité des projets est aujourd’hui telle que le moment est peut-être venu de mettre en commun ces informations sur une base de volontariat, au sein, par exemple, d’un dispositif plus collectif de type « open data ».
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En Pays de Loire, le rectorat alimente un site de partage des usages pédagogiques sur l’ENT
Au terme d’une matinée consacrée aux usages pédagogiques sur l’ENT (voir sommaire du dossier), les intervenants de la journée Porteurs de Projets se sont interrogés sur la façon de diffuser et de généraliser ces bonnes pratiques. Dans l’académie de Nantes, un projet répond à ces problématiques d’échanges et de diffusion des usages pédagogiques innovants.
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Bonnes pratiques : organiser le « faire connaître »
Chargé de mission auprès du Conseiller TICE du Recteur de l’Académie de Nantes, Florent Tessier a apporté quelques éléments de réponse en présentant le dispositif de recueil puis de diffusion des bonnes pratiques déployé par l’académie de Nantes.
« Faire remonter l’information »
Au niveau des établissements, un coordonnateur pédagogique anime des formations pour initier ses collègues à la prise en main de l’ENT.
Au niveau de l’Académie, les animateurs académiques, répartis par bassins, recueillent les témoignages des coordonnateurs pédagogiques en prise avec le terrain.
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« Faire connaitre et diffuser les idées des autres »
« Depuis un an, constate Florent Tessier, les journées d’échanges du groupe des coordonnateurs pédagogiques permettent de remonter des exemples de pratiques et d’usages pédagogiques ».
Dans un esprit de mutualisation et de partage de bonnes pratiques, l’académie de Nantes a mis à disposition des enseignants des fiches pédagogiques. Mises en ligne sur le site académique, elles présentent des usages pédagogiques sous la forme de scénarios.
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« Rédiger des scénarios pédagogiques »
Destinés aux enseignants, les scénarios sont découpés en 5 rubriques :
- les apports de l’ENT ;
- la population concernée ;
- une description de la séquence ;
- les apports et problèmes rencontrés ;
- les réglages spécifiques pour le développer sur l’ENT.
« A sa lecture, l’enseignant peut très vite identifier les paramètres
dont il doit retenir compte s’il veut reproduire l’exercice »
Des fiches pédagogiques peuvent également être diffusées sur le portail central e-lyco sous une forme plus synthétique : « un PDF en A4 imprimable reprenant les rubriques du document source auquel les internautes peuvent également accéder s’ils le désirent » détaille Florent Tessier.
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L’ENT dans les relations entre enseignants, élèves et parents d’élèves
Lors du Symposium ENT (colloque JOCAIR 2012), en fonction du niveau d’avancement de leurs travaux, trois jeunes chercheurs* ont présenté leurs premiers constats, leurs hypothèses ou encore leurs conclusions sur les nouveaux modes d’organisation induits par le déploiement des ENT dans les établissements scolaire du secondaire (collèges et lycées).
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Les pratiques familiales autour de l’ENT
par Bastien LOUESSARD (Doctorant, Université du Mans)
Conduite dans le cadre du projet e-lyco avec les collèges de la Sarthe, l’étude a porté sur l‘impact de l’ENT sur les habitudes développées par l’ENT dans le cadre familial. La recherche combine données statistiques et enquête terrain sous forme d’entretiens et de visites dans les classes (pour rencontrer les parents, Bastien LOUESSARD a choisi de passer par les élèves donnant à son travail cette dimension familiale).
Quoique porté par une forte logique de généralisation, outil encore récent, l’ENT demeure un objet encore mal défini, notamment auprès des publics liés à l’environnement familial. D’où, selon Bastien LOUESSARD, la « difficulté d’évaluer son impact auprès des familles ». Le chercheur a en effet rappelé que « si l’on peut contraindre les élèves et les enseignants à se créer des comptes pour entrer dans le dispositif, on ne peut pas obliger les parents ! »
Sa recherche interroge la manière dont l’ENT peut s’insérer dans les pratiques et dans quelle mesure cela pouvait jouer sur la relation entre les familles et les autres membres de la communauté éducative.
