« Artistes en résidence » sur l’ENT, accélérateurs d’usages
Déployé par le Centre Erasme auquel incombe l’accompagnement des usages du numérique dans le Département du Rhône, le dispositif de résidence d’artistes a accéléré l’appropriation de l’ENT par ses utilisateurs cibles.
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Principes et Objectifs
Le Conseil général est l’éditeur de la plateforme laclasse.com sur laquelle des classes peuvent entrer en relation avec des artistes sur la base de scénarios pédagogiques construits avec leurs enseignants et validés par leurs inspecteurs.
Le principe : utiliser l’ENT !
En réalité, l’objectif est double :
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ouvrir la classe sur le monde culturel et les ressources disponibles au sein du Département ;
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faire travailler les élèves avec les artistes sur l’ENT et toucher notamment des enseignements qui ne se sentiraient pas légitimes d’y recourir (musique, lettres, etc.), ni même de valider les compétences du B2I (Brevet Informatique & Internet).
Aujourd’hui, à la suite de ces projets, les enseignants ont généralisé l’usage du cahier de textes et des outils de vie scolaire, simplement pace qu’ils sont entrés avec leur classe sur un mode ludique dans un ENT au service de leur pédagogie avec cette plus-value qu’a constituée la rencontre avec un artiste.
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Projets-ENT : Pourquoi associer artistes et ENT ?
Christophe Monnet : Dès l’origine, sur la question des usages d’Internet, le Centre Erasme a souhaité associer des artistes aux expérimentations pédagogiques menées sur laclasse.com. En effet, si la technologie mise à la disposition est bien opérationnelle, les véritables usages restent à inventer ! Les solutions ENT imposent des fonctionnalités que chacun devrait pouvoir se réapproprier. Il est donc intéressant de mettre ces technologies dans les mains des utilisateurs et, de ce point de vue, les artistes apportent par nature un regard à la fois plus critique et plus imaginatif.
Ils nous aident à questionner la technologie et ses usages. L’entrée en scène des artistes permet d’interroger nos pratiques et de se placer dans le rapport au déploiement d’un outil, non pas dans l’autosatisfaction permanente mais dans l’interrogation continue ! Au-delà, les artistes aident les enseignants à conduire la réflexion sur le rapport à la technologie et à en dédramatiser la place, notamment lorsque, comme cela arrive parfois, la technologie peut être défaillante.
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Résidence d’artistes sur l’ENT, modalités pratiques
Organiser une rencontre entre un artiste et des élèves de collèges et construire un projet avec les équipes pédagogiques sur l’année scolaire imposent des contraintes opérationnelles et financières qui doivent être formalisées. Le cahier des charges intègre les deux approches :
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Méthodologie de projet
Convaincre un artiste de s’engager pour construire avec lui et les enseignants un projet à vivre avec des classes de collèges sur le temps de l’année scolaire (Lire Comment construire un projet de résidence d’artistes ?). Ensuite, la résidence d’artistes s’organise en fonction du rythme du projet, du type d’échanges souhaités (mots, sons, images, etc.) mais aussi en fonction d’éléments concrets d’indemnisation du temps passé.
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Enveloppe budgétaire
La résidence d’artistes se calcule en jour/homme en fonction du :
1.- Temps passé avec les enseignants et les collégiens ;
2.- Nombre de jours passés derrière son ordinateur hors les murs à répondre aux classes (selon des modalités et des échéances définies au départ).
Eléments de budget :
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Circ. 7.000 € pour un artiste en résidence ;
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Les institutions subventionnées par le Conseil général prennent en charge le financement du projet dans le cadre des 10 % de leur budget consacrés à des actions à destination des scolaires ;
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Le développement technique est réalisé en interne (Centre Erasme).
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Que font les rennes après Noël ?
Ou Comment construire un projet de résidence d’artiste ?
Depuis 2003, laclasse.com accueille chaque année 4 artistes ou scientifiques en résidence.
En 2010-2011, 10 classes de collèges ont ainsi travaillé sur l’ouvrage d’Olivia Rosenthal : Que font les rennes après Noël ? (Prix du Livre Inter 2011). Sur le principe du commentaire littéraire, les élèves ont lu ce livre tout au long de l’année et ont échangé avec l’auteur sur leur ressenti de lecture.
Le déroulé du projet sur l’année donne l’aperçu de la réalité du projet et des usages induits sur l’ENT avec la présence d’artistes en résidence.
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Préparatifs
- D’abord, rencontrer l’artiste
Convaincre un artiste de venir en résidence travailler avec des collégiens sur l’ENT, c’est aussi co-construire et définir l’ergonomie de la plateforme qui sera le lieu privilégié des échanges avec les élèves.
