Projets ENT

Le site de la génération ENT

Premiers pas de la Restauration scolaire sur l’ENT

La place occupée par la restauration scolaire sur les ENT des premiers et seconds degrés demeure souvent marginale. S’il existe des exemples de projets qui renouvellent l’organisation, la gestion et le traitement du repas de midi (à Limoges, dans la Loire ou encore dans le Rhône, pour ne citer que les territoires traités dans ce dossier), d’une manière générale, lorsque l’ENT lui ouvre un espace, elle combine procédure de paiement et communication dans le primaire, et se limite à des missions d’information dans le secondaire.

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Dans le primaire

En l’absence d’un déploiement généralisé de l’ENT dans le primaire, il est difficile d’accéder aux expériences de mise en ligne de services proprement dédiés à la restauration scolaire. A la charge des Communes, elle trouve un traitement numérique sur le site de la collectivité aux côtés des services habituellement proposés (Etat civil, formulaires administratifs divers et inscription aux multiples activités communales). L’onglet renvoie sur des informations relatives aux modalités du déroulement des repas, laisse parfois place à des messages liés à la santé et à l’hygiène alimentaires et peut enfin proposer un service de télépaiement pour le règlement des repas des enfants.

Ces diverses fonctionnalités familiarisent les citoyens avec l’outil informatique, les procédures de télépaiement s’accompagnent par exemple de tutoriels explicatifs (comme sur le site de la Mairie de Vichy ou celui de la Mairie de Mérignac). Le règlement en ligne ne constitue pas une norme encore généralisée mais s’intègre parfaitement à la logique d’espace sécurisé qui caractérise un ENT de l’Education Nationale. A Limoges, par exemple, cette fonctionnalité est désormais intégrée dans son Portail des Ecoles (voir article).

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Dans les établissements du second degré

Dans les collèges et dans les lycées, les services proposés demeurent informatifs : leur activation relève de la décision du chef d’établissement, comme sur l’académie d’Aix-Marseille, à Château-Renard, sur l’ENT du Collège Recoquille, les élèves et les parents peuvent avec leur code et leur identifiant accéder via la vie scolaire aux menus du mois :

Dans d’autres départements, comme dans la Loire, la restauration propose un dispositif complexe qui ne se limite pas aux questions administratives ou à la simple mise en ligne des menus. C’est l’occasion d’aborder les questions qui sensibilisent et dont s’investissent les collectivités :

  • nutrition,
  • hygiène alimentaire,
  • repas issus de l’agriculture biologique,
  • etc.

Depuis peu, la Région Pays de la Loire qui s’est engagée dans une démarche Restauration Durable, recourt à l’ENT pour mutualiser toute information relative à ce dispositif. A la fois espace de communication et d’échanges, le Portail e-lyco propose des outils d’accompagnement et tient le journal des réunions et des conclusions des différents groupes de travail.

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Au-delà des expériences des territoires impliqués, des rencontres avec leurs initiateurs comme leurs utilisateurs, le déploiement de ces usages expriment combien la généralisation des ENT peut soutenir le renouvellement des pratiques, impulser de nouvelles dynamiques, insuffler une nouvelle motivation ! 

Les exemples de Limoges, du Rhône et de la Loire en sont de bonnes illustrations.

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Documentation relative à la restauration scolaire

Recommandations du MEN sur la restauration scolaire en collèges

Indicateurs de performance pour le service public de la restauration scolaire (publication de l’Institut de la Gestion Déléguée en partenariat avec des acteurs publics et privés de la restauration et avec la FCPE et la PEEP, fédérations de parents d’élèves)

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Dossier e-lyco

Projets-ent fait étape dans l’académie de Nantes qui depuis 2009 a lancé le déploiement du projet sans doute le plus ambitieux de l’Hexagone : l’académie et les 6 collectivités généralisent en effet un ENT destiné à l’ensemble de ses collégiens et de ses lycéens scolarisés sur le territoire. In fine, ce sont plus de 732 établissements, collèges et lycées, publics et privés sous contrat d’association, généraux et agricoles, qui intègreront le dispositif.

Télécharger la Fiche synthétique du Dossier e-lyco

en Basse Définition (1923 Ko) ou en Haute Définition (5610 Ko)

SOMMAIRE  
1/- E-Lyco, points de repères 

2/- Acteurs et partenaires 

3/- La fédération d’identité, un dispositif innovant 

 

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Pour la réalisation de ce dossier, nous avons rencontré :  

  • Gérald Chaix, Recteur de l’académie de Nantes
  • Matthieu Orphelin, Vice-président, Conseil régional des Pays de la Loire
  • Grégory Chevillon, secrétaire général adjoint de l’académie de Nantes
  • Patrick Ducler, Conseiller TICE à l’académie de Nantes
  • Yves Nivelle, chef de projet ENT à la Direction des Lycées du Conseil régional des Pays de la Loire
  • Céline Pottier, chargée de mission Anjou Dynamique Numérique, Conseil général de Maine-et-Loire
  • Alain Scoazec, adjoint au Directeur du Service Informatique de l’académie de Nantes
  • Thierry Paccault, chef de projet e-lyco à la Direction des Services Informatiques du rectorat de Nantes
  • Elisabeth Costagliola, présidente régionale des Parents d’Elèves de l’Enseignement Public
  • Muriel Oger, responsable du site web académique au rectorat de Nantes

Qu’ils soient ici tous remerciés pour leur accueil et leur disponibilité.

