Projets ENT

Le site de la génération ENT

Les ENT ont 10 ans : la vérité des chiffres par Françoise Coutellier

Françoise Coutellier accompagne la Caisse des Dépôts en tant que consultante dans la mise en place et le suivi du dispositif de mesure d’audience des ENT depuis sa création. Son expertise repose tant sur sa vision des chiffres à l’échelle nationale que sur l’analyse qu’elle tire de ses échanges avec les porteurs de projet lorsqu’elle rédige les notes de synthèse.

Françoise Coutellier, qui vient d’achever avec Gilles Richard une synthèse sur les retours d’usage et l’évolution de l’audience des ENT de ces dix dernières années, nous apporte aujourd’hui son témoignage.

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Projets-ENT : Les 10 ans de l’ENT, est-ce un vrai tournant ou simplement un chiffre rond ?

Françoise Coutellier : 10 ans, c’est bien entendu l’anniversaire de l’appel à projets lancé par le Ministère de l’Éducation Nationale et la Caisse des Dépôts, très exactement en mars 2003. Mais il se trouve également que, depuis la rentrée 2011, la fréquentation globale des ENT sur l’ensemble du territoire, est devenue massive : on compte ainsi plus de 10 millions de visites de l’ENT en novembre 2011 et cette fréquentation est passée à 13 millions de visites en janvier 2013. Quant au dispositif de mesure d’audience, il entre lui dans sa neuvième année puisque les premières données datent de janvier 2005.

Projets-ENT : L’évolution a-t-elle été progressive ou par à-coups ? Depuis quand pouvons-nous dire que la démarche est vraiment lancée et pourquoi ? 

Françoise Coutellier : L’évolution a été progressive, mais on peut discerner quelques paliers dans cette progression. Ainsi, l’année 2009-2010 a correspondu à une vague de déploiement importante : on passe de quelque 700 établissements déployés à plus de 1200 en fin d’année. L’année suivante, ce sont près de 800 établissements qui sont déployés et rejoignent le dispositif de mesure d’audience. Cette massification des déploiements engendre une massification de la fréquentation avec un à deux ans de décalage : c’est à peu près le temps qu’il faut pour développer des usages importants dans un ENT nouvellement déployé.

Ainsi, a-t-on atteint une masse critique d’établissements déployés dès l’année 2009- 2010 et une fréquentation de l’ENT sur l’ensemble du territoire très significative au cours de l’année 2011-2012.

Pourquoi dites-vous que la fréquentation est désormais « significative » ?

Françoise Coutellier : Le type de métrique utilisé dans le dispositif de mesure d’audience permet de comparer à la fréquentation d’autres sites Web, y compris grand public. Ainsi, selon le classement de l’OJD, avec près de 13 millions de visites en janvier 2013, l’ensemble des ENT intégrés au dispositif se classerait au 17e rang des sites les plus visités de France dans la catégorie des sites d’actualité et d’information, en compagnie de Lesechos.fr et Canal+.fr et au 27e rang des sites Web grand public, juste derrière Paruvendu.fr, Seloger.com et Servicepublic.fr (15.800.000 visites pour ce dernier). Selon le classement de Médiamétrie, les quelque 300 à 320.000 visiteurs uniques par jour de l’ensemble des ENT positionnent le projet dans le registre de fréquentation quotidienne de sites destinés aux professionnels comme VIADEO ou LinkedIn. Et pour faire un clin d’œil aux amis alsaciens, l’ENT du projet ENTEA (région et départements) reçoit mensuellement 25% de visites en plus que le site web des Dernières nouvelles d’Alsace, Dna.fr.

… et donc, quand est-il possible d’affirmer qu’un ENT « marche » ?

Françoise Coutellier : Je crains que cette question ne soit sans réponse ! Des établissements déployés depuis 2004, qui remontent des données depuis 2005, continuent chaque mois d’accroître leur fréquentation par personne… Tout se passe comme s’il n’y avait pas de « plafond » de fréquentation perceptible au bout de neuf années. Pour les curieux et les inquiets, on peut indiquer que les 50 établissements, tous projets, qui connaissent la fréquentation de leur ENT la plus importante en janvier 2013 présentent entre 28 et 54 visites par personne dans le mois.

Quels ont été dans le temps et pour chaque grande étape, les facteurs qui ont véritablement été déclencheurs ?

Françoise Coutellier : Les « styles » de déploiement adoptés par chacun des projets ne paraissent pas étrangers au développement des usages. Un déploiement rapide et massif, comme celui adopté dans les Pays de la Loire, par exemple, sur seulement trois années, et, à l’arrivée, plus de 650 établissements, paraît corrélé avec un développement rapide de la fréquentation de l’ENT. Même démarche dans les Alpes-Maritimes ou dans les Hauts-de-Seine. La fréquentation de l’ENT croît rapidement, non seulement globalement, mais également par établissement, même si certains d’entre eux peuvent rester peu actifs, voire inactifs.

Les établissements « en charge d’expérimentation », maintenus dans ce statut un peu longuement – plus de deux ans – ont davantage un effet « retardant » qu’« accélérant ». On sait l’effet « repoussoir » sur les autres établissements que peut avoir un établissement placé en situation d’expérimentation : le « transfert des innovations » ne peut aucunement être institué comme modèle de développement des usages ; c’est même souvent antinomique. En somme, opérer un déploiement « banalisé » paraît le meilleur garant de développement rapide des usages. Un paradoxe ? Peut être simplement la meilleure manière de placer les usagers dans une situation… d’usage.

