Dossier Haut Débit et ENT en Alsace et en Limousin
Dans les territoires, le raccordement des établissements sur un réseau en fibre optique libère les acteurs du déploiement du numérique des contraintes de débits : pour l’ENT, une promesse d’accélération des usages et de stimulation de nouveaux services.
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Projets-ENT est parti à la rencontre de deux Régions qui très tôt ont choisi d’engager un effort particulier sur les infrastructures d’équipement Haut et Très Haut Débit : l’Alsace et le Limousin.
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| SOMMAIRE | |
1- Haut et Très Haut Débit, pari pour l’avenir ?
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2- Haut et Très Haut Débit, une chance pour l’ENT en Limousin…
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3- … et en Alsace |
| Présentation d’ELIE : Le déploiement d’ELIE sur le réseau Relief | |
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Présentation de l’ENTEA : Lire le Dossier Territoire que lui a consacré Projets-ENT (juin 2010) |
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Pour la réalisation de ce dossier, nous avons rencontré :
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La CDC, partenaire des collectivités dans la modernisation de ses infrastructures numériques
Directrice du département Développement numérique des territoires à la Caisse des Dépôts, Karen Le Chenadec expose les enjeux et les perspectives du déploiement du Haut et Très Haut Débit sur le territoire.
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Projets-ENT : Quelle est la vision de la CDC en matière d’économie numérique sur le territoire national ?
Karen Le Chenadec : Pour la CDC, la cohérence du développement de l’économie numérique sur le territoire national repose sur un investissement simultané dans le déploiement des infrastructures, des services et des usages. D’ailleurs, l’engagement de la CDD dans l’économie numérique s’inscrit dans sa mission historique de se mettre au service de l’intérêt général et d’accompagner ainsi la société dans ses grandes évolutions. Prenons quelques exemples concrets dans chacun des axes cités :
- Dans le domaine des infrastructures, la CDC a soutenu les délégations de services publics qui en construisant et exploitant des réseaux Haut Débit offrent aux citoyens, en dehors des territoires fortement urbanisés, des services « triple play » (télévision, Internet, téléphone).
- Dans le domaine des services, la CDC encourage notamment des sociétés spécialisées dans la dématérialisation des documents publics et dans la sécurité des transactions sur internet.
- Enfin, sur la dimension usages, la CDC a soutenu le déploiement des Cyberbase et la généralisation des ENT, véritables portes d’accès pour l’ensemble des territoires et de leur population aux nouvelles technologies de l’information. Le premier en offrant un point d’accès Internet et d’accompagnement aux usages des technologies de l’information, le second en accompagnant la modernisation du système d’information de la communauté éducative.
Projets-ENT : Quelle est la part des infrastructures d’équipements Haut Débit et Très Haut Débit dans l’engagement de la CDC dans l’économie numérique ?
Karen Le Chenadec : Depuis 2002, nous avons cofinancé une trentaine de réseaux de collecte pour un investissement total de plus de 100 millions d’euros. Le projet du Limousin a été un des premiers projets accompagné par la CDC.
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Projets-ENT : En 10 ans et depuis l’engament de la CDC dans l’économie numérique, quel bilan peut-on dresser sur les infrastructures Haut et Très Haut Débit ?
Karen Le Chenadec : A l’heure de l’accélération des usages de l’Internet et des Technologies de l’Information et de la Communication, la mission de service public dévolue à chaque collectivité les conduit à intégrer dans leur stratégie de développement territorial une accessibilité équitable qui passe par des équipements en Haut et Très Haut Débit. Les élus relaient d’ailleurs de manière croissante l’expression de leurs administrés qui sont en demande d’un accès numérique de qualité.
Le rôle de la CDC, qui est autant d’investir que d’accompagner ces grandes aventures du développement local, reste inchangé. En réalité, l’investissement dans le Haut et le Très Haut Débit anticipe la montée des usages et la multiplication des services. Un pari sur l’avenir dont la généralisation des ENT, espace de communication et de partage entre tous les membres de la communauté éducative, illustre la pertinence et la dynamique avec la montée en puissance des usages, attestée par les retours du dispositif de mesure d’audience mis en place par la CDC sur 2.200 établissements du secondaire, et l’apparition de nouveaux services. Or, cet élan ne rencontrera pas d’obstacles d’ordre techniques si les réseaux sont en place ! La mise à disposition de débits toujours plus élevés ne libère-t-elle et ne stimule-t-elle pas notre imagination pour inventer les services de demain ?!
Notons enfin, que chacun de ces projets est un levier du développement local. L’opportunité d’accéder à des services en réseau grâce au Haut et Très Haut Débit, n’est pas limitée à un seul écosystème, elle concerne tous les secteurs d’activités avec tous ses acteurs.
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Lire aussi :
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Déployer la fibre, un enjeu stratégique pour la Région Limousin
Directeur Régional, Région Limousin, à la Caisse des Dépôts, Christophe Laurent revient sur l’historique, les enjeux et les perspectives du déploiement du Haut Débit sur ce territoire.
