EVALuENT, outil cadre de référence pour l’évaluation des usages des ENT
Le projet EVALuENT vise à décrire les principes, critères et outils permettant de mettre en place dans tous les projets un dispositif d’évaluation des usages des ENT. Lors de la Journée Porteurs de projets à EducaTICE 2011, Marie Deroide, Chef de projet Services numériques et ENT pour l’enseignement scolaire au Ministère de l’Education Nationale, en a rappelé la genèse et en a présenté les objectifs et les perspectives à court terme.
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Origines du projet
Jusqu’à présent le suivi des ENT ne permettait pas une remontée systématique et organisée sur des questions aussi diverses que :
- la conformité des solutions au SDET,
- les spécificités des projets territoriaux,
- la nature des utilisateurs et leurs utilisations (désormais mieux connus avec la mise en place du dispositif de mesure d’audience de la CDC)
- et plus encore les projets pédagogiques et éducatifs…
C’est pourquoi, le Ministère de l’Education Nationale a organisé une réflexion sur l’évaluation des usages des ENT (d’où le nom EVALuENT) en vue de poser un cadre prenant en compte la spécificité des projets tout en en tirant un certain nombre de points de repères communs propres à accompagner les Porteurs de projets.
Ce dispositif s’appuie sur les outils à disposition existant à différentes échelles :
- Localement, les outils statistiques avec le dispositif de mesure d’audience de la CDC, les statistiques natives des solutions d’ENT, complétés sur le terrain par des enquêtes, des sondages, des visites en établissement, parfois même des observatoires des usages, des travaux de recherche,
- … Au niveau national, l’enquête e-TIC du Ministère de l’Education Nationale et un référentiel d’auto positionnement.
Il propose par ailleurs la mise en place d’outils complémentaires afin de traiter les aspects les plus qualitatifs nécessaires à l’évaluation des usages des ENT.
Menée dans cinq académies auprès des porteurs de projets, des acteurs et des utilisateurs des ENT, une première phase de recueil des besoins d’évaluation a permis:
- d’observer les outils existants et d’en tirer une typologie,
- de réaliser, à partir de facteurs communs, une liste des critères d’évaluation.
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Élaboration
Afin de dépasser les disparités inhérentes aux projets, la mission EVALuENT s’est donnée trois grandes règles d’approche des usages sur l’ENT :
- l’évaluation n’est pas une finalité mais elle est au croisement d’intérêts à différentes échelles ;
- le cycle de vie d’un projet conditionne les besoins d’évaluation ;
- l’évaluation ne peut être réalisée avec un seul outil.
S’il ne peut y avoir d’outils identiques et qu’il faut tenir compte des spécificités de chaque projet, il était nécessaire de pouvoir disposer de critères d’évaluation communs. Pour pouvoir évaluer un usage sur un ENT, cinq catégories de critères ont été identifiées, permettant de connaître le contexte et les utilisations de l’ENT et d’apprécier ses contributions aux missions éducatives et aux pratiques de travail.
On peut lire le détail des principes du dispositif EVALuENT avec ses outils sur Eduscol :
- Description du dispositif
- Annexe 1 – Description des outils existants
- Annexe 2 – Banque de questions et d’indicateurs
Le travail se poursuit avec en ligne de lire, une enquête nationale (décembre 2011 – avril 2012) et le suivi de la mise en œuvre de la méthodologie dans trois académies.
L’objectif reste toujours le même, pouvoir disposer de points communs d’évaluation, avec toujours cette ambition de repérer les différents types d’usages à différente échelle !
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Marie Deroide est Chef de projet Services numériques et ENT pour l’enseignement scolaire à la DGESCO, Bureau des usages et services numériques du Ministère de l’éducation nationale
La journée Porteurs de Projets à Educatec-Educatice
Comme chaque année, dans le cadre du salon Educatec-Educatice, la Caisse des Dépôts invite, en partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale, les acteurs du déploiement des ENT à partager projets et expériences.