- Echanger avec les enseignants sur la nature du projet pédagogique à construire
Le projet est ensuite présenté aux enseignants des collèges du Département qui définissent le cadre pédagogique. Ces séances de travail se concluent par la rencontre avec l’artiste, afin notamment de définir l’organisation du projet et la nature des échanges sur la plateforme ENT avec les classes.
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Déroulement du projet tout au long de l’année
- Premiers échanges
Pour établir le contact, les enseignants commencent à publier les travaux des élèves sur laclasse.com, selon le rythme établi. Lors de la phase de publication, la mise en ligne est limitée dans le temps : chaque classe publie en même temps, cela permet aux élèves des différents collèges participant au projet de pouvoir lire les travaux de leurs pairs.
Le tempo des publications permet à l’artiste de pouvoir disposer de toutes les productions des élèves et de répondre rapidement à leur proposition, l’ENT accueillant une grande diversité de formats (textes, images, sons, etc.).
- Les élèves rencontrent l’artiste
Après les vacances de Noël, les rennes, non, l’artiste se déplace dans les classes pour présenter son travail et échanger sur les premières productions des élèves. C’est aussi un moment de concrétisation de la relation qui assure au projet inscrit dans le temps scolaire toute sa dynamique.
- Garder le rythme
Le deuxième et le troisième trimestres sont consacrés à la poursuite des échanges sur l’ENT (voir les retours d’expérience d’une enseignante et de ses élèves sur la vidéo).
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Projets-ENT : Quelle a été la nature de vos échanges avec les élèves ?
Olivia Rosenthal : A partir de la lecture de mon dernier roman, Que font les rennes après noël ?, des élèves de 10 collèges du Département devaient entrer en contact avec moi sur un espace de discussion autour du livre. Une fois le projet lancé, un dialogue s’est instauré via laclasse.com, au cours duquel j’ai répondu à leurs questions mais également formulé des propositions de travaux d’écriture pour les aider à entrer dans la lecture difficile de mon livre. Je leur ai demandé d’écrire des textes à partir du texte que j’avais moi-même écrit et par exemple de remplir les blancs qui rythment le roman. Cet échange sur l’ENT donnait le temps aux élèves de se familiariser avec l’écriture, d’inventer une forme puis de la proposer à l’enseignant qui ensuite me la postait. Avec laclasse.com, je pouvais réagir assez vite, commenter leurs productions et faire vivre notre projet.
Projets-ENT : Qu’avez-vous tiré de cette aventure ?
Olivia Rosenthal : Dans la relation avec les élèves, la distance imposée par la plateforme permet de dépasser les questions superficielles de personnes et d’aller vraiment au cœur de la littérature. J’ai été étonnée par la capacité qu’ont les élèves à s’investir dans une littérature a priori difficile. Un texte comme Que font les rennes… n’a pas été écrit pour des adolescents et pourtant les touche profondément, et les fait réagir. Ce travail d’écriture devait aussi être un peu ludique et permettre de changer leur rapport à la littérature, en leur montrant qu’un livre n’est pas seulement un objet sacré que l’on enferme dans des bibliothèques, que la littérature est faite par des écrivains qui parfois sont vivants avec des réactions émotionnelles qui leur sont proches, etc.
Enfin, avec laclasse.com, c’est aussi tout notre rapport au temps qui a été interrogé : j’ai bien vu combien cette possibilité d’un échange soutenu et simplifié avec les élèves par le réseau Internet lui a donné davantage d’intensité. La plateforme a permis d’installer et d’entretenir un véritable dialogue en cours.
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Un événement pour fêter la fin de l’aventure
Au mois de mai, un événement vient clore chaque projet dans un esprit festif et ludique de rencontre entre tous les participants (élèves, enseignants et artistes). Ainsi, les élèves des 10 collèges qui ont participé au travail autour du livre d’Olivia Rosenthal se sont retrouvés le 26 mai dernier aux Subsistances, lieu qui chaque année accueille les Assises Internationales du Roman organisées par la Villa Gillet.
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Lire aussi : Présentation pédagogique du projet (sur le Site de Lettres de l’académie de Lyon)
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D’autres projets encore…
La mobilisation et la dynamique de laclasse.com se cristallisent autour de plusieurs projets.
Sur l’année scolaire 2010-2011, d’autres classes de collèges ont également pu participer à :
- un concert de Pierre Badaroux donné (le 19 mai) devant toutes les classes participant au projet de composition de musiques de films ;
- une visite à l’Observatoire de Lyon et un spectacle au Planétarium de Vaulx-en-Velin pour les classes qui ont participé au projet d’écriture mené parallèlement avec un auteur de science fiction et des astrophysiciens.
