Projets ENT

Le site de la génération ENT

Les ENT ont 10 ans : la vérité des chiffres par Françoise Coutellier

Françoise Coutellier accompagne la Caisse des Dépôts en tant que consultante dans la mise en place et le suivi du dispositif de mesure d’audience des ENT depuis sa création. Son expertise repose tant sur sa vision des chiffres à l’échelle nationale que sur l’analyse qu’elle tire de ses échanges avec les porteurs de projet lorsqu’elle rédige les notes de synthèse.

Françoise Coutellier, qui vient d’achever avec Gilles Richard une synthèse sur les retours d’usage et l’évolution de l’audience des ENT de ces dix dernières années, nous apporte aujourd’hui son témoignage.

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Projets-ENT : Les 10 ans de l’ENT, est-ce un vrai tournant ou simplement un chiffre rond ?

Françoise Coutellier : 10 ans, c’est bien entendu l’anniversaire de l’appel à projets lancé par le Ministère de l’Éducation Nationale et la Caisse des Dépôts, très exactement en mars 2003. Mais il se trouve également que, depuis la rentrée 2011, la fréquentation globale des ENT sur l’ensemble du territoire, est devenue massive : on compte ainsi plus de 10 millions de visites de l’ENT en novembre 2011 et cette fréquentation est passée à 13 millions de visites en janvier 2013. Quant au dispositif de mesure d’audience, il entre lui dans sa neuvième année puisque les premières données datent de janvier 2005.

Projets-ENT : L’évolution a-t-elle été progressive ou par à-coups ? Depuis quand pouvons-nous dire que la démarche est vraiment lancée et pourquoi ? 

Françoise Coutellier : L’évolution a été progressive, mais on peut discerner quelques paliers dans cette progression. Ainsi, l’année 2009-2010 a correspondu à une vague de déploiement importante : on passe de quelque 700 établissements déployés à plus de 1200 en fin d’année. L’année suivante, ce sont près de 800 établissements qui sont déployés et rejoignent le dispositif de mesure d’audience. Cette massification des déploiements engendre une massification de la fréquentation avec un à deux ans de décalage : c’est à peu près le temps qu’il faut pour développer des usages importants dans un ENT nouvellement déployé.

Ainsi, a-t-on atteint une masse critique d’établissements déployés dès l’année 2009- 2010 et une fréquentation de l’ENT sur l’ensemble du territoire très significative au cours de l’année 2011-2012.

Pourquoi dites-vous que la fréquentation est désormais « significative » ?

Françoise Coutellier : Le type de métrique utilisé dans le dispositif de mesure d’audience permet de comparer à la fréquentation d’autres sites Web, y compris grand public. Ainsi, selon le classement de l’OJD, avec près de 13 millions de visites en janvier 2013, l’ensemble des ENT intégrés au dispositif se classerait au 17e rang des sites les plus visités de France dans la catégorie des sites d’actualité et d’information, en compagnie de Lesechos.fr et Canal+.fr et au 27e rang des sites Web grand public, juste derrière Paruvendu.fr, Seloger.com et Servicepublic.fr (15.800.000 visites pour ce dernier). Selon le classement de Médiamétrie, les quelque 300 à 320.000 visiteurs uniques par jour de l’ensemble des ENT positionnent le projet dans le registre de fréquentation quotidienne de sites destinés aux professionnels comme VIADEO ou LinkedIn. Et pour faire un clin d’œil aux amis alsaciens, l’ENT du projet ENTEA (région et départements) reçoit mensuellement 25% de visites en plus que le site web des Dernières nouvelles d’Alsace, Dna.fr.

… et donc, quand est-il possible d’affirmer qu’un ENT « marche » ?

Françoise Coutellier : Je crains que cette question ne soit sans réponse ! Des établissements déployés depuis 2004, qui remontent des données depuis 2005, continuent chaque mois d’accroître leur fréquentation par personne… Tout se passe comme s’il n’y avait pas de « plafond » de fréquentation perceptible au bout de neuf années. Pour les curieux et les inquiets, on peut indiquer que les 50 établissements, tous projets, qui connaissent la fréquentation de leur ENT la plus importante en janvier 2013 présentent entre 28 et 54 visites par personne dans le mois.