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Une journée d’échanges autour des Espaces Numériques de Travail le mercredi 23 novembre 2011 de 10h à 16H30, lors du salon professionnel de l’Education « EDUCATEC-EDUCATICE », qui se déroulera à Paris – Porte de Versailles, pavillon 7.3, du 23 au 25 novembre 2011.
La journée du 23 novembre portera ainsi sur l’évaluation des usages sur les ENT.
Au programme :
- le matin, cadre méthodologique de l’évaluation des usages (EVALuENT), présentation d’outils, témoignages de chefs d’établissements et travaux de recherche entrepris sur les usages (lire les premiers retours sur le Cahier de Textes sur l’ENT).
- l’après-midi, bilan et perspectives du Dispositif de mesure d’audience des ENT et de la CDC. Seront notamment discutées :
- l’évolution envisagée des plans de marquage des services proposés sur les ENT pour correspondre au mieux à la réalité des services offerts par les différentes plateformes (Orientation ? Blogs ? LMS ?) ;
- la mise en place d’un nouveau tableau de bord permettant à chaque projet de se situer par rapport à la médiane des projets ENT qui ont adhéré au dispositif.
A noter : le jeudi 24 novembre, en matinée de 10h à 12h30, une présentation ouverte aux porteurs de projet mais également aux prestataires impliqués dans les projets ENT (éditeurs ou encore intégrateurs), sera consacrée aux évolutions du Schéma directeur des ENT (SDET 3), notamment sur les exigences liées à l’articulation des portails de services (présentations, échanges, témoignages de porteurs de projet).
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Projets-ENT reviendra après le Salon sur le contenu de ces présentations et des échanges qu’ils auront suscités.
ENT, comment passer à la vitesse supérieure ?
…Tel était le thème du colloque organisé par ECOTER et le Conseil régional d’Alsace le jeudi 9 juin dans les locaux de l’hôtel de Région à Strasbourg. L’association réunit depuis 10 ans collectivités territoriales et industriels autour du développement des services publics numériques et proposait cette année une réflexion sur le développement des ENT. Le colloque était placé sous le parrainage de Mme Calderoli, Vice-présidente du Conseil régional.
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Les nombreuses présentations ont permis de dégager quelques enseignements pratiques, en particulier pour les porteurs de projets ENT. En voici une rapide synthèse (les supports de présentation sont disponibles ICI sur le site d’ECOTER (1) : nous vous invitons à les découvrir, ils sont notamment riches de données chiffrées).
Hôtes de l’événement, la Région Alsace et le Rectorat ont partagé les enseignements d’une généralisation d’un ENT à l’ensemble des établissements du secondaire.
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Philippe Houillère a présenté des données détaillées sur le coût par élève d’une politique numérique comprenant l’équipement des établissements, l’infrastructure de réseau, les services support et l’ENT. La licence logicielle ne représente in fine que 10 % du coût global, indicateur soulignant l’importance à ses yeux des actions préalables au déploiement de la solution. Patrick Reeb a proposé ensuite une typologie des établissements utilisateurs de l’ENT, soulignant combien les indicateurs issus des marqueurs d’audience permettaient de distinguer parmi les établissements ceux pour lesquels des actions spécifiques d’accompagnement devaient être déployées. La présentation fut aussi l’occasion de comparer l’évolution des usages avant et après la généralisation de l’ENT. Si la fonctionnalité de gestion des notes reste le module le plus utilisé, les services de communication nouvellement déployés semblent connaître une croissance rapide, notamment la messagerie.
Les présentations d’ENTEA (voir Dossier que lui a consacré Projets-ENT) ont été complétées par deux témoignages relatifs à un déploiement de l’ENT au primaire. L’expérience de la communauté d’agglomérations du Grand Besançon et celle plus modeste de la communauté de commune de la Vallée du Doher ont rappelé l’intérêt d’une approche mutualisée tant pour les équipements d’infrastructures que pour le service d’accompagnement de la solution.