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Projets-ENT : Comment s’est organisé ce Réseau d’Initiative Publique (RIP) en Limousin ?
Christophe Laurent : Le territoire régional du Limousin a identifié très tôt en 1997 l’impact du secteur des télécommunications, et donc d’Internet, sur le développement économique et social de ce territoire rural. C’est ainsi qu’a été créé en 2002 le syndicat mixte Dorsal regroupant la Région Limousin, les trois départements de Corrèze, Haute-Vienne et Creuse, les villes de Limoges, Brive, Tulle et Guéret, l’Université de Limoges et le syndicat inter-hospitalier du Limousin.
L’optique était de structurer une démarche forte et précurseur à l’époque en matière d’aménagement numérique du territoire. En effet, face à l’ouverture à la concurrence du marché de l’accès internet, il est apparu indispensable aux acteurs publics, pour pallier la carence des opérateurs privés, d’intervenir afin d’assurer un accès pour tous à ces services.
C’est ainsi que pour permettre un accès haut-débit à 100% de la population en Limousin, une délégation de service public a été lancée en janvier 2005 pour une durée de 20 ans. L’opérateur Axione Limousin a été constitué en tant qu’opérateur d’opérateurs afin de prendre en charge la construction et l’exploitation d’un réseau de plus de 1200 km de fibre optique pour un montant global de 85 millions d’euros.
Dans l’aménagement numérique du territoire, la collectivité occupe donc une place centrale : à la fois gestionnaire, aménageur, facilitateur, elle dispose enfin de la puissance entrepreneuriale. En effet, depuis 2004, l’article L1425-1, inscrit au code général des collectivités territoriales, leur confère la compétence d’aménagement numérique.
Projets-ENT : Quel est le rôle de la CDC sur le terrain en Région et plus particulièrement ici dans le déploiement du réseau Dorsal en Limousin ?
Christophe Laurent : Nous avons toujours accompagné, sur mandat de l’Etat, les collectivités territoriales sur ces sujets structurants et majeurs pour la France au titre desquels figurent les infrastructures de réseaux télécoms. C’est donc tout naturellement, en tant qu’investisseur avisé de long terme, que nous avons répondu à hauteur de 10M€ aux besoins en capital d’Axione Limousin. Nous sommes un actionnaire actif de notre partenaire qui a permis le succès de cette opération d’intérêt général qui a mis à disposition de l’ensemble des acteurs opérateurs de l’Internet un réseau mutualisé et ouvert, de manière neutre et non-discriminatoire. Nous sommes ainsi satisfaits de constater que cette démarche aura notamment permis le désenclavement numérique de près de 747 communes en Limousin. Enfin, notre objectif de développement numérique des territoires a également vocation à accompagner les évolutions technologiques importantes en ce secteur, à savoir notamment le passage annoncé du Haut vers le Très Haut Débit dans un contexte mondialisé qui rend ce sujet encore plus sensible en termes d’attractivité territoriale. C’est pourquoi nous accompagnons actuellement le syndicat mixte Dorsal en expertise et co-ingénierie dans le cadre du schéma directeur numérique régional Très Haut Débit qui doit nous projeter et dessiner les contours d’un avenir déjà très présent.
Projets-ENT : Et plus largement pour le déploiement de l’ENT ELIE ?
Christophe Laurent : Comme souvent en matière d’aménagement numérique des territoires, la CDC prodigue conseils et accompagnement en termes de stratégie, de montage juridique, de communication, d’organisation… Plusieurs outils méthodologiques relatifs aux différentes étapes des projets ont été édités par la CDC, souvent en partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale, pour accompagner les projets. Le dernier en date concerne « Le déploiement d’un grand projet numériques éducatif : les espaces numériques de travail ».
Pour aider le projet ELIE à se structurer, la CDC a également cofinancé une étude de faisabilité pour aider tous les acteurs locaux (collectivités et rectorat) à s’entendre sur un projet, un budget et des responsabilités partagées et très concrètement aider à rédiger le Cahier des Charges Techniques Particulières correspondant au projet ELIE.
Aujourd’hui, la CDC met aussi à la disposition de la Région Limousin 2 outils :
- un outil virtuel d’animation et de valorisation : Projets-ent .com, site dédié à tous les porteurs de projets ENT,
- un outil de pilotage : le dispositif de mesure d’audience de la CDC des ENT. Les statistiques remontées quotidiennement (par type d’utilisateur, par type de services utilisé..) et les notes de synthèse mensuelles donnent aux porteurs de projets et à leurs élus des indicateurs d’usages pour les aider à orienter, structurer et répartir leurs investissements et efforts d’accompagnement entre tous les établissements utilisateurs de l’ENT.
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| L’accompagnement de la Caisse des Dépôts a permis d’aboutir à une Délégation de Service Public (DSP) couvrant 100% de la population et le Limousin a ainsi pris une avance significative en matière d’infrastructures haut-débit par rapport aux autres régions métropolitaines.
