Un Guide à l’usage de l’ENT en collège
Dans un Guide pratique des usages des ENT en collège, Pascal Faure, Conseiller TICE du recteur de l’académie de Nancy-Metz, a souhaité modéliser le fruit de l’expérience acquise sur plusieurs années depuis l’expérimentation de l’ENT Prisme Lorraine, jusqu’au déploiement de l’ENT PLACE.
Le présent ouvrage est destiné aux enseignants de collège en vue de nourrir leur réflexion et leur pratique au quotidien.
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Projets-ENT : Quel est le principe initial de la publication d’un tel Guide ?
Pascal Faure : A travers ce Guide, j’ai essayé à la fois de formaliser des exemples d’usages et d’illustrer la diversité des usages dans l’ENT. C’est pourquoi de manière pragmatique nous avons commencé par le collège au vu de notre expérience sur PLACE. Naturellement, ce travail est l’aboutissement d’une aventure initiée avec Prisme Lorraine qui nous a permis de nous forger une culture ENT et poursuivie avec PLACE qui a enrichi chaque jour notre expérience en ce domaine.
Projets-ENT : Comment avez-vous travaillé pour écrire ce Guide ?
Pascal Faure : Le Guide pratique des usages des ENT en collège s’est appuyé sur les retours des enseignants qui utilisent l’ENT depuis plusieurs années ou simplement quelques mois et qui cherchent à partager leurs expériences. Il s’agit de professeurs convaincus de la dimension pédagogique de l’ENT qui en sont à la fois les utilisateurs et les explorateurs. Ce sont les membres de l’équipe de la Mission TICE de l’académie de Nancy-Metz que je remercie beaucoup pour leur travail et leur engagement à mes côtés.
Projets-ENT : Comment s’organise le Guide ?
Pascal Faure : Il propose de passer en revue les différents types d’usages de l’ENT en collège quelle que soient les disciplines enseignées, en veillant à ne pas être trop répétitif. Il est clair par exemple, que, pour chaque matière, on peut aborder les usages d’un Forum ou d’un cahier de textes !
C’est pourquoi, j’ai fait le choix de distinguer trois niveaux d’approche :
- L’enseignant avec ses élèves
- L’enseignant dans le collège avec ses collègues et les élèves au-delà d’une classe
- Au-delà des frontières de l’établissement
Le Guide rappelle ainsi comment un professeur peut utiliser l’ENT avec ses élèves, avant, pendant et après une séance, sans omettre de lui préciser ses finalités et modalités de fonctionnement ; un chapitre spécifique permet de balayer toutes les disciplines du collège en reprenant par typologie des exemples d’usages pour que chaque enseignant de chaque discipline s’y retrouve.
Il était également important de définir un ENT et de montrer comment il est mis en place à partir d’un projet sur un groupe d’établissements, comme de souligner l’impact qu’il peut avoir. Ne pas perdre de vue qu’une des originalités d’un ENT est de faire sauter la barrière physique de la salle de classe et la barrière temporelle de l’heure de cours.
Les exemples cités ne sont pas forcément tous « originaux » : l’objectif était de donner un panel le plus large possible, quel que soit le niveau de complexité, des usages sur l’ENT !
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Pascal FAURE, Guide pratique des usages des ENT en collège,
ITOP Education, 170 pages - 15.00 €
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ENT en mouvements !
Depuis la rentrée de septembre, les ENT font l’actualité : chaque semaine, Projets-ENT signale premières expérimentations et derniers déploiements dans les territoires.
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Le Département des Vosges rejoint PLACE
Comme le suggère le titre évocateur de la Lorrainenumérique, « Les Vosges prennent PLACE », le Département rejoint la Région dans l’aventure des ENT.
Le département des Vosges a conclu une convention de partenariat avec la Région Lorraine qui a lancé un groupement de commande baptisé PLACE, plate-forme lorraine d’accessibilité et de communication pour l’éducation, dans lequel le Rectorat de Nancy-Metz s’est engagé pour l’assistance, la formation et l’accompagnement des établissements.
