Un dispositif global d’accompagnement sur l’ENTmip
L’ampleur du projet partenarial et l’étendue du territoire de l’académie ont incité le recteur à mettre en place un dispositif d’accompagnement à la mesure de l’ambition du projet. Celui-ci repose sur un réseau de personnes ressources, essentiellement des enseignants mais également des assistants d’éducation, qui maillent le territoire au plus près des établissement, appelé Pôle d’appui.
Laurence Duschenes, qui a en charge son animation et plus généralement l’accompagnement du projet ENTmip, à la mission TICE de l’académie, en présente les enjeux et l’organisation.
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Projets-ENT : Comment s’organise le dispositif des pôles d’appui sur l’académie de Toulouse ?
Laurence Duschenes : Il existait déjà un tel dispositif avant le déploiement de l’ENT. Nous avons pour mission de développer l’utilisation du numérique dans l’enseignement et nous nous appuyons depuis plus de dix ans déjà sur un réseau d’établissements particulièrement impliqués dans les TICE pour impulser et accompagner le développement des usages pédagogiques avec ces nouveaux outils. L’arrivée de l’ENTmip l’a rendu encore plus nécessaire et ses moyens ont été largement renforcés. L’académie étant très étendue, il fallait avoir des relais pour aider les équipes projet des établissements au plus près de leurs besoins, aussi bien dans la phase de déploiement de l’ENT qu’ensuite, dans celle de l’appropriation et du développement des usages.
L’académie recouvre la région Midi-Pyrénées, elle-même composée de 8 départements qui sont découpés en bassins de formation. L’académie est ainsi constituée de 23 bassins qui disposent chacun d’un pôle d’appui. Une équipe de pôle d’appui est composée d’au moins un enseignant déchargé presque totalement de cours et d’un assistant d’éducation à mi-temps. Chaque pôle d’appui est chargé du suivi des établissements de son bassin, soit, en moyenne une vingtaine d’établissements (pour plus de détail, voir aussi la vidéo Les pôles d’appui dans les bassins de formation).
Projets-ENT : Quelles sont les missions des pôles d’appui ?
Laurence Duschenes : La mission prioritaire des pôles d’appui est d’aider à la mise en place de l’ENTmip dans tous les établissements, ce qu’ils ont réalisé en 4 ans. Désormais leur mission est d’impulser et d’accompagner le développement des usages de l’ENT. Les objectifs sont d’augmenter le nombre des utilisateurs et de démultiplier les usages au profit de la formation des élèves et du bon fonctionnement des établissements dans leurs relations avec toute la communauté éducative.
Avant l’arrivée de l’ENT
Ils sont présents en amont pour aider les chefs d’établissement et leurs équipes à se préparer à l’arrivée de l’ENT :
- sur les aspects organisationnels (constituer l’équipe projet, lister les services existants dans l’établissement qui pourront être interfacés avec l’ENT, informer les futurs utilisateurs, prévoir les formations, s’organiser au sein de l’établissement pour que des postes informatiques soient disponibles pour tous les personnels, etc.)
- sur les aspects techniques (mise à niveau des matériels et infrastructures par les collectivités et le service informatique du rectorat, leur rôle sur ces aspects reste essentiellement un travail de coordination).
Pendant le déploiement
Les pôles d’appui sont présents sur sites pour réaliser les différentes étapes de mise en fonctionnement de l’ENT et veiller à son bon déploiement. Deux journées sont nécessaires au cours desquelles le chef d’établissement et son équipe sont présents, découvrent l’ENT, effectuent les premiers paramétrages et préparent les rubriques pour les premières contributions. Cette phase conditionne le bon démarrage de l’ENT, le pôle d’appui effectue avec l’administrateur ENT local toutes les opérations d’installation des services tiers, de vérification des données d’annuaire, de mise en route du cahier de textes… conformément aux procédures élaborées par les pilotes du projet. Il apporte aussi son expérience de terrain et veille à répondre aux besoins d’accompagnement de l’équipe locale suite au déploiement.
Après le déploiement de l’ENT
Une fois l’ENTmip en place, les pôles d’appui sont à la disposition du chef d’établissement et de son équipe pour apporter leur aide. Ils sont là en renfort pour :
- participer à des actions de formation (bien que l’établissement soit autonome pour faire ces formations en interne : il dispose en effet d’une équipe d’enseignants qui ont été formés pour effectuer les formations ENT auprès des personnels de l’établissement)
- animer des ateliers de pratiques
- assister et faciliter le travail de l’administrateur ENT (un dans chaque établissement).