La Région Limousin a, par l’intermédiaire de François Saule, illustré les possibilités d’usages d’un réseau Haut Débit à l’échelle de la région. Au-delà de l’ENT, le réseau Haut Débit est aussi une opportunité de déployer des services de domotique pour la gestion des établissements et de téléphonie sur IP (contribuant à un retour sur investissement intéressant). Le Haut Débit, comme vecteur d’aménagement numérique du territoire ! Le Ministère de l’Education Nationale, représenté par Marie Deroide et Dorothée Danieleweski, a présenté les études et outils déployés pour mettre en place une véritable analyse des usages (dispositif EVALuENT). Au-delà des études existantes permettant de faire apparaître une photographie fidèle du niveau d’équipement des établissements, la DGESCO a insisté sur l’importance et la complexité d’une démarche permettant d’analyser, en complément des instruments de mesure d’audience proposés par la CDC, un dispositif d’analyse des usages. Un nouveau chantier d’envergure à suivre ! On retiendra enfin le plaidoyer de Alain Seré, inspecteur général, pour le développement d’outils à plus forte valeur ajoutée pédagogique. Des ENT aux interfaces mieux adaptées en particulier pour le primaire, des ENT permettant un pilotage pédagogique de la classe, une plus grande finesse dans l’évaluation individualisée des élèves, dans la capacité de veille et d’agrégation de contenu… La liste est encore longue des ajouts qui feraient de l’ENT un outil plus fortement créateur de valeur pour l’école, qui en contrepartie devra se réinventer dans l’espace et le temps. Face à des pratiques dont nous ignorons beaucoup plus que nous ne le pensons, Pascal Cotentin, de l’académie de Versailles, a rappelé la multiplicité des dispositifs mis en place au service du développement des usages. De la baladodiffusion à la création d’un label TICE, Versailles est apparu commun un laboratoire d’innovation avec et autour de l’ENT. Le colloque a également permis une prise de parole des industriels présents dont Toshiba, Intel, Cisco, Its’learning et Microsoft. Chacun a souligné l’importance de l’engagement des décideurs publics dans la réussite des projets. Les éléments de comparaison internationale révèlent un relatif retard français en termes d’investissement dans les TICE. Les prévisions, notamment en termes de consommation de bande passante par les supports vidéos, soulignent l’apparente nécessité d’un maintien de l’effort d’équipement, notamment en infrastructure. La journée s’est close sur une table ronde d’ouverture consacrée aux nouveaux usages dont les blogs présentés par leWebPédagogique et le réseau social de parents initié par le miniréseau, ainsi que le témoignage de Véronique Saguez, professeur de SVT dans un lycée de Trappes qui a souligné l’apport de l’ENT dans sa pratique enseignante et celles de ses élèves. Ces éclairages ont souligné que la vision du SDET-3 (le Schéma Directeur des Espaces numériques de Travail), celle d’un ENT plus ouvert vers les services tiers, était déjà en marche.
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Les participants ont convenu d’une nouvelle édition en 2012 qui sans doute sera consacrée aux manuels numériques et aux ressources pédagogiques…
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1.- La mission Ecoter est une association qui regroupe des collectivités et des entreprises, afin de favoriser la veille et l’échanges d’expériences et d’informations entre collectivités, institutionnels et entreprises.
SDET-3 : lancement d’un appel à commentaires
Le Ministère de l’Education Nationale publie sur Educnet.fr la version 3 du Schéma Directeur des Espaces de Travail (SDET-3). Elle est mise en ligne pour appel à commentaires : les acteurs impliqués dans le déploiement des ENT disposent d’un mois pour en prendre connaissance et soumettre leurs remarques.
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Calendrier de l’Appel à Commentaires : entre le 6 mai et 4 juin 2011 |
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Ce dispositif est une incitation à l’échange et au partage sur les problématiques fonctionnelles abordées dans l’Annexe AAS (Authentification, Autorisation et SSO). Les porteurs de projets trouveront notamment la documentation permettant de spécifier les conditions de l’articulation entre les ENT et les portails de l’Education nationale (notamment les Téléservices) et tout autre service applicatif distant (notamment les services fournisseurs de contenus pédagogiques).