Quels ont été dans le temps et pour chaque grande étape, les facteurs qui ont véritablement été déclencheurs ?

Françoise Coutellier : Les « styles » de déploiement adoptés par chacun des projets ne paraissent pas étrangers au développement des usages. Un déploiement rapide et massif, comme celui adopté dans les Pays de la Loire, par exemple, sur seulement trois années, et, à l’arrivée, plus de 650 établissements, paraît corrélé avec un développement rapide de la fréquentation de l’ENT. Même démarche dans les Alpes-Maritimes ou dans les Hauts-de-Seine. La fréquentation de l’ENT croît rapidement, non seulement globalement, mais également par établissement, même si certains d’entre eux peuvent rester peu actifs, voire inactifs.

Les établissements « en charge d’expérimentation », maintenus dans ce statut un peu longuement – plus de deux ans – ont davantage un effet « retardant » qu’« accélérant ». On sait l’effet « repoussoir » sur les autres établissements que peut avoir un établissement placé en situation d’expérimentation : le « transfert des innovations » ne peut aucunement être institué comme modèle de développement des usages ; c’est même souvent antinomique. En somme, opérer un déploiement « banalisé » paraît le meilleur garant de développement rapide des usages. Un paradoxe ? Peut être simplement la meilleure manière de placer les usagers dans une situation… d’usage.

Le dernier facteur favorable au développement des utilisations de l’ENT paraît être de déployer l’outil sur des plaques territoriales cohérentes, avec une continuité entre collège et lycée. Des projets comme ENTEA, PLACE, Auvergne, Midi-Pyrénées connaissent à ce titre une fréquentation importante. Les élèves de troisième passent en seconde et retrouvent un ENT familier ; les enseignants qui interviennent au collège et au lycée, les personnels qui travaillent sur plusieurs établissements utilisent la même plate-forme avec un gain notable de temps et d’efficacité ; les parents qui ont des enfants scolarisés dans différents niveaux, ne se perdent pas dans les ergonomies d’outils différents. Dans ces conditions, l’ENT devient rapidement pour les parents, pour les enseignants et pour les élèves, l’outil d’une scolarité enrichie.

Aujourd’hui quels sont les services les plus consultés et par qui ?

Françoise Coutellier : En janvier 2013, les services de vie scolaire représentent 35 % des utilisations de services : ils appellent des visites fréquentes – les notes, les absences,… – et de la part de tous les profils utilisateurs de l’ENT.

C’est ensuite le cahier de textes qui représente plus du quart de la fréquentation. Il faut y voir l’influence du caractère obligatoire de cet outil numérique depuis la rentrée 2011, mais aussi le reflet d’usages infiniment plus complexes et diversifiés que ceux de son ancêtre de papier. Ainsi, un enseignant contacté par téléphone rapportait utiliser le cahier de textes dès la préparation de son cours – il y insère les éléments qui vont être utilisés dans la séquence pédagogique – puis utilisé en cours pour par exemple projeter une vidéo, et enfin redevenu cahier de textes classique pour rendre compte des tâches conduites. Un vrai service plaque tournante ! A ranger, contrairement à ce que l’on fait parfois, parmi les services « pédagogiques » et non de « vie scolaire ».

La généralisation du cahier de textes a d’ailleurs contribué à déplacer l’essentiel du trafic de l’ENT : si le « cœur » des usages de l’ENT fut d’abord le recours aux outils de vie scolaire, puis à la messagerie avec pièces jointes, c’est désormais le cahier de textes qui marque les styles d’usages au sein de l’outil.

Le courrier électronique reste cependant important avec 20 % des utilisations de services. Il est désormais suivi par le travail collaboratif qui représente 8 % des utilisations de services.

Les ENT commencent à se déployer dans le primaire : quelle leçon peut-on tirer de l’expérience capitalisée durant ces dix dernières années ?

Françoise Coutellier : L’enseignement primaire et l’enseignement secondaire présentent des modes d’organisation très différents, qu’il s’agisse de la structuration de l’école elle-même ou du partage des compétences avec la collectivité, voire de l’accès aux ressources financières. Tirer de l’expérience du déploiement des ENT dans le secondaire, des éléments utiles au déploiement dans le primaire n’est donc pas chose simple.