Des premiers retours d’une phase d’observation des pratiques familiales à partir d’un panel représentatif de 8 collèges (avec des usages plus ou moins développés, urbains et ruraux, etc.), le chercheur constate que les usages sont essentiellement motivés par les besoins. Les premières connexions suivent le plus souvent la remise des comptes ou les réunions d’information organisées par les équipes projet lorsque l’ENT est déployé dans un établissement.
Au-delà de cette « consultation découverte », les parents interrogés se connectent sur l’ENT pour des besoins spécifiques et individualisés : consulter le cahier de textes de l’enfant tête en l’air, regarder les notes, vérifier la grille de la tarification de la restauration, etc. Il constate aussi que les parents se connectant sur l’ENT via le compte de leur enfant, se retrouvent déroutés par le vocabulaire des services mis à disposition des élèves dont ils ne sont pas familiers ! Les parents rencontrés par Bastien LOUESSARD ont déjà une pratique régulière d’Internet et des services administratifs en ligne, comme l’abonnement au transport scolaire :
« ils le font en ligne, parce que c’est plus simple ! »
Un outil partagé
Parmi les autres constats, les parents affirment ne pas consulter le cahier de textes à l’insu de leur enfant : « c’est une recherche qui se fait en famille » précise Bastien LOUESSARD, « comme la fierté d’un enfant de montrer une bonne note… »
Une représentation de l’ENT encore à construire
« Les parents ont une représentation finalement assez floue de l’ENT » remarque Bastien LOUESSARD : « il y a peu de communication institutionnelle, peu de réunions, qui sont d’ailleurs peu fréquentées et donc pas renouvelées… Ce que, paradoxalement, les parents déplorent ! Enfin, il y a peu de couverture médiatique grand public, tant régionale que nationale. »
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Les usages du cahier de textes
par Manuel SCHNEEWELE (Doctorant en Sciences de l’Éducation, Université Nancy2)
L’académie de Nancy-Metz déploie dans l’ensemble de ses lycées et collèges l’ENT PLACE. Parmi les services proposés, un cahier de textes numérique est consultable par l’ensemble de la communauté éducative recensée sur ce territoire. Dans sa recherche Manuel SCHNEEWELE a pour « objectif (…) d’identifier les fonctions du cahier de textes, c’est-à-dire le cadre de fonctionnement prévu par les concepteurs et d’observer et décrire les premiers usages ».
En s’appuyant sur les usages en cours sur la plateforme PLACE, l’universitaire a analysé le passage des usages prescrits aux usages réels, qui correspondent rarement aux attentes initiales, afin de dégager, au vu de ce processus d’appropriation, des leviers d’usages. Cette recherche s’est appuyée sur des modèles sociologiques éprouvés, notamment autour du concept d’acceptabilité qui conduit tout utilisateur à s’approprier, ou non, un outil en fonction de :
- l’ergonomie

- l’utilité perçue
- la pression sociale
- le degré de dépendance
Suite à l’enquête en ligne réalisée sur la plateforme PLACE (4.635 réponses), Manuel SCHNEEWELE a constaté que l’ENT était particulièrement bien perçu par les parents, un enthousiasme freiné par la faible réactivité des enseignants à tenir à jour les services mis en ligne… Ce que confirme la faible adhésion de cette cible qui voit en l’ENT davantage un outil de communication plus qu’un outil pédagogique. Les enseignants donnent quatre types d’utilisation qui pourraient les inciter à s’approprier l’ENT :
- assurer la continuité pédagogique entre l’école et le domicile de l’élève
- améliorer la qualité de son enseignement
- faire du travail collaboratif
- favoriser la culture numérique du système éducatif
Pour plus de détails, déjà sur Projets-ENT.com :
- Les usages du cahier de textes sur l’ENT (article, novembre 2010)
- Une première thèse universitaire autour des usages de l’ENT (interview, septembre 2010)
- Dossier PLACE Lorraine
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De nouveaux usages, de nouvelles relations ?
par Paulin GREGOIRE (Doctorant, Université de Grenoble)
Premiers résultats d’une enquête pilotée par le laboratoire SISCOM de l’Université de Savoie et du laboratoire MC2 de sociologie de l’Université de Grenoble, présentés par Paulin GREGOIRE dont la recherche veut comprendre les usages en cours sur CO3, l’ENT de Savoie.