Lire l’intégralité des Faits marquants de la CDC en Région Limousin sur Valoffre |
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ENT : économie du déploiement du H & THD en Alsace
La mise en place du réseau IHDEAL remonte à 2006. L’ampleur de l’investissement a contraint la Région Alsace à équiper ses établissements en fibre par étape (actuellement 70% des lycées en fibre, contre 30% en cuivre) et en fonction de leurs besoins déterminés en comité de pilotage. Ce sont ces mêmes principes qui aujourd’hui orientent la répartition de la bande passante (par compensation) et le déploiement du réseau (les promesses des Clusters).
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Organisation du réseau IDHEAL sur le territoire
Si le territoire héberge 80 lycées, cela ne signifie pas qu’il existe 80 accès Internet ! Il y a 80 accès à un réseau privé virtuel centralisé au niveau d’un point d’accès unique à Internet, situé à Colmar, qui est de 200 Mbps (100/150 initialement avec la possibilité d’augmenter par plage de 50 Mbps).
Depuis la mise en service du réseau, de 100 Mbps, le débit global du réseau est monté à 225 Mbps. Dans cette augmentation la part de l’ENT reste modeste, puisqu’il ne consomme que 10% de la bande passante ! En revanche, est observée une augmentation régulière de séquences Youtube ou Daily Motion à des fins d’enseignements. Cet usage peut faire basculer le réseau de l’établissement dans une phase de saturation si plusieurs classes l’utilisent en même temps…
NB : Dans le marché, les augmentations de débits ont été anticipées : s’il constate une saturation au niveau du point d’accès général, l’opérateur s’engage à augmenter le débit par tranches de 50 Mbps (sans commandes particulières à réaliser de la part de la collectivité à son opérateur).
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La plateforme centralisée de Colmar permet non seulement de connecter tous les établissements de la Région, mais aussi de disposer d’outils d’administration et de supervision.
A l’aide des tableaux de bord fournis par l’opérateur, le comité de pilotage suit pour chaque établissement le ratio utilisation réelle de la bande passante/débit affecté initialement. La Direction des Services d’Information (DSI) a établi ses indicateurs de « saturation » : lorsque dans un lycée la bande passante est saturée plus de 5% du temps sur la plage horaire 8heures – 18 heures, l’augmentation du débit est décidée. Mais cette régulation s’opère par compensation :
« Tous les 2 mois, un comité de pilotage analyse le retour sur les débits constatés dans chaque établissement (informations transmises par l’opérateur comme fixé dans le cahier des charges du marché et qui fournissent un état des connexions de tous les lycées avec un pourcentage de saturations). Ce Comité de pilotage analyse avec attention les évolutions d’utilisation de la bande passante. En cas de situation de saturation prolongée, il réaffecte les débits nécessaires aux différents établissements. Nos moyens à budget constant imposent de procéder par compensation : plutôt que de multiplier l’émission de bons de commandes auprès des opérateurs, les lycées à 8 Mbps qui sous-emploient leur débit sont descendus à 6 Mbps, le différentiel étant réaffecté aux établissements à plus faible bande passante et plus grands consommateurs. »
Philippe Houillère, Directeur des Services d’Information, Région Alsace
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Les effets de seuil
La tendance à l’augmentation des débits préfigure l’équipement de tous les établissements en fibre (4 Mbps constitue le seuil de rupture entre le SDSL et la fibre optique). L’opération reste coûteuse et doit être gérée avec vigilance dans un budget contraint.
En termes d’investissements, le passage d’un raccordement en cuivre à la fibre optique doit intégrer :
- Les coûts d’investissement (génie civil) : il faut commencer par raccorder l’établissement au réseau, qui n’est pas forcément à proximité (le coût étant proportionnel à la distance).
- Les coûts de fonctionnement (différence entre le cuivre et la fibre)
| Une liaison SDSL 4 Mbps : 4 450 €/an
Une liaison fibre 4 Mbps : 6 028 €/an |
… une fois ce saut opéré, les coûts de croissance du débit deviennent proportionnellement beaucoup moins élevés.
| Fibre | 4 Mbps | 8 Mbps | 10 Mbps |
| €/an | 6.028 | 6.400 | 6.800 |
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Les Clusters :
Des économies pour la collectivité, du débit pour les établissements
Si avec la fibre, lorsqu’il s’agit d’accroître le débit, les augmentations de prix sont faibles, en revanche, pour la collectivité, équiper en fibre optique tous les lycées raccordés en cuivre est naturellement très coûteux, l’écart de prix entre les deux types de connexions s’approchant de 50% ! En interconnectant des établissements géographiquement proches sur un réseau privé avec un seul et unique accès Internet, les Clusters proposent une solution économique et efficace.