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SDET-3 : l’appel à commentaires prolongé !
Présenté dans un précédent article, l’appel à commentaires sur la version 3 du Schéma Directeur des Espaces numériques de Travail, dit SDET-3, est prolongé jusqu’au 15 juin 2011 (calendrier initial : 6 mai – 4 juin).
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Les contributions sont attendues par retour de mail à l’adresse :
sdet@intranet.education.gouv.fr.
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Rappel :
Cette version concerne essentiellement l’annexe AAS (Authentification, Autorisation, SSO) qui a été complétée afin d’apporter les recommandations nécessaires à l’articulation entre les ENT et les autres portails de l’Éducation nationale (en particulier les téléservices), mais aussi entre les ENT et les autres services applicatifs distants.
Le cahier des charges de l’annuaire ENT – et ses annexes – ont été amendés afin de tenir compte de la mise en œuvre et des travaux d’instruction des problèmes d’alimentation des annuaires ENT par le système d’information du ministère.
Le document « Recommandations pour l’expérimentation ENT – Manuels numériques » est joint à cet appel à commentaires. Les travaux relatifs à cette expérimentation ont été menés en cohérence avec les mises à jour sur l’annexe AAS.
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L’ensemble de la documentation est disponible sur Educnet
ITOP Education rachète Educ-Horus
Depuis le 29 mars dernier, ITOP Education a racheté Educ-Horus élargissant ainsi le périmètre des fonctionnalités de sa solution d’ENT. Aux fonctions collaboratives déjà actives (cahier de textes, messagerie, forums, etc.), l’éditeur propose avec la brique Educ-Horus, outil adopté depuis 8 ans par 400.000 utilisateurs, la gestion complète de la vie scolaire Web :
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- absences (gestion des absences, relevés, envoi de courriers/mails/sms…),
- notes (notes, bulletins, module conseil de classe, appréciations…),
- discipline (sanctions, punitions),
- gestion des stages,
- suivi du socle commun des compétences au collège.
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Généralisation de l’ENT en Primaire : l’exemple de la Somme
Depuis 1998, la Somme s’est dotée d’une structure départementale pour conduire l’aménagement numérique de son territoire.
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C’est un syndicat mixte, c’est à dire une union de collectivités de natures différentes constituée dans le but de mieux exercer une partie de leurs compétences et de mutualiser certains services communs. Il est dirigé par un comité syndical composé de représentants élus et présidé par Jean-François VASSEUR, vice président d’Amiens Métropole.
Lire la présentation de Somme numérique dans son intégralité
Voir aussi l’animation de présentation sur son site
Parmi ses missions, Somme numérique assure le déploiement d’un Espace Numérique de Travail dans le premier degré.
| ENT primaire Somme Numérique en chiffres |
| En 2007, 27 écoles sont équipées d’un ENT |
| Les phases de déploiement : 27 – 48 – 80 – 124 |
| En 2011, 5.800 élèves pour 124 écoles et 257 classes ! |
| Plus d’un million de consultations depuis le lancement de l’ENT |
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Lancé en 2007 sur les bases d’une convention de partenariat entre l’éducation nationale et les collectivités représentées au sein du syndicat, le projet de déploiement de l’ENT est désormais entré dans une phase de généralisation.
Son Chef de projet Education & TICE, réduction de la fracture numérique, Jérôme Deprés, revient sur une expérience d’avenir encore marginale dans l’Hexagone.
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Projets-ENT : Pouvez-vous rappeler la genèse du projet de déploiement d’un ENT dans le primaire ?
Jérôme Deprés : En 2007, une expérimentation de l’ENT sur sept écoles a été lancée sur le territoire. Rien n’aurait été possible sans l’existence de Somme numérique, outil technique et juridique de mutualisation, et sans un partenariat entre les différents acteurs. Ce dernier, récemment reconduit (2010-2013), définissait dès l’origine (2007-2010) le rôle de chacun des partenaires ainsi que les différentes phases du déploiement.
Projets-ENT : Quels avantages offre le dispositif Somme Numérique pour le déploiement de l’ENT en primaire ?
Jérôme Deprés : Créé à l’origine pour permettre le déploiement du réseau à l’échelle du Département, Somme Numérique a permis d’offrir un guichet unique tant aux collectivités qu’à l’éducation nationale. 80% des communes du Département sont raccordées au projet par l’intermédiaire des Communautés de Communes membres du Syndicat mixte Somme numérique. Celles qui ne disposent pas déjà de compétences scolaires, des conventions sont établies afin que nous puissions travailler en direct avec leurs Communes membres.