Le cahier des charges de l’annuaire ENT et ses annexes ont également été amendés afin d’apporter des réponses à certains des problèmes signalés par les projets.
L’appel à commentaires porte aussi sur le document de recommandations pour l’expérimentation « Manuels numériques via l’ENT », visant à accompagner les acteurs de l’expérimentation nationale.
Une version définitive du SDET-3 reprendra les différentes contributions (publication prévue pour la deuxième quinzaine du mois de juin).
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Allers-retours sur les publications de Projets-ENT
Déjà présentes sur le site (à la rubrique Publications) en format PDF, les études lancées par la Caisse des Dépôts en partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale sur les ENT sont désormais directement accessibles en format texte avec un sommaire interactif :
- Les plates formes virtuelles d’apprentissage en Europe (version anglaise)
- Pour une évaluation partagée des usages des ENT
Une bonne occasion de revenir en détail sur les grands sujets abordés lors de la Journée Porteurs de Projets à l’édition 2010 d’Educatice (voir le reportage sur Projets-ENT), mise en bouche nécessaire avant la publication la semaine prochaine de notre dossier consacré au BETT.
Educatice-Educatec 2010 : la Journée Porteurs de Projets
Depuis quelques années, la place des nouvelles technologies est grandissante dans les salons consacrés à l’éducation. Dans les trois grandes capitales européennes, c’est même devenu un rituel incontournable de la fin du mois de novembre au début janvier !
Paris commence la dernière semaine de novembre, avec Educatice-Educatec dans le cadre du Salon de l’Education, Berlin enchaîne début décembre avec Online Educa, et le BETT de Londres conclut ce cycle avec la nouvelle année !
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L’édition 2010 d’Educatice-Educatec a d’ailleurs bien exprimé l’élan national dans le domaine éducation et nouvelles technologies :
Avec un « plan numérique à l’école sans précédent », ainsi que l’a annoncé le ministre de l’Éducation nationale Luc Chatel. La France connait un véritable engouement pour la diffusion du multimédia dans les classes qui se traduit par de nombreux appels d’offres passés par les collectivités. Le marché français du numérique éducatif vient bel et bien de dépasser le stade de l’émergence, pour s’affirmer comme un des principaux facteurs de consolidation de la société de l’information dans son ensemble.
Lire l’édito dans son intégralité
La journée des « Porteurs de Projets »
Autre rituel, la Journée des Porteurs de Projets co-animée par le Ministère de l’Education Nationale et la Caisse des Dépôts, offre un cadre d’échanges et de débats entre les acteurs qui œuvrent pour le déploiement des ENT dans les territoires. Plus de 2/3 des académies en effet, ont au moins un projet en phase de généralisation en partenariat avec les collectivités territoriales. Les chiffres en expriment l’ampleur :
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2.000 nombre d’Etablissements Publics Locaux d’Enseignement (EPLE) qui disposent à ce jour d’un ENT (6.000 EPLE en perspective avec l’accélération de la généralisation) |
3 millions nombre de comptes utilisateurs au regard des projets de généralisation en cours ! |
Tenue le mercredi 24 novembre 2010 en marge d’Educatice, la journée « Porteurs de projets ENT » a proposé une conférence plénière sur « La confiance numérique », ainsi que trois ateliers respectivement consacrés :
- à la synthèse d’une étude comparative menée en Espagne, au Danemark et au Royaume Uni sur le déploiement des espaces numériques de travail
- au retour des dispositifs de mesure d’audience et d’évaluation des usages des ENT
- à la réflexion prospective à mener en matière de Haut Débit dans les établissements du secondaire équipés d’un ENT.