Lu dans Lorrainenumérique.com
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Expérimentation dans le 1er degré à Melun
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L’inspection académique départementale et la ville de Melun viennent de signer une convention de partenariat dans le but d’expérimenter un Espace Numérique de Travail (ENT) dans deux écoles du primaire.
L’expérimentation s’inscrit dans le cadre du plan de développement des usages du numérique à l’école (novembre 2010).
La solution choisie est ICONITO.
Source : Inspection Académique de Seine et Marne.
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L’ENT, espace d’usages des TICE
La phase d’expérimentation des manuels numériques commence à connaître une antériorité suffisante pour justifier les premiers retours du terrain. Les petits reportages réalisés en Meurthe-et-Moselle cet automne et mis en ligne sur le site du Ministère de l’Education Nationale educnet.com en sont une bonne illustration :
Premières séquences filmées au collège en 6e
Au-delà de l’intérêt pour une pédagogie différenciée avec les TIC, ces vidéos illustrent comment l’ENT constitue l’environnement d’expression des usages pédagogiques de demain.
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Toujours en Lorraine, la visite programmée à la rentrée de janvier 2011 dans un collège de Moselle pourrait donner l’occasion d’articles ou de reportages vidéos sur de nouveaux usages des TICE sur les ENT. Le programme peut le laisser présager :
Philippe LEROY, Président du Conseil Général de la Moselle, et Jean-René LOUVET, Inspecteur d’Académie de la Moselle, se rendront le jeudi 6 Janvier 2011 à 15h au collège Charles Péguy de Cattenom pour assister à une présentation des réalisations et des expérimentations menées au niveau de cet établissement dans le domaine des TICE.
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[Ce] déplacement (…) permettra également de présenter les expérimentations menées dans cet établissement (…) :
la mise en place d’un Espace Numérique de Travail (ENT) le recours à la technologie du Courant Porteur en Ligne pour augmenter le nombre de points d’accès à Internet dans les établissements et permettre à chaque enseignant de pouvoir utiliser des ressources en ligne depuis n’importe quelle salle d’enseignement la diffusion progressive dans les salles de classe d’équipements de type Tableaux Blancs Interactifs ou vidéoprojecteurs [pour l'usage des] manuels numériques (…)
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Usages du cahier de textes sur l’ENT
La question des usages sur l’ENT constitue le point d’encrage et la clé du succès d’une bonne généralisation sur les territoires. En collaboration avec Isabelle Cherqui-Houot et Marc Trestini, Manuel Schneewele propose une première synthèse sur ce sujet dans un article consacré plus particulièrement aux « usages d’un cahier de textes en ligne ». Le jeune chercheur bénéficie du dispositif de cofinancement lancé par la Caisse des Dépôts en partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale pour encourager les études et recherche en ce domaine*.
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| Manuel Schneewele, Isabelle Cherqui-Houot et Marc Trestini, « Les usages d’un cahier de texte en ligne. Cas de l’ENT Lorrain, l’environnement PLACE » dans Distances et Savoirs (vol. 8, n°2, p. 241-256), 2010.
Envoyez nous un email si vous souhaitez recevoir le fichier de l’article, nous transmettrons à l’auteur |
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PLACE Lorraine
Projets-ent poursuit son tour de France du déploiement des ENT sur les territoires dans l’académie de Nancy-Metz : généralisation de PLACE du Lycée, PLACE du CFA, en région Lorraine et de PLACE du collège en Meurthe-et-Moselle, expérimentations diverses en Moselle, en Meuse ou encore dans les Vosges, avec pour seul objectif, l’innovation au service de la communauté éducative !