Le dernier facteur favorable au développement des utilisations de l’ENT paraît être de déployer l’outil sur des plaques territoriales cohérentes, avec une continuité entre collège et lycée. Des projets comme ENTEA, PLACE, Auvergne, Midi-Pyrénées connaissent à ce titre une fréquentation importante. Les élèves de troisième passent en seconde et retrouvent un ENT familier ; les enseignants qui interviennent au collège et au lycée, les personnels qui travaillent sur plusieurs établissements utilisent la même plate-forme avec un gain notable de temps et d’efficacité ; les parents qui ont des enfants scolarisés dans différents niveaux, ne se perdent pas dans les ergonomies d’outils différents. Dans ces conditions, l’ENT devient rapidement pour les parents, pour les enseignants et pour les élèves, l’outil d’une scolarité enrichie.

Aujourd’hui quels sont les services les plus consultés et par qui ?

Françoise Coutellier : En janvier 2013, les services de vie scolaire représentent 35 % des utilisations de services : ils appellent des visites fréquentes – les notes, les absences,… – et de la part de tous les profils utilisateurs de l’ENT.

C’est ensuite le cahier de textes qui représente plus du quart de la fréquentation. Il faut y voir l’influence du caractère obligatoire de cet outil numérique depuis la rentrée 2011, mais aussi le reflet d’usages infiniment plus complexes et diversifiés que ceux de son ancêtre de papier. Ainsi, un enseignant contacté par téléphone rapportait utiliser le cahier de textes dès la préparation de son cours – il y insère les éléments qui vont être utilisés dans la séquence pédagogique – puis utilisé en cours pour par exemple projeter une vidéo, et enfin redevenu cahier de textes classique pour rendre compte des tâches conduites. Un vrai service plaque tournante ! A ranger, contrairement à ce que l’on fait parfois, parmi les services « pédagogiques » et non de « vie scolaire ».

La généralisation du cahier de textes a d’ailleurs contribué à déplacer l’essentiel du trafic de l’ENT : si le « cœur » des usages de l’ENT fut d’abord le recours aux outils de vie scolaire, puis à la messagerie avec pièces jointes, c’est désormais le cahier de textes qui marque les styles d’usages au sein de l’outil.

Le courrier électronique reste cependant important avec 20 % des utilisations de services. Il est désormais suivi par le travail collaboratif qui représente 8 % des utilisations de services.

Les ENT commencent à se déployer dans le primaire : quelle leçon peut-on tirer de l’expérience capitalisée durant ces dix dernières années ?

Françoise Coutellier : L’enseignement primaire et l’enseignement secondaire présentent des modes d’organisation très différents, qu’il s’agisse de la structuration de l’école elle-même ou du partage des compétences avec la collectivité, voire de l’accès aux ressources financières. Tirer de l’expérience du déploiement des ENT dans le secondaire, des éléments utiles au déploiement dans le primaire n’est donc pas chose simple.

Tout se passe comme si l’ENT était avant tout un outil « social » : il ne peut être intégré, approprié qu’en « collant » à la réalité organisationnelle de son cadre de déploiement. Ainsi le « blog de classe » qui fonctionne bien dans le primaire à davantage de mal à exister dans le collège ; la convergence des parents sur le cahier de textes dans le secondaire, n’a pas tout à fait le même sens dans le primaire, où il est plutôt carnet de leçons. Peu de points comparables donc.

On peut conserver à l’esprit les remarques concernant la stratégie de déploiement – caractère rapide et massif du déploiement, etc. – mais il semble que les similitudes s’arrêtent là.

Et demain, quels enjeux pour les ENT ?

Françoise Coutellier : Le premier objectif me paraît être de couvrir ce qu’on peut appeler les « zones blanches ». Il demeure en effet des territoires qui ne disposent pas d’un déploiement collectif des ENT, sous un mode partenarial ou sous d’autres modes de déploiement. Ceci peut être en train de créer – ou d’entretenir – une inégalité entre territoires qui ne manque pas de pénaliser les élèves qui résident dans ces zones blanches.

Il existe aussi des projets – en petit nombre – qui connaissent une fréquentation médiocre de l’ENT. L’expérience acquise sur la majorité des projets qui présentent désormais une fréquentation intense, doit permettre de comprendre les facteurs à l’origine des difficultés rencontrées ici et là. Curieusement, on entend parfois davantage parler de ces projets qui fonctionnent mal que de ceux qui fonctionnent : on aime bien parler de la pluie plutôt que du beau temps…

Le second enjeu paraît être de mieux partager entre projets actifs et projets en démarrage, les stratégies utiles à un développement rapide des usages. On a déjà noté quelques éléments : déployer rapidement sur deux à quatre ans au maximum ; déployer collectivement, c’est-à-dire dans le cadre des partenariats prévus par l’appel à projets initial : les projets trop spécifiques, trop « intimes », insuffisamment partagés, ont une espérance de vie moindre ; enfin bien présenter l’ENT comme un outil polyvalent à « appropriation variable » : il n’existe pas de « bon usage » de l’ENT, il n’existe pas d’usages « prescrits », ni d’usages « nobles »… Une bonne appropriation de l’outil repose sur la perception de cette polyvalence, de cette pluralité d’usages qu’il permet.

Plus largement, et c’est peut-être le troisième enjeu, il faut se doter d’une connaissance commune de la fréquentation effective de l’ENT – ce qu’on en fait, ce que cela produit,… C’est semble-t-il ce à quoi le ministère en charge de l’éducation nationale s’est attelé à travers le projet EVALuENT. C’est aussi ce à quoi contribue la mise en œuvre du dispositif de mesure d’audience qui met en commun des plans de marquage pour les quelques 9 plateformes en usage, et contribue ainsi à un « langage » unifié et une culture commune de l’ENT. Jusqu’à présent, les données sont restées la « propriété » de chaque projet, au sens où des données plus collectives n’étaient pas mises en commun.