Cette journée a également donné l’occasion au Ministère de l’Education Nationale et à la Caisse des Dépôts d’exprimer leur engagement dans l’e-education. En ouverture de la journée Porteurs de Projets, Marie Deroide, Chef de Projet ENT et services numériques pour l’enseignement scolaire à la DGESCO, a ainsi présenté quelques axes privilégiés :
- accompagner le développement des usages des ENT avec un dispositif dédié ;
- favoriser la mutualisation des pratiques et réflexions entre porteurs de projets ;
- faire évoluer le Schéma Directeur des Espaces numériques de Travail (SDET) élaboré par le Ministère, avec notamment l’amélioration des conditions d’interopérabilité entre les portails et avec les services dits « tiers ».
Dans le prolongement, Joël Boissière, responsable de la e-education à la Caisse des Dépôts, a tenu à souligner l’importance pour chaque territoire, s’engageant avec la généralisation des ENT dans le déploiement de centaines de milliers de comptes, à bien intégrer la pérennité de l’entreprise comme un critère structurant de l’appel d’offre dans le choix de la solution.
Regards croisés : ENT et confiance numérique
A l’occasion de la journée Porteurs de Projets tenue à Educatice-Educatec lors du Salon de l’Education 2010, les acteurs du déploiement des ENT dans les territoires, portent un regard croisé sur la notion de confiance numérique.
Réflexion prospective à mener en matière de Haut Débit
Commencée en 2007, l’étude menée par le cabinet SAGATEL, pour le compte de la Caisse des Dépôts, en partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale, porte sur la nécessité d’anticiper les modes de connexions dans les établissements du secondaire équipés d’un ENT. Elle s’est déroulée en trois temps et a distingué une phase d’évaluation théorique en partant de l’existant, un ajustement à partir d’une enquête terrain, avec notamment une typologie des usages, avant de se livrer à une analyse prospective à 5 et 10 ans.
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Un travail de modélisation réalisé à partir des usages TICE de 80 établissements de la région Provence Alpes Côtes d’Azur a permis de définir les usages et les débits nécessaires sur une journée type. L’ensemble des données collectées a été réparti par discipline et exprimé en débit sur le déroulement de la journée (par niveau de classes, par nombre de classes occupées, par matière et par type d’usages). L’étude a également pris en compte le taux d’équipement des salles de classe en Tableaux Blancs Interactifs (TBI) et le déploiement de l’ENT. Le cabinet SAGATEL a posé l’hypothèse que à 5 ans toutes les salles seraient équipées de TBI et qu’une salle sur trois sera équipée d’ordinateurs individuels pour les élèves ; à 10 ans, toutes les salles seraient équipées avec un ordinateur par élève.
L’introduction des TICE à l’école modifie les méthodes d’enseignement et d’apprentissage. Il existe 3 types d’usagers : les administratifs (peu dimensionnant), les enseignants (en cours dirigés ou à titre individuel) et les élèves. Pour ces deux derniers, le cabinet SAGATEL a dégagé 5 types d’usages génériques : les cours, les exercices, la navigation web, la vidéo mais aussi la visioconférence et a distingué les usages en groupes des usages individuels.
Ces modélisations de projections virtuelles en termes d’équipements et d’usages ont permis d’évaluer des débits lissés sur la durée d’une séance de cours et au-delà sur l’ensemble de la journée. Pour les usages collectifs en classe, les heures critiques d’utilisation correspondent au milieu de l’après-midi autour de 15 heures, alors que pour les usages individuels, les phases de saturation arrivent un peu plus tard (16 heures – 17 heures).
Au pic de la journée, les débits ont été estimés pour les usages individuels, à :
| Collège | Lycée | |
| A 5 ans | 3,5 Mbit/s | 13 Mbit/s |
| A 10 ans | 6 Mbit/s | 20 Mbit/s |
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Au total, les besoins en débits pour les collèges et les lycées sont évalués comme suit :
A 5 ans, en heure de pointe on atteint des débits de :
42 Mbit/s dans les lycées 18 Mbit/s dans les collègesA 10 ans, les chiffres atteignent respectivement 60 Mbit/s et 27 Mbit/s !