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« L’ENT, c’est une foule de micro-révolutions ! Ce n’est pas une révolution en soi, en revanche cela offre une très grande diversité d’usages ! C’est ce qui d’ailleurs le rend si compliqué à mettre en œuvre ! »
Pascal FAURE, Conseiller TICE
auprès du Recteur de l’académie Nancy-Metz |
| SOMMAIRE | |
Etat de la généralisation des ENT :
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Accompagnement technique :
PLACE de l’innovation :
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Pour la réalisation de ce dossier, nous avons rencontré :
Qu’ils soient ici tous remerciés pour leur accueil et leur disponibilité. |
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Lorfolio au service des actifs en Lorraine
La Région Lorraine achève l’expérimentation de Lorfolio, un « portefeuille de compétences » numérique accompagnant chaque lorrain tout au long de sa vie professionnelle. Ce dispositif s’adresse aussi bien aux actifs qu’à toute personne en cycle de formation, initiale ou continue.
Refuser la fatalité !
Depuis 30 ans, la Lorraine vit au rythme des reconversions à répétition (le fer, la mine, le textile, la plasturgie, etc.) et avec elles, celles d’une main d’œuvre désorientée. Entre le moment où une entreprise qui licencie un employé et celui où une autre l’accueille, le taux de rebond est en moyenne de 18 mois. En anticipant les démarches de valorisation du parcours professionnel, de valorisation des compétences individuelles, le dispositif Lorfolio espère réussir à écourter cette phase de transition synonyme de désespérance sociale individuelle mais également collective.
Lorfolio, un outil personnel, non pas institutionnel !
Ce dispositif doit permettre à chaque Lorrain de gérer son parcours professionnel. Lorfolio a été conçu comme un outil au service de la personne, centré autour d’elle, afin de lui faciliter l’entrée ou le retour à l’emploi. Cette initiative a permis de fédérer tous les acteurs de la formation et de l’emploi dans la Région et aussi de mutualiser la démarche et les pratiques.
Télécharger la plaquette de présentation
« Apprendre en marchant » et «marcher lentement » rappelle Joseph Bruno, Directeur du secteur Formation Tout au Long de la Vie et en charge du projet pour la Région, pour résumer la méthode suivie par l’ensemble des partenaires qui autour de la Région et d’INFFOLOR, le CARIF Lorrain, ont lancé l’expérimentation du Lorfolio.
Petit rappel historique
Commencée en 2007, l’étude de faisabilité s’est poursuivie sur les premiers mois de l’année 2008, moment où a été réalisé un prototype testé auprès des jeunes des Missions locales, avant d’être étendu à un panel exhaustif d’acteurs cibles sur la période 2009 – 2010 : Scolaires en formation initiale, apprentis, contrats aidés, salariés, demandeurs d’emplois, personnes en formation continue, etc. Soit 2.000 personnes en tout volontaires pour expérimenter Lorfolio*.
La participation et l’élan de toute la Lorraine
Lycées, Mission locales, Ecoles de la 2ème chance, organismes de formation, Points Relais Conseils VAE, CG 54 et CG55 et leurs partenaires, Fongecif, Agefos PME, Entreprises, et d’autres encore ont pris part à l’aventure. « Un bel exemple de travail collaboratif » se réjouit Joseph Bruno. « L’échange entre les différents acteurs a été permanent à l’occasion des comités de pilotage mensuels auxquels participaient assidûment toutes les parties prenantes. Une fois cette première phase achevée, une équipe d’universitaires est venue apporter un regard extérieur. Les chercheurs du LISEC (Laboratoire Interuniversitaire des Sciences de l’Education et de la Communication) sont allés à la rencontre des utilisateurs, mais aussi des responsables de structures de formation et d’emploi, des concepteurs ou encore des responsables de l’accompagnement du dispositif, une manière d’affiner encore la réflexion sur les usages de l’outil. »
Lorfolio bientôt opérationnel
L’expérimentation a fait considérablement évoluer l’outil et notamment les services mis à disposition. Parmi les fonctionnalités phares, il faut retenir l’exécution du CV en ligne et la possibilité en trois clics de réaliser sont propre site Internet. A la suite d’un récent comité de pilotage le principe d’un portail de tous les sites Lorfolio a d’ailleurs été envisagé. Une manière de faciliter les recherches des employeurs qui pourraient y repérer des compétences. Un outil planning propose aussi des parcours de recherche d’emploi et de formation.