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Exemple pratique
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| … soit un coût total de 10.478 €/an ! En les interconnectant avec une liaison à 8 Mbps en fibre optique qui coûte : 6 400 €/an, la collectivité économise 4078€/an ! Les Lycées A et B coûtent moins chers et disposent de plus de débit ! Il faut bien sûr rapporter cette économie aux frais de travaux d’interconnexions.
« Rapportée à un retour d’investissement sur 5 ans, l’opération pour être rentable doit coûter moins de 5 x 4078€, soit moins de 20.000 € » précise Philippe Houillère. |
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« Ce dispositif va d’autant plus se généraliser, qu’aujourd’hui il ne concerne plus seulement les lycées en Région : les Départements souhaitent s’y associer pour équiper leurs collèges (jusqu’à présent le Bas Rhin allouait 3000€/an à chaque établissement pour financer sa connexion internet). Désormais, lorsqu’une mise en réseau de plusieurs lycées en Cluster est à l’étude, le ou les collèges de proximité sont également raccordés. Ces grappes d’établissements permettent de réaliser de substantielles économies !
La seule complexité de ce dispositif réside dans les nécessaires tractations avec les communes, lorsqu’il faut faire passer la fibre sur le territoire communal – certaines n’y étant pas particulièrement sensibilisées… En milieu rural mais aussi en milieu urbain, où le millefeuille administratif complique le processus de décision et la répartition budgétaire du passage de la fibre dans les fourreaux. Or la généralisation des Clusters peut être l’occasion d’apporter le Haut et le Très Haut Débit dans les communes sur le territoire desquelles se trouve un collège ou un lycée à proximité, une chance en termes de déploiement numérique du territoire ! »
Philippe Houillère, Directeur des Services d’Information, Région Alsace
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Completel, opérateur sur le réseau IHDEAL
Très tôt, la Région Alsace a sollicité les opérateurs en téléphonie pour une proposition de service de raccordement réseau répondant à la montée des usages numériques dans ses lycées. L’offre formulée dans un cadre budgétaire contraint n’imposait aucune obligation d’utiliser le réseau régional du Délégataire de Service Public (DSP), Alsace Connexia.
Completel, opérateur qui a orienté très tôt son offre autour de la fibre optique se place aujourd’hui tout juste derrière Orange sur le marché moyennes entreprises et grands comptes, publics et privés.
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Offre technique
Pour répondre à la demande de la Région d’une proposition du meilleur service au meilleur prix, l’opérateur a combiné son offre à partir de son réseau et en se raccordant aux réseaux existants, et plus particulièrement celui du Délégataire de Service Public (DSP) Alsace Connexia.
L’opérateur prend à sa charge l’identification amont des besoins de la collectivité en raccordement dans un budget défini. Pour la Région Alsace, celui-ci imposait un déploiement progressif et adapté privilégiant le réseau en fibre optique (supposant un mixte cuivre et fibre en fonction des besoins identifiés pour chaque établissement raccordé).
La construction du réseau en trois phases
- Déploiement des infrastructures de raccordement (fibre optique et cuivre)
- Agrégation de l’ensemble des flux provenant des établissements afin qu’ils soient routés vers le cœur de réseau Completel et l’intelligence du réseau en interne et en externe
- Sécurisation des services du réseau interfacés avec l’extérieur (notamment dans les internats, pour les services de gestion et d’administration des lycées, etc.)
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La fourniture d’un état des usages sur le réseau
- les phases de saturation et de surdimensionnement de la bande passante
- les charges effectives en journée
- les temps de réponses vers l’ENT et Internet
- etc.
Ils permettent de connaître l’efficacité des raccordements, de suivre les charges et de dimensionner au plus près les besoins des utilisateurs. Si elles constituent un moyen d’optimiser le budget global du projet, ces données alimentent la veille et l’analyse assurée par des cellules d’observation mises en place par la Région pour gérer l’informatique de leurs lycées (CARLA et TIL).
Cette gestion centralisée de l’information permet d’avoir une bonne vision de la conduite de l’ensemble du projet comme celle du parc de raccordement. Cela permet de connaître précisément les besoins propres à chaque établissement, et donc de pouvoir répondre à une grande partie des interrogations apparues au fil du déploiement.
Muriel RAULT-BACOGNE
Ingénieur Commercial Marchés Publics
Completel Alsace-Lorraine
Haut Débit et déploiement des ENT, le regard de l’opérateur
Daniel Gwinner, Ingénieur avant-vente à Completel Alsace-Lorraine, commente la montée des usages sur l’ENT et la généralisation des équipements Haut et Très Haut Débit en Alsace.
Considérant que les établissements sont toujours de plus grands consommateurs en bandes passantes et en connectiques, les collectivités sont de plus en plus sensibles à des propositions d’équipements fibre dans un dispositif prenant en compte les solutions conciliables avec leurs budgets. Ceci explique qu’elles soient attirées par des architectures optimisées et rationalisées qu’elles contrôlent délaissant le modèle suivi initialement (allocation d’une enveloppe aux chefs d’établissement qui gérait leur marché).