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Le cabinet SAGATEL conclut qu’à 10 ans, dans les collèges et dans les lycées on aura besoin de plus de 10 Mbit/s de débit, là où la technologie des réseaux en cuivre ne permet pas aujourd’hui de dépasser ce seuil. Le passage à la fibre optique est donc à anticiper, même si les usages des TICE connaissent des variables importantes d’un utilisateur à l’autre, et d’un établissement à l’autre.
Educatice-Educatec : ENT et confiance numérique
Quelle confiance les enseignants, les élèves, les parents, les personnels des différentes administrations concernées peuvent-ils avoir dans ces gigantesques systèmes d’information numérique ? Qu’est-ce que la confiance dans les services numérique ? Pourquoi s’en préoccuper ? Que doit-on garantir ? Comment la construire ? Qui en est responsable ?
La confiance numérique ou comment organiser notre société à l’ère du numérique
Adjointe chef de service « Services et usages numériques » au Département du Développement Numérique des Territoires à la Caisse des Dépôts (CDC), Maud Franca définit la confiance numérique comme la condition sine qua non au développement des usages dans le numérique. « Créer les environnements de confiance numérique doit permettre aux citoyens de pouvoir agir en toute sécurité et liberté sur Internet, en étant garantis que leurs droits fondamentaux soient respectés à l’ère du numérique : respect de la vie privé, protection des données personnelles…. Or, le Baromètre de confiance des français dans le numérique établi par la CDC et l’ACSEL, révèle que, si les risques encourus sont perçus par les internautes quand ils exposent leurs données personnelles sur internet la valeur d’usages des services proposés et leur praticitée l’emportent souvent au détriment de la sécurité. Les internautes attendent que ces garanties de sécurité et l’exercice de leurs droits fondamentaux soient assurés par l’Etat, les services publics puis par les opérateurs et producteurs des services qu’ils utilisent. Les Français font confiance aux services publics dans le numérique et aux moyens qu’ils vont mettre en œuvre pour sécuriser les usages numériques ».
Aussi, les ENT contribuent-ils à développer un cadre de confiance pour l’utilisation des services numériques. Encore faut-il prendre en compte et anticiper les risques qui peuvent subsister : la forte présence de mineurs parmi les utilisateurs, la disponibilité des services liée à la stabilité des solutions techniques, la pérennité des structures qui les portent et les font évoluer. Portés par des projets et des partenariats associant l’Etat et les collectivités locales, les ENT n’en demeurent pas moins un outil et un levier de la confiance numérique !
Juriste au service juridique de la CNIL, Elise Wolton rappelle que cette autorité administrative indépendante intervient dès qu’il est question de traitements de données à caractère personnel - soit de la création de tout fichier informatique au sein duquel sont organisées des informations qui permettent directement ou indirectement la reconnaissance d’une personne et qui est donc soumis à la Loi Informatique et Liberté. La création d’un ENT répond à cinq grands principes :
- La finalité du fichier doit être explicite, déterminée et légitime
- La collecte des données doit respecter le principe de proportionnalité
- La durée de conservation est limitée et précise
- La sécurité garantit la validité juridique de l’ensemble
- Le droit d’accès, de modification et de correction des données incombe au chef d’établissement, responsable de traitement sur l’ENT .
La CNIL a initié un travail d’accompagnement auprès de la communauté éducative sur les risques d’Internet et doit publier à cet effet un Guide de l’informatique et des libertés qui sera adressé courant décembre aux chefs d’établissement pour répondre aux questions qu’Internet pose au quotidien, dans et hors ENT, aux enseignants, aux élèves comme aux parents.
Il existe déjà un formulaire de déclaration simplifié à la CNIL pour les établissements qui généralisent l’ENT.