Dans sa communication, Paulin GREGOIRE a porté son attention sur les parents d’élèves en s’interrogeant entre autres comment la mise en place de l’ENT a modifié ou non les relations qu’ils entretiennent avec les autres acteurs de la communauté éducative.
Pour rappel, après un démarrage rapide (au tout début des années 2000), il a fallu attendre septembre 2009 pour voir la Savoie lancer une solution ENT désormais opérante. Depuis septembre 2011, tous les collèges publics et un collège privé ont généralisé le projet CO3.
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Tableau des utilisateurs et des usages prioritaires :
| Utilisateurs | Visites sur l’ENT (en %) | Principaux usages (par ordre de préférence) |
| Parents | 20 | Actualité*, Vie scolaire, Cahier de textes, |
| Élèves | 52 | Actualité*, Courrier électronique, Cahier de textes, |
| Enseignants | 23 | Actualité*, Cahier de textes, Courrier électronique |
Après un démarrage variable selon les établissements, Paulin GREGOIRE a constaté des usages plus administratifs que pédagogiques.
Une première vague d’entretiens avec différentes cibles d’usagers de l’ENT, a permis au chercheur d’identifier, au-delà des freins inhérents au démarrage du projet (en cause, les trop nombreuses expérimentations, mais aussi, au démarrage du projet, l’équipement matériel et les débits insuffisants, le faible nombre des équipes d’accompagnement), les leviers qui aujourd’hui favorisent une progression significative de la fréquentation sur l’ENT :
- Leviers externes (le soutien des équipes de formateurs du Rectorat et du Conseil général, les services Web mis à la disposition des collèges par le Département qui les incitent à passer par l’ENT pour organiser leurs activités scolaires hors l’établissement)
- Leviers internes (les médiateurs dans les collèges : référents ENT ou Conseillers Principaux d’Education qui dispensent des formations, assurent du soutien auprès des personnels enseignants et non enseignants, et qui encouragent leurs collègues à utiliser les différents services à disposition sur l’ENT).
En conclusion, Paulin GREGOIRE assure que les résistances initiales sont en passe d’être levées, principalement grâce à ces « réseaux d’experts ». L’usage plus significatif d’outils de types collaboratifs (cahier de textes, messagerie et documents partagés) en est la meilleure illustration.
Pour plus de détails, voir sur Projets-ENT le Dossier consacré à CO3
- Sommaire du Dossier CO3
- Historique et chiffres clés de CO3
- Usages de l’ENT pour l’organisation des activités scolaires hors les murs de l’établissement (lire l’article et voir la vidéo)
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* Manuel Schneewele, Bastien Louessard et Paulin Grégoire effectuent leurs thèses dans le cadre des travaux de recherches sur les usages dans les ENT cofinancés par la Caisse des Dépôts et par les collectivités territoriales délimitant leur champ d’expérimentation.
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Bientôt un ENT pour le Primaire en Pays de Loire
Après une phase de consultation et d’étude, l’académie de Nantes a jeté les bases de son dispositif de déploiement d’un ENT dans le Primaire. Le désir d’assurer un continuum pédagogique, exprimé depuis la généralisation du projet e-lyco dans l’ensemble des collèges et lycées publics et privés du territoire, a donc pris un tour très concret.
Un document de présentation en trace les grandes lignes d’action : mise à feu fixée à la rentrée prochaine !