« Le lancement n’est plus qu’une question de mois. Attendu pour mars 2011, il devra s’accompagner d’une communication de sensibilisation auprès des personnes cibles. C’est INFFOLOR à qui incombera l’essentiel de cet accompagnement mais la Région a déjà prévu de sensibiliser toutes les organismes de formation avec lesquels elle travaile (soit environ 30.000 personnes) » précise Joseph Bruno.
Lorfolio dans l’ENT ?
30.000 personnes ! C’est aussi le nombre d’élèves qui sortent chaque année du système scolaire pour entrer dans la vie active. C’est pourquoi, depuis le lancement de l’expérimentation de Lorfolio, la Région a incité le Rectorat à s’associer à ce dispositif : il est important que pour bien s’approprier l’outil, chaque Lorrain y soit familiarisé très tôt.
« Avec la généralisation de l’ENT en Lorraine, au cours de sa scolarité, l’élève acquiert le réflexe de recourir aux outils numériques. Tout l’enjeu pour nous, et avec l’accord du Rectorat, c’est de commencer à familiariser les élèves à Lorfolio. C’est pourquoi, nous avons convenu qu’il faudrait qu’à la sortie de sa formation initiale, l’élève dispose d’un Lorfolio qui soit déjà pré rempli ! Qu’il ait commencé à rassembler ses expériences, à valoriser ses diplômes et à déterminer ses compétences, une manière de prendre de bonnes habitudes ! »
* La NewsLetter Lorfolio du 10 décembre 2009 revient sur les retours des premières expérimentations.
L’ENT, espace numérique d’innovation
L’ENT, terrain de jeux des TICE sur les territoires !
Depuis 2008 la généralisation des ENT s’accompagne de nouvelles fonctionnalités et de nouveaux usages. La particularité de ces « expérimentations », c’est qu’elles s’effectuent à échelle industrielle là où, sur d’autres territoires, elles restent avant tout expérimentales ! Il reste encore de nombreux chantiers identifiés par l’académie et la région lorraine dont l’ENT constitue le terrain naturel d’expérimentation pour la communauté éducative ! Certains ont été lancés et on peut déjà en apprécier les premiers retours d’expérience.
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1- Expérimenter des ultra portables Net’Book (en Meurthe-et-Moselle, en Moselle et en Meuse)
En partenariat avec European Schoolnet, ACER a mis à la disposition d’un certain nombre de collèges des ultra portables Net’Book afin d’apprécier s’ils étaient adaptés ou non au milieu éducatif. L’expérimentation a commencé au troisième trimestre 2010 dans 10 classes de sixième et se poursuit sur l’année scolaire 2010-2011 avec 37 classes de cinquième et de seconde. Le concepteur expérimente l’adaptabilité de son matériel : la batterie peut-elle tenir toute la journée sur l’année scolaire sans être déchargée ? Le micro et la Webcam peuvent-ils remplacer le MP3 ? Le clavier est-il adapté aux mains des jeunes élèves, etc. L’organisme européen s’est associé à cette opération afin de pouvoir tester les usages pédagogiques de ces Net’Book dans les lycées ou les collèges.
Quelles sont les attentes de cette expérimentation ?