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La fédération d’identité, le partenariat au service de la continuité pédagogique

La diversité et le nombre des acteurs engagés sur le projet e-lyco, l’antériorité de certains ENT dans les collectivités, la multiplicité des services mis à disposition de la communauté éducative, mais aussi la nécessité d’anticiper l’arrivée des Téléservices du Ministère de l’Education, ont induit une réflexion partenariale sur les conditions techniques d’assurer un accès à la fois simplifié et sécurisé.

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E-Lyco, points de repères

En septembre 2008, à l’initiative du Recteur Gérald Chaix, le principe d’une extension du dispositif à l’ensemble des établissements du secondaire, publics, privés et agricoles, sur tout le territoire de l’académie a été suivi par l’ensemble des 6 collectivités concernées : la région Pays de la Loire, les départements de Loire-Atlantique (44), Maine et Loire (49), Mayenne (53), Sarthe (72) et Vendée (85).

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Gérald Chaix, Recteur de l’académie de Nantes, et Matthieu Orphelin, Vice Président de la Région Pays de la Loire en charge des lycées et de l’apprentissage, reviennent sur les enjeux et les perspectives d’E-Lyco.

Une occasion aussi de rappeler la force de leur partenariat.

Lire les entretiens avec :

Gérald Chaix, un choix pour tous les élèves de l’académie
Matthieu Orphelin, l’ENT c’est créer du lien

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Chronologie

  • 30 septembre 2008 : sous l’impulsion du recteur Gérald Chaix, les 6 collectivités s’engagent dans la réflexion du déploiement d’un ENT commun pour tous les établissements du secondaire
  • 25 juin 2009 : rédaction de deux conventions signées par l’ensemble des partenaires
  • 25 septembre 2009 : la commission d’appel d’offre attribue le marché au groupement IBM/Kosmos
  • 23 octobre 2009 : 1ère réunion du Comité de pilotage et lancement officiel du projet.
  • janvier – février 2010 : phase pilote portée par 13 établissements
  • mars 2010 : 1ère vague de déploiement sur 81 établissements.
  • Rentrée 2010-2011 : le projet compte 207 établissements déployés ainsi qu’un ensemble de portails partenaires.

Lire l’historique sur le site d’E-lyco

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Un déploiement de grande ampleur

Pendant l’année scolaire 2009-2010, après une phase test dans 13 établissements, e-lyco a été activé dans 81 collèges et lycées. A la rentrée 2010, 113 établissements ont rejoint le réseau, ce qui porte à 207 le nombre d’ENT aujourd’hui opérationnels :

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E-lyco en chiffres

732 établissements :

360 collèges et lycées publics

268 collège et lycées privés

104 collèges et lycées agricoles

+ d’1 million d’utilisateurs finaux en 2014

Budgets :

+ de 10 M HT d’euros de budget sur 5 ans pour les collectivités

+ de 10 M d’euros consacrés aux moyens locaux d’accompagnement par l’Académie de Nantes

Sources e-lyco

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Caractéristiques techniques

  • Un guichet unique où en fonction de son statut on peut accéder au livret de compétence, au dossier administratif des élèves et aux outils de vie scolaire de l’établissement.
  • Un vaste panel de services à disposition (plus de 20 services tiers déjà actifs : Gibii, SCONET modules absences & notes, KNE, CNS, Paraschool, lesite.TV, Viescolaire.net, Adobe Connect, ETNA et espace Pédagogique de l’Académie de Nantes, Webmail académique, Portail collaboratif académique… Mais aussi Webclasseur Onisep et Scolinfo qui seront disponibles à la rentrée 2011).
  • Il s’agit d’un outil transversal et commun à l’ensemble du territoire, personnalisé en fonction des collectivités et de l’établissement !

Lire aussi l’article du Café Pédagogique et le descriptif de l’ENT e-lyco

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Un dispositif d’accompagnement d’ampleur

Le déploiement du projet est indissociable de la mise en place de dispositifs d’information, de suivi et de conduite du changement, naturellement dédiés au Rectorat du fait de son rôle central dans la relation entre les partenaires. Cette partie de la mission, piloté par le Pôle TICE, comprend à la fois l’information et la formation (voir ci-dessous).

© Pôle TICE académie de Nantes

Le CRDP y participe également et s’occupe plus particulièrement de la relation avec les parents (sensibilisation et information).

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Patrick Ducler, Conseiller TICE à l’académie de Nantes, rappelle les enjeux et le détail du dispositif.

Accompagner tout en respectant l’autonomie des établissements

Si le Rectorat et l’ensemble des partenaires impulsent le projet jusqu’à la porte de l’établissement, la généralisation dans les murs relève de la responsabilité des personnels de direction. Naturellement, le chef d’établissement n’est pas livré à lui-même puisque nous restons à sa disposition pour échanger sur la stratégie, aller à sa rencontre, organiser des réunions pour aider et accompagner ceux qui en ressentent le besoin. Chaque  établissement doit pouvoir s’approprier l’ENT, le projet et sa mise en œuvre ! C’est ensuite au chef d’établissement de développer tout ou partie du dispositif proposé.