Tout se passe comme si l’ENT était avant tout un outil « social » : il ne peut être intégré, approprié qu’en « collant » à la réalité organisationnelle de son cadre de déploiement. Ainsi le « blog de classe » qui fonctionne bien dans le primaire à davantage de mal à exister dans le collège ; la convergence des parents sur le cahier de textes dans le secondaire, n’a pas tout à fait le même sens dans le primaire, où il est plutôt carnet de leçons. Peu de points comparables donc.

On peut conserver à l’esprit les remarques concernant la stratégie de déploiement – caractère rapide et massif du déploiement, etc. – mais il semble que les similitudes s’arrêtent là.

Et demain, quels enjeux pour les ENT ?

Françoise Coutellier : Le premier objectif me paraît être de couvrir ce qu’on peut appeler les « zones blanches ». Il demeure en effet des territoires qui ne disposent pas d’un déploiement collectif des ENT, sous un mode partenarial ou sous d’autres modes de déploiement. Ceci peut être en train de créer – ou d’entretenir – une inégalité entre territoires qui ne manque pas de pénaliser les élèves qui résident dans ces zones blanches.

Il existe aussi des projets – en petit nombre – qui connaissent une fréquentation médiocre de l’ENT. L’expérience acquise sur la majorité des projets qui présentent désormais une fréquentation intense, doit permettre de comprendre les facteurs à l’origine des difficultés rencontrées ici et là. Curieusement, on entend parfois davantage parler de ces projets qui fonctionnent mal que de ceux qui fonctionnent : on aime bien parler de la pluie plutôt que du beau temps…

Le second enjeu paraît être de mieux partager entre projets actifs et projets en démarrage, les stratégies utiles à un développement rapide des usages. On a déjà noté quelques éléments : déployer rapidement sur deux à quatre ans au maximum ; déployer collectivement, c’est-à-dire dans le cadre des partenariats prévus par l’appel à projets initial : les projets trop spécifiques, trop « intimes », insuffisamment partagés, ont une espérance de vie moindre ; enfin bien présenter l’ENT comme un outil polyvalent à « appropriation variable » : il n’existe pas de « bon usage » de l’ENT, il n’existe pas d’usages « prescrits », ni d’usages « nobles »… Une bonne appropriation de l’outil repose sur la perception de cette polyvalence, de cette pluralité d’usages qu’il permet.

Plus largement, et c’est peut-être le troisième enjeu, il faut se doter d’une connaissance commune de la fréquentation effective de l’ENT – ce qu’on en fait, ce que cela produit,… C’est semble-t-il ce à quoi le ministère en charge de l’éducation nationale s’est attelé à travers le projet EVALuENT. C’est aussi ce à quoi contribue la mise en œuvre du dispositif de mesure d’audience qui met en commun des plans de marquage pour les quelques 9 plateformes en usage, et contribue ainsi à un « langage » unifié et une culture commune de l’ENT. Jusqu’à présent, les données sont restées la « propriété » de chaque projet, au sens où des données plus collectives n’étaient pas mises en commun.

L’état de maturité de la grande majorité des projets est aujourd’hui telle que le moment est peut-être venu de mettre en commun ces informations sur une base de volontariat, au sein, par exemple, d’un dispositif plus collectif de type « open data ».

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Cartographie de la rentrée des ENT

Voici la dernière édition de la cartographie du déploiement des solutions industrielles ENT régulièrement mise à jour par la Caisse des Dépôts ! L’occasion de suivre l’avancée des projets, de découvrir de nouveaux acteurs, territoires, académies et éditeurs, toujours plus nombreux à s’impliquer dans la généralisation de ces plateformes virtuelles d’apprentissage.

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A ce jour, 22 projets sont associés au dispositif national de mesure d’audience*, auquel sont inscrits au total :

  • 2.491 établissements publics locaux d’enseignement (EPLE) 
  • 3.400.000 comptes

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Les nouveautés [voir l'édition de novembre 2011]

Plusieurs projets ont rejoint le dispositif national de mesure d’audience

  • l’Aquitaine,
  • la Bourgogne,
  • la Picardie,
  • l’Essonne,
  • l’Eure,
  • le Val d’Oise,
  • la Seine-et-Marne.