Le Net’Book est l’outil de l’accès aux ENT, aussi bien en classe qu’à la maison. A travers cette expérimentation, la région ne vise pas, à court ou moyen terme, sa généralisation. Il s’agit plutôt d’en déterminer les usages particuliers, notamment sur les questions d’accompagnement personnalisé : doter chaque collège d’une flotte de Net’Book qui puissent être prêtés aux élèves dans des situations exceptionnelles (voyage scolaire, élève malade, etc.). Il s’agit avant tout de comprendre comment utiliser ces outils dans le contexte de généralisation de l’usage des TICE qu’implique le déploiement de l’ENT. C’est pourquoi nous l’avons testé dans des configurations différentes : dans un lycée technique orienté sur le tertiaire avec des élèves en difficulté, dans une classe de seconde générale, etc. Il s’agit à chaque fois d’en dégager les différents types d’usages afin de pouvoir dire ce qu’on pourrait faire avec un ultra portable, à la maison comme dans l’établissement !
Et quel bilan peut-on en dresser ?
La mise en place a été un peu longue car il a fallu au préalable régler des questions juridiques (comment prêter un ordinateur à un élève mineur et avec quelle convention), le problème de l’assurance du matériel (comment assurer un ordinateur confié à un élève qui transporte son Net’Book dans et en dehors de l’école), ou encore l’intégration des logiciels, etc. L’expérimentation n’a commencé qu’à la fin de l’année scolaire dernière et a donc repris à la rentrée. Nous en saurons davantage en juin prochain. Mais dès à présent, il est frappant de constater l’impact d’une telle expérience. Les chefs d’établissement participant à l’expérimentation nous ont rapporté que lorsqu’ils ont convoqué les parents d’élèves pour distribuer les Net’Book, c’était la première fois qu’ils avaient tous les parents d’une classe en même temps ; une telle expérience ne peut que renforcer leur intérêt pour la démarche et la généralisation des TICE à l’école et à travers eux l’entrée dans l’ENT.
Pascal FAURE
Inspecteur pédagogique régional
Conseiller TICE à l’académie de Nancy-Metz
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2- Expérimenter l’externalisation de logiciels (en Meurthe-et-Moselle)
L’installation de logiciels sur les postes peut entraîner une certaine instabilité : l’expérimentation essaie de déterminer s’ils peuvent être installés sur un serveur externe de manière à ce qu’ils soient utilisables sans menacer l’équilibre de l’installation en local. PLACE expérimente avec Toshiba un certain nombre de fonctionnalités de ce type avec un serveur d’application et aussi avec une classe mobile de 16 portables qui peuvent être transportés en fonction des besoins dans l’établissement et en complément du matériel déjà existant (NB : il existe parallèlement un outil de gestion et d’analyse de cette expérimentation de la classe mobile numérique).
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3- Utilisation de baladeurs qui seront un jour sur l’ENT (en Meuse)
Depuis 2008, une expérimentation a été lancée sur l’usage de lecteurs MP3 en classe de langue. Elle a été étendue à 24 classes durant l’année scolaire 2009-2010. Au terme de cette expérimentation (juin 2010), une analyse et un partage de ses conclusions entre les partenaires institutionnels et académiques ont convaincu le Président du Conseil général d’offrir, pour cette rentrée, un lecteur MP3 aux élèves entrant en sixième. Au terme de cette expérimentation étendue, il faudra à nouveau en tirer les enseignements afin d’en dresser le cahier des charges de son éventuelle généralisation !
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4 – L’ENT, lien avec les personnels des collectivités en établissements (ATEE – ex-TOS)
La création d’un site « collectivité » donne la possibilité de créer des groupes inter-établissements, c’est-à-dire avec des usagers de plusieurs établissements.
La Région a donc créé un groupe de l’ensemble des personnels rattachés à la collectivité (personnels TOS-ATEE) qui ont chacun un compte d’accès. Ils bénéficient ainsi de l’ensemble des informations de leur établissement de rattachement ainsi que de l’institution régionale, notamment de la DRH, informations qui jusqu’alors étaient envoyées sous forme papier par voie postale. C’est ainsi que cette année les offres d’emploi au titre de la mobilité sont disponibles via PLACE, le formulaire de candidature également, ce sont près de 40.000 pages imprimées d’économie.