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Le projet synthétisé dans la plaquette de présentation se décline en 4 points :
* Une présentation des acteurs
* Les procédures mises en œuvre avec les grandes lignes du prochain cahier des charges
* Son calendrier :
- de septembre 2012 à mars 2013, préparation et attribution du marché
- de mai à juin, une phase pilote
- septembre 2013, lancement de la généralisation
* Ses principaux atouts (voir ci-dessous)
Atouts majeurs
Pour les collectivités locales
- Une adhésion progressive et adaptée aux écoles.
- La cohérence territoriale des dispositifs numériques proposés aux écoles
- Une vitrine possible pour toutes les actions conduites en direction des enfants
Pour les écoles
- Un élément facilitant la construction de l’école du socle liant écoles et collèges en vue
- de l’acquisition des compétences par les élèves
- Une mise à disposition permanente des ressources et des services numériques pendant, et hors temps scolaire pour les familles et les élèves.
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Pour aller plus loin
- Lire la plaquette : Déploiement d’un ENT pour le Primaire dans l’académie de Nantes
- Voir sur Projets-ENT : le Dossier Territoire consacré à e-lyco
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Nous travaillons enfin à créer un espace numérique pour le premier degré dans l’ensemble des quelque 1.400 communes de l’académie. Ce projet s’inscrit en cohérence avec la mise en place du socle commun des compétences, objectif pédagogique prioritaire qui implique tous les élèves de la dernière année de maternelle à la fin de troisième. Nous devrions dans le courant de l’année 2011 aboutir à des propositions concrètes et prometteuses pour les premières communes partenaires. Le déploiement des ENT dans le premier degré renforce le lien entre la collectivité et l’école mais constitue également une formidable opportunité de décloisonner chaque école en l’intégrant dans un réseau, promesse de riches échanges pédagogiques. L’ENT peut permettre de construire les écoles du socle commun (de la dernière année de maternelle à la fin de troisième en passant par le primaire) dont on perçoit qu’elles sont le gage de la réussite de notre système scolaire.
Extrait de l’interview de Gerald Chaix donnée à projets-ENT
lors de la réalisation du Dossier Territoire e-lyco (fin 2010)
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Premiers pas de la Restauration scolaire sur l’ENT
La place occupée par la restauration scolaire sur les ENT des premiers et seconds degrés demeure souvent marginale. S’il existe des exemples de projets qui renouvellent l’organisation, la gestion et le traitement du repas de midi (à Limoges, dans la Loire ou encore dans le Rhône, pour ne citer que les territoires traités dans ce dossier), d’une manière générale, lorsque l’ENT lui ouvre un espace, elle combine procédure de paiement et communication dans le primaire, et se limite à des missions d’information dans le secondaire.
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Dans le primaire
En l’absence d’un déploiement généralisé de l’ENT dans le primaire, il est difficile d’accéder aux expériences de mise en ligne de services proprement dédiés à la restauration scolaire. A la charge des Communes, elle trouve un traitement numérique sur le site de la collectivité aux côtés des services habituellement proposés (Etat civil, formulaires administratifs divers et inscription aux multiples activités communales). L’onglet renvoie sur des informations relatives aux modalités du déroulement des repas, laisse parfois place à des messages liés à la santé et à l’hygiène alimentaires et peut enfin proposer un service de télépaiement pour le règlement des repas des enfants.
Ces diverses fonctionnalités familiarisent les citoyens avec l’outil informatique, les procédures de télépaiement s’accompagnent par exemple de tutoriels explicatifs (comme sur le site de la Mairie de Vichy ou celui de la Mairie de Mérignac). Le règlement en ligne ne constitue pas une norme encore généralisée mais s’intègre parfaitement à la logique d’espace sécurisé qui caractérise un ENT de l’Education Nationale. A Limoges, par exemple, cette fonctionnalité est désormais intégrée dans son Portail des Ecoles (voir article).