Mettre en synergie tous les réseaux académiques !

Pour la phase d’accompagnement du déploiement, l’académie de Nantes a mobilisé tous les réseaux académiques existants : le Pôle TICE, les formateurs pédagogiques de toutes les disciplines, les interlocuteurs TICE (professeurs en lien direct avec l’inspection et la DGESCO pour le pilotage pédagogique des TICE dans un champ disciplinaire), un groupe de formateurs constitués par le Pôle TICE, ou encore le groupe des animateurs départementaux et l’inspection pédagogique. Mais nous avons aussi voulu associer des spécialistes comme les Conseillers d’Orientation Pédagogique et tous les groupes professionnels dédiés comme le réseau des professeurs documentalistes. Le rectorat attribue également des moyens en heures supplémentaires aux établissements, pour les administrateurs et coordonnateurs, à compter du déploiement, cela pour une durée de 5 années. Enfin, en parallèle, l’académie propose sur le portail central des outils numériques à la disposition des acteurs du déploiement. L’animation en est assurée par un comité éditorial baptisé Commission éditoriale et de communication (voir article E-lyco, un réseau de portail).

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E-lyco par Kosmos : une Solution ENT

Kosmos est une société nantaise, devenue éditeur de logiciels et de solutions à partir de 2002, d’abord positionnée sur le marché de l’enseignement supérieur sur des enjeux de valorisation d’offre de formation et de travaux de recherches (conception, édition, commercialisation et distribution de la solution K.sup). Kosmos a ensuite développé des solutions ENT tant dans le supérieur que dans le secondaire (avec K.d’école en collège et en lycée), tout en valorisant des portails d’offre de formations professionnelles. Jean Planet, Président de cette PME innovante, revient sur l’aventure d’e-lyco.

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Projets-ent : Quels sont les points forts d’e-lyco ?

Jean Planet : E-lycol’ENT des lycées et collèges en Pays de la Loire, repose sur la  solution K-d’école, construite autour d’un cahier de textes pédagogique mettant en œuvre toutes les fonctionnalités de contributions de type Web 2.0 dans l’organisation d’un cours (créer un forum, un blog, un wiki, etc.). Elle vise à faciliter la diffusion et l’apprentissage des élèves autour des ressources pédagogiques élaborées par l’enseignant qui peuvent être ensuite mutualisées dans une logique de partage ou de diffusion de bonnes pratiques à l’échelle de l’établissement, d’une discipline ou d’une académie. E-lyco met en œuvre des solutions innovantes d’interopérabilité au travers d’un mécanisme, la fédération d’identité, qui permet d’inscrire la solution K-d’école dans un réseau de portails partenaires et de pousser leurs services numériques via un ENT à travers une authentification unique. Ce dispositif permet notamment d’intégrer les services techniques des collectivités.

Consulter la présentation de l’atelier consacré à la fédération d’identité
Educatice-Educatec (jeudi 25 novembre 2010) sur le site de Kosmos

Projets-ent : Quelles sont les caractéristiques d’un tel projet ?

Jean Planet : Le projet e-lyco est un projet ambitieux par nature puisqu’il couvre à la fois le public et le privé, l’enseignement général et agricole. Au-delà de cette complexité, les problématiques relèvent davantage du nombre d’établissements à déployer. Après 12 mois d’exécution, plus de 200 d’entre eux ont été déployés et sont opérationnels. A partir de la rentrée 2011, la montée en charge s’effectuera sur un rythme de déploiement annuel de plus d’une centaine d’établissements !

Projets-ent : Comment expliquez-vous le succès de ce projet ?

Jean Planet : E-lyco est d’abord une aventure humaine à laquelle chaque partenaire et chaque acteur s’est associé au-delà des clivages organisationnels et politiques. Ceci est vrai aussi bien du côté de la maîtrise d’ouvrage qui n’a pas hésité à former un groupement de commande d’envergure autour de l’académie et des six collectivités, que du côté de la maîtrise d’œuvre avec le binôme IBM/Kosmos. Cette association remonte déjà à fin 2005. Elle s’est rôdée sur des expérimentations dans différents territoires, mais elle a surtout construit sa relation partenariale en emportant le marché de généralisation des ENT en Midi-Pyrénées. Depuis, les deux structures ont décidé de poursuivre leur collaboration pour permettre d’offrir la solution industrielle la plus large et la plus cohérente sur le marché.

Projets-ent : Quels sont les chantiers qui ont émergé avec ce projet ?

Jean PLANET : Même si nous travaillions déjà sur ses grands principes, nul doute que la fédération d’identité constitue l’un des dispositifs les plus innovants pour répondre aux problématiques complexes d’interopérabilité. Parmi les chantiers expérimentés, il faut citer aussi nos recherches pour répondre aux besoins sur la mobilité et l’expérimentation permettant de faciliter la diffusion et l’accès aux ressources numériques (comme l’intégration des manuels numériques dans les ENT) produites par des éditeurs privés, les académies et les enseignants eux-mêmes.