François SCHULLER
Responsable du Service TICE
Direction de l’éducation du Conseil régional de Lorraine
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5- Les autres pistes…
Il y a actuellement une réflexion sur la manière d’utiliser PLACE pour l’animation pédagogique : comment accompagner la formation pédagogique des enseignants et donc comment les faire travailler ensemble sachant qu’ils sont éparpillés sur toute l’académie ? Il faut donc intégrer dans PLACE des outils de formation à distance permettant de répondre à un certain nombre de besoins de formation des enseignants. Ici le principe de l’ENT académique est à l’étude (Cf. article consacré à ce sujet dans le Dossier Agora06).
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Il arrive souvent que les entreprises ou éditeurs proposent des solutions qui ne s’intègrent pas facilement sur l’ENT !
« La plupart d’entre elles ne connaissent pas suffisamment l’environnement et les conditions de fonctionnement des réseaux dans les établissements scolaires ; elles n’en mesurent pas la complexité qui est liée à plusieurs facteurs : d’une part, la diversité du fonctionnement éducatif et la diversité de ses usagers, nombreux et au profil différent, dont l’identification repose sur des annuaires complexes, et d’autre part, la dimension portail et donc le raccordement à l’ENT souvent délicat pour les applicatifs d’éditeurs d’origines différentes ! »
Pascal FAURE
La généralisation, un processus industriel
PLACE, la Plateforme Lorraine d’Accessibilité et de Communication pour l’Education, est l’ENT actuellement en service dans les lycées et CFA lorrains. Les collèges de l’académie de Nancy-Metz connaissent un statut un peu différent.
Depuis septembre 2009, ceux de Meurthe-et-Moselle ont rejoint PLACE. Les autres sont encore dans une phase de maturation, qui passe notamment par la nécessaire mise aux normes des équipements appelés à accueillir l’ENT ou à commencer une expérimentation. Chaque territoire avance selon le contexte, les moyens et les politique qui sont les leurs.
Pascal Faure et François Schuller, l’un pour l’académie, l’autre pour la Région, ont initié puis accompagné le déploiement des ENT en Lorraine. Leur partenariat est égal à leur acharnement à vouloir les généraliser ! En reprendre l’historique en est la meilleure illustration.
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Historique De PRISME Lorraine… 2003 : La Lorraine fait partie des 8 premiers territoires qui, en 2003, ont été retenus lors de l’appel à projets de l’Etat et de la Caisse des Dépôts et Consignations sur le déploiement des ENT en proposant une première Solution : PRISME Lorraine. 2004 - 2005 : La Région Lorraine avec les départements des Vosges et de la Meuse sont les premiers à se lancer dans l’expérimentation sur des cités scolaires dans l’idée de mettre à disposition un outil qui soit le même de la sixième à la terminale (dès 2005, les départements de Moselle et de Meurthe-et-Moselle rejoignaient l’équipage). 2007 : Les difficultés de calendrier et de financement mettent un frein au déploiement massif de PRISME Lorraine, de nouvelles orientations doivent être trouvées.
* … à PLACE des Lycées 2008 : La Région Lorraine décide de financer la généralisation de l’ENT sous une nouvelle forme dans tous ses lycées publics, privés, agricoles et les Centres de Formation d’Apprentis. 2009 – 2010 : La généralisation est intense : 50 lycées en janvier 2009, l’ensemble des établissements publics et agricoles à la rentrée suivante (septembre 2009), l’ensemble des lycées privés et des CFA en septembre 2010. PLACE est dans une logique de déploiement industriel : Il ne s’agit pas rechercher des innovations techniques ou pédagogiques pointues, réservées à quelques passionnés, mais de diffuser massivement des usages.
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Le partenariat formalisé par une convention
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Le rôle du chef d’établissement (impulsion du dispositif et diffusion des comptes)
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La logique du nombre : d’une culture artisanale à une culture industrielle
Client léger, porte d’entrée de l’ENT
Préparer et accompagner le déploiement de l’ENT supposent de disposer d’équipements en matériel et en réseau performants. En Moselle, alors que l’expérimentation avec Mirabelle permet de se familiariser à la culture de l’ENT, le dispositif Client léger prépare les établissements du département à un déploiement généralisé encore à venir.