L’état de maturité de la grande majorité des projets est aujourd’hui telle que le moment est peut-être venu de mettre en commun ces informations sur une base de volontariat, au sein, par exemple, d’un dispositif plus collectif de type « open data ».

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ENT et usages pédagogiques, les remontées du terrain

Du 19 au 21 mars dernier, s’est tenue à Enghien-les-Bains la cinquième édition des NetJournées consacrées aux usages sur l’ENT ! L’occasion pour ITOP de présenter les évolutions de sa solution ENT mais davantage encore de donner la parole à ses utilisateurs. Trois journées placées sous le signe des échanges, du partage mais aussi de la fête puisque l’éditeur fêtait sa dixième année d’existence !

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En ouverture des NetJournées, un voyage de presse a permis d’aller à la rencontre des utilisateurs sur le terrain, avant-goût de la journée du mercredi consacrée aux usages à travers les 200 ateliers animés par ceux, membres de la communauté éducative, qui vivent et font l’ENT au quotidien.

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En immersion dans une classe de mathématiques avec des élèves de sixième et leur professeur dans un établissement numérique du Val d’Oise, au collège Lucie Aubrac à Argenteuil

Assister au déroulement du cours de géométrie a illustré combien l’ENT n’est pas seulement un espace d’échanges et de communication mais est également l’intégrateur d’un ensemble d’outils et de services numériques mis à la disposition de la pédagogie.

À tour de rôle, les élèves viennent représenter schématiquement au tableau une figure géométrique validée par l’enseignant qui vérifie ainsi qu’ils ont bien compris la consigne. Ils s’installent ensuite à une table pour dessiner la figure selon les règles de l’art avec les outils ad hoc (crayon, équerre, rapporteur, compas et double décimètres, etc.).

Les constructions sont filmées, ce qui permet aux élèves restés à leur place de voir projeté au tableau la démarche suivie et les gestes effectués pour réaliser une bonne figure. Une petite dizaine d’élèves se succède ainsi et exécute à chaque fois une figure différente. Au terme de la séquence, les petites vidéos de ces figures validées par l’enseignant sont, par un simple glisser-déposer, chargées sur le cahier de textes de l’ENT. Dès lors, les élèves pourront les visionner à tout moment, en rentrant chez eux le soir ou dans quelques semaines, pour préparer un contrôle et se remémorer la nature et la forme des figures géométriques étudiées ce jour-là, avec les bons gestes et l’outil adapté.

L’expérience démontre que l’ENT offre un espace dans lequel, assez rapidement, chacun de ses membres peut trouver sa place et tenir un rôle actif.

Les élèves, premiers utilisateurs !

Les échanges avec la classe qui ont suivi cette présentation ont d’ailleurs permis de constater que l’ENT faisait désormais partie intégrante de l’environnement naturel de l’élève. Les collégiens le présentent eux-mêmes comme un outil facilitant l’organisation de leurs déplacements (emplois du temps, restauration scolaire et gestion des heures de permanence en cas d’absence des professeurs) et de leur travail dans et hors les murs de l’établissement (consulter le cahier de textes en ligne pour prendre connaissance des devoirs ou rattraper les cours en cas d’absence). Ils utilisent aussi les espaces de ressources mis à leur disposition (comme un dictionnaire encyclopédique qu’ils jugent plus fiables que ses avatars sur Internet ou un service de cours et d’exercices pour revoir, réviser ou apprendre sur l’ENT toute notion du programme de chaque discipline – Maxicours).

C’est enfin l’occasion d’échanger avec leur professeur s’ils n’ont pas compris tel ou tel point du programme ou du cours. Néanmoins, à la question, s’ils passent par l’ENT pour échanger entre eux, les élèves répondent en chœur utiliser plutôt les réseaux sociaux… !

De son côté, l’enseignant s’est également approprié l’outil (le dispositif de captation en est le meilleur exemple).

Selon lui, préparer ses cours n’est pas plus long ou plus compliqué avec l’ENT et développe une pratique de partage des ressources et des séquences entre collègues du collège qui est plutôt stimulante. Au collège Lucie Aubrac, une communauté des professeurs de Mathématiques s’est ainsi constituée autour de ses six membres. Dans d’autres disciplines, celles où les enseignants sont moins nombreux, la possibilité offerte par l’ENT de pouvoir échanger avec des collègues d’autres établissements permet d’enrichir sa pratique. Car c’est le constat posé par les différents interlocuteurs rencontrés lors de cette visite : l’ENT facilite les échanges et le partage ! Chacun a d’ailleurs insisté sur le fait que, depuis la mise en place de l’ENT, ils échangent bien plus entre eux !

Enrichir la relation avec les parents

Si la messagerie demeure le service le plus fréquemment utilisé par les parents au collège Lucie Aubrac, facilitant notamment la prise de rendez-vous, l’enseignant ne la perçoit pas comme une intrusion dans son travail (à condition de fixer au départ les règles de relations courtoises) mais plutôt comme une occasion d’expliquer ce qui est fait en classe.

C’est encore plus vrai en maternelle, comme l’a exprimé et illustré un directeur d’établissement lors d’un atelier du mercredi présenté lors des NetJournées autour des usages sur l’ENT. Il est important de « pouvoir mettre des mots et des images sur les activités réalisées en classe », perçues par de nombreux parents comme seulement ludiques ! L’ENT devient un espace vitrine sur lequel l’enseignant peut illustrer concrètement aux parents les compétences pédagogiques attendues (la notion de motricité fine par exemple était présentée sur l’ENT par un film mettant en scène un enfant transvasant, à l’aide d’une pince, de petits objets d’un récipient à un autre). Illustrer les difficultés de l’enfant ou au contraire son aisance dans différents types d’exercices auxquels les parents peuvent avoir accès sur l’ENT, c’est redonner du sens au rôle de l’enseignant. C’est aussi, en montrant les enjeux de chaque apprentissage, responsabiliser les familles !