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Dans les établissements du second degré
Dans les collèges et dans les lycées, les services proposés demeurent informatifs : leur activation relève de la décision du chef d’établissement, comme sur l’académie d’Aix-Marseille, à Château-Renard, sur l’ENT du Collège Recoquille, les élèves et les parents peuvent avec leur code et leur identifiant accéder via la vie scolaire aux menus du mois :
Dans d’autres départements, comme dans la Loire, la restauration propose un dispositif complexe qui ne se limite pas aux questions administratives ou à la simple mise en ligne des menus. C’est l’occasion d’aborder les questions qui sensibilisent et dont s’investissent les collectivités :
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nutrition,
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hygiène alimentaire,
-
repas issus de l’agriculture biologique,
-
etc.
Depuis peu, la Région Pays de la Loire qui s’est engagée dans une démarche Restauration Durable, recourt à l’ENT pour mutualiser toute information relative à ce dispositif. A la fois espace de communication et d’échanges, le Portail e-lyco propose des outils d’accompagnement et tient le journal des réunions et des conclusions des différents groupes de travail.
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Au-delà des expériences des territoires impliqués, des rencontres avec leurs initiateurs comme leurs utilisateurs, le déploiement de ces usages expriment combien la généralisation des ENT peut soutenir le renouvellement des pratiques, impulser de nouvelles dynamiques, insuffler une nouvelle motivation !
Les exemples de Limoges, du Rhône et de la Loire en sont de bonnes illustrations.
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| Documentation relative à la restauration scolaire |
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Recommandations du MEN sur la restauration scolaire en collèges |
| Indicateurs de performance pour le service public de la restauration scolaire (publication de l’Institut de la Gestion Déléguée en partenariat avec des acteurs publics et privés de la restauration et avec la FCPE et la PEEP, fédérations de parents d’élèves) |
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Dossier e-lyco
Projets-ent fait étape dans l’académie de Nantes qui depuis 2009 a lancé le déploiement du projet sans doute le plus ambitieux de l’Hexagone : l’académie et les 6 collectivités généralisent en effet un ENT destiné à l’ensemble de ses collégiens et de ses lycéens scolarisés sur le territoire. In fine, ce sont plus de 732 établissements, collèges et lycées, publics et privés sous contrat d’association, généraux et agricoles, qui intègreront le dispositif.
| SOMMAIRE | |
1/- E-Lyco, points de repères
2/- Acteurs et partenaires |
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3/- La fédération d’identité, un dispositif innovant
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Pour la réalisation de ce dossier, nous avons rencontré :
Qu’ils soient ici tous remerciés pour leur accueil et leur disponibilité. |
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La fédération d’identité, le partenariat au service de la continuité pédagogique
La diversité et le nombre des acteurs engagés sur le projet e-lyco, l’antériorité de certains ENT dans les collectivités, la multiplicité des services mis à disposition de la communauté éducative, mais aussi la nécessité d’anticiper l’arrivée des Téléservices du Ministère de l’Education, ont induit une réflexion partenariale sur les conditions techniques d’assurer un accès à la fois simplifié et sécurisé.
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E-Lyco, points de repères
En septembre 2008, à l’initiative du Recteur Gérald Chaix, le principe d’une extension du dispositif à l’ensemble des établissements du secondaire, publics, privés et agricoles, sur tout le territoire de l’académie a été suivi par l’ensemble des 6 collectivités concernées : la région Pays de la Loire, les départements de Loire-Atlantique (44), Maine et Loire (49), Mayenne (53), Sarthe (72) et Vendée (85).
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Gérald Chaix, Recteur de l’académie de Nantes, et Matthieu Orphelin, Vice Président de la Région Pays de la Loire en charge des lycées et de l’apprentissage, reviennent sur les enjeux et les perspectives d’E-Lyco.
Une occasion aussi de rappeler la force de leur partenariat.
Lire les entretiens avec :
Gérald Chaix, un choix pour tous les élèves de l’académie
Matthieu Orphelin, l’ENT c’est créer du lien
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Chronologie
- 30 septembre 2008 : sous l’impulsion du recteur Gérald Chaix, les 6 collectivités s’engagent dans la réflexion du déploiement d’un ENT commun pour tous les établissements du secondaire
- 25 juin 2009 : rédaction de deux conventions signées par l’ensemble des partenaires
- 25 septembre 2009 : la commission d’appel d’offre attribue le marché au groupement IBM/Kosmos
- 23 octobre 2009 : 1ère réunion du Comité de pilotage et lancement officiel du projet.