La gestion du projet simplifiée
Au sein de Somme Numérique a été regroupé tout ce qui peut être mutualisé entre collectivités et le syndicat mixte est ainsi coordonnateur d’un seul projet départemental pour la grande majorité des écoles élémentaires. Cette mutualisation est incarnée par la création d’un poste de chef de projet Education et TICE, lutte contre la fracture numérique. Somme Numérique simplifie ainsi les relations avec l’Education nationale, avec les fournisseurs de matériels et logiciels, et le Conseil régional des aides du FEDER.
Des facilités pour lever des fonds
Sans compter que le maire d’une petite commune de 500 habitants peut bénéficier du même service qu’Amiens ! Représentant plus de 80% du territoire, le syndicat peut également solliciter des financements auprès des instances européennes (le Conseil régional, gestionnaire du FEDER a accordé 50% de subvention sur la période 2010-2011) et en faire bénéficier la plus petite commune rattachée au groupement (sachant que plus de 80% des Communes de la Somme sont peuplées de moins de 2.000 habitants). La mutualisation de la commande publique à travers un groupement de commandes constitué ad hoc et coordonné par Somme numérique, et l’extension du projet aux collèges de la Somme sont permet d’obtenir des prix compétitifs auprès de l’ensemble des fournisseurs.
Projets-ENT : Comment s’est concrètement déroulé le déploiement de l’ENT en primaire ?
Jérôme Deprés : Le déploiement des ENT sur le territoire repose sur la base du volontariat. Avec les acteurs ayant exprimé le désir de s’insérer dans le projet, adhésion matérialisée par l’adoption de la Charte des ENT qui régit le service mutualisé proposé par Somme Numérique, je définis leurs attentes sur l’espace numérique de travail : quels usages et quels outils pour quels objectifs. Ce qui permet en même temps d’évaluer les besoins en matériel dont la collectivité à la charge (ordinateurs, TNI, rétroprojecteurs, etc.). L’équipement est indissociable du déploiement de l’ENT, épine dorsale de l’entrée des écoles dans le numérique !
Un tel dispositif est rassurant pour tous les acteurs :
- l’enseignant l’intègre à son rythme en fonction de ses besoins ;
- la collectivité voit le dispositif qu’elle a financé repris dans la durée par les utilisateurs cibles ;
- l’inspection est assurée de voir la communauté éducative s’approprier progressivement ses nouveaux principes pédagogiques.
Un volontariat au cas par cas
En fonction de ses projets mais aussi de son contexte d’implantation (ENT urbain et ENT rural), chaque école a sa propre problématique. Cette logique du volontariat est appliquée au cas par cas, puisque le déploiement s’effectue par classe et non par école ! Aujourd’hui, dans les 124 écoles équipées, 257 classes sur plus de 300 en sont dotées, soit 5.800 élèves. Ce principe permet de partir avec les enseignants motivés : ils expérimentent l’outil, en enrichissent les fonctionnalités et jouent aussi un rôle important dans le processus de généralisation des bonnes pratiques en termes d’usages numériques pédagogiques.
Des usages personnalisés
Ce qui signifie aussi que chacun a déployé l’ENT dans sa classe en fonction de son projet ! Un Regroupement Pédagogique en milieu rural privilégiera l’outil de communication dans l’ENT (la messagerie), des établissements de Communes plus importantes seront davantage attachés aux contenus, etc. Certaines classes vont très loin dans le développement des usages, d’autres l’utilisent à minima, chacun se les approprient à son rythme.
Des usages avant tout pédagogiques
Au global, ce sont les fonctionnalités groupe de travail (notamment pour l’aide personnalisée aux enfants en difficultés) et les espaces de documents ressources (dictionnaire Robert Junior, le Site.tv, etc.) qui sont les plus utilisés – loin devant les outils de vie scolaire ! En primaire, l’ENT est un élément qui vient favoriser la relation : on ne va pas sur l’ENT pour consulter les notes.
Parents et enfants
Ce sont les élèves qui l’utilisent le plus, puis les enseignants. Il faut signaler que le taux de fréquentation plus faible des comptes parents n’est pas très révélateur. En primaire, beaucoup de parents se connectent avec leurs enfants après la classe et donc sur le compte des élèves pour les accompagner dans leur travail. Les courbes qui s’affolent après 16h45 sont assez révélatrices de cette tendance ! Pour les écoles qui ont effectué cette année leur 4ème rentrée avec l’ENT, l’outil est devenu indispensable : le cahier de texte papier a par exemple totalement disparu !