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Plus d’informations

L’ENT en Primaire fait ses classes

L’académie de Créteil a lancé l’expérimentation d’un ENT dans quelques écoles primaires. Le professeur des écoles d’une des classes pilotes, présente sur son blog la solution et les fonctionnalités mises à la disposition des utilisateurs.

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Avec leur identifiant et leur mot de passe, parents, élèves et enseignant pourront ainsi y accéder :

« On y retrouve la plupart des outils utilisés habituellement en classe comme :

  • un cahier de textes
  • un cahier de correspondance
  • un calendrier des événements de la classe
  • … et bien d’autres encore que je vous laisse découvrir »

sur Beneyluschool

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L’occasion aussi pour l’enseignante de préparer l’accompagnement au changement : comme il est précisé dans son billet,

(…) « à compter de la semaine prochaine, seuls les articles concernant la vie de classe seront présents sur ce blog. Le cahier de texte, les documents de travail ainsi que les informations à destination des parents se trouveront sur l’Espace Numérique de Travail. J’espère que ce nouvel outil nous offrira encore plus d’interactivité au sein de la classe. »

Lire  l’article dans son intégralité

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Pour aller plus loin

Sur le Web, l’ENT tous azimuts !

Ces dernières semaines, les ENT ont fait l’actualité sur Internet : nouvelles versions en préparation, nouveaux territoires déployés, amplification de leur implantation dans le primaire et expressions diverses des usages qu’ils génèrent sont au menu de la Revue du Web de Projets-ENT !

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L’ENT, en primaire toute !

  • Sur les fonds baptismaux 

Dans l’académie de Besançon (Franche-Comté), le 14 septembre dernier, le DSDEN, les collectivités locales et le CRDP ont signé une convention pour le déploiement progressif d’un ENT pour les écoles volontaires. Le document formalise et concrétise une année d’expérimentation dans douze écoles hautes-saônoises.

Désormais,

(…) « le département de la Haute-Saône est le premier département franc-comtois sur lequel un espace numérique de travail (ENT) est déployé sur la totalité de son territoire de la maternelle au lycée. »

Voir aussi les divers attendus précisés lors de la signature d’une convention « Espace numérique de travail 1er degré« .

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  • Académie de Créteil, expérimentation de l’ENT dans le premier degré

Pour familiariser les élèves du primaire cristoliens aux usages du numérique, une expérimentation vient d’être lancée auprès de classes d’élèves du primaire dans 58 écoles.

Une occasion, (…) « à travers cette expérimentation, (…) d’identifier des usages pédagogiques qui seront relayés dans le cadre de la formation des enseignants. »

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L’ENT enrichit sa palette de services en lien avec les collectivités locales

  • Vers l’ENT2 en Midi-Pyrénées !

A l’occasion d’un entretien avec le président du Conseil régional, LudoviaTV détaille les fonctionnalités qui vont être déployés dans la nouvelle version de l’ENTmip : une logique toujours plus communautaire orientée sur les services !

Ce portail va évoluer dans les mois qui viennent pour devenir l’ « ENT2 », unique outil de référence des élèves et parents, et de la communauté éducative. L’ENT concentrera toutes les informations liées à la vie scolaire et parascolaire des collégiens et lycéens : renseignements sur les transports scolaires, sur l’orientation des jeunes ou encore sur la Carte Jeune Midi-Pyrénées lancée par la Région à la rentrée.

Lire l’article « L’ENT-2 pour la Région Midi-Pyrénées » dans son intégralité

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Une raison sans doute, d’accélérer le raccordement THD des établissements : comme l’a récemment annoncé Martin Malvy, « tous les lycées de Midi-Pyrénées [seront] raccordés au très haut débit à la rentrée 2014 » !

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  • La collectivité et l’ENT au service des acteurs éducatifs

Les collectivités valorisent leurs services publics via l’ENT. Vu récemment sur celui d’e-lyco, les informations sur les abonnements proposés pour le transport scolaire.

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L’accompagnement toujours au cœur des déploiements

  • La génération ENT, une communauté en mouvement !

En Auvergne, un article publié dans lamontagne.fr met en avant le concept, cher à notre site, de « génération ENT » ! L’article permet de connaître le ressenti de chacun des acteurs de la communauté éducative et notamment celui de Noale, collégienne de 12 ans, qui raconte ses années ENT

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  • Accompagner sur les usages : les didacticiels d’ELIE !

L’ENT du Limousin, de la Creuse et du rectorat de Limoges, met à disposition de sa communauté des modules d’accompagnement sur chacun des services proposés sur l’ENT. Relayés sur un blog dédié, ces tutoriels permettent de comprendre comment utiliser l’espace de travail de l’ENT ELIE, le cahier de textes, le serveur d’établissement accessible depuis ELIE, mais informe aussi des stages proposés aux acteurs de la communauté en vue de bien s’approprier l’outil.

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Cartographie de la rentrée des ENT

Voici la dernière édition de la cartographie du déploiement des solutions industrielles ENT régulièrement mise à jour par la Caisse des Dépôts ! L’occasion de suivre l’avancée des projets, de découvrir de nouveaux acteurs, territoires, académies et éditeurs, toujours plus nombreux à s’impliquer dans la généralisation de ces plateformes virtuelles d’apprentissage.