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La confiance numérique et les ENT : la pratique sur le terrain
Les conditions et les pré-requis au déploiement d’un ENT apportent des réponses au traitement de la confiance numérique
E-lyco en Pays de Loire…
Comme le rappelle Yves Nivelle, chargé de mission ENT à la Région Pays de Loire, « la confiance c’est d’abord une confiance mutuelle entre les acteurs publics et une adhésion des utilisateurs aux services proposés par l’ENT ». Une confiance mutuelle gravée dans le marbre avec la signature d’un accord cadre de partenariat, entre des acteurs d’origine très diverse mais aussi avec une convention de groupement de commande pour le choix de la Solution. La multiplicité des acteurs pose la question de la sécurisation et de la simplicité d’accessibilité. C’est pourquoi, comme le souligne Yves Nivelle, « la question de l’authentification a fait l’objet d’une attention particulière dans le respect des politiques de sécurité des différentes institutions. Un guichet d’authentification a été mis en place au niveau de chaque système d’information de l’institution dont l’utilisateur qui se connecte dépend. La fédération d’identité sur E-Lyco permet à chaque usager de se reconnaître en se retrouvant dans son environnement. » De la même manière, les parents créent leur compte sans passer par un système non sécurisé d’envoi de codes par la poste…, pire par mails !
Conseiller TICE à l’académie de Nantes, Patrick Ducler rappelle que la confiance numérique reste à construire comme l’illustre l’exemple des élèves et des enseignants qui font toute confiance à Facebook, espace par nature non sécurisé, mais hésitent à investir les espaces totalement sécurisés qui leur sont dédiés sur les ENT. C’est pourquoi, « la confiance ne naît pas seulement de la connaissance des garanties institutionnelles et juridiques, mais également d’une relation partenariale forte qui se construit entre pairs et d’une éducation ». A cette fin, l’ENT E-Lyco permet de « développer des réseaux de professeurs, de documentalistes, des réseaux de chefs d’établissement, afin que chacun puisse réfléchir et contribuer librement à la manière de construire cet espace de confiance. »
… et Agora06 dans les Alpes-Maritimes
Comme le martèle Dominique Maissa, principal du collège Raoul Dufy à Nice, lors des formations de ses pairs qui accompagnent le déploiement d’Agora06 : « tout chef d’établissement doit garder la main sur l’ENT. » Mais dans cette communauté de plus de 3.000 personnes en place depuis septembre 2009, si les usages se développent de manière satisfaisante, les utilisateurs se montrent encore trop désinvoltes aux questions de sécurité ! La gestion des mots de passe est par exemple un chantier de sensibilisation qui peut passer par l’information aux différentes communautés (voir Dossier consacré à Agora06). Par exemple en classe de cinquième, une heure de cours est désormais consacrée aux TICE et aborder cette question. Comme le rappelle André Marcant, conseiller TICE auprès du recteur de l’académie de Nice, la confiance numérique repose sur trois grands principes : la certification de la Solution, les conventions signées entre les parties prenantes et la formation. Le suivi de l’ensemble de ces actions permet de consolider cette confiance.
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La confiance passe par la contractualisation
Chef produit chez AFNOR Certification, Philippe Bourdalé précise que la certification répond à la nécessité de garantir les caractéristiques des services fournis à des utilisateurs. Le processus de certification de la conception des ENT s’est appuyé sur le SDET et sur un large panel d’experts et acteurs de la généralisation. Il s’agit pour chaque éditeur d’obtenir la certification AFAQ Engagement de Service au regard d’un certain nombre de critères techniques et d’organisation, afin de démontrer qu’il est non seulement capable de répondre à l’offre et d’en assurer le maintien et l’évolution. Un cycle de certification est établi sur trois ans et chaque année l’entreprise certifiée doit démontrer qu’elle respecte les exigences du référentiel. La certification est un outil qui vient compléter ceux déjà en place dans l’environnement des ENT et qui agit à la fois sur les dimensions qualité et sécurité du produit mais également, pérennité de la structure qui le porte.
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La liberté, clé de voûte de la confiance !