- janvier – février 2010 : phase pilote portée par 13 établissements
- mars 2010 : 1ère vague de déploiement sur 81 établissements.
- Rentrée 2010-2011 : le projet compte 207 établissements déployés ainsi qu’un ensemble de portails partenaires.
Lire l’historique sur le site d’E-lyco
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Un déploiement de grande ampleur
Pendant l’année scolaire 2009-2010, après une phase test dans 13 établissements, e-lyco a été activé dans 81 collèges et lycées. A la rentrée 2010, 113 établissements ont rejoint le réseau, ce qui porte à 207 le nombre d’ENT aujourd’hui opérationnels :
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Sources e-lyco
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Caractéristiques techniques
- Un guichet unique où en fonction de son statut on peut accéder au livret de compétence, au dossier administratif des élèves et aux outils de vie scolaire de l’établissement.
- Un vaste panel de services à disposition (plus de 20 services tiers déjà actifs : Gibii, SCONET modules absences & notes, KNE, CNS, Paraschool, lesite.TV, Viescolaire.net, Adobe Connect, ETNA et espace Pédagogique de l’Académie de Nantes, Webmail académique, Portail collaboratif académique… Mais aussi Webclasseur Onisep et Scolinfo qui seront disponibles à la rentrée 2011).
- Il s’agit d’un outil transversal et commun à l’ensemble du territoire, personnalisé en fonction des collectivités et de l’établissement !
Lire aussi l’article du Café Pédagogique et le descriptif de l’ENT e-lyco
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Un dispositif d’accompagnement d’ampleur
Le déploiement du projet est indissociable de la mise en place de dispositifs d’information, de suivi et de conduite du changement, naturellement dédiés au Rectorat du fait de son rôle central dans la relation entre les partenaires. Cette partie de la mission, piloté par le Pôle TICE, comprend à la fois l’information et la formation (voir ci-dessous).

© Pôle TICE académie de Nantes
Le CRDP y participe également et s’occupe plus particulièrement de la relation avec les parents (sensibilisation et information).
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Patrick Ducler, Conseiller TICE à l’académie de Nantes, rappelle les enjeux et le détail du dispositif.
Accompagner tout en respectant l’autonomie des établissements
Si le Rectorat et l’ensemble des partenaires impulsent le projet jusqu’à la porte de l’établissement, la généralisation dans les murs relève de la responsabilité des personnels de direction. Naturellement, le chef d’établissement n’est pas livré à lui-même puisque nous restons à sa disposition pour échanger sur la stratégie, aller à sa rencontre, organiser des réunions pour aider et accompagner ceux qui en ressentent le besoin. Chaque établissement doit pouvoir s’approprier l’ENT, le projet et sa mise en œuvre ! C’est ensuite au chef d’établissement de développer tout ou partie du dispositif proposé.
Mettre en synergie tous les réseaux académiques !
Pour la phase d’accompagnement du déploiement, l’académie de Nantes a mobilisé tous les réseaux académiques existants : le Pôle TICE, les formateurs pédagogiques de toutes les disciplines, les interlocuteurs TICE (professeurs en lien direct avec l’inspection et la DGESCO pour le pilotage pédagogique des TICE dans un champ disciplinaire), un groupe de formateurs constitués par le Pôle TICE, ou encore le groupe des animateurs départementaux et l’inspection pédagogique. Mais nous avons aussi voulu associer des spécialistes comme les Conseillers d’Orientation Pédagogique et tous les groupes professionnels dédiés comme le réseau des professeurs documentalistes. Le rectorat attribue également des moyens en heures supplémentaires aux établissements, pour les administrateurs et coordonnateurs, à compter du déploiement, cela pour une durée de 5 années. Enfin, en parallèle, l’académie propose sur le portail central des outils numériques à la disposition des acteurs du déploiement. L’animation en est assurée par un comité éditorial baptisé Commission éditoriale et de communication (voir article E-lyco, un réseau de portail).