Projets-ENT : Quelles sont les prochaines échéances ?
Jérôme Deprés : Afin d’assurer la continuité éducative, pouvoir disposer d’un ENT interopérable du primaire au secondaire, nous avons lancé une expérimentation sur 7 collèges avec notre prestataire. Les élèves pourront conserver leur identifiant et leur mot de passe. A ce jour, 20% des écoles sont déployées, le taux sera de 50% dans les trois prochaines années. D’autre part, nous espérons que dans les 18 mois à venir, la quasi-totalité des communautés de communes de la Somme seront membres de Somme Numérique et favoriseront le déploiement de l’ENT sur leur territoire.
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| Points forts |
| Le partenariat collectivité inspection permet aujourd’hui de peser sur l’organisation et le déploiement de l’ENT avec les Communes |
| Une Charte des ENT qui fixe les règles de fonctionnement du service au sein de Somme Numérique |
| Le territoire commande le projet et l’équipement proposé répond aux attentes pédagogiques des enseignants |
| Quelque soit la taille de la collectivité, l’effet mutualisant permet de diminuer les coûts d’investissement dans l’équipement grâce à un groupement de commandes constitué ad hoc et coordonné par Somme Numérique |
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Dossier ENT’Auvergne
Projets-ent fait étape dans l’académie de Clermont-Ferrand, une des pionniers du déploiement des ENT dans l’Hexagone. L’académie et les 5 collectivités se sont engagées depuis 2005 dans la généralisation de l’ENT. Aujourd’hui, 186 des 196 établissements d’Auvergne ont déjà intégré le dispositif.
| SOMMAIRE | |
| 1- ENT’Auvergne, présentation générale | ![]() |
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| 2- Ruralité et culture numérique | |
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| 3- Du bon usage d’Internet : De la CNIL à la CRIL |
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Pour la réalisation de ce dossier, nous avons rencontré :
Mais aussi l’équipe éducative du collège des Portes du Soleil à Maurs
Qu’ils soient ici tous remerciés pour leur accueil et leur disponibilité. |
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Les NetJournées, échanges et bonnes pratiques sur les ENT
Après les charmes de l’abbatiale de Pont à Mousson, pour leur troisième édition, les NetJournées ont élu domicile sur la Riviera ! L’Académie de Nice, le Conseil général des Alpes-Maritimes et la société ITOP ont en effet invité la communauté éducative à prolonger ses échanges de bonnes pratiques et d’expériences TICE sur l’ENT.
[pour plus de détails, lire le Dossier de presse]
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Ce « Forum d’usages », selon l’expression même de ses organisateurs, a rassemblé plus de 500 participants parmi lesquels 17 académies et 35 collectivités étaient représentés. Au-delà du nombre, 130 ateliers proposés sur ces 2 journées (30-31 mars), les premiers retours dessinent déjà quelques tendances :
- La montée en puissance du primaire
Au regard des deux précédentes éditions, l’effet ENR se fait plus que jamais sentir. Le déploiement des TNI, des classes mobiles et la généralisation des usages TICE à l’école primaire posent plus que jamais la question de leur organisation. Sur sa solution Net’ Ecole, l’éditeur ITOP constate qu’à chaque cycle correspond désormais des usages bien identifiés : en cycle 2, les outils de communication avec les parents (comme le cahier de leçon qui permet aux parents de palier les difficultés logistiques lors d’une absence de leur enfant) ; en cycle 3, les usages pédagogiques collaboratifs ont rattrapé la fréquence d’utilisation déjà constatée en collège sur Agora06 (voir dossier que Projets-ENT a consacré à l’ENT dans les Alpes-Maritimes). Des expériences originales sont également lancées comme celle pilotée par un directeur d’école dans le Département des Bouches du Rhône qui a créé un groupe de travail pour faciliter les échanges linguistiques entre sa classe de CM2 et une classe d’Outre-manche !
- Le module de podcast, une pratique d’usages toujours plus nombreux sur l’ENT
Cet outil facilite grandement la relation entre enseignants et élèves, les premiers pour transmettre des contenus sous la forme de fichiers sons ou vidéos, les seconds pour leur soumettre leurs travaux. La brique est notamment utilisée par les professeurs d’Education Physique et Sportive pour analyser puis améliorer l’exécution de figures demandées aux élèves. Les professeurs de Lettres l’utilisent pour préparer les oraux du bac. Dans les matières scientifiques, des expériences complexes et coûteuses à mettre en œuvre, sont filmées puis partagées dans les différents établissements de l’académie.