Adjoint au Directeur Informatique du Conseil général, en charge des projets Client léger et connectique HD des collèges mosellans, Rachid Dekiouk revient avec Pascal Faure, conseiller TICE, sur la généralisation du dispositif.
Comment concrètement le dispositif Client léger s’est-il mis en place ?
Le Conseil général, qui au tournant du millénaire avait consenti d’importants investissements pour équiper les collèges en postes informatiques, cherchait une solution alternative pour palier une double problématique :
- le coût élevé du renouvellement du parc ;
- l’obsolescence qui frappe rapidement des technologies en permanente évolution.
Il s’agissait pour nos services de trouver le modèle économique adapté au contexte du département qui bénéficiait par ailleurs de certaines dispositions :
- depuis 1998, le Conseil général avait développé en interne un dispositif Client léger ;
- entre 2004 et 2006, le PLAN RHD57 avait équipé en réseau Haut Débit tous les collèges du département.
Dans ce contexte, l’expérimentation a pu commencer en 2006 sur deux collèges, puis avec une dizaine et, après de nécessaires adaptations, la généralisation a été relancée en janvier 2010. Elle n’aurait pas été possible sans un partenariat très étroit avec l’académie et le rectorat ! Il fallait en effet, pour réaliser ces aménagements, pouvoir entrer dans les collèges puis travailler en bonne intelligence avec leur chef d’établissement.
Pouvez-vous en décrire le principe ?
Rachid Dekiouk : Le terminal du collège est connecté grâce au réseau Haut Débit à l’infrastructure du serveur où se trouvent les applications pédagogiques. On gère à distance les applications hébergées en central ! Si le poste en local tombe en panne, il suffit de remplacer l’appareil sans se préoccuper des applications et autres services qui sont hébergés sur les serveurs. Il s’agit en réalité d’écrans déportés et tout ce qui est réalisé en local est directement sur le serveur. C’est une centralisation d’applications et des services ! Et c’est le département qui s’occupe de leur entretien. Le dispositif permet de pouvoir réutiliser de vieux ordinateurs qui, une fois reconditionnés, voient leur vie prolongée. Nos investissements sur les prochaines années se limiteront à l’acquisition de boitiers relais qui coûtent entre 160 et 200 €. Cela permet à la collectivité de dégager un budget pour améliorer l’ergonomie du poste de travail de l’usager (acquisition de nouveaux écrans, réaménagement des salles, etc.).
Là encore, le dispositif Client léger s’inscrit dans la logique partenariale comme l’illustre la répartition même des tâches : le département a la responsabilité du serveur et du réseau, l’académie en garantit les services (logiciels pédagogiques, les créations de compte, l’espace de stockage, l’assistance).
Quels sont les autres avantages liés à la généralisation de ce dispositif ?
Rachid Dekiouk : Avant cette opération, il existait dans les collèges de véritables cimetières de postes informatiques obsolètes dont plus personne ne se servait ou qui étaient configurés avec des logiciels totalement dépassés. Lors de la migration d’un collège en Client léger, le Conseil général prend en charge le recyclage de tout ce matériel vétuste : nous en avons déjà recyclé plus de 450 m3 - il faut compter environ 10 m3 par collège.
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| Nombre de postes Client léger pour les 47 collèges :
4.000 postes Connexions : 1.000 à 1.200 connexions/heure (6.500/jour) |
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Quels sont les apports pédagogiques du dispositif Client léger ?
Pascal Faure : D’un point de vue fonctionnel et pédagogique, l’intégration d’un collège dans le dispositif Client léger entraîne ses utilisateurs à mettre de côté des logiciels obsolètes et à s’en approprier les nouvelles versions. Dans un collège, cela veut dire aussi que, quel que soit l’ordinateur, l’utilisateur se retrouve à chaque fois dans le même environnement et peut utiliser les mêmes logiciels dans les dernières versions. Il y a une sécurisation du poste de travail qui est toujours fonctionnel.