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E-lyco par Kosmos : une Solution ENT
Kosmos est une société nantaise, devenue éditeur de logiciels et de solutions à partir de 2002, d’abord positionnée sur le marché de l’enseignement supérieur sur des enjeux de valorisation d’offre de formation et de travaux de recherches (conception, édition, commercialisation et distribution de la solution K.sup). Kosmos a ensuite développé des solutions ENT tant dans le supérieur que dans le secondaire (avec K.d’école en collège et en lycée), tout en valorisant des portails d’offre de formations professionnelles. Jean Planet, Président de cette PME innovante, revient sur l’aventure d’e-lyco.
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Projets-ent : Quels sont les points forts d’e-lyco ?
Jean Planet : E-lyco, l’ENT des lycées et collèges en Pays de la Loire, repose sur la solution K-d’école, construite autour d’un cahier de textes pédagogique mettant en œuvre toutes les fonctionnalités de contributions de type Web 2.0 dans l’organisation d’un cours (créer un forum, un blog, un wiki, etc.). Elle vise à faciliter la diffusion et l’apprentissage des élèves autour des ressources pédagogiques élaborées par l’enseignant qui peuvent être ensuite mutualisées dans une logique de partage ou de diffusion de bonnes pratiques à l’échelle de l’établissement, d’une discipline ou d’une académie. E-lyco met en œuvre des solutions innovantes d’interopérabilité au travers d’un mécanisme, la fédération d’identité, qui permet d’inscrire la solution K-d’école dans un réseau de portails partenaires et de pousser leurs services numériques via un ENT à travers une authentification unique. Ce dispositif permet notamment d’intégrer les services techniques des collectivités.
Consulter la présentation de l’atelier consacré à la fédération d’identité
Educatice-Educatec (jeudi 25 novembre 2010) sur le site de KosmosProjets-ent : Quelles sont les caractéristiques d’un tel projet ?
Jean Planet : Le projet e-lyco est un projet ambitieux par nature puisqu’il couvre à la fois le public et le privé, l’enseignement général et agricole. Au-delà de cette complexité, les problématiques relèvent davantage du nombre d’établissements à déployer. Après 12 mois d’exécution, plus de 200 d’entre eux ont été déployés et sont opérationnels. A partir de la rentrée 2011, la montée en charge s’effectuera sur un rythme de déploiement annuel de plus d’une centaine d’établissements !
Projets-ent : Comment expliquez-vous le succès de ce projet ?
Jean Planet : E-lyco est d’abord une aventure humaine à laquelle chaque partenaire et chaque acteur s’est associé au-delà des clivages organisationnels et politiques. Ceci est vrai aussi bien du côté de la maîtrise d’ouvrage qui n’a pas hésité à former un groupement de commande d’envergure autour de l’académie et des six collectivités, que du côté de la maîtrise d’œuvre avec le binôme IBM/Kosmos. Cette association remonte déjà à fin 2005. Elle s’est rôdée sur des expérimentations dans différents territoires, mais elle a surtout construit sa relation partenariale en emportant le marché de généralisation des ENT en Midi-Pyrénées. Depuis, les deux structures ont décidé de poursuivre leur collaboration pour permettre d’offrir la solution industrielle la plus large et la plus cohérente sur le marché.
Projets-ent : Quels sont les chantiers qui ont émergé avec ce projet ?
Jean PLANET : Même si nous travaillions déjà sur ses grands principes, nul doute que la fédération d’identité constitue l’un des dispositifs les plus innovants pour répondre aux problématiques complexes d’interopérabilité. Parmi les chantiers expérimentés, il faut citer aussi nos recherches pour répondre aux besoins sur la mobilité et l’expérimentation permettant de faciliter la diffusion et l’accès aux ressources numériques (comme l’intégration des manuels numériques dans les ENT) produites par des éditeurs privés, les académies et les enseignants eux-mêmes.