« Poser la question de la confiance numérique à l’École, conclut Paul Mathias, Inspecteur général de l’Education Nationale, ce n’est privilégier ni le contrôle des accès, ni la régulation des contenus. C’est plutôt interroger le rapport de l’élève aux savoirs et du professeur à leur diffusion. Car la confiance germe là où les règles acceptent de faire silence. Parier sur la confiance numérique, c’est parier sur la créativité des élèves et sur la capacité qu’ont les équipes pédagogiques de leur faire prendre la mesure des opportunités intellectuelles que leur ouvrent l’outil informatique et les réseaux. De nouvelles manières d’apprendre et de nouvelles écritures surgissent au cœur des espaces numériques. La maîtrise n’en a rien d’évident. La confiance que l’Institution doit à ses représentants comme à ses bénéficiaires – les élèves et leur famille – doit principalement s’exprimer dans l’aménagement de leur liberté de créer, de s’exprimer et de faire. Ce n’est que la liberté, qu’il faut leur préserver, de créer le monde et la culture qui seront les leurs. »
Remise des trophées des Technologies Educatives à Educatice
La deuxième édition des Trophées des Technologies Educatives a récompensé lors d’une cérémonie de remise à l’occasion du dernier salon Educatice-Educatec (jeudi 25 novembre 2010), les initiatives les plus innovantes portées par les collectivités territoriales en matière de TICE.
Organisé par la Caisse des Dépôts en partenariat avec le Groupe AEF et le salon Educatice-Educatec, le concours a récompensé :
Dans la catégorie Innovation :
- Le premier prix est remis à l’Association Axelera, pôle de compétitivité pour son projet « Mission à Carbone City »
Ce jeu de rôle pédagogique s’articule autour de cinq thématiques pour sensibiliser les jeunes aux enjeux de la chimie. Cette opération itinérante sillonne les collèges rhônalpins et met en scène une enquête journalistique en ayant recours à toute sorte de technologies innovantes.
- Le deuxième prix est remis au Conseil Général de la Meuse pour son projet « un pas de plus vers le numérique »
Le projet s’est attaché à équiper l’ensemble des élèves de sixième d’un outil baladeur MP3 pour favoriser l’apprentissage des langues vivantes.
- Une mention spéciale est remise à l’Ecole de la deuxième chance de Marseille pour son projet EDA – E2C
EDA-E2C est une plateforme informatique et organisationnelle de formation à distance de type « blended », adaptée à un public de faible niveau, et structurée pour permettre au formateur de suivre en temps réel et à distance les progrès des stagiaires.
Dans la catégorie Politique globale :
- Le premier prix ex-æquo est remis au Groupement d’Intérêt Public pour son projet NetoCentre et au groupement de commande de la région Pays de Loire, les départements du Maine et Loire, de la Mayenne, de la Sarthe, de la Vendée et de l’académie de Nantes pour son projet E-Lyco.
Le projet NetoCentre a permis la mise en place d’un ENT basé sur des logiciels libres à l’ensemble des publics de la formation.
Le projet E-Lyco offrira d’ici quatre ans, à l’ensemble des lycéens et collégiens de la région Pays de Loire, aussi bien publics que privés, ainsi qu’à leurs parents et enseignants, un ENT commun
- Le deuxième prix est remis à la Mairie d’Elancourt pour son projet « Ecole numérique à Elancourt »
Ce projet vise à déployer des technologies de l’information à l’école pour réduire la fracture numérique notamment dans les quartiers sensibles et à moderniser la pédagogie.
- Une mention spéciale est remise au Conseil Général de la Moselle pour son projet d’infrastructure « Client léger » basée sur le très Haut Débit.
Le dispositif « Client léger » permet de raccorder 94 collèges publics au réseau Haut Débit de la Moselle et donc également de sécuriser, fiabiliser et simplifier le fonctionnement et la maintenance des parcs informatiques au niveau de chaque établissement (voir article sur Projets ENT consacré au « Client léger »).