Cette évolution est corrélée à la montée des services mis à la disposition des établissements, et notamment le déploiement des ENT. En effet, si à l ‘origine, l’ENT proposait des usages administratifs peu consommateurs en bande passante (gestion des notes et des absences), la montée en puissance des usages pédagogiques, espaces de partages et de ressources, a sensiblement accru les besoins des établissements en débits. Les évolutions récentes indiquent que l’ENT va héberger de plus en plus de contenus et de valeurs et de ce fait solliciter toujours plus la brique Télécom.
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En savoir plus : Sur Completel – Corporate 2010_07
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En Alsace, le Haut Débit avant l’ENT
Le déploiement du Haut et Très Haut Débit en Alsace suit une logique qui constitue une réponse cohérente à la montée des usages numériques sur son territoire. Deux mouvements distincts se dessinent nettement : avant et après la généralisation des Espaces Numériques de Travail !
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Avant les ENT
La mise en place de l’infrastructure a suivi plusieurs étapes :
- Phase 1 : les équipements des établissements en postes de travail
- Phase 2 : le câblage
- Phase 3 : le serveur avec la mise en réseau de ces équipements au sein de chaque établissement
- Phase 4 : les services d’assistance et de proximité
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Une aventure humaine
La gestion des équipements, du câblage et des réseaux d’établissement, a nécessité la mise en place d’une organisation humaine d’ampleur. Les services d’assistance et de proximité reposent d’abord sur les enseignants mis à disposition par l’Académie dans le cadre partenarial du projet. Ces personnes ressources informatiques (PRI) gèrent les problématiques d’installation à l’intérieur de l’établissement. La montée en puissance du dispositif, notamment dans les grands lycées, où ils pouvaient être amenés à suivre 5 à 600 ordinateurs, a nécessité la mise en place par la Région d’un soutien technique et humain :
- un centre d’expertise, CARLA (Cellule Administrative Régionale de gestion de l’informatique des Lycées d’Alsace), centralise et analyse l’ensemble des remontées d’expériences terrain et agit pour la résolution de problèmes et l’évolution des architectures. Les PRI disposent ainsi d’un service téléphonique de relais d’experts pour les guider lors de la mise en place des réseaux et le déploiement des serveurs ;
- 26 techniciens informatiques lycées ou TIL (3 lycées par technicien) travaillent en binôme avec les PRI pour proposer une assistance de proximité. Recrutés par la Région (avec statut de personnel de Région), ils sont issus d’une formation Administration Systèmes et Réseaux niveau Bac+2 (BTS ou IUT).
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| En chiffres…
Câblage d’établissement
Serveurs et Réseaux d’établissements
* Données tirées de l’état des lieux des équipements dans les établissements scolaires en Alsace présenté par Philippe Houillère lors du Colloque de la Mission Ecoter en partenariat avec la Région Alsace (09.06.2011) sur Numérique et Education – ENT : comment passer à la vitesse supérieure ? |
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Avec les ENT
Le déploiement des infrastructures a été pensé et lancé en 2000, alors que les ENT n’étaient pas d’actualité (les premières expérimentations dans des établissements pilotes n’ont commencé qu’à partir de 2004). En revanche, le boom des technologies de l’information et l’affirmation des TICE imposaient d’anticiper la mise en place d’infrastructures capables d’accueillir de telles évolutions.
E alsace : Déploiement du Haut Débit par exosTic
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L’ENT fait avancer l’organisation réseau !
« Très vite les expérimentations ont démontré qu’il n’était pas viable de gérer un ENT de l’intérieur ! A l’origine, lors de la mise en place des équipements, les lycées se servaient du réseau principalement en interne et les établissements se chargeaient de souscrire l’abonnement à un fournisseur d’accès Internet grâce à une subvention de la Région.
Dans les années 2005 – 2006, deux évolutions ont sensiblement modifié ce modèle :
- La montée en charge très progressive des usages
- L’accroissement du nombre de connexions et un besoin toujours plus grand de bande passante.
Cette évolution est contemporaine des premières réflexions conduites en vue de déployer un ENT dans les lycées. C’est aussi le moment où, après expérimentation, il s’est avéré qu’il était préférable d’héberger la solution d’une plateforme en externe plutôt qu’en interne.
Si dans les années 2000, la problématique des nouvelles technologies se concentrait plutôt sur la puissance des postes de travail et des serveurs, puis sur les mémoires et les services, la question des débits réseaux est venue les suppléer. Les technologies évoluant, on s’est vite aperçu qu’un établissement ne pourrait bientôt plus gérer seul ses connexions Internet et qu’il faudrait penser un système plus performant et global. C’est à partir de ce moment-là que, capitalisant les besoins identifiés en matière de débits avec la généralisation des usages TICE et le déploiement des ENT, la Région, qui lançait par ailleurs sur son territoire un réseau HD régional, a imaginé de l’étendre aux établissements scolaires, préfiguration du réseau IHDEAL et du Haut Débit. »
Philippe Houillère
Directeur des Services Informatiques
à la Région Alsace
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Le Haut Débit facilitateur de services, l’ENT en première ligne
Si le Haut Débit assure un meilleur accès aux services sur le réseau, et notamment à l’ENT, il permet également de développer des services de gestion et de maintenance du réseau et des équipements informatisés dans les établissements.