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| Kosmos en chiffres (2011) | |
| 70 universités et grandes écoles 35 collectivités territoriales | Kosmos regroupe désormais 35 collaborateurs sur deux sites (le siège à Nantes et une antenne à Toulouse) et « se pose comme l’un des spécialistes des portails web pour l’éducation et le service publique » (Jean Planet).Depuis 2002, ses logiciels K-Sup, K-Portal et K-d’école sont déployés auprès des établissements d’enseignement supérieur, des collèges et de lycées, des rectorats et des organismes de formation professionnelle. |
| 1.180 collèges et lycées | |
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Dernières évolutions stratégiques et ergonomiques
Comme le rappelle Patrick Ducler, Conseiller TICE à l’académie de Nantes, le cahier de textes constitue l’une des fonctionnalités centrales de l’ENT e-lyco. Ses dernières évolutions proposent notamment un outil adapté au niveau de compétence de son utilisateur !
A la rentrée 2011, les usagers pourront disposer de la nouvelle version du cahier de texte née des retours des utilisateurs. Cette évolution permet notamment un usage progressif de ses fonctionnalités. En fonction du degré de maîtrise de l’outil, chaque utilisateur pourra en effet disposer soit d’une version simple d’utilisation, soit d’une version plus élaborée proposant un environnement de travail collaboratif.
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E-lyco, un réseau de portails
Le dispositif de la fédération d’identité trouve son application concrète dans l’ergonomie choisie par les différents acteurs pour s’identifier sur la Toile : un réseau de portails qui ne duplique pas un même site, mais qui constitue une appropriation par chaque acteur de la charte graphique d’e-lyco.
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Le portail des portails
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| Pays de la Loire | Loire-Atlantique | Maine et Loire | |
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| Mayenne | Sarthe | Vendée | URADEL* |
* URADEL : Portail de l’enseignement catholique privé sous contrat
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La charte graphique d’e-lyco
Le choix du nom d’e-lyco illustre l’esprit de l’implication des 6 partenaires institutionnels au projet : proposé en comité de pilotage par l’un des partenaires, dans les deux mois qui suivaient, il recevait l’approbation de tous ! ly pour lycée, co pour collèges, précédé par le e- du web qui se retrouve dans l’e-administration.
L’homogénéité du projet se retrouve dans la charte graphique adoptée pour habiller les portails e-lyco de chaque partenaire : les couleurs d’e-lyco rappellent la couleur dominante du logo de chaque collectivité. Pour l’Académie, le graphiste a choisi la teinte du logo ministériel.
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Région Pays de Loire |
| Département de Maine et Loire | |
| Département de la Vendée | |
| Département de la Sarthe | |
| Académie de Nantes | |
| Département de Loire Atlantique | |
| Département de la Mayenne |
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Au-delà de la symbolique partenariale, l’homogénéité de l’ergonomie et de la navigation qui caractérise chaque site, dans le respect des identités de chacun, facilitent l’appropriation par les utilisateurs.
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Un outil de communication autonome et harmonisé
Comme le rappelle Céline POTTIER, chargée de mission Anjou Dynamique Numérique au Conseil général de Maine-et-Loire :
« Si e-lyco est d’abord un outil pédagogique, c’est aussi pour chaque collectivité un moyen de communiquer plus largement en direction de l’ensemble de la communauté éducative et à terme de pouvoir dématérialiser certains documents administratifs grâce à la communication électronique. »
Si chaque partenaire dispose de son propre site et peut communiquer en direction de son public spécifique, toute publication doit recevoir l’accord de tous. C’est pourquoi, une commission éditoriale et de communication, réunissant tous les partenaires du groupement, encadre les publications des 7 plateformes. Une charte éditoriale est d’ailleurs en voie de rédaction afin de mieux encadrer la communication autour du projet.
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