Les pôles d’appui sont également force de propositions d’animations pour contribuer au développement des usages de l’ENT. C’est aujourd’hui le volet le plus important de leur mission, c’est aussi le plus délicat parce qu’il se mesure plus difficilement ! Leur action se conjugue aux initiatives des établissements, les actions d’impulsion et d’accompagnement ont le plus souvent des effets perceptibles dans la durée. Les statistiques illustrent les avancées, et on distingue des phases de « décollage », d’accélération, mais aussi de stagnation. En fonction des territoires, de leur propre expérience, des outils qui leurs sont fournis, les pôles d’appui sont en mesure de faire un certain nombre de propositions aux chefs d’établissement, d’intervenir à la demande en fonction du projet propre à l’établissement, de monter des ateliers thématiques, de faire des présentations, etc. Ils disposent d’une palette d’outils qu’ils peuvent utiliser pour ces missions. Mais c’est vraiment le choix de l’établissement de les faire intervenir ou pas.
C’est dans le cadre de cette mission d’animation qu’ils nourrissent l’Observatoire des usages mis en place sur l’académie de Toulouse avec nos partenaires territoriaux.
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Echanges de bonnes pratiques, émulation entre utilisateurs sur l’ENT ELIE
En décembre 2011, le Département de la Creuse a créé un club d’utilisateurs pour faciliter la prise en main d’ELIE, l’Environnement numérique de travail du LImousin pour l’Enseignement. Si ce lieu de rencontres informelles est avant tout un temps d’échanges, il est aussi un puissant facteur d’émulation.
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Pourquoi un Club d’utilisateurs ?
C’est un espace où chacun, quel que soit le degré d’implication ou de familiarité avec ELIE, peut venir échanger autour de ses pratiques sur l’ENT. Une occasion de partager avec les différents utilisateurs, mais aussi de rassurer ou de guider les néophytes, ou encore de stimuler les usages, d’en inventer de nouveaux…
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Verbatim
- « L’intérêt de ce club, c’est de se filer des combines ! »
Fernand Pays, principal du collège de Martin Nadaud
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- « C’est un lieu de discussion entre collègues où nous pouvons réfléchir ensemble aux bonnes pratiques. Nous pensons même à un guide de ces bons usages. Par exemple, sur la manière la plus pertinente de remplir le cahier de textes. »
Frédéric Tomatis, professeur de Sciences et vie de la terre
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Projet : ELIE (lire sur Projets-ENT.com Le déploiement de l’ENT ELIE sur le réseau relief)
Solution : libre
Usages du numérique en nuages de mots
Soucieuse d’affiner sa vision des usages du numérique en milieu scolaire, l’académie de Versailles a mené une enquête qualitative originale : donner toutes les conditions favorables pour libérer la parole des utilisateurs des outils numériques en primaire en collège. Un échange en nuage de mots.
Pascal Cotentin* en a présenté le dispositif et les conclusions lors de la Journée Porteurs de projets à EducaTICE.
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Pour analyser directement sur le terrain la réalité des usages des outils numériques des différents utilisateurs cibles (élèves, enseignants, personnels administratifs et parents), le CRDP de l’académie de Versailles a réalisé une enquête en suivant une méthode inédite. Il a demandé à un chercheur non spécialiste de la thématique éducation d’interviewer, sur une période de 15 jours, et d’analyser les réponses de 29 enseignants de la circonscription d’Élancourt. Ces interviews, d’une durée d’une heure, se sont déroulées sur le lieu de travail des enseignants et pendant les heures de cours, chacun ayant été remplacé devant les élèves pendant la durée d’un entretien dont la qualité a été optimisée par cette mesure.
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Les personnes interrogées parlent de leurs « pratiques » plutôt que de leurs « usages »
Leurs réponses ont été enregistrées puis retranscrites et présentées sous forme de nuages de mots dont la taille affichée dépend de la fréquence d’utilisation. Plus un mot est employé, plus il apparaît grossi. Et, pour chaque question, c’est le mot « pratiques » qui ressortait sémantiquement et visuellement !
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Un échange autour de mots qui libèrent la parole !
L’enquête confirme de façon claire la réalité des différences d’approches, de pratiques et d’usages pédagogiques entre les publics (maternelle, élémentaire et collège). Elle souligne aussi des attentes déjà identifiées (formation, accompagnement, ressources) ou des tendances immuables (la mission d’un enseignant reste d’apprendre, de transmettre des connaissances, de donner une méthodologie, etc.). Mais, au-delà, les résultats de cette enquête, immédiatement perceptibles à travers le nuage de mots, invite les acteurs de la communauté éducative à s’interroger.