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Un PC contrôle basé à la Région
Depuis une salle de contrôle située à la Région, les techniciens peuvent suivre l’état du réseau :
- ils analysent le fonctionnement du réseau du lien internet de l’établissement
- ils contrôlent la bonne santé de cette connexion
… ce qui permet d’être très réactif devant toute anomalie constatée en termes de débits (liée par exemple à un téléchargement intense ou à la consultation en interne de sites en extranet).
L’importance des débits constatés justifie amplement le recours au réseau HD (le graphique ci-contre affiche un débit moyen de + de 100 Mgps sur les 5 jours ouvrables de l’établissement)…
… ce qu’une connexion ADSL ne pourrait permettre de tenir !
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Un logiciel de supervision des réseaux locaux des établissements
Depuis le centre de contrôle, une console surveille le réseau et permet d’intervenir sur les matériels actifs et de procéder à diverses vérifications. Ce logiciel de maintenance et de contrôle permet d’agir sur l’ensemble du réseau :
Un code couleur renseigne sur l’état des connexions et des débits. Rose pour une alerte mineure, rouge pour un problème grave.
« Nul besoin de se déplacer, l’alerte, le diagnostic et la réparation sont exécutés à distance »
(François Saule, DSI Limousin)
Le technicien peut opérer directement en ligne de commande sur chaque poste raccordé aux briques du réseau. Pour des opérations simples, comme la gestion des ports, il est possible d’intervenir par le biais de l’interface Web.
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Un pilotage à distance extensible à d’autres services
« Maintenant que l’autoroute est en place,
il ne reste plus qu’à inventer les services qui vont l’emprunter »
François Saule, Directeur des Services d’Information, Région Limousin
Basé à la Direction du Patrimoine de la Région, le réseau chaufferie permet de suivre (mise en route, pilotage, maintenance, etc.) tous les bâtiments publics gérés par la collectivité. Pour un lycée, le technicien se connecte directement sur le boitier de pilotage dans l’armoire de régulation et peut intervenir sur différents paramètres (définition des plages horaires, régulation des températures, etc.).
La réflexion se poursuit pour accroître le nombre de services sur l’ENT !
Par exemple, actuellement nous réfléchissons à un projet qui développerait un service de soutien à la gestion de la restauration scolaire par l’intégration d’un progiciel d’aide aux menus et en utilisant la brique absence de l’ENT.
L’ENT est par essence un outil de gestion au bénéfice de la collectivité et au-delà de tout ce que l’Education Nationale pourra développer pour sa communauté. C’est pourquoi, en prenant la problématique des TICE par le bout des infrastructures la collectivité a tracé une voie royale aux services ! L’ENT n’aura jamais de problèmes liés à des débits trop faibles ou à des bandes passantes engorgées pour développer des usages dans la communauté éducative.
Philippe Roches, Chargé de mission TICE, Région Limousin
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HD en Limousin : pour l’ENT, Dorsal prend du Relief
Les huit collectivités qui forment le syndicat mixte Dorsal, structure publique, ont décidé au début des années 2000 de mutualiser leurs moyens d’interventions et financiers pour œuvrer à l’aménagement numérique de la Région Limousin. Ici, aménagement numérique s’entend par construction d’infrastructures réseau qui une fois en place accompagnent le déploiement progressif des services et des usages. L’ENT est au premier rang !
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Le syndicat mixte Dorsal, réseau d’excellence publique
Dorsal est un RIP, Réseau d’Initiative Publique (lire l’entretien avec le Directeur Région de la CDC Limousin), appartenant aux collectivités qui l’ont confié pour 20 ans à Axione Limousin, son Délégataire de Service Public.
| Réseau d’Initiative Publique (RIP) |
| Référence : Depuis 2004, l’article L1425-1, inscrit au code général des collectivités territoriales, confère aux collectivités la compétence d’aménagement numérique. |
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Objectifs :
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Directeur du Syndicat mixte Dorsal, Yan Pamboutzoglou rappelle comment le déploiement du réseau Dorsal a constitué une opportunité pour transcender en Limousin un contexte géographique et économique (forte ruralité, faibles densités urbaines et tissu industriel distendu et vieillissant) insuffisamment attractif pour des opérateurs privés.
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Sous l’impulsion des élus et dans un contexte législatif favorable, les collectivités se sont vues accorder la compétence pour intervenir en matière de création de réseaux actifs sur son territoire.