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A ce jour, 22 projets sont associés au dispositif national de mesure d’audience*, auquel sont inscrits au total :

  • 2.491 établissements publics locaux d’enseignement (EPLE) 
  • 3.400.000 comptes

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Les nouveautés [voir l'édition de novembre 2011]

Plusieurs projets ont rejoint le dispositif national de mesure d’audience

  • l’Aquitaine,
  • la Bourgogne,
  • la Picardie,
  • l’Essonne,
  • l’Eure,
  • le Val d’Oise,
  • la Seine-et-Marne.

Du coté des opérateurs privés :

  • Scolastance a cédé sa place à itslearning
  • L’ENT libre s’appelle désormais Open ENT
  • Liberscol équipe les lycées agricoles en Bourgogne.

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La carte interactive des ENT complète cette édition numérique en proposant pour chaque projet territorial des liens vers les sites et des informations associées aux projets.

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* Pour plus de détails sur le dispositif de mesure d’audience de la Caisse des Dépôts, se reporter à la page dédiée sur le site :


Cliquer sur l’image

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Bientôt un ENT pour le Primaire en Pays de Loire

Après une phase de consultation et d’étude, l’académie de Nantes a jeté les bases de son dispositif de déploiement d’un ENT dans le Primaire. Le désir d’assurer un continuum pédagogique, exprimé depuis la généralisation du projet e-lyco dans l’ensemble des collèges et lycées publics et privés du territoire, a donc pris un tour très concret.

Un document de présentation en trace les grandes lignes d’action : mise à feu fixée à la rentrée prochaine !

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Le projet synthétisé dans la plaquette de présentation se décline en 4 points :

* Une présentation des acteurs

* Les procédures mises en œuvre avec les grandes lignes du prochain cahier des charges

* Son calendrier :

    • de septembre 2012 à mars 2013, préparation et attribution du marché
    • de mai à juin, une phase pilote
    • septembre 2013, lancement de la généralisation

* Ses principaux atouts (voir ci-dessous)

Atouts majeurs

Pour les collectivités locales

    • Une adhésion progressive et adaptée aux écoles.
    • La cohérence territoriale des  dispositifs numériques proposés  aux écoles
    • Une vitrine possible pour toutes  les actions conduites en direction des enfants

Pour les écoles

    • Un élément facilitant la  construction de l’école du socle  liant écoles et collèges en vue
    • de l’acquisition des compétences par les élèves
    • Une mise à disposition permanente des ressources et des  services numériques pendant,  et hors temps scolaire pour les familles et les élèves.

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Pour aller plus loin

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Nous travaillons enfin à créer un espace numérique pour le premier degré dans l’ensemble des quelque 1.400 communes de l’académie. Ce projet s’inscrit en cohérence avec la mise en place du socle commun des compétences, objectif pédagogique prioritaire qui implique tous les élèves de la dernière année de maternelle à la fin de troisième. Nous devrions dans le courant de l’année 2011 aboutir à des propositions concrètes et prometteuses pour les premières communes partenaires. Le déploiement des ENT dans le premier degré renforce le lien entre la collectivité et l’école mais constitue également une formidable opportunité de décloisonner chaque école en l’intégrant dans un réseau, promesse de riches échanges pédagogiques. L’ENT peut permettre de construire les écoles du socle commun (de la dernière année de maternelle à la fin de troisième en passant par le primaire) dont on perçoit qu’elles sont le gage de la réussite de notre système scolaire.

Extrait de l’interview de Gerald Chaix donnée à projets-ENT
lors de la réalisation du Dossier Territoire e-lyco (fin 2010)

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Dossier ENT90

Projets-ENT fait étape dans l’académie de Besançon et plus particulièrement dans le Territoire de Belfort qui a achevé la généralisation de l’ENT90 depuis mars 2011. Si les usages ne cessent de croître, l’aventure est également remarquable par la place des parents d’élèves, plus grande que celle habituellement constatée dans les ENT de l’Hexagone !

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Télécharger la Fiche synthétique du Dossier ENT90

(Tutoriel d’impression)

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SOMMAIRE
1- ENT90, historique et présentation

2- L’ENT90, rapprocher les parents d’élèves du collège


3- L’ENT outil de pilotage de l’établissement


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Pour la réalisation de ce dossier, nous avons rencontré :

    • Yves Ackermann, Président du Conseil général du Territoire de Belfort ;
    • Philippe Gille, Directeur des Systèmes d’Information, Conseil général du Territoire de Belfort ;
    • Elisabeth Clamme, Directrice adjointe de l’éducation, de la culture et des sports, Conseil général du Territoire de Belfort ;
    • Caroline Chartaux, Chef de projets informatiques Culture – Education auprès de la Direction des Systèmes d’Information, Conseil général du Territoire de Belfort ;
    • Didier Ramstein, Conseiller TICE auprès du Recteur, académie de Besançon ;
    • Jean-Jacques Fito, Principal du collège Vauban à Belfort ;
    • Philippe Tissot, Principal du collège Simone Signoret à Belfort ;
    • Stéphane Laîné, Principal adjoint du Collège Vauban de Belfort et administrateur ENT ;
    • Héléna Riveiro, responsable de la cellule « évaluation des politiques publiques », Conseil général du Territoire de Belfort ;
    • Marie-Laure Schneider, Présidente de la Fédération des conseils des parents d’élèves (FCPE) du Territoire de Belfort ;

Qu’ils soient ici tous remerciés pour leur accueil et leur disponibilité.

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Après la généralisation de l’ENT90, la généralisation des usages

Généralisé à l’échelle de tout le Département depuis mars 2011, l’ENT90 est aujourd’hui engagé dans un processus d’intensification de ses usages : adapter plus encore les outils en fonction des besoins, et favoriser en lien avec les enseignants  les usages pédagogiques, faciliter la communication au sein de la communauté éducative ou encore rapprocher les parents d’élèves du Collège.