Du coté des opérateurs privés :

  • Scolastance a cédé sa place à itslearning
  • L’ENT libre s’appelle désormais Open ENT
  • Liberscol équipe les lycées agricoles en Bourgogne.

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La carte interactive des ENT complète cette édition numérique en proposant pour chaque projet territorial des liens vers les sites et des informations associées aux projets.

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* Pour plus de détails sur le dispositif de mesure d’audience de la Caisse des Dépôts, se reporter à la page dédiée sur le site :


Cliquer sur l’image

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L’ENT Isère, la logique communautaire

Projets-ENT poursuit son tour de France en Isère où, comme dans d’autres projets, la question de la généralisation des usages par l’ensemble de la communauté éducative sur l’ENT est au centre des actions conduites sur le terrain. Dans les établissements les plus dynamiques, l’ENT s’insère comme l’outil incontournable de l’organisation administrative et pédagogique de l’écosystème.

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SOMMAIRE
1- Présentation de l’ENT Isère

2- L’ENT, un espace communautaire


3- Comment impulser la généralisation des usages ?


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Pour la réalisation de ce dossier, nous avons rencontré :

  • André Colomb Bouvard, Vice-Président du Conseil général de l’Isère chargé des collèges et des équipements scolaires
  • Yaël Briswalter, CTICE auprès du recteur de l’académie de Grenoble ;
  • Hélène Rabboni, Chargée de l’ENT Isère, Conseil général de l’Isère ;
  • Philippe Olivier, CTICE adjoint, académie de Grenoble
  • Sylvie Mignardot, principale du collège Peranche à St-Georges d’Espéranche ;
  • Louis Berthon, Principal du collège Les Allinges à Saint-Quentin-Fallavier ;
  • Céline Torgue, Conseillère Principale d’éducation, collège Les Allinges à Saint-Quentin-Fallavier ;
  • Bernadette Lièvre, professeur documentaliste, collège Les Allinges à Saint-Quentin-Fallavier ;
  • Murielle Franceschetti, secrétaire pédagogique, collège Les Allinges à Saint-Quentin-Fallavier ;
  • Bruno Lebrat, professeur d’histoire-géographie, référent numérique, collège Les Allinges à Saint-Quentin-Fallavier ;
  • Guillaume Aulard, professeur d’Education Physique et Sportive, collège Les Allinges à Saint-Quentin-Fallavier ;
  • Sébastien Jolivet, professeur de Mathématiques, collège Les Allinges à Saint-Quentin-Fallavier ;
Mais aussi Lola et Natacha, toutes deux élèves de sixième au collège Les Allinges à Saint-Quentin-Fallavier qui nous ont consacré de leur temps libre.

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… Qu’ils soient ici tous remerciés pour leur accueil et leur disponibilité.

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En Isère, l’ENT un écosystème

Tous les membres de la communauté éducative du collège des Allinges à Saint-Quentin-Fallavier se retrouvent sur l’ENT Isère qui donne ainsi tout son sens à cet écosystème.

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ENT et restaurants scolaires : faites partager votre expérience !

L’équipe éditoriale de Projets-ENT prépare un dossier autour de la thématique ENT et restaurants scolaires. Entrez en contact avec nous (contact@projets-ent.com) pour témoigner sur vos bonnes pratiques et sur vos projets !

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Dans la gestion du service de restauration scolaire, comment utilisez-vous l’ENT ?

  • comme un outil de communication :

Qui ? Principales cibles (parents, élèves, enseignants, personnels de cuisine et d’entretien…) ?
Quoi ? Quelles informations (menus, horaires, réservation, …) ?

  • comme un outil de sensibilisation sur diverses thématiques :

santé,
développement durable,
manger bio,
etc.

Enfin, avez-vous développé des services innovants sur l’ENT (concours de cuisine et toute forme d’implication des élèves, des parents et des enseignants via l’ENT, paiement en ligne…) ?