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Kosmos en chiffres (2011)
70 universités et grandes écoles 35 collectivités territoriales Kosmos regroupe désormais 35 collaborateurs sur deux sites (le siège à Nantes et une antenne à Toulouse) et « se pose comme l’un des spécialistes des portails web pour l’éducation et le service publique » (Jean Planet).Depuis 2002, ses logiciels K-Sup, K-Portal et K-d’école sont déployés auprès des établissements d’enseignement supérieur, des collèges et de lycées, des rectorats et des organismes de formation professionnelle.
1.180 collèges et lycées

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Dernières évolutions stratégiques et ergonomiques

Comme le rappelle Patrick Ducler, Conseiller TICE à l’académie de Nantes, le cahier de textes constitue l’une des fonctionnalités centrales de l’ENT e-lyco. Ses dernières évolutions proposent notamment un outil adapté au niveau de compétence de son utilisateur !

A la rentrée 2011, les usagers pourront disposer de la nouvelle version du cahier de texte née des retours des utilisateurs. Cette évolution permet notamment un usage progressif de ses fonctionnalités. En fonction du degré de maîtrise de l’outil, chaque utilisateur pourra en effet disposer soit d’une version simple d’utilisation, soit d’une version plus élaborée proposant un environnement de travail collaboratif.

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E-lyco, un réseau de portails

Le dispositif de la fédération d’identité trouve son application concrète dans l’ergonomie choisie par les différents acteurs pour s’identifier sur la Toile : un réseau de portails qui ne duplique pas un même site, mais qui constitue une appropriation par chaque acteur de la charte graphique d’e-lyco.

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Le portail des portails

       

Portail central e-lyco

Pays de la Loire Loire-Atlantique Maine et Loire
       
Mayenne Sarthe Vendée URADEL*

* URADEL : Portail de l’enseignement catholique privé sous contrat

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La charte graphique d’e-lyco

Le choix du nom d’e-lyco illustre l’esprit de l’implication des 6 partenaires institutionnels au projet : proposé en comité de pilotage par l’un des partenaires, dans les deux mois qui suivaient, il recevait l’approbation de tous ! ly pour lycée, co pour collèges, précédé par le e- du web qui se retrouve dans l’e-administration.

L’homogénéité du projet se retrouve dans la charte graphique adoptée pour habiller les portails e-lyco de chaque partenaire : les couleurs d’e-lyco rappellent la couleur dominante du logo de chaque collectivité. Pour l’Académie, le graphiste a choisi la teinte du logo ministériel.

Région Pays de Loire
Département de Maine et Loire
Département  de la Vendée
 Département de la Sarthe
Académie de Nantes
 Département de Loire Atlantique
 Département de la Mayenne

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Au-delà de la symbolique partenariale, l’homogénéité de l’ergonomie et de la navigation qui caractérise chaque site, dans le respect des identités de chacun, facilitent l’appropriation par les utilisateurs.

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Un outil de communication autonome et harmonisé

Comme le rappelle Céline POTTIER, chargée de mission Anjou Dynamique Numérique au Conseil général de Maine-et-Loire :

« Si e-lyco est d’abord un outil pédagogique, c’est aussi pour chaque collectivité un moyen de communiquer plus largement en direction de l’ensemble de la communauté éducative et à terme de pouvoir dématérialiser certains documents administratifs grâce à la communication électronique. »

Si chaque partenaire dispose de son propre site et peut communiquer en direction de son public spécifique, toute publication doit recevoir l’accord de tous. C’est pourquoi, une commission éditoriale et de communication, réunissant tous les partenaires du groupement, encadre les publications des 7 plateformes. Une charte éditoriale est d’ailleurs en voie de rédaction afin de mieux encadrer la communication autour du projet.

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L’ENT e-lyco, dispositif d’accompagnement pédagogique

A son arrivée dans l’académie de Nantes (juin 2008), le recteur Gérald Chaix a mobilisé les initiatives et les réflexions existantes et s’est appuyé sur sa propre expérience strasbourgeoise (mise en place, en partenariat avec trois collectivités, d’un espace numérique de travail aussi bien pour les lycées que pour les collèges – voir dossier consacré à l’ENTEA-2), pour initier le déploiement de l’ENT e-lyco.

Tout en revenant sur sa genèse, Gérald Chaix en précise les objectifs pédagogiques.

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Projets-ent : Qu’avez-vous retenu de la période de lancement d’e-lyco ?

Gérald Chaix : Les collectivités se sont aussitôt montrées enthousiastes et, en moins de six mois, nous sommes passés du stade de la déclaration d’intention à l’élaboration d’une convention et d’un cahier des charges, pré-requis incontournables au lancement technique de l’ENT. Les notions d’espace numérique de travail et d’intérêt collectif ont transcendé les clivages politiques, l’ampleur du projet et ses perspectives ont entretenu et renforcé l’enthousiasme initial des différents partenaires. Il est certain que l’expérience alsacienne nous a été utile dans la réflexion autour des modalités du déploiement de l’ENT (élaboration du cahier des charges, mise en place d’un groupement public d’achat, etc.) et nous a donné des points de repères ; mais dans l’académie de Nantes la démarche concerne plus du double d’élèves et implique l’ensemble des systèmes éducatifs du second degré !