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L’aventure de l’ENT90 a commencé très tôt : mis en œuvre en mode pilote dans deux établissements du Département début 2006 (voir la chronologie plus bas), l’ENT90 est monté en charge rapidement.

« Au départ, le choix a été fait de ne pas brider la solution : tous les services ont été proposés à la communauté éducative et les parents ont très vite été intégrés dans le dispositif. Chaque établissement a piloté cette phase de généralisation et déployé les services en fonction de leurs attentes et leur prise en main de la Solution. La gestion des notes et des absences a constitué l’entrée naturelle dans la solution avant que très vite la messagerie vienne compléter le dispositif. »

Philippe Gille,
Directeur des Systèmes d’Information,
Conseil général du Territoire de Belfort

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Pourquoi déployer l’ENT ?

« Le Conseil général du Territoire de Belfort a souhaité déployer un ENT pour ses collèges afin de :

  1. Valoriser tous les investissements informatiques consentis (permettre la diffusion de contenus numériques)
  2. Faciliter le travail au quotidien, favoriser le développement de nouvelles formes d’organisation et d’usages
  3. Faciliter la communication entre les membres de la Communauté éducative

La collectivité a été un facilitateur en termes de conduites de projets, de financement et d’équipements pour aider au développement des usages numériques en classe. Mais bien évidemment, le succès de ce projet vient aussi de la mobilisation des enseignants, principaux, CPE et personnels des collèges. »

Philippe Gille,
Directeur des Systèmes d’Information,
Conseil général du Territoire de Belfort

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Chronologie du déploiement de l’ENT90

2005 : Finalisation du cahier des charges technique/Appel d’offres

« Le choix de la Solution a été décidé en concertation avec les établissements pilotes qui  faisaient partie du groupe de projet et qui ont, à ce titre, participé à toute la réflexion menée en amont. Entre l’appel d’offres et la décision, le Conseil général avait demandé aux trois solutions industrielles de présenter et de réaliser des démonstrations aux deux établissements. Le groupe projet a donc choisi Infostance»

Philippe Gille,
Directeur des Systèmes d’Information,
Conseil général du Territoire de Belfort

2006 (11 janvier) : Lancement d’une phase pilote avec deux établissements volontaires

Mise en œuvre de la solution Infostance sur deux collèges du Département (Châteaudun et Signoret) qui avaient participé au choix de la plateforme.

2006-2011 : Généralisation des 13 collèges par vagues sur 4 ans (plus un lycée faisant partie d’une cité scolaire, en accord avec la Région).

  • 2006-2007 : Phase pilote, déploiement dans deux établissements
  • 2007-2008 : Déploiement dans quatre établissements
  • 2008-2009 : Déploiement dans quatre établissements
  • 2009-2010 : Déploiement dans trois  établissements

2008 (février) : Rencontre avec les porteurs de projets de l’ENTEA (ENT de l’Alsace – Voir dossier)

« Le déplacement de nos équipes à Strasbourg, accompagnés par des chefs d’établissements du Territoire de Belfort afin de rencontrer les artisans du déploiement de l’ENTEA, un projet utilisant la même Solution (Infostance), a constitué une étape importante, une rencontre riche et stimulante pour la suite de notre aventure.

Ce moment de partage a également permis aux équipes projets comme aux utilisateurs présents de se rassurer et de constater qu’un projet d’une toute autre ampleur (3 collectivités et une académie) fonctionnait parfaitement avec cette Solution ! »

Philippe Gille,
Directeur des Systèmes d’Information,
Conseil général du Territoire de Belfort

2007-2008 : Expérimentation d’une classe mobile multimédia (Apple et PC HP).

Depuis 2009 : Classes mobiles Mac en voie de généralisation dans chaque collège du Département (dotation sur projet).

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Équiper pour accompagner le déploiement de l’ENT90

A chaque vague de déploiement, le Département a veillé à :

  • câbler les salles de classe de chaque établissement
  • équiper chaque salle banalisée d’un ordinateur
  • installer une deuxième prise réseau dans chacune de ces salles pour pouvoir brancher une Classe mobile.

« Des classes mobiles pour stimuler les usages en classe »

« Développer le numérique ce n’est pas le sanctuariser dans une salle multimédia : celle-ci doit pouvoir se déplacer dans les salles de classes ! Nous avons ainsi, dès la première année de la généralisation de l’ENT90expérimenté une classe mobile multimédia dans nos deux établissements pilotes. Pour se donner le temps de l’expérimentation, le collège Châteaudun a utilisé une classe mobile PC et le collège Signoret, une classe mobile Apple. C’est cette dernière qui a été retenue et déployée sur les collèges du Département afin d’accompagner les vagues de généralisation dans les collèges et de pouvoir mettre à disposition un matériel performant, riche en logiciels favorisant les usages innovants et souple d’utilisation dans la phase d’appropriation de l’ENT. Ces classes mobiles servent notamment lors des formations de lancement de la Solution ENT dans les collèges. »

Philippe Gille
Directeur des Systèmes d’Information,
Conseil général du Territoire de Belfort

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Les parents, des utilisateurs toujours plus investis ! ENT90 en chiffres

Les données du projet

  • 13 collèges, environ 5 700 élèves au total
  • une « population cible » (élèves + enseignants + parents+ personnels administratifs et autres) estimée à 13.300 personnes

Part des visites sur l’ENT90
(période du 1er septembre 2011 au 31 janvier 2012)

Les parents d’élèves consultent en moyenne 150.000 pages par mois

Sur l’ensemble des pages consultées sur l’ENT90, la part des parents est en constante augmentation (75%). Elle s’est construite en deux temps (deux périodes consécutives de 5 mois) :

  • du 02/02/2011 au 30/06/2011 :  +12,7%
  • du 01/09/2011 au 31/01/2012 : + 17,8%

En moyenne, chaque parent vient 4 fois sur l’ENT dans le mois, dans certains collèges, le nombre de visites peut atteindre une moyenne 6,3 fois !

