Un Guide à l’usage de l’ENT en collège
Dans un Guide pratique des usages des ENT en collège, Pascal Faure, Conseiller TICE du recteur de l’académie de Nancy-Metz, a souhaité modéliser le fruit de l’expérience acquise sur plusieurs années depuis l’expérimentation de l’ENT Prisme Lorraine, jusqu’au déploiement de l’ENT PLACE.
Le présent ouvrage est destiné aux enseignants de collège en vue de nourrir leur réflexion et leur pratique au quotidien.
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Projets-ENT : Quel est le principe initial de la publication d’un tel Guide ?
Pascal Faure : A travers ce Guide, j’ai essayé à la fois de formaliser des exemples d’usages et d’illustrer la diversité des usages dans l’ENT. C’est pourquoi de manière pragmatique nous avons commencé par le collège au vu de notre expérience sur PLACE. Naturellement, ce travail est l’aboutissement d’une aventure initiée avec Prisme Lorraine qui nous a permis de nous forger une culture ENT et poursuivie avec PLACE qui a enrichi chaque jour notre expérience en ce domaine.
Projets-ENT : Comment avez-vous travaillé pour écrire ce Guide ?
Pascal Faure : Le Guide pratique des usages des ENT en collège s’est appuyé sur les retours des enseignants qui utilisent l’ENT depuis plusieurs années ou simplement quelques mois et qui cherchent à partager leurs expériences. Il s’agit de professeurs convaincus de la dimension pédagogique de l’ENT qui en sont à la fois les utilisateurs et les explorateurs. Ce sont les membres de l’équipe de la Mission TICE de l’académie de Nancy-Metz que je remercie beaucoup pour leur travail et leur engagement à mes côtés.
Projets-ENT : Comment s’organise le Guide ?
Pascal Faure : Il propose de passer en revue les différents types d’usages de l’ENT en collège quelle que soient les disciplines enseignées, en veillant à ne pas être trop répétitif. Il est clair par exemple, que, pour chaque matière, on peut aborder les usages d’un Forum ou d’un cahier de textes !
C’est pourquoi, j’ai fait le choix de distinguer trois niveaux d’approche :
- L’enseignant avec ses élèves
- L’enseignant dans le collège avec ses collègues et les élèves au-delà d’une classe
- Au-delà des frontières de l’établissement
Le Guide rappelle ainsi comment un professeur peut utiliser l’ENT avec ses élèves, avant, pendant et après une séance, sans omettre de lui préciser ses finalités et modalités de fonctionnement ; un chapitre spécifique permet de balayer toutes les disciplines du collège en reprenant par typologie des exemples d’usages pour que chaque enseignant de chaque discipline s’y retrouve.
Il était également important de définir un ENT et de montrer comment il est mis en place à partir d’un projet sur un groupe d’établissements, comme de souligner l’impact qu’il peut avoir. Ne pas perdre de vue qu’une des originalités d’un ENT est de faire sauter la barrière physique de la salle de classe et la barrière temporelle de l’heure de cours.
Les exemples cités ne sont pas forcément tous « originaux » : l’objectif était de donner un panel le plus large possible, quel que soit le niveau de complexité, des usages sur l’ENT !
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Pascal FAURE, Guide pratique des usages des ENT en collège,
ITOP Education, 170 pages - 15.00 €
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La journée Porteurs de Projets à Educatec-Educatice
Comme chaque année, dans le cadre du salon Educatec-Educatice, la Caisse des Dépôts invite, en partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale, les acteurs du déploiement des ENT à partager projets et expériences.
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Une journée d’échanges autour des Espaces Numériques de Travail le mercredi 23 novembre 2011 de 10h à 16H30, lors du salon professionnel de l’Education « EDUCATEC-EDUCATICE », qui se déroulera à Paris – Porte de Versailles, pavillon 7.3, du 23 au 25 novembre 2011.
La journée du 23 novembre portera ainsi sur l’évaluation des usages sur les ENT.
Au programme :
- le matin, cadre méthodologique de l’évaluation des usages (EVALuENT), présentation d’outils, témoignages de chefs d’établissements et travaux de recherche entrepris sur les usages (lire les premiers retours sur le Cahier de Textes sur l’ENT).
- l’après-midi, bilan et perspectives du Dispositif de mesure d’audience des ENT et de la CDC. Seront notamment discutées :
- l’évolution envisagée des plans de marquage des services proposés sur les ENT pour correspondre au mieux à la réalité des services offerts par les différentes plateformes (Orientation ? Blogs ? LMS ?) ;
- la mise en place d’un nouveau tableau de bord permettant à chaque projet de se situer par rapport à la médiane des projets ENT qui ont adhéré au dispositif.
A noter : le jeudi 24 novembre, en matinée de 10h à 12h30, une présentation ouverte aux porteurs de projet mais également aux prestataires impliqués dans les projets ENT (éditeurs ou encore intégrateurs), sera consacrée aux évolutions du Schéma directeur des ENT (SDET 3), notamment sur les exigences liées à l’articulation des portails de services (présentations, échanges, témoignages de porteurs de projet).
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Projets-ENT reviendra après le Salon sur le contenu de ces présentations et des échanges qu’ils auront suscités.
ENT : économie du déploiement du H & THD en Alsace
La mise en place du réseau IHDEAL remonte à 2006. L’ampleur de l’investissement a contraint la Région Alsace à équiper ses établissements en fibre par étape (actuellement 70% des lycées en fibre, contre 30% en cuivre) et en fonction de leurs besoins déterminés en comité de pilotage. Ce sont ces mêmes principes qui aujourd’hui orientent la répartition de la bande passante (par compensation) et le déploiement du réseau (les promesses des Clusters).
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Organisation du réseau IDHEAL sur le territoire
Si le territoire héberge 80 lycées, cela ne signifie pas qu’il existe 80 accès Internet ! Il y a 80 accès à un réseau privé virtuel centralisé au niveau d’un point d’accès unique à Internet, situé à Colmar, qui est de 200 Mbps (100/150 initialement avec la possibilité d’augmenter par plage de 50 Mbps).
Depuis la mise en service du réseau, de 100 Mbps, le débit global du réseau est monté à 225 Mbps. Dans cette augmentation la part de l’ENT reste modeste, puisqu’il ne consomme que 10% de la bande passante ! En revanche, est observée une augmentation régulière de séquences Youtube ou Daily Motion à des fins d’enseignements. Cet usage peut faire basculer le réseau de l’établissement dans une phase de saturation si plusieurs classes l’utilisent en même temps…
NB : Dans le marché, les augmentations de débits ont été anticipées : s’il constate une saturation au niveau du point d’accès général, l’opérateur s’engage à augmenter le débit par tranches de 50 Mbps (sans commandes particulières à réaliser de la part de la collectivité à son opérateur).
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La plateforme centralisée de Colmar permet non seulement de connecter tous les établissements de la Région, mais aussi de disposer d’outils d’administration et de supervision.
A l’aide des tableaux de bord fournis par l’opérateur, le comité de pilotage suit pour chaque établissement le ratio utilisation réelle de la bande passante/débit affecté initialement. La Direction des Services d’Information (DSI) a établi ses indicateurs de « saturation » : lorsque dans un lycée la bande passante est saturée plus de 5% du temps sur la plage horaire 8heures – 18 heures, l’augmentation du débit est décidée. Mais cette régulation s’opère par compensation :
« Tous les 2 mois, un comité de pilotage analyse le retour sur les débits constatés dans chaque établissement (informations transmises par l’opérateur comme fixé dans le cahier des charges du marché et qui fournissent un état des connexions de tous les lycées avec un pourcentage de saturations). Ce Comité de pilotage analyse avec attention les évolutions d’utilisation de la bande passante. En cas de situation de saturation prolongée, il réaffecte les débits nécessaires aux différents établissements. Nos moyens à budget constant imposent de procéder par compensation : plutôt que de multiplier l’émission de bons de commandes auprès des opérateurs, les lycées à 8 Mbps qui sous-emploient leur débit sont descendus à 6 Mbps, le différentiel étant réaffecté aux établissements à plus faible bande passante et plus grands consommateurs. »
Philippe Houillère, Directeur des Services d’Information, Région Alsace
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Les effets de seuil
La tendance à l’augmentation des débits préfigure l’équipement de tous les établissements en fibre (4 Mbps constitue le seuil de rupture entre le SDSL et la fibre optique). L’opération reste coûteuse et doit être gérée avec vigilance dans un budget contraint.
En termes d’investissements, le passage d’un raccordement en cuivre à la fibre optique doit intégrer :
- Les coûts d’investissement (génie civil) : il faut commencer par raccorder l’établissement au réseau, qui n’est pas forcément à proximité (le coût étant proportionnel à la distance).
- Les coûts de fonctionnement (différence entre le cuivre et la fibre)
| Une liaison SDSL 4 Mbps : 4 450 €/an
Une liaison fibre 4 Mbps : 6 028 €/an |
… une fois ce saut opéré, les coûts de croissance du débit deviennent proportionnellement beaucoup moins élevés.
| Fibre | 4 Mbps | 8 Mbps | 10 Mbps |
| €/an | 6.028 | 6.400 | 6.800 |
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Les Clusters :
Des économies pour la collectivité, du débit pour les établissements
Si avec la fibre, lorsqu’il s’agit d’accroître le débit, les augmentations de prix sont faibles, en revanche, pour la collectivité, équiper en fibre optique tous les lycées raccordés en cuivre est naturellement très coûteux, l’écart de prix entre les deux types de connexions s’approchant de 50% ! En interconnectant des établissements géographiquement proches sur un réseau privé avec un seul et unique accès Internet, les Clusters proposent une solution économique et efficace.
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Exemple pratique
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| … soit un coût total de 10.478 €/an ! En les interconnectant avec une liaison à 8 Mbps en fibre optique qui coûte : 6 400 €/an, la collectivité économise 4078€/an ! Les Lycées A et B coûtent moins chers et disposent de plus de débit ! Il faut bien sûr rapporter cette économie aux frais de travaux d’interconnexions.
« Rapportée à un retour d’investissement sur 5 ans, l’opération pour être rentable doit coûter moins de 5 x 4078€, soit moins de 20.000 € » précise Philippe Houillère. |
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« Ce dispositif va d’autant plus se généraliser, qu’aujourd’hui il ne concerne plus seulement les lycées en Région : les Départements souhaitent s’y associer pour équiper leurs collèges (jusqu’à présent le Bas Rhin allouait 3000€/an à chaque établissement pour financer sa connexion internet). Désormais, lorsqu’une mise en réseau de plusieurs lycées en Cluster est à l’étude, le ou les collèges de proximité sont également raccordés. Ces grappes d’établissements permettent de réaliser de substantielles économies !
La seule complexité de ce dispositif réside dans les nécessaires tractations avec les communes, lorsqu’il faut faire passer la fibre sur le territoire communal – certaines n’y étant pas particulièrement sensibilisées… En milieu rural mais aussi en milieu urbain, où le millefeuille administratif complique le processus de décision et la répartition budgétaire du passage de la fibre dans les fourreaux. Or la généralisation des Clusters peut être l’occasion d’apporter le Haut et le Très Haut Débit dans les communes sur le territoire desquelles se trouve un collège ou un lycée à proximité, une chance en termes de déploiement numérique du territoire ! »
Philippe Houillère, Directeur des Services d’Information, Région Alsace
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ENT, Arsène76 sur les fonds baptismaux
Après signature d’une convention de partenariat, le Rectorat de l’académie de Rouen et le Conseil général sont heureux d’annoncer la naissance du petit Arsene76 !
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Lors de cette dernière rentrée, l’entrée en vigueur du cahier de texte numérique a accéléré le principe du déploiement d’un ENT en Seine-Maritime (lire à ce sujet le Rapport publié par l’académie de Créteil sur les interactions entre cahier de textes numérique et ENT).
Le Département, qui a investi cette année 280.000 €, a confié à 8 établissements pilotes également répartis sur le territoire, la tâche de tester l’ENT en vue de sa généralisation à l’ensemble des collèges (Lire le détail de l’expérimentation).
Voir aussi La Lettre d’Arsene76 (septembre 2011)
Tour de France de la rentrée des ENT
ENT à Beauvais
Du nouveau à la rentrée dans les écoles et maternelle de Beauvais : après une première expérimentation à la fin de l’année scolaire 2011, 11 sites pourront disposer d’un ENT.
Le déploiement est prévu en trois phases :
- 5 écoles élémentaires pilotes et une maternelle ont bénéficié de l’ENT depuis juin dernier.
- À partir de septembre 2011, la plateforme sera étendue à 10 autres écoles élémentaires ainsi qu’à une autre maternelle (les maternelles ont été retenues à titre expérimental).
- Au cours de l’année 2012, l’ENT sera progressivement proposé à l’ensemble des écoles élémentaires et à deux maternelles supplémentaires
Source : Villes Internet
Le numérique enjeu du désenclavement dans l’Oise
Pour le Conseil Général de l’Oise, la rentrée est l’occasion de dresser le bilan des actions menées depuis 2008 en vue de généraliser le tout numérique dans les collèges de son territoire (Lire le détail des actions menées sur le Communiqué de presse du 25/08/2011).
Deux acronymes résument l’ampleur de son engagement : Ordi60 et Péo60 !
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Le dispositif Ordi60 dépasse largement la simple dotation d’un ordinateur portable aux collégiens de l’Oise (un plan sur 3 ans destiné aux 81 collèges publics et privés du Département soit plus de 37 000 élèves) :
Un véritable projet de société (…) offrant aux collégiens et à leur famille une véritable bibliothèque des savoirs avec plus de 60 logiciels éducatifs intégrés dans un ordinateur portable remis à l’ensemble des collégiens et des équipes éducatives (encyclopédie, dictionnaires de français et de langue, atlas, supports sur l’orientation, la prévention routière, les gestes de premiers secours etc.).
(Pour en savoir plus, lire la présentation du projet sur le site)
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- donner accès à l’outil et permettre sa maîtrise individuelle (Ordi60)
- ouvrir un espace communautaire sur lequel de nouveaux usages sont proposés : Péo60 a ainsi récemment intégré un service de soutien scolaire (Paraschool) auquel tous les élèves sont abonnés.
Voir un exemple de mutualisation et d’activation de l’ENT sur l’ultra-portable, une séquence découverte du tir à l’arc menée en Education Physique et Sportive dans le collège de Noyon.
… et Savoir : ITOP Orange, Solution ENT
Actions TICE, l’heure des bilans dans l’académie de Nice
Qui dit fin d’année scolaire, dit conseils de classes, bulletins et passages dans la classe supérieure ! Les ENT des Alpes Maritimes et du Var, n’y échappent pas… La MATICE de l’Académie de Nice publie le récapitulatif des chiffres et grandes tendances de la généralisation de l’ENT dans les deux Départements.
Un document qui vient compléter le Dossier sur Agora06 consacré par Projets-ENT il y a tout juste un an. Une manière aussi d’apprécier le chemin parcouru depuis !
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Vu sur le Bilan :
450.000 connexions par mois sur les ENT des collèges des Alpes maritimes
On se reportera notamment au Tableau des usages de l’ENT par établissement dont il ressort une appropriation toujours plus forte par les enseignants. La répartition des usages sur l’ensemble des collèges des Alpes Maritimes (86 établissements, publics et privés confondus) démontrent la domination sans partages de l’utilisation des ressources en lignes.
Parmi les grands chantiers d’expérimentation, ce Bilan revient sur les manuels numériques, la baladodiffusion, le cahier de texte numérique ou encore la préparation du lancement en 2011-2012 d’une expérimentation de l’ENT sur 127 écoles de premier degré !
Lire le Bilan des actions TICE 2010-2011 en intégralité
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Généralisation de l’ENT en Primaire : l’exemple de la Somme
Depuis 1998, la Somme s’est dotée d’une structure départementale pour conduire l’aménagement numérique de son territoire.
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C’est un syndicat mixte, c’est à dire une union de collectivités de natures différentes constituée dans le but de mieux exercer une partie de leurs compétences et de mutualiser certains services communs. Il est dirigé par un comité syndical composé de représentants élus et présidé par Jean-François VASSEUR, vice président d’Amiens Métropole.
Lire la présentation de Somme numérique dans son intégralité
Voir aussi l’animation de présentation sur son site
Parmi ses missions, Somme numérique assure le déploiement d’un Espace Numérique de Travail dans le premier degré.
| ENT primaire Somme Numérique en chiffres |
| En 2007, 27 écoles sont équipées d’un ENT |
| Les phases de déploiement : 27 – 48 – 80 – 124 |
| En 2011, 5.800 élèves pour 124 écoles et 257 classes ! |
| Plus d’un million de consultations depuis le lancement de l’ENT |
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Lancé en 2007 sur les bases d’une convention de partenariat entre l’éducation nationale et les collectivités représentées au sein du syndicat, le projet de déploiement de l’ENT est désormais entré dans une phase de généralisation.
Son Chef de projet Education & TICE, réduction de la fracture numérique, Jérôme Deprés, revient sur une expérience d’avenir encore marginale dans l’Hexagone.
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Projets-ENT : Pouvez-vous rappeler la genèse du projet de déploiement d’un ENT dans le primaire ?
Jérôme Deprés : En 2007, une expérimentation de l’ENT sur sept écoles a été lancée sur le territoire. Rien n’aurait été possible sans l’existence de Somme numérique, outil technique et juridique de mutualisation, et sans un partenariat entre les différents acteurs. Ce dernier, récemment reconduit (2010-2013), définissait dès l’origine (2007-2010) le rôle de chacun des partenaires ainsi que les différentes phases du déploiement.
Projets-ENT : Quels avantages offre le dispositif Somme Numérique pour le déploiement de l’ENT en primaire ?
Jérôme Deprés : Créé à l’origine pour permettre le déploiement du réseau à l’échelle du Département, Somme Numérique a permis d’offrir un guichet unique tant aux collectivités qu’à l’éducation nationale. 80% des communes du Département sont raccordées au projet par l’intermédiaire des Communautés de Communes membres du Syndicat mixte Somme numérique. Celles qui ne disposent pas déjà de compétences scolaires, des conventions sont établies afin que nous puissions travailler en direct avec leurs Communes membres.
La gestion du projet simplifiée
Au sein de Somme Numérique a été regroupé tout ce qui peut être mutualisé entre collectivités et le syndicat mixte est ainsi coordonnateur d’un seul projet départemental pour la grande majorité des écoles élémentaires. Cette mutualisation est incarnée par la création d’un poste de chef de projet Education et TICE, lutte contre la fracture numérique. Somme Numérique simplifie ainsi les relations avec l’Education nationale, avec les fournisseurs de matériels et logiciels, et le Conseil régional des aides du FEDER.
Des facilités pour lever des fonds
Sans compter que le maire d’une petite commune de 500 habitants peut bénéficier du même service qu’Amiens ! Représentant plus de 80% du territoire, le syndicat peut également solliciter des financements auprès des instances européennes (le Conseil régional, gestionnaire du FEDER a accordé 50% de subvention sur la période 2010-2011) et en faire bénéficier la plus petite commune rattachée au groupement (sachant que plus de 80% des Communes de la Somme sont peuplées de moins de 2.000 habitants). La mutualisation de la commande publique à travers un groupement de commandes constitué ad hoc et coordonné par Somme numérique, et l’extension du projet aux collèges de la Somme sont permet d’obtenir des prix compétitifs auprès de l’ensemble des fournisseurs.
Projets-ENT : Comment s’est concrètement déroulé le déploiement de l’ENT en primaire ?
Jérôme Deprés : Le déploiement des ENT sur le territoire repose sur la base du volontariat. Avec les acteurs ayant exprimé le désir de s’insérer dans le projet, adhésion matérialisée par l’adoption de la Charte des ENT qui régit le service mutualisé proposé par Somme Numérique, je définis leurs attentes sur l’espace numérique de travail : quels usages et quels outils pour quels objectifs. Ce qui permet en même temps d’évaluer les besoins en matériel dont la collectivité à la charge (ordinateurs, TNI, rétroprojecteurs, etc.). L’équipement est indissociable du déploiement de l’ENT, épine dorsale de l’entrée des écoles dans le numérique !
Un tel dispositif est rassurant pour tous les acteurs :
- l’enseignant l’intègre à son rythme en fonction de ses besoins ;
- la collectivité voit le dispositif qu’elle a financé repris dans la durée par les utilisateurs cibles ;
- l’inspection est assurée de voir la communauté éducative s’approprier progressivement ses nouveaux principes pédagogiques.
Un volontariat au cas par cas
En fonction de ses projets mais aussi de son contexte d’implantation (ENT urbain et ENT rural), chaque école a sa propre problématique. Cette logique du volontariat est appliquée au cas par cas, puisque le déploiement s’effectue par classe et non par école ! Aujourd’hui, dans les 124 écoles équipées, 257 classes sur plus de 300 en sont dotées, soit 5.800 élèves. Ce principe permet de partir avec les enseignants motivés : ils expérimentent l’outil, en enrichissent les fonctionnalités et jouent aussi un rôle important dans le processus de généralisation des bonnes pratiques en termes d’usages numériques pédagogiques.
Des usages personnalisés
Ce qui signifie aussi que chacun a déployé l’ENT dans sa classe en fonction de son projet ! Un Regroupement Pédagogique en milieu rural privilégiera l’outil de communication dans l’ENT (la messagerie), des établissements de Communes plus importantes seront davantage attachés aux contenus, etc. Certaines classes vont très loin dans le développement des usages, d’autres l’utilisent à minima, chacun se les approprient à son rythme.
Des usages avant tout pédagogiques
Au global, ce sont les fonctionnalités groupe de travail (notamment pour l’aide personnalisée aux enfants en difficultés) et les espaces de documents ressources (dictionnaire Robert Junior, le Site.tv, etc.) qui sont les plus utilisés – loin devant les outils de vie scolaire ! En primaire, l’ENT est un élément qui vient favoriser la relation : on ne va pas sur l’ENT pour consulter les notes.
Parents et enfants
Ce sont les élèves qui l’utilisent le plus, puis les enseignants. Il faut signaler que le taux de fréquentation plus faible des comptes parents n’est pas très révélateur. En primaire, beaucoup de parents se connectent avec leurs enfants après la classe et donc sur le compte des élèves pour les accompagner dans leur travail. Les courbes qui s’affolent après 16h45 sont assez révélatrices de cette tendance ! Pour les écoles qui ont effectué cette année leur 4ème rentrée avec l’ENT, l’outil est devenu indispensable : le cahier de texte papier a par exemple totalement disparu !
Projets-ENT : Quelles sont les prochaines échéances ?
Jérôme Deprés : Afin d’assurer la continuité éducative, pouvoir disposer d’un ENT interopérable du primaire au secondaire, nous avons lancé une expérimentation sur 7 collèges avec notre prestataire. Les élèves pourront conserver leur identifiant et leur mot de passe. A ce jour, 20% des écoles sont déployées, le taux sera de 50% dans les trois prochaines années. D’autre part, nous espérons que dans les 18 mois à venir, la quasi-totalité des communautés de communes de la Somme seront membres de Somme Numérique et favoriseront le déploiement de l’ENT sur leur territoire.