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Les nouveautés de l’éditeur pour davantage d’usages sur l’ENT
ITOP éducation a donc profité de ces NetJournées pour présenter quelques innovations qui devraient favoriser l’intensification des usages sur l’ENT :
- le rachat de la société Bloobyte et de sa brique de vie scolaire Educ-Horus, permet désormais à ITOP de proposer une solution ENT avec une offre de prestation répondant aussi bien aux besoins en usages pédagogiques qu’administratifs.
- le lancement d’un bouquet numérique permet à ses utilisateurs d’avoir accès à toutes les ressources ITOP en ligne. L’objectif est d’enrichir l’offre éditoriale en agrégeant d’autres éditeurs, « une manière de répondre à l’équation souvent complexe pour les établissements entre l’usage souvent très ponctuel des ressources et leur coût d’achat à l’unité » indique Yannick Joly, directeur commercial/marketing. « C’est une démarche qui doit encore évoluer, tant sur le plan de l’offre en catalogue que sur le plan des stratégies commerciales pour les différents partenaires. »
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Le Conseil général du Puy-de-Dôme et l’ENT
Comme ses trois collègues des Départements auvergnats, Jean-Yves Gouttebel, président du Conseil général du Puy-de-Dôme, s’est plié au jeu des questions qui font la spécificité de son territoire et comment l’ENT et plus largement le numérique constituent un projet structurant.
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Projets-ENT : Quel est le rôle de la collectivité dans le déploiement des ENT dans le Puy-de-Dôme ?
Jean-Yves Gouttebel : Le rôle tenu par les élus du Département est d’abord de donner à tous ses collégiens les meilleurs moyens de construire leur avenir professionnel. Les Technologies de l’Information et de la Communication représentent maintenant une donnée fondamentale sur le plan économique, social et culturel. Il importe donc pour le Conseil général du Puy-de-Dôme que le monde scolaire intègre et maîtrise lui aussi ces nouveaux outils numériques. La collectivité veille par ailleurs à ce que les TICE soient disponibles sur l’ensemble du département, pour garantir une plus grande équité entre les élèves. C’est à ce titre que le Conseil général assure :
- l’équipement régulier des collèges en réseaux et matériels informatiques,
- le déploiement de l’ENT dans tous les collèges publics du département par la prise en charge financière des formations et des abonnements.
Projets-ENT : Quelle est la spécificité de votre territoire dans ce dispositif (contexte, enjeux, attentes) ?
Jean-Yves Gouttebel : On pourrait caractériser notre démarche comme concertée, pionnière et volontaire. Aboutissement d’une réflexion et d’une concertation approfondies, le déploiement de l’ENT s’effectue à l’échelle de l’Académie, via un groupement de commandes qui réunit à la fois les quatre Conseils généraux (Allier, Puy-de-Dôme, Haute-Loire, Cantal), le Conseil régional d’Auvergne et le Rectorat. Ce partenariat permet de doter tous les collèges et lycées de la région du même portail de services, dans un souci de continuité éducative et de mobilité interdépartementale. Il a également conduit à des économies d’échelle lors des appels d’offres. Le groupement « ENT-Auvergne » a d’ailleurs été l’un des premiers au niveau national à lancer le dispositif ENT, dès 2006.
Dernière spécificité : la procédure de candidature. L’intégration des collèges du Puy-de-Dôme dans le dispositif ENT s’est faite sur la base du volontariat. Il appartenait en effet aux établissements intéressés de faire acte de candidature, en définissant notamment un projet pédagogique TICE et en mettant en évidence leurs ressources matérielles et humaines. Le Conseil général a ensuite procédé, chaque année, à une sélection d’établissements, en concertation avec le Rectorat et au vu des orientations ci-dessous :
- des déploiements touchant à la fois le milieu rural et le milieu urbain,
- une mise à niveau préalable, si besoin, du taux d’équipement de l’établissement porteur du projet.
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Le Conseil général du Cantal et l’ENT
Comme ses trois collègues des Départements auvergnats, Vincent DESCOEUR, président du Conseil général du Cantal, s’est plié au jeu des questions qui font la spécificité de son territoire et comment l’ENT.
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Projets-ENT : Quel est le rôle de la collectivité dans le déploiement des ENT dans le Cantal ?
Vincent DESCOEUR : Depuis les dernières lois de décentralisation, le rôle du Conseil Général auprès de la communauté éducative est central. Il s’agit de contribuer à proposer une offre éducative attractive en travaillant sur de nouveaux modes de communications en relation étroite avec les partenaires (Éducation Nationale, parents, …).