Projets-ent : Quels sont pour l’académie les enjeux de la généralisation ?

Gérald Chaix : Déployer un ENT académique s’inscrit dans les missions de l’école au cœur de la cité. De même que l’ENT constitue un lien et une ouverture sur le monde extérieur (en direction des différents partenaires de l’école, les parents, les collectivités, le monde associatif et plus largement les forces économiques et sociales), il contribue à soutenir des ambitions pédagogiques et didactiques propres à l’école. Il garantit la personnalisation des parcours et le rythme propre à chaque élève, tout en servant l’objectif commun partagé par l’ensemble de la classe et son enseignant. Car le vrai défi c’est de pouvoir concilier un projet commun à tous les élèves et une démarche personnalisée !

Projets-ent : Quelles en sont les perspectives pédagogiques ?

Gérald Chaix : Comme après les premiers temps de familiarisation, l’usage d’un logiciel conduit à son exploitation étendue et complexe, il existe une période d’appropriation de l’ENT. Durant cette phase, les élèves et les enseignants utilisent souvent les mêmes fonctionnalités : les cours en ligne, le cahier de textes, les notes, les ressources documentaires ou encore la messagerie. Cette phase développe des pratiques pédagogiques qui transcendent l’outil et les usages. Au-delà des simples fonctionnalités d’usage, l’ENT offre en effet un cadre à travers lequel l’élève peut se constituer ses propres outils, disposer de procédures d’auto-évaluation et tout ce qui concourt à faciliter son autonomisation. L’ENT est à la fois espace de capitalisation et de structuration de ses connaissances. On peut pour s’en convaincre prendre l’exemple du tableau noir et du TBI (Tableau Blanc Interactif) : dans le premier cas, lorsqu’il n’y a plus de place pour écrire, il faut effacer sa présentation. Dans le second, on n’efface pas, on mémorise, ce qui contraint donc aussi à s’interroger sur les modalités d’archivage et d’organisation des contenus. De même que l’invention de l’imprimerie a favorisé la structuration des supports écrits avec la généralisation des chapitres, des titres, des marges, des notes de bas de pages, des index, etc., de même les multiples fonctionnalités de l’ENT mettent-elles à disposition de ses utilisateurs des outils de construction et contribuent-elles à la structuration des apprentissages.

De son côté, si son rôle évolue, l’enseignant n’en demeure pas moins au cœur du système : à la fois spécialiste et expert en construction du savoir, il guide l’élève dans ses apprentissages, l’aidant à forger son esprit critique et à ne pas restreindre son usage des outils numériques à un empilage de connaissances. Les fonctionnalités proposées sur l’ENT doivent le lui garantir.

Projets-ent : Et plus largement quelles sont les perspectives du projet e-lyco ?

Gérald Chaix : Elles sont au nombre de trois ! Déployer l’ENT, s’approprier ses fonctionnalités pour enrichir ses usages pédagogiques et étendre enfin le dispositif au premier degré.

Le déploiement sur cinq ans, avec ses dimensions technique et financière (20 millions d’investissements également répartis entre les collectivités et l’éducation nationale). Pour l’éducation nationale, il s’agit de former tous les enseignants sur tous les établissements, sachant que la différence entre l’usage des TICE et le déploiement d’un ENT, c’est que dans ce dernier cas, tous les acteurs doivent l’utiliser, personne ne devant et ne pouvant rester à l’écart !  D’où l’importance de la formation qui permet d’intégrer tous les acteurs (public, privé, collèges et lycées, enseignement général et agricole) dans le dispositif.

A l’horizon 2015, toutes les fonctionnalités de l’ENT devront être exploitées. Il faut passer en effet d’une utilisation qui facilite aujourd’hui les usages traditionnels liés à une exploitation maximale de l’outil qui passe notamment par une phase d’appropriation. Il y a une dimension de partenariat à généraliser entre tous les acteurs afin de créer de nouveaux rapports entre l’école et les familles.

Nous travaillons enfin à créer un espace numérique pour le premier degré dans l’ensemble des quelque 1.400 communes de l’académie. Ce projet s’inscrit en cohérence avec la mise en place du socle commun des compétences, objectif pédagogique prioritaire qui implique tous les élèves de la dernière année de maternelle à la fin de troisième. Nous devrions dans le courant de l’année 2011 aboutir à des propositions concrètes et prometteuses pour les premières communes partenaires. Le déploiement des ENT dans le premier degré renforce le lien entre la collectivité et l’école mais constitue également une formidable opportunité de décloisonner chaque école en l’intégrant dans un réseau, promesse de riches échanges pédagogiques. L’ENT peut permettre de construire les écoles du socle commun (de la dernière année de maternelle à la fin de troisième en passant par le primaire) dont on perçoit qu’elles sont le gage de la réussite de notre système scolaire.

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L’ENT, c’est créer du lien

Matthieu Orphelin, vice président à la Région des Pays de la Loire, en charge des Lycées et de l’Apprentissage, voit dans le projet e-lyco l’occasion de renforcer le lien sur le territoire entre tous les acteurs de la communauté éducative, et au-delà, de l’ensemble des « Ligériens ».

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Projets-ENT : Que retenez-vous de l’aventure d’e-lyco ?