Le Réseau d’Initiative Publique Dorsal s’est ainsi constitué autour des 8 collectivités qui ont investi 38 millions d’€ et d’Axione Limousin, son Délégataire de Service Public pour 20 ans, qui a investi 47 millions d’€. Ce dernier propose, en accord avec ses partenaires publics, un catalogue des services vendus aux opérateurs de détail et joue le rôle aujourd’hui d’opérateur d’opérateurs.
Après 3 ans de commercialisation, le projet compte :
- 1200 km de fibre optique, véritable colonne vertébrale du réseau, d’où son nom, Dorsal, qui par capillarité irrigue entreprises privées, bâtiments publics et zones d’activités ;
un réseau ADSL grand public avec le dégroupage de plus d’une centaine de centres téléphoniques ;
- un réseau Wimax pour les zones blanches ADSL : 3.400 foyers sont connectés grâce à cette technologie ;
- des solutions satellites pour les zones les plus enclavées.
Yan Pamboutzoglou,
Directeur du SM Dorsal
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Le déploiement des ENT sur le réseau Relief
Lorsque la Région a souhaité raccorder ses lycées en 2007/2008, elle s’est tout naturellement agrégée au réseau Dorsal et ce d’autant plus naturellement qu’elle ne souhaitait pas uniquement y raccorder un ENT mais déployer un vaste panel de services pour les usagers de la communauté éducative.
Lire l’article consacré au déploiement d’ELIE

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Déploiement de l’ENT ELIE sur le réseau Relief
Fruit d’un partenariat entre le Conseil régional du Limousin, le Conseil général de la Creuse et le Rectorat de l’académie de Limoges, l’ENT ELIE a commencé à se déployer sur un territoire où les questions d’infrastructures réseau (Relief) et équipements matériels (dotation des établissements en ordinateurs, Tableaux numériques interactifs et vidéoprojecteurs) avaient été abordées en amont.
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ELIE, l’Environnement numérique de travail du LImousin pour l’Enseignement
2009 : lancement d’une étude de faisabilité, un partenariat entre les 4 collectivités (Limousin, Creuse, Corrèze et la Haute Vienne) et le Rectorat de l’académie de Limoges avec le soutien de la Caisse des Dépôts qui en a financé une partie.
Elle a montré tout l’intérêt d’avoir un outil mutualisé au sens des financements croisés des collectivités et technique, mettre à la disposition des élèves un même outil de la sixième à la terminale.
Un déploiement en 3 étapes :
- Mars 2011 : vague d’expérimentation autour d’établissements pilotes
- Septembre 2011 : début de la généralisation avec 22 établissements
- Fin septembre 2012 : dernière vague
… pour 63 établissements déployés au total :
- 45 lycées
- 18 collèges
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Le choix d’une solution libre : ELIE, « le garçon de la fratrie«
Après Lilie (Région Île-de-France) et Celia (Département de la Seine-Saint-Denis), deux ENT qui ont fait le choix technique de l’intégration d’un logiciel libre, la famille s’agrandit avec la venue d’ELIE ! Comme pour ces deux prédécesseurs, la société Logica a été retenue, dans le cadre d’un marché public, comme intégrateur. Elle adapte la solution ENT Libre aux demandes spécifiques des partenaires du projet, assure la formation des personnes ressources au Rectorat, dans les collectivités et dans les établissements.
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Le Libre en Limousin, pas un choix, une philosophie
Avec pour seule finalité, le déploiement d’un même ENT dans les collèges et les lycées sur le territoire, François Saule, Directeur des Systèmes d’Information à la Région Limousin, revient sur les raisons du choix d’une solution libre pour déployer l’ENT ELIE.
Historiquement, dans le Limousin, Région qui détient l’un des plus faibles PIB à l’échelle nationale, la Directions des Services d’Information s’est toujours montrée imaginative, mais aussi ouverte à toutes propositions ou expériences de déploiement du numérique qui soient économiques, voire gratuites ! Ainsi, à l’origine notre informatique reposait sur un socle inspiré de systèmes (UNIX) développés aux Etats-Unis qui permettaient de s’affranchir des constructeurs. De la même manière, dès 1993, le Limousin s’est penché avec d’autres Régions sur les problématiques de mutualisation à travers S@fir, produit de gestion intégré développé et financé en totale collaboration par trois collectivités.
Dès le départ nous voulions disposer d’une Solution sur laquelle la Région conserve une mainmise totale (liberté de choix de nos prestataires, de mutualisation avec nos partenaires, etc.). Le fait d’avoir choisi un ENT développé sur une Solution libre anticipe et étend, aussi pour des soucis de rentabilité, le déploiement de l’outil à d’autres secteurs gérés par la collectivité :
- les établissements de formation qui ne dépendent pas de l’Education Nationale (les écoles d’infirmières et tout le secteur sanitaire, les lycées agricoles, etc.)…
- … et un grand nombre d’autres services (la restauration, les transports scolaires, etc.).
Bien sûr, libre ne veut pas dire gratuit et gratuit ne signifie pas sans coûts !