L’Angleterre en pole position sur le marché mondial de l’ENT

Si le BETT est à l’heure actuelle le plus grand salon du numérique dans l’éducation au monde, c’est aussi parce que la Grande-Bretagne a très tôt pris au sérieux la e-education avec des investissements très importants. Présentation en vidéo de la situation britannique et réflexion sur le futur de l’éducation numérique avec les acteurs français et anglais présents au BETT.

Dossier BETT 2011

Projets-ent s’est exporté à Londres du 12 au 15 janvier pour participer au BETT (Bristish Education Training and Technology), le salon de référence sur l’éducation numérique dans le monde. Quelle est la spécificité du marché britannique ? Quelles sont les nouvelles tendances dans la e-education en Grande Bretagne et dans le monde ? Et les français, ont-ils trouvé leur place parmi les 600 exposants et les 30.000 visiteurs ?

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SOMMAIRE  
Pour la réalisation de ce dossier, nous avons rencontré :

  • Philippe Méro, PMConseil – Education Impact
  • Sylvie Le Loup, Caisse des Dépôts
  • Philip Collie, Schoolzone
  • Tom McMullan, Education Impact
  • Ray Barker, Besa
  • Chris Silverton, Frog

 Qu’ils soient ici tous remerciés pour leur accueil et leur disponibilité.

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Droits photo Dossier  :  © Cap Digital

Des sites pour en savoir plus sur le secteur de l’éducation numérique en Grande Bretagne

Si vous souhaitez aller plus loin dans la connaissance du secteur de l’éducation en Grande Bretagne, voici une sélection de sites (presque) incontournables

Le blog du BETT
La première source d’informations pour suivre toute l’actualité du BETT Show. On y trouve des présentations et comptes-rendus de conférences, des analyses… Le blog est à la gloire de l’exposition, mais il contient des informations utiles.
La BESA
BESA pour British Educational Suppliers Association. Leur site contient des informations sur les acteurs du marché, mais aussi des actualités et une base de données de leurs publications.
SchoolZone
SchoolZone est une communauté d’enseignants britanniques. SchoolZone réalise des études sur les usages et les enjeux de l’éducation. Tout savoir sur la pédagogie par ceux qui la font !
Cap Digital
Le pôle de compétitivité de contenus et services numériques est un des acteurs importants de l’éducation numérique en France. C’est via Cap Digital que les entreprises françaises ont pu se retrouver sur le stand France au BETT.
TeachMeet
Les TeachMeet sont des rencontres informelles d’enseignants en Grande Bretagne. Ces rencontres permettent à tous ceux qui le souhaitent de présenter leurs méthodes et d’en discuter avec tout le monde.
EduBase
Plus qu’une base de données, EduBase est un annuaire des écoles britanniques. EduBase est édité par le Ministère de l’éducation.
Ewan McIntosh
Le blog d’un enseignant qui traite des nouvelles technologies dans l’éducation. Une source d’informations et d’analyses tout à fait remarquable.
ENT : le marché international de l’e-éducation
benchmark réalisé en 2010 à la demande de la Caisse des Dépôts sur Les ENT et le marché international de l’e-education. 10 pays et 11 prestataires sont passés en revue.

Le numérique éducatif international sur la voie du développement des usages – Retour sur le BETT 2011

En Grande-Bretagne, le marché des ENT et de l’e-education en général semble désormais se concentrer sur le développement des usages après avoir largement contribué à l’équipement des établissements. Cette tendance replace l’enseignant au cœur du dispositif pédagogique, tandis que les innovations matérielles se font un peu moins nombreuses que les années précédentes. De la même façon, les usages des ENT outre-Manche ne sont pas particulièrement différents de ce que l’on peut connaître en France.

Retour sur l’édition 2011 du BETT (British Educational Training and Technology), révélateur d’un marché de l’e-education britannique qui se cherche un second souffle.

Vue d'ensemble du salon

Le plus gros salon de l’éducation du monde ?

Si vous ne connaissez pas le BETT, sachez simplement qu’il concentre plus de 750 exposants et qu’il a réuni plus de 30.000 visiteurs en 2010. Des chiffres très importants quand on sait que ce salon ne porte que sur les nouvelles technologies dans l’éducation.

Il s’agit de l’endroit idéal pour rencontrer les acteurs de ce secteur très actif en Grande Bretagne. Nous en avons profité pour en savoir plus sur les usages et l’avenir des TICE et en particulier concernant les ENT.