Du côté des enseignants,
l’enquête met au jour la réalité des nouvelles pratiques et l’évolution des attitudes de l’enseignant dans sa classe et dans son métier (Pascal Cotentin souligne par exemple que « l’entrée de la technologie dans la classe favorise les échanges entre enseignants qui partagent cette expérience nouvelle dans leurs pratiques, permet aussi des échanges de compétences et d’expériences entre jeunes et anciennes générations d’enseignants »)
… des élèves,
l’enquête assoit la pertinence des outils utilisés (il est notamment apparu que l’appareil photo numérique, outil peu utilisé à l’intérieur de la classe, était cependant perçu comme un complément indispensable du TNI).
… et des parents
Il est clair que la vision des parents sur l’école est sensiblement modifiée par les outils numériques synonymes d’ouverture et de modernité. L’enquête montre également le renforcement des échanges, qualifiés positivement de «partenariat », entre parents et enseignants.
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Les résultats de cette enquête ont permis d’ouvrir une réflexion qui « nous a obligé à porter un autre regard sur nos pratiques ! » a conclu Pascal Cotentin au terme de sa présentation.
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* Pascal Cotentin est Conseiller Tice du Recteur.
ENT : sur les traces de Ludovia 2011
Comme chaque année, rendez-vous est désormais pris à Ax-les-Thermes, lors du dernier week-end d’août, pour une Université d’été consacrée aux nouvelles technologies.
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- C’est l’été, le côté « tongs et short » favorise la liberté des propos dans un esprit de franche cordialité ;
- l’université implique séminaires, ExplorCamp (travaux pratiques), conférences dans un grand amphi, BarCamp (discussions jusqu’au bout de la nuit), et comme pour accentuer le côté « on traite de questions sérieuses en s’amusant », un Biathlon numérique (Réalisation d’une ressource numérique et concours de pétanque)….
… Bref, l’esprit studieux et festif, inventif et polémique, joueur et ouvert…
Pour reprendre les propos de son organisateur Eric Fourcaud (voir site de Ludovia 2011), un « évènement non traditionnel » qui a pour objet de bousculer les idées reçues et de débattre pour faire avancer les projets.
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Côté ENT
Outre la présence des industriels éditeurs de Solutions : Axess OMT, Campus, Itop Education, Kosmos, LibCAst, etc.
… acteurs publics et territoriaux se sont succédés à la tribune et se sont pliés au jeu des questions et du partage d’expérience.
- Parmi eux, les participants ont retenu le Team building proposé par l’Académie de Créteil. Invitée d’honneur de Ludovia 2011, la délégation de Créteil a eu l’occasion de démontrer son esprit d’équipe tout au long de l’évènement à travers la présentation de projets innovants (usages sur l’ENT, baladodiffusion, jeux sérieux, etc.) mis en œuvre par ses enseignants (programme des interventions).
- Une occasion aussi pour l’académie de Toulouse et ses partenaires (les 5 collectivités), le régional de l’étape, de revenir sur ces quatre années d’expérience en matière d’ENT avec au programme :
- Achèvement du déploiement : 500.000 comptes d’ici la fin 2011
- Intensification de l’accompagnement animé par l’académie autour des « Pôles d’appui«
- Entrée active dans l’ENT du premier degré dès la rentrée 2011 sous la forme d’une expérimentation dans 59 écoles (soit 240 classes et 5.491 élèves).
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Rendez-vous est pris pour 2012, avec déjà un premier scoop, l’évènement se tiendrait plutôt lors de la première quinzaine de juillet !
Le numérique enjeu du désenclavement dans l’Oise
Pour le Conseil Général de l’Oise, la rentrée est l’occasion de dresser le bilan des actions menées depuis 2008 en vue de généraliser le tout numérique dans les collèges de son territoire (Lire le détail des actions menées sur le Communiqué de presse du 25/08/2011).
Deux acronymes résument l’ampleur de son engagement : Ordi60 et Péo60 !