Il faut avoir en tête, qu’en Limousin, pour 1 € consacré à ELIE, 2 € le sont à l’accompagnement au changement des acteurs de la communauté (les personnels de direction, les enseignants mais aussi les parents avec la création d’une Hotline).
Le choix des outils libres est une philosophie, même si ce n’est pas une posture exclusive.
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Haut et Très Haut Débit, sujet d’actualité en débat
Le nombre de publications et d’évènements consacrés au sujet l’illustre, le déploiement du Haut et du Très Haut Débit est indissociable du chantier de l’éducation numérique. Avec ces infrastructures, les établissements scolaires peuvent disposer de puissants réseaux facilitant toujours plus d’usages et laissant la place à l’imagination pour créer de nouveaux services numériques.
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Depuis la loi de compétences de 2004, les collectivités deviennent plus que jamais les artisans d’un déploiement qui au-delà de la communauté éducative s’étend à ses personnels mais également à tous les citoyens d’un même territoire. A l’heure de la généralisation massive des ENT dans les territoires, les infrastructures Haut et Très Haut Débit accompagnent et stimulent l’accélération des usages et le déploiement de nouveaux services sur les espaces numériques de travail.
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Le Haut Débit en débat
- A l’occasion de la sixième édition du Salon Odébit (septembre 2011)
Au programme des conférences cette année :
- Les Smart Grid ou les réseaux intelligents au service de l’utilisateur final
- Le Cloud Computing, enjeu stratégique et économique pour les collectivités territoriales
- La ville numérique
- L’E-éducation : valorisation des usages des TICE au sein de l’enseignement.
- Les retours d’expériences de collectivités.
- A l’occasion du Forum RuraliTIC (Aurillac, les 31 août et 1er septembre 2011)
Sur la problématique des collectivités revendiquant de devenir leur propre opérateur lire aussi :
(…) nombre d’élus ont évoqué la possibilité que les réseaux d’initiative publique (RIP) puissent être déployés dans les zones rurales, certes (c’est leur mission) mais aussi en ville. Au risque de venir concurrencer les réseaux des opérateurs privés.
Emmené par la Moselle et des syndicats mixtes (Manche Numérique, Dorsale, Sipperec, Ardèche Drôme Numérique), une trentaine d’élus de sept collectivités territoriales entendent déposer une proposition de loi au Sénat en octobre prochain. Ils s’appuient notamment sur les propositions du sénateur Hervé Maurey (centriste) qui propose d’intégrer l’ensemble des projets dans les plans de déploiement du très haut débit (autrement dit déployer en même temps en ville et à la campagne, voire intégrer la dimension couverture mobile).
Autre requête des collectivités, qui n’hésitent pas à montrer leurs ambitions, celle de renforcer le pouvoir des RIP en introduisant spécifiquement le statut d’opérateur d’opérateurs dans le Code des postes et des communications. Ce qui permettrait notamment aux collectivités de siéger aux commissions de l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes). Histoire de bien clarifier la situation, les élus territoriaux demandent à la Commission européenne de vérifier que l’avantage accordé aux opérateurs privés ne constitue pas une entrave aux missions de services publics des collectivités, informe le quotidien économique.
Une prise de conscience résumée en deux observations sur le Portail de l’aménagement du territoire :
- La première concerne le foisonnement d’idées et d’initiatives présentées dans tous les domaines, qui laisse à penser que les enjeux du numérique à très haut-débit sont au moins aussi importants pour les territoires, que ceux de l’électricité il y a quelques décennies. Pas un secteur d’activité n’est épargné : la santé, le tourisme, l’enseignement, l’agriculture, la vie sociale, les services publics, le tissu industriel… Rien ne se fera sans les applications numériques et les tuyaux (ou les paraboles) qui vont avec.
- La deuxième observation concerne le degré d’urgence à mettre en place ces réseaux. La réponse est sans ambiguïté : c’est tout de suite. L’Association des maires Ruraux de France (AMRF) et RURALITIC ont d’ailleurs présenté les résultats d’une enquête (voir communiqué ci-joint) menée durant l’été 2011 qui montre que pour 63% des élus, l’arrivée du très haut-débit dans leur commune doit être possible avant 5 ans. Sur 2000 maires interrogés, 1552 estiment que les investissements en matière de très haut-débit sont prioritaires, avant même les écoles, les infrastructures routières, les services publics ou les maisons de santé.
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La thématique Haut et Très Haut Débit a également été abordée lors du Colloque de la Mission Ecoter en partenariat avec la Région Alsace (9 juin 2011), intitulé Numérique et Education – ENT : comment passer à la vitesse supérieure ? (Voir le programme et les résumés des différentes interventions).
A lire aussi : sous la direction d’Olivier Julienne, Développement durable et Très Haut Débit – Les Guides ECOTER © 2009*
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un réseau ADSL grand public avec le dégroupage de plus d’une centaine de centres téléphoniques ;