Nous avons généralisé les environnements numériques de travail (ENT) sur l’ensemble des collèges publics depuis 2010, dans le cadre d’un groupement de commande regroupant les départements d’Auvergne et la Région, coordonné par le Rectorat. Ce dernier prend en charge, la formation et l’animation, le Département du Cantal finançant quant à lui l’intégralité de la solution pour un coût annuel net pour le Conseil Général de 40 000 €.
Les ENT permettent de proposer à l’ensemble des acteurs de la communauté éducative (enseignants, administrations, parents et élèves) des services en ligne et donc un établissement ouvert 24 heures sur 20 et 7 jours sur 7. Le présent marché est dévolu à Scolastance pour sa solution Infostance qui tient compte de l’expérience de sa première version et qui s’est vu apporter les améliorations nécessaires.
Conscient que tous les élèves ne sont pas équipés de micro-ordinateur à leur domicile, le Département les a dotés de clefs USB permettant d’embarquer les logiciels et les fichiers nécessaires à leurs usages, et ce quelle que soit la machine utilisée (salle CyberCantal, collège, …). Des tableaux blancs interactifs ont été mis à disposition en 2010 dans les collèges. Le câblage réseau de chaque établissement a été revisité afin de pouvoir connecter l’ensemble des classes et des bureaux aux serveurs ENT.
Projets-ENT : Quelle est la spécificité de votre territoire dans ce dispositif (contexte, enjeux, attentes) ?
Vincent DESCOEUR : Le Conseil Général du Cantal s’engage fortement dans le développement des TIC et en particulier dans le développement de nouveaux usages autour des nouvelles technologies. C’est tout naturellement que le Département a souhaité donner une dimension supplémentaire à son action en formalisant et en structurant ses offres autour de services destinés aux citoyens, aux entreprises et aux Collectivités Locales. Elles s’articulent autour de deux axes majeurs :
- Les usages : CyberCantal
- Les infrastructures : Téléphonie mobile, Haut et très Haut Débit
En 1998, le Conseil Général a initié le plan CYBERCANTAL qui a permis de déployer dans chaque collège, et dans chacune des 260 communes du Cantal, 200 Espaces Publics Numériques (matériels informatiques et multimédia) ouverts au public avec le soutien d’un animateur. Face à l’évolution des techniques et aux changements des comportements vis-à-vis des Technologies de l’Information et de la Communication, il a été décidé en 2004 de mettre en œuvre une deuxième phase de ce plan accès sur les usages. C’est l’objet du dispositif Cybercantal 2011 qui se décline en trois volets :
- CyberCantal Télécentres : développement du télétravail et des télécentres.
- CyberCantal Services : développement de l’e-administration (Maisons de Services Publics, Bornes Web et Visio, Dématérialisation, …).
- CyberCantal Education : (voir question 1).
Tout ceci est rendu possible grâce à la couverture de notre territoire en haut débit, 99,6% en ADSL et 0,4% par satellite pris en charge intégralement à parité par le Département et la Région (109 foyers équipés à ce jour). Cette opération d’envergure co-pilotée avec la Région s’inscrit dans le cadre d’un Partenariat Public Privé conclu avec l’opérateur Orange.
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De la CNIL à la CRIL
Avec le déploiement des ENT, l’entrée dans une généralisation massive des usages de l’Internet interroge nécessairement ses utilisateurs sur les questions d’identité numérique et de protection des données personnelles. Depuis 2009, l’académie en a fait sa priorité.
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Gérard Besson, Recteur de l’académie de Clermont-Ferrand, présente les enjeux et les grandes lignes d’un dispositif original abordant les questions du bon usage d’Internet.
Projets-ENT : Pouvez-vous rappeler les objectifs à l’origine du projet ?