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Le dispositif Ordi60 dépasse largement la simple dotation d’un ordinateur portable aux collégiens de l’Oise (un plan sur 3 ans destiné aux 81 collèges publics et privés du Département soit plus de 37 000 élèves) :
Un véritable projet de société (…) offrant aux collégiens et à leur famille une véritable bibliothèque des savoirs avec plus de 60 logiciels éducatifs intégrés dans un ordinateur portable remis à l’ensemble des collégiens et des équipes éducatives (encyclopédie, dictionnaires de français et de langue, atlas, supports sur l’orientation, la prévention routière, les gestes de premiers secours etc.).
(Pour en savoir plus, lire la présentation du projet sur le site)
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- donner accès à l’outil et permettre sa maîtrise individuelle (Ordi60)
- ouvrir un espace communautaire sur lequel de nouveaux usages sont proposés : Péo60 a ainsi récemment intégré un service de soutien scolaire (Paraschool) auquel tous les élèves sont abonnés.
Voir un exemple de mutualisation et d’activation de l’ENT sur l’ultra-portable, une séquence découverte du tir à l’arc menée en Education Physique et Sportive dans le collège de Noyon.
… et Savoir : ITOP Orange, Solution ENT
Actions TICE, l’heure des bilans dans l’académie de Nice
Qui dit fin d’année scolaire, dit conseils de classes, bulletins et passages dans la classe supérieure ! Les ENT des Alpes Maritimes et du Var, n’y échappent pas… La MATICE de l’Académie de Nice publie le récapitulatif des chiffres et grandes tendances de la généralisation de l’ENT dans les deux Départements.
Un document qui vient compléter le Dossier sur Agora06 consacré par Projets-ENT il y a tout juste un an. Une manière aussi d’apprécier le chemin parcouru depuis !
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Vu sur le Bilan :
450.000 connexions par mois sur les ENT des collèges des Alpes maritimes
On se reportera notamment au Tableau des usages de l’ENT par établissement dont il ressort une appropriation toujours plus forte par les enseignants. La répartition des usages sur l’ensemble des collèges des Alpes Maritimes (86 établissements, publics et privés confondus) démontrent la domination sans partages de l’utilisation des ressources en lignes.
Parmi les grands chantiers d’expérimentation, ce Bilan revient sur les manuels numériques, la baladodiffusion, le cahier de texte numérique ou encore la préparation du lancement en 2011-2012 d’une expérimentation de l’ENT sur 127 écoles de premier degré !
Lire le Bilan des actions TICE 2010-2011 en intégralité
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Dossier ENT’Auvergne
Projets-ent fait étape dans l’académie de Clermont-Ferrand, une des pionniers du déploiement des ENT dans l’Hexagone. L’académie et les 5 collectivités se sont engagées depuis 2005 dans la généralisation de l’ENT. Aujourd’hui, 186 des 196 établissements d’Auvergne ont déjà intégré le dispositif.
| SOMMAIRE | |
| 1- ENT’Auvergne, présentation générale | ![]() |
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| 2- Ruralité et culture numérique | |
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| 3- Du bon usage d’Internet : De la CNIL à la CRIL |
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Pour la réalisation de ce dossier, nous avons rencontré :
Mais aussi l’équipe éducative du collège des Portes du Soleil à Maurs
Qu’ils soient ici tous remerciés pour leur accueil et leur disponibilité. |
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Les NetJournées, échanges et bonnes pratiques sur les ENT
Après les charmes de l’abbatiale de Pont à Mousson, pour leur troisième édition, les NetJournées ont élu domicile sur la Riviera ! L’Académie de Nice, le Conseil général des Alpes-Maritimes et la société ITOP ont en effet invité la communauté éducative à prolonger ses échanges de bonnes pratiques et d’expériences TICE sur l’ENT.
[pour plus de détails, lire le Dossier de presse]
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Ce « Forum d’usages », selon l’expression même de ses organisateurs, a rassemblé plus de 500 participants parmi lesquels 17 académies et 35 collectivités étaient représentés. Au-delà du nombre, 130 ateliers proposés sur ces 2 journées (30-31 mars), les premiers retours dessinent déjà quelques tendances :
- La montée en puissance du primaire
Au regard des deux précédentes éditions, l’effet ENR se fait plus que jamais sentir. Le déploiement des TNI, des classes mobiles et la généralisation des usages TICE à l’école primaire posent plus que jamais la question de leur organisation. Sur sa solution Net’ Ecole, l’éditeur ITOP constate qu’à chaque cycle correspond désormais des usages bien identifiés : en cycle 2, les outils de communication avec les parents (comme le cahier de leçon qui permet aux parents de palier les difficultés logistiques lors d’une absence de leur enfant) ; en cycle 3, les usages pédagogiques