Un usage toujours plus pédagogique

Il y a une forte demande des parents pour le cahier de textes en ligne, deuxième service utilisé par les parents après les notes.

  • Notes : 40% de leurs visites de services
  • Cahier de Textes : 24% de leurs visites de services
  • Courrier : 15% de leurs visites de services

… et seulement vient ensuite la consultation des absences !

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Le cahier de texte accélérateur des usages sur ENT90

Le cahier de textes a favorisé l’adhésion des enseignants à l’ENT90. Nombreux étaient ceux qui ne voyaient pas d’intérêt au cahier de textes dont la version papier n’était pas souvent consultée et facilement consultable. Les potentialités apportées par l’outil dans sa version numérique a en réalité ouvert le champ des possibles en termes d’usages, autant en classe qu’en dehors de l’école. Sa mise en place a redonné du sens au cahier de texte ! Elle a également accéléré les usages sur l’ENT90

Caroline Chartaux,
Chef de projets informatiques Culture – Education,
Conseil général du Territoire de Belfort

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Et demain, quels projets… ?

L’Education numérique constitue l’axe choisi par le Département pour stimuler les usages sur l’ENT90. Des projets, menés en collaboration avec l’académie de Besançon, sont en voie de finalisation ou d’étude comme :

  • Le Défi numérique inter-collège
    En vue de favoriser l’usage des équipements numériques déployés dans chaque collège, le Département réfléchit avec le rectorat et l’inspection académique à l’organisation d’un concours (avec un jury et une remise des prix) autour de la thématique Développer une production numérique.
  • L’utilisation des TICE comme vecteur de lien social
    Ou comment développer une nouvelle pédagogie et aider des enfants de familles en difficultés à se saisir des TIC, l’outil TIC favorisant la création de lien social.
  • La lutte contre l’exclusion scolaire

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Projets académiques pédagogiques sur l’ENT90

Didier Ramstein, Conseiller TICE auprès du recteur dans l’académie de Besançon, présente les actions et les projets pédagogiques développés avec le Territoire de Belfort sur l’ENT90.

Objectif développement des usages !

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Projets-ENT : Quelles sont les actions pédagogiques lancées en partenariat avec le Territoire de Belfort pour accroître les usages sur l’ENT90 ?

Didier Ramstein : L’ENT90 est partie prenante d’un certain nombre d’actions qui ont été menées conjointement, sous la forme de partenariat, avec l’académie de Besançon. On peut citer :

  • Les Chèques ressources

L’académie  fait partie des 13 académies (sur 26) retenues sur l’Appel à Projets Plan numérique qui vise à doter les collèges en ressources numériques *. Au même titre que tous les collèges de l’académie de Besançon, chaque collège de l’ENT90 bénéficie d’un chèque ressource de manière à accéder aux ressources disponibles sur le catalogue mis en place par le CNDP pour les trois années à venir. 

Présentation du Dispositif Catalogue ressources numériques
CRDP de l’académie de Besançon sur Eduscol

A ce titre, le Territoire de Belfort a participé à la constitution du dossier de réponse à l’appel à projet.

* Dans le cadre du plan DUNE, Développement des Usages du Numérique à l’Ecole, le ministère a mis en place un plan d’accompagnement à l’acquisition de ressources numériques.

  • L’expérimentation du manuel numérique

Nous avons accompagné l’expérimentation nationale du manuel numérique lancée par la DGESCO (Direction générale de l’enseignement scolaire). Dans l’académie de Besançon, elle s’est déroulée dans trois collèges du Territoire de Belfort (Lucie Aubrac, Goscinny et Val de Rosemont) en mathématiques, en histoire et géographie, et en technologie. Une réunion avec les enseignants devrait prochainement permettre de définir quelles sont les plus-values des ressources numériques dans le cadre des usages pédagogiques.

Il y a d’ailleurs d’autres projets d’actions en partenariat avec le Territoire de Belfort sur l’ENT90 :

  • Des expérimentations de tablettes numériques

La collectivité et l’académie réfléchissent à la mise en place d’un cadre pour définir le périmètre d’expérimentation de tablettes numériques dans les collèges du Département. L’idée est de dégager des usages numériques nouveaux !

  • Un concours pour promouvoir l’usage des TICE

Pour développer l’usage des TICE, l’académie de Besançon et le Territoire de Belfort travaillent à l’élaboration d’un concours. Les participants devront présenter une production numérique (un blog, un site web, etc.) en vue de développer les usages des classes mobiles et de tous les équipements mis à  la disposition des collégiens par la collectivité territoriale.

Projets-ENT : Y a-t-il eu, dans le cadre du déploiement de l’ENT90 des actions particulières à destination des parents d’élèves ?

Didier Ramstein : Lors du déploiement de l’ENT90, parallèlement aux formations dispensées aux enseignants , le CRDP (Centre Régional de Documentation Pédagogique) a proposé des formations aux parents d’élèves. Ces sessions étaient proposées en fonction des demandes des utilisateurs.

Projets-ENT : Quels sont les axes que l’académie entend privilégier dans l’avenir ?

Didier Ramstein : Dans le cadre de ses missions, l’académie a mis l’accent sur l’intégration des ressources et des plateformes : avec les corps d’inspection, à l’échelle de l’académie, nous effectuons, discipline par discipline, un travail d’identification et de mutualisation des diverses ressources dont les enseignants pourraient disposer. Cette action concerne plus particulièrement les enseignants dont les usages du numériques sont encore faibles afin qu’ils puissent accéder facilement, sous forme de Widgets, aux ressources qui correspondent à leur discipline. Parmi les pistes explorées et en voie de finalisation, il faut citer la vidéo en EPS, la balladodiffusion en langues et l’approche par schéma heuristique en français… Il s’agit aussi bien de pouvoir les qualifier que d’organiser ensuite des formations pour en généraliser les usages.