Matthieu Orphelin : L’ampleur du projet et la vitalité du partenariat ! Tous les élèves de l’académie, qu’ils soient dans le public ou le privé, qu’ils soient en collège ou en lycée, sont traités sur le même pied d’égalité. L’ENT e-lyco doit permettre à tout élève qui change d’établissement de conserver un même environnement de travail. Et ce projet n’aurait pas abouti sans le partenariat sans faille de l’académie et des six collectivités.

Projets-ENT : Quels devaient être les objectifs d’un tel projet ?

Matthieu OrphelinLe déploiement d’un ENT doit constituer une véritable amélioration pédagogique  pour les utilisateurs et ne pas simplement se limiter à la possibilité pour un parent d’aller consulter les notes de son ou de ses enfants… ! Entrer dans l’ENT, c’est participer à la vie de l’établissement. Lorsque j’ai eu mes codes d’accès dans le collège de mon fils, j’ai notamment pu découvrir l’ensemble des activités proposées en dehors de ses heures de classe, une occasion de pouvoir partager son quotidien. L’ENT remet du lien entre les acteurs de la communauté éducative. L’aventure d’e-lyco ne se limite pas à un déploiement de matériels !

Projets-ENT : Peut-on dire que L’ENT est un outil mis à la disposition de tous les élèves ?

Matthieu OrphelinLa société est entrée de pleins pieds dans l’ère du numérique : ordinateur, web 2.0, les réseaux sociaux, les jeunes générations ont une familiarité avec les mondes virtuels et les outils numériques qu’ils doivent pouvoir retrouver à l’école. Les enseignants de Terminales nous rapportent qu’il est de plus en plus fréquent que les élèves arrivent en classe avec leur ordinateur ! Sans parler des travaux de recherches documentaires effectués sur le Web. Les cours sur Tableaux Blancs Interactifs (TBI) ou en visioconférence, le déploiement des ENT, constituent autant d’outils qui enrichissent leurs expériences pédagogiques. Mais tous ces services n’ont de sens d’être généralisés que si tout le monde y a effectivement accès ! Le déploiement de l’ENT ne doit pas accroître ou générer la fracture sociale. Aujourd’hui, il y a 85% des foyers qui sont équipés d’un ordinateur. Il faut aider les 15% restant à s’en doter et combattre cette fracture numérique afin qu’elle ne vienne pas s’ajouter aux autres inégalités. C’est pourquoi, à partir de la rentrée de janvier 2011, la Région va lancer une expérimentation, sur six mois avec une vingtaine d’établissements volontaires, visant à tester sous conditions de ressources, auprès de plusieurs centaines d’élèves à l’entrée en seconde, l’accès à un ordinateur. Il s’agira d’expérimenter différents types de modalités financières (dons, prêts, aides) et différents types d’ordinateurs (fixes, portables, mobiles, clients légers). Un bilan sera ensuite réalisé en juin 2011 pour décider sous quelles conditions le dispositif pourra être généralisé à la prochaine rentrée.

Crédit photo : Région des Pays de la Loire / Ouest Médias

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Structurer le partenariat, clé du succès d’e-lyco

En Pays de la Loire, la notion de partenariat n’est nullement galvaudée. Comme l’affirment Grégory Chevillon, secrétaire général adjoint de l’académie de Nantes, et Yves Nivelle, chef de projet ENT à la Direction des Lycées à la Région, le projet e-lyco est «d’abord une histoire d’Hommes»

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Le sens de l’histoire

Le projet e-lyco a bénéficié à la fois de l’antériorité de projets de déploiement d’ENT dans l’Hexagone mais aussi des expérimentations dans les territoires de l’Académie. Cette complexité, regrouper sous une même bannière divers acteurs, diverses expériences, diverses ambitions a, dans le cas présent, joué en faveur de l’engagement de chacun.

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E-lyco « est un projet partenarial et d’ampleur : 6 collectivités et l’académie de Nantes, la quatrième par sa taille, le nombre d’élèves et de personnels impliqués. Un partenariat dont la réalisation et la finalisation sur un temps très court, rappelle Grégory Chevillon, n’a été rendu possible que par une histoire de plusieurs années en amont. » Cette relation ouverte entre l’académie et la Région remonte à 2003 avec un premier protocole d’accord sur L’informatisation des Lycées, dont l’élaboration ne s’est pas limitée aux questions techniques et a été très vite étendue à la réflexion sur les usages. « D’autres partenariats, pas forcément aussi formalisés, existaient entre l’académie et des Départements ».

« Tous les Départements n’étaient pas au même niveau d’avancement, précise Yves Nivelle. Mais tous ont perçu la nécessité de prendre le train des ENT autour de notions dans lesquelles chacun se retrouvait : la transversalité, la continuité de service public, la mobilité des enseignants et des élèves. » Ces diverses expériences ont conduit à la rédaction de référentiels techniques, à des échanges de préconisations comme elles ont facilité, une fois décidé l’engagement dans un ENT académique, le choix concerté par les partenaires d’une Solution adaptée.