Gérard Besson : Le déploiement des nouvelles technologies d’information et de communication implique plus que jamais l’école dans une réflexion sur la maîtrise responsable de ses usages, et notamment en termes de protections des données personnelles. C’est pourquoi l’académie de Clermont-Ferrand en a fait un axe pédagogique prioritaire dès l’année scolaire 2009-2010. Nous nous sommes rapprochés de la CNIL avec laquelle nos échanges ont été rapidement très fructueux. Dès la rentrée 2010, nous mettions en place la « Commission Rectorale Informatique et Libertés » ! Placée sous l’autorité du Recteur, la CRIL est chargée du pilotage du projet de formation de tous les élèves de l’académie à l’Internet responsable. Cette démarche s’inscrit parfaitement dans le « Plan de développement des usages du numérique à l’Ecole » présenté par le Ministre de l’Education nationale, le 25 novembre dernier. La formation des élèves à l’usage des technologies numériques, et notamment à un usage responsable des TIC, y apparaît comme une priorité. Cela se trouve d’ores et déjà pris en compte dans le socle commun de connaissances et de compétences qui se met en place dans les collèges et se traduira par la rénovation du B2I. En novembre, l’académie de Clermont-Ferrand a été la première a faire bénéficier ses chefs d’établissement (un par bassin) d’une formation à la CNIL
[Lire aussi l'article consacré au Guide pour l'enseignement du second degré
publié en janvier 2011 par la CNIL].Projets-ENT : Quels sont les grands enjeux du bon usage d’Internet pour les élèves ?
Gérard Besson : La question de la protection des mineurs dans l’univers de l’Internet a commencé par la mise en place de dispositifs de filtrage des sites accessibles aux élèves dans leurs établissements. Mais aujourd’hui, compte tenu de la multiplicité des lieux d’usage, cette protection n’est pas généralisée à tous les points d’accès des jeunes à Internet. De plus, le développement des blogs et des réseaux sociaux fait des internautes eux-mêmes les premiers responsables de la diffusion d’informations personnelles les concernant. Dès lors, la maîtrise leur échappe tout comme la gestion de la trace de ces informations. De ce fait, l’enjeu principal est bien la formation des élèves. Toutefois, la réussite dans ce domaine passe par la capacité des enseignants à maîtriser les questions qui se posent et à transmettre les comportements aptes à développer le sens des responsabilités des élèves, en un mot, à transmettre de bonnes pratiques.
Il serait maladroit de se focaliser seulement sur la transgression des règles et des lois en restant sur les seules questions de délinquance qui ne concernent qu’une minorité de personnes alors que l’enjeu concerne l’ensemble de la population. Ceci est d’autant plus important qu’il ne s’agit pas de développer des craintes à l’heure où les usages de l’Internet sont incontournables tant dans le champ professionnel que personnel. L’ambition de l’éducation est bien de mettre les TIC au service des apprentissages scientifiques et éducatifs. Les jeunes souhaitent être et seront de plus en plus usagers de l’Internet.
Projets-ENT : Comment le dispositif se met-il en place ?
Gérard Besson : L’étendue de la tâche est considérable puisque dans notre académie la formation à l’Internet responsable concerne plus de 60.000 collégiens et 37.000 lycéens. Avec l’aide de la CNIL, la « commission rectorale Informatique et libertés » a pour mission de piloter l’ensemble des actions engagées sur la protection des données personnelles et de la vie privée à destination des élèves et de tous les personnels de l’académie. Dans chaque bassin de formation, un Correspondant Informatique et Libertés de Bassin (CILB) est désigné. Il est le référent local pour tous les sujets qui concernent la protection des données et l’usage responsable du numérique à l’Ecole. Il assure une veille sur les textes législatifs et a un rôle d’animation, d’information auprès des acteurs de terrain. Chaque bassin devra bâtir un programme d’action destiné à mettre en œuvre les orientations académiques dans les établissements.
Projets-ENT : Comment s’organise le déploiement de ce dispositif ?
Gérard Besson : Lors de la première réunion de la CRIL, nous sommes tombés d’accord sur un certain nombre de propositions d’actions. Notre premier engagement est d’abord de faire connaître la CRIL et ses missions auprès des établissements, des parents d’élèves mais aussi des élèves à travers le Conseil académique de la vie lycéenne (CAVL) qui dispose d’une commission « Droits et devoirs des lycéens » qui doit s’emparer du sujet. Un module « Numérique responsable » sera notamment intégré à la formation des délégués. Cela passe aussi par plus de formation à destination des publics cibles (élèves, professeurs, personnels et parents d’élèves) avec le soutien d’instances spécialisées : le CLEMI* (Centre de Liaison de l’Enseignement et des Médias d’Information), l’ESEN (Ecole Supérieure de l’Education Nationale) qui prépare un parcours de formation à distance des cadres, etc.
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* Le CLEMI est chargé de l’éducation aux médias dans l’ensemble du système éducatif français depuis 1983. Il a pour mission d’apprendre aux élèves une pratique citoyenne des médias. Cet objectif s’appuie sur des partenariats dynamiques entre enseignants et professionnels de l’information. Tous les enseignants, quels que soient leur niveau et leur discipline peuvent avoir recours au CLEMI, tant au plan national que régional, pour se former, obtenir des conseils ou des ressources.