Dans cet esprit de mutualisation et d’échanges de ces bonnes pratiques pédagogiques, l’académie préconise et travaille à généraliser l’idée de déployer des ENT plus ouverts, constitués en portails pouvant agréger un certain nombre de services et fonctionnalités auxquels chaque utilisateur, selon son statut, peut avoir accès. A cette fin, elle travaille à la mise en œuvre d’un principe de fédération d’identité de manière à mutualiser l’accès à différents services, notamment vers les éditeurs.

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Pour rappel :

L’académie de Besançon développe un ENT, ENOE (Ét@blissement Numérique Ouvert et Évolutif pour l’académie de Besançon), avec les autres territoires de l’académie. En phase d’expérimentation, en vue de mutualiser et d’accélérer son déploiement, le projet ENOE a signé une convention en février 2011 avec les académies de Créteil, Dijon, Marseille et Poitiers dans le but de développer des fonctionnalités équivalentes à partir de solutions techniques très proches (sur la base de la plateforme ENVOL déployée sur l’académie de Créteil).

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ENT90, « resserrer le lien entre les parents et le Collège »

Au terme du déploiement et de la généralisation du projet ENT90, Yves Ackermann, Président du conseil général du Territoire de Belfort, précise le contexte, les enjeux et les perspectives d’une aventure désormais bien lancée.

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Projets-ENT : Dans quel cadre le projet ENT90 a-t-il été pensé et déployé ?

Yves AckermannRappelons tout d’abord, que le projet ENT90 n’est qu’une partie d’un engagement plus large du Conseil général en faveur des établissements scolaires dont il a la charge sur le Territoire de Belfort.

Il entre en effet dans le programme décennal de rénovation de tous les collèges qui relèvent de sa compétence (le Contrat collèges, 2004-2014). Il couvre aussi bien la rénovation des salles de classe, des plateaux techniques (salles de technologie, d’arts plastiques, d’expression musicale,…), des infrastructures de restauration scolaire, que l’aménagement dans chaque établissement de salles de spectacles pour encourager la pratique des arts vivants.

Dans ce contexte, il n’était pas imaginable de mener un programme d’une telle ampleur (50 millions d’€) sans intégrer l’avenir que représente le numérique ! Aussi, dès 2005, nous avons lancé un appel d’offres puis initié en janvier 2006 une phase pilote dans deux établissements (les collèges Simone Signoret et Châteaudun). Nous avons été parmi les premiers à déployer l’ENT à l’échelle d’un territoire, généralisation qui s’est achevée en mars 2011 dans le collège Léonard de Vinci.

L’avancement du projet explique sans doute que l’ENT90 ait ensuite été retenu pour participer à l’expérimentation nationale lancée par le Ministère de l’Education sur le manuel numérique, prolongement naturel des fonctionnalités intégrées dans un espace numérique de travail.

Projets-ENT : La place des parents semble avoir constitué un des axes prioritaires du déploiement de l’ENT90. Pourquoi ?

Yves Ackermann : L’engagement du Conseil général dans le déploiement de l’ENT répondait également à la volonté de renforcer le lien entre tous les acteurs de la communauté éducative et plus encore entre les parents et le Collège. L’autonomisation des élèves explique que les parents ne se déplacent plus autant au collège qu’ils le font naturellement dans le premier degré. Ils sont dans ce contexte moins en contact avec les équipes éducatives. Le numérique en général et l’ENT90 en particulier, permet de resserrer ce lien. Se connecter à l’ENT, c’est pouvoir suivre la scolarité de ses enfants par la consultation des notes, des absences mais aussi l’accompagner dans son travail grâce à un accès facilité au cahier de textes. C’est également pouvoir disposer d’une ligne, toujours ouverte et sans contraintes, avec les différents membres de la communauté éducative et pédagogique. C’est enfin pour chaque collège l’occasion de communiquer sur ses nombreuses activités souvent méconnues des parents (clubs, actions ponctuelles, etc.).

Cependant, il faut être conscient que l’outil seul ne peut répondre aux attentes des parents. Si, par exemple, la messagerie peut simplifier les échanges entre parents, professeurs et personnels de direction, en atténuant les barrières sociales et hiérarchiques, elle peut, mal utilisée, également générer des tensions qui plutôt que rapprocher les individus les éloignent ! Les règles de savoir-vivre et de convivialité sont également à respecter sur l’ENT ! N’oublions pas que c’est l’humain qui construit la relation. C’est pourquoi, l’accompagnement a été notre première préoccupation et nos services ont développé un grand nombre d’outils pour faciliter ce rapprochement et renforcer ce lien entre parents et Collège (Lire l’article consacré au dispositif d’accompagnement des parents sur ENT90)

Projets-ENT : Pensez-vous à un dispositif en particulier ?

Yves Ackermann : L’important, une fois que le lien entre les parents et le collège a été renforcé, est de le maintenir et de le développer. Dans cet esprit, et dans le prolongement d’une première expérimentation d’un outil de sondage sur l’ENT90, nos services travaillent à la mise en place d’une nouvelle enquête  pour recueillir le ressenti et les attentes des parents. Celle-ci semble d’autant plus pertinente, qu’aujourd’hui, l’ENT90 est la plateforme qui, à l’échelle des projets déployés sur le territoire français par la société It’s Learning, est la plus visitée par les parents d’élèves !

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