Les autres partenaires, comme l’enseignement privé ou les lycées agricoles, se sont naturellement agrégés au projet :

  • Comme l’indique Grégory Chevillon, « l’existence des deux réseaux, public et privé, est partie intégrante et structurante de la vie de l’académie, puisque l’enseignement privé, très majoritairement catholique et représenté par l’URADEL, compte près du double de sa représentation nationale. C’est pourquoi, ils ont été conviés dès le départ à participer au dialogue sur la démarche e-lyco et les 260 établissements concernés se déploient au même rythme que les établissements publics. »
  • En ce qui concerne l’intégration des lycées agricoles, le déploiement de l’ENT est venu prolonger une démarche initiée préalablement par la Région et l’Académie avec la mutualisation des référentiels informatiques tant dans les lycées publics qu’agricoles.

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Un partenariat, des objectifs communs

Dès l’origine, les partenaires ont dû définir des objectifs politiques et d’usages communs : des objectifs pédagogiques, la démocratisation de l’accès aux connaissances, le maillage du territoire, l’égalité numérique et la mutualisation. La première étape d’un partenariat réussi, car, comme le souligne Yves Nivelle, « matérialiser ces objectifs a constitué une première concrétisation de notre partenariat. »

Yves Nivelle rappelle que « la continuité pédagogique a été voulue par l’académie, en tant qu’acteur institutionnel ayant en charge la responsabilité de l’enseignement de tous les établissements du second degré. En revanche, les collectivités ont été sensibilisées aux problématiques de territorialisation. Le concept de mutualisation a été davantage encouragé par la Caisse des Dépôts afin que les compétences des uns et des autres agissent en interaction. C’est un mariage de raison : la collectivité ne peut pas faire sans l’académie qui ne peut pas avancer sans la collectivité ! Dès lors que les sept partenaires ont trouvé un terrain d’entente, le projet ne pouvait s’engager que sur de très bons rails ! »

Grégory Chevillon précise que pour travailler ensemble sur le déploiement d’un ENT, « les partenaires se sont tenus à trois exigences :

  • Le SDET (Schéma Directeur des Espaces numériques de Travail) a constitué le socle de réflexion.
  • La perception de ce qu’est le service public d’éducation. Juridiquement, c’est à la fois l’enseignement public et privé sous contrat d’association avec l’Etat, soit au total 650 établissements, environ 380.000 élèves, et la volonté portée par le Conseil régional et partagée par tous les autres partenaires de l’étendre à l’enseignement agricole.
  • Le traitement à égale dignité de tous les types d’établissements (collèges, lycées, lycées professionnels, établissements régionaux d’enseignement adapté et les autres structures d’enseignement agricole privé qui doivent entrer dans le dispositif), et ne pas privilégier tel ou tel territoire ou tel ou tel type d’établissement lors de la montée en charge.

Il s’agissait de pouvoir offrir à un élève, au personnel enseignant, au personnel de collectivités territoriales, une continuité sans faille. Chacun doit pouvoir retrouver son environnement, le même contexte, le même prolongement numérique de sa vie scolaire hors les murs. »

Cela a nécessité un engagement politique fort qui a pris la forme de plusieurs conventions, la première exprimant un engagement politique fort, les suivantes structurant techniquement le projet.

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La convention, clé de voûte du partenariat

Le 25 juin 2009, le recteur de l’académie de Nantes a signé avec les Présidents des cinq Conseils généraux et du Conseil régional des Pays de la Loire deux conventions de partenariat.

  • Une convention cadre de partenariat :

Elle définit l’accord politique entre tous les partenaires, puisqu’elle :

1- … engage les signataires sur le choix d’une plate-forme commune déployée sur l’ensemble du territoire,

2- … définit le périmètre du projet et le calendrier prévisionnel,

3- … fixe les modalités de gouvernance du projet,

4- … stipule les engagements respectifs et mutuels des partenaires

  • Une convention constitutive d’un groupement de commande publique :

Elle définit les modalités de mise en œuvre d’un groupement de commande pour la passation des deux marchés prévus dans le projet partenarial e-lyco :

  • Un marché de service pour une assistance à maîtrise d’ouvrage portant sur l’analyse des offres et l’exécution du marché plateforme ENT. La Région, désignée coordonnateur du groupement, était chargée de signer, notifier et exécuter le marché.
  • Un marché de fourniture pour la mise en œuvre d’un Environnement Numérique de Travail et des prestations associées pour les établissements scolaires du second degré en Pays de la Loire. Chaque collectivité a signé et notifié son propre marché ENT.

Lire le détail administratif et technique de la conduite du projet sur le site à la rubrique Organisation du projet.

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Une gouvernance ouverte

La gouvernance combine engagement des institutions et remontées du terrain. Dans l’académie de Nantes, le pilotage s’est fait côté maîtrise d’ouvrage et s’est constitué en interne avec une répartition claire des rôles en fonction des compétences de chaque partenaire.