… et quelles sont ses limites ?
Pascal Faure : Le Client léger aujourd’hui ne gère pas des périphériques (TBI, scanner, webcam, interface de mesure, etc.). C’est pourquoi une réflexion a été menée sur la répartition optimum à l’intérieur de l’établissement entre postes classiques et Client léger. On considère aujourd’hui que le ratio 1/4 – 3/4 permet de remplir 98 % des besoins des enseignants. Certaines ressources comme Google Earth faites pour fonctionner sur un seul poste, ne peuvent par exemple pas fonctionner dès lors que plus d’un élève se connectent sur un même serveur… Nous espérons que les évolutions technologiques permettront d’aller plus loin dans les années à venir !
Le dispositif Client léger
Depuis septembre 2010, 12 collèges mosellans expérimentent Mirabelle, la solution Net’Collège d’ITOP apparentée à l’ENT PLACE. Le déploiement de l’ENT en Moselle n’en est encore qu’à ces débuts. Le département ne souhaitait pas partir trop tôt dans l’expérimentation tant que les infrastructures et les équipements nécessaires n’avaient pas été adaptés et rénovés.
C’est tout l’enjeu du dispositif Client léger, fruit d’une réflexion approfondie au Conseil général pour trouver une réponse pragmatique et réaliste à son engagement dans la modernisation coûteuse de son parc informatique. Le dispositif répond à d’autres contingences constituant une préoccupation quotidienne dans la gestion des TICE à l’intérieur des établissements : utilisation et mise à jour des logiciels, environnement du bureau de l’ordinateur, stockage des données, etc.
| Rappel : un poste Client léger n’a besoin d’utiliser ses ressources que pour l’affichage, toutes les applications étant déportées sur un serveur externe
Pour bien comprendre, lire le détail sur TICE Infos n°27. |
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Quelques repères
- En 2004 – 2005
Confronté à une demande répétée d’investissements dans du matériel informatique pour les collèges, le département qui a en charge l’informatisation des collèges mosellans gérés par la Direction Politique de la Jeunesse et de l’Education (DPJE), a réfléchi à un dispositif qui permettrait de rompre une logique d’investissement récurrent. La prospection a pu s’appuyer sur un double contexte : l’expérience déjà ancienne du Département de postes Clients légers et, à partir de 2004, l’équipement du département en réseau fibre optique Haut Débit.
- 2006 – 2007
Un projet pilote sur deux établissements (les collèges de Farébersviller et de Château-Salins) permet d’expérimenter le dispositif. Il est suivi d’un audit dont les conclusions convainquent le Département d’étendre le process à l’ensemble des collèges.
- 2009 – 2010
Il a fallu une collaboration étroite entre les services informatiques du Département et du Rectorat pour, après la première année de généralisation, réinstaller une nouvelle plateforme offrant un débit plus rapide en décembre 2009.
A la rentrée 2010, la moitié des collèges sont passés en Client léger. Chacun des 47 établissements est équipé pour 3/4 de Clients légers, soit plus de 4.000 machines avec des serveurs centralisés en un seul point au Conseil général de Moselle. Le quart du parc restant est maintenu pour les salles multimédia.
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Le dispositif Client léger requiert une collaboration très étroite entre les services techniques et informatiques du département et ceux académiques et pédagogiques du Rectorat. Rachid Dekiouk et Pascal Faure reviennent sur leur partenariat et sur l’accompagnement qu’ils effectuent dans les collèges.

Pascal Faure : Il propose de passer en revue les différents types d’usages de l’ENT en collège quelle que soient les disciplines enseignées, en veillant à ne pas être trop répétitif. Il est clair par exemple, que, pour chaque matière, on peut aborder les usages d’un Forum ou d’un cahier de textes ! 