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| Points forts |
| Le partenariat collectivité inspection permet aujourd’hui de peser sur l’organisation et le déploiement de l’ENT avec les Communes |
| Une Charte des ENT qui fixe les règles de fonctionnement du service au sein de Somme Numérique |
| Le territoire commande le projet et l’équipement proposé répond aux attentes pédagogiques des enseignants |
| Quelque soit la taille de la collectivité, l’effet mutualisant permet de diminuer les coûts d’investissement dans l’équipement grâce à un groupement de commandes constitué ad hoc et coordonné par Somme Numérique |
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ENT en primaire, un nouveau départ
Signe que pour bon nombre de territoires le déploiement de l’ENT dans le secondaire entre dans sa phase de maturité, la réflexion sur des ENT en primaire s’intensifie. Après les pionniers, Limoges, la Communauté d’Agglomération d’Amiens, Besançon ou encore Grenoble, le printemps 2011 est marqué par de nouvelles initiatives.
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Les ENT du primaire en débat
Au menu des échanges des dernières Net’Journées, 15 ateliers sur 125 et 35 autres sessions d’usages et de formation ont été consacrés à l’ENT en primaire. Parmi les thèmes abordés, notons la problématique des transitions d’année scolaire et plus particulièrement la liaison entre le CM2 et la 6ème. Cette place témoigne des intentions de l’académie niçoise de s’impliquer davantage dans le premier degré dans ce que les acteurs locaux appellent désormais l’ENT de circonscription. A la rentrée des vacances de printemps 2011, les 127 écoles doivent expérimenter et inventer ce nouveau concept !
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Partenariat d’avenir : une convention AMIF/Académie de Créteil
L’académie de Créteil a de son côté contractualisé le lancement d’un ENT primaire sur trois Départements d’Île-de-France (la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et la Seine-et-Marne) ! Les partenaires se sont fixés pour objectif de « Convenir du principe d’une convention-cadre commune valable sur le territoire de l’académie de Créteil d’une part, et de conventions spécifiques par département d’autre part, pour la mise en œuvre des espaces numériques de travail à destination des écoles primaires répondant tant aux exigences de l’Education nationale qu’aux contraintes et attentes des collectivités locales. » Il devrait aboutir ensuite à l’élaboration d’une charte commune « des ENT du premier degré de l’Est parisien » devant « constituer la base d’appui des cahiers des charges locaux » (plus d’informations sur Localtis.info, Tice : l’Amif et l’académie de Créteil d’accord pour un ENT primaire où l’article revient notamment sur les modes de gouvernance et la répartition des prérogatives de chaque partenaire).
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Lancement d’une étude sur l’ENT en primaire
L’académie de Nantes a lancé au mois de mars dernier un Appel d’Offres pour une assistance à maîtrise d’ouvrage portant sur l’étude préparatoire au déploiement d’un ENT dans les établissements du 1er degré de son territoire (les Pays de la Loire). Après une phase d’échanges et d’observation, la démarche s’inscrit dans la volonté affichée par l’académie et le Recteur, Gérald Chaix, d’assurer le continuum pédagogique du primaire au secondaire (lire aussi l’entretien qu’il a donné à Projets-ENT dans le dossier consacré à e-lyco).
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A l’aune des premières expériences et au regard de ces intentions formalisées, le déploiement de l’ENT en primaire connaîtrait-il un nouveau départ ?!
… à suivre
Dossier ENT’Auvergne
Projets-ent fait étape dans l’académie de Clermont-Ferrand, une des pionniers du déploiement des ENT dans l’Hexagone. L’académie et les 5 collectivités se sont engagées depuis 2005 dans la généralisation de l’ENT. Aujourd’hui, 186 des 196 établissements d’Auvergne ont déjà intégré le dispositif.
| SOMMAIRE | |
| 1- ENT’Auvergne, présentation générale | ![]() |
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| 2- Ruralité et culture numérique | |
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| 3- Du bon usage d’Internet : De la CNIL à la CRIL |
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Pour la réalisation de ce dossier, nous avons rencontré :
Mais aussi l’équipe éducative du collège des Portes du Soleil à Maurs
Qu’ils soient ici tous remerciés pour leur accueil et leur disponibilité. |
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Pascal Faure : Il propose de passer en revue les différents types d’usages de l’ENT en collège quelle que soient les disciplines enseignées, en veillant à ne pas être trop répétitif. Il est clair par exemple, que, pour chaque matière, on peut aborder les usages d’un Forum ou d’un cahier de textes ! 