« Etre partenaire nécessite des engagements ! On s’est réparti des tâches par fonction. Ensuite, pour chaque chantier (communication, qualification, problématiques de l’assistance aux utilisateurs, questions techniques, etc.) sont désignés des référents. Chacun apporte sa pierre à l’édifice ! » (Yves Nivelle)

Plusieurs instances structurent le déploiement du projet e-lyco :

  • Le Comité stratégique : Instance politique composée par les élus, ou leurs représentants, se réunissant deux fois par an, elle décide des grandes orientations du projet.
  • Le Comité de pilotage : Le comité de pilotage prend des décisions opérationnelles et se tient au courant des travaux techniques réalisés par la cellule projet.
  • La cellule projet : Constituée des chefs de projet ENT de chaque partenaire, la cellule projet a travaillé sur la rédaction du cahier des charges en vue de l’appel d’offre pour le choix de la Solution et des prestataires convoqués pour la réalisation du projet. Elle assure aujourd’hui le suivi des spécifications du produit, participe à l’élaboration du dispositif de formation dans ses composantes techniques et qualifie enfin les nouvelles versions de la Solution.
  • La commission éditoriale et de communication : Cette instance encadre toutes les actions de communication du groupement (notamment sur les différents portails)
  • Le comité académique des usagers : constitué des représentants des élèves, des personnels enseignants, de direction technique, issus de toutes les collectivités, du collège, du lycée, du public, du privé et de l’enseignement agricole (il existe par ailleurs des comités d’utilisateurs à l’échelle locale).

Schéma de la gouvernance

« Le fait d’impliquer les utilisateurs a été identifié très tôt dans la démarche des principes de gouvernance. Les équipes projets ont besoin d’avoir un retour du terrain. En cela le comité académique des usagers permet d’avoir une vision académique centralisée partagée par l’ensemble des acteurs. Il s’agit de tirer la richesse du retour de ces différents utilisateurs pour pouvoir améliorer dans un processus continu le produit. Ce dispositif centralisé est également doublé de comités d’utilisateurs locaux, davantage constitués d’experts (le plus souvent des référents locaux), en complément et en conseil des autres entités de pilotage : il s’agit d’une instance consultative précieuse pour l’élaboration et l’évolution d’un projet qui devait être rapidement opérationnel à partir d’une solution du marché choisie évolutive pour intégrer les attentes du terrain. » (Yves Nivelle)

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L’ENT e-lyco : du côté des parents

Se familiariser à l’outil, désamorcer les a priori techniques et rester vigilants sur les questions d’équité de traitement des divers acteurs concernés… Impliquée dans le projet e-lyco et régulièrement consultée, Elisabeth Costagliola, présidente régionale de la PEEP (Parents d’Elèves de l’Enseignement Public) aborde ces différents sujets avec l’œil du parent.

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Un outil de travail qui facilite l’entrée dans l’ère numérique !

L’ENT est un moyen de sensibiliser les parents aux usages numériques, il permet de démystifier la complexité de l’informatique tout en faisant prendre conscience, que la combinaison informatique et enfant ne se résume pas uniquement à des aspects ludiques ! La maîtrise de l’outil informatique offre un réel soutien à l’élève dans son travail. Dans l’Association, nous avons ainsi concentré notre réflexion sur l’intérêt dans l’ENT de l’enseignement des mathématiques, car souvent, très vite les parents se sentent dépassés dans le soutien qu’ils peuvent apporter à leurs enfants dans cette matière. Une façon aussi de se rassurer sur les outils : c’est le logiciel qui dessine les figures, pas la souris ! Aller sur l’ENT devient pour les parents une occasion de se former aux outils numériques, ce que chacun ne fait jamais spontanément.

L’ENT crée du lien et « renforce l’idée de communauté éducative »

Les parents sont sensibles à la question du suivi pédagogique, entre autres pendant la période de l’adolescence. Par exemple, la rentrée en seconde est toujours difficile et pouvoir disposer d’un outil, identique à celui auquel on s’est familiarisé au collège, contribue à en gommer les désagréments. D’autre part, à la maison, l‘enfant devient celui qui transmet un savoir à ses parents. Le dispositif est très simple, les parents s’en font souvent une montagne, et très vite les enfants préféreraient que leurs parents ne puissent pas accéder aussi facilement aux notes ou au cahier de textes… En fait, ça décrispe certaines situations… Le parent regarde de plus près les notes, mais c’est davantage pour déceler plus vite les faiblesses de son enfant afin de pouvoir l’aider avant qu’il ne perde pied, sans avoir à attendre le bulletin de la fin du trimestre… Il n’en reste pas moins, que cet apprentissage, dans lequel les rôles sont inversés, fédère les menbres de la famille : même si parfois il faut gérer et organiser dans les familles nombreuses les temps de passage sur le poste informatique, l’entrée du numérique favorise les échanges et crée un espace de débats.

L’ENT aide à la réduction de la fracture numérique

Le Rectorat est à l’écoute des suggestions que nous formulons sur les usages. Des Comités d’utilisateurs auxquels les parents sont conviés se mettent d’ailleurs en place (Lire le paragraphe consacré à la gouvernance dans l’article « Structurer le partenariat »). Mais notre principale préoccupation est de veiller au respect de l’égalité d’accès aux outils pédagogiques. De ce point de vue, nous avons le sentiment  que la généralisation de l’ENT les a réduites car chaque partenaire du projet est très attentif à en assurer un égal accès dans l’établissement comme dans les foyers, là où auparavant le recours aux outils informatiques était une pratique réservée aux enfants des familles économiquement ou culturellement favorisées.

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