Un marché de l’équipement mature

C’est probablement la plus grande différence avec la France : en Grande Bretagne, 15 ans d’investissements continus ont permis un équipement massif des écoles en matériel informatique ou tableau blanc interactif (TBI).

Ray Barker, directeur du Besa (association des fournisseurs de ressources numériques dans l’éducation), nous rappelle que le financement  a conduit à une très grande concurrence parmi les acteurs du marché. Et naturellement, cette concurrence s’est traduite par de l’innovation et des outils de plus en plus performants.

Quels sont les usages des nouvelles technologies dans l’éducation ?

En dehors du matériel informatique, les usages en classe se font essentiellement via les ENT. Pour autant, l’utilisation qui en est faite est assez similaire à ce que l’on connaît en France. Pour Ray Barker, cela se résume en 3 points :

  • Administration
  • Communication
  • Ressources numériques

L’ENT reste un outil. Selon Chris Silverton, Elearning manager pour l’ENT Frog à l’école de Ninestiles à Birmingham, la façon d’enseigner n’est pas fondamentalement différente depuis l’arrivée des nouvelles technologies. C’est avant tout un outil qui concentre toutes les fonctionnalités et qui permet de conserver plus facilement l’attention des élèves.

Le stand France au BETT

A noter cependant que Frog se lance dans ce qu’ils appellent l’independent Learning. Chris Silverton : « Nous mettons à disposition des élèves des exercices sous forme de Quiz qui couvrent tout le programme. L’élève peut ainsi préparer ou réviser son cours de cette façon. L’enseignant apportera son aide pour expliquer à l’élève ce qu’il n’a pas compris ou pour l’aider à faire ce qu’il ne maîtrise pas».

Frog s’est ainsi lancé dans l’édition en interne de ressources pédagogiques pour aboutir à un méga manuel d’exercices directement accessibles depuis leur ENT. Cette double caquette intégrateur/éditeur est assez inédite.

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Jeux vidéos, tablettes numériques, portables : l’avenir de l’éducation ?

Beaucoup de choses ont été dites sur les jeux vidéos et l’impact qu’ils peuvent avoir sur l’éducation. Une conclusion ressort : ils captent l’attention des élèves mais ne sont pas suffisants en tant que tels.

Dr Koh Noi Keng, President Association of Commerce Educators à Singapour, rappelle qu’associer des contenus à des solutions techniques ne garantit pas une approche pédagogique. C’est l’enseignant qui permet la réappropriation. Au final, les leviers pédagogiques traditionnels fonctionnent comme auparavant.

Il en sera certainement de même avec l’avènement attendu du mobile dans l’éducation. Selon Ray Barker, l’avenir est au learn everywhere. Une tendance à confirmer cependant, car nous n’avons pas aperçu une seule tablette tactile au cours de notre visite…

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Crédits photo : Cap Digital

Midi-Pyrénées : quelles synergies entre ENT et Réseau Cyber-base ?

Parmi les questions posées par la généralisation des ENT, celle de l’équité d’accès est indissociable du dispositif de déploiement. Lancée sur quatre territoires, pilotée par l’ARDESI, cofinancée par la région Midi-Pyrénées, la CDC et le FEDER, réalisée en partenariat avec le Rectorat de l’académie de Toulouse, une étude-action s’est donc interrogée sur les apports du Réseau Cyber-base en termes de dynamiques d’accessibilité et d’appropriation par les familles. Elle a permis de dégager des règles opérationnelles (pré-requis, recommandations et méthodologie à suivre) mais aussi de pouvoir affirmer la réelle pertinence à associer le déploiement des ENT au Réseau Cyber-base.

Facteur de dynamisme et de valorisation dans la généralisation des ENT, le réseau Cyber-base favorise également le développement de nouveaux usages des outils numériques au service de l’éducation (accompagnement scolaire ou soutien à l’appropriation des outils mis à la disposition des élèves).

Plus d’informations sur le site Cyber-base, réseau et portail et dans l’espace parents sur celui de l’ENT Midi-Pyrénées (avec notamment sa carte interactive).

Lire la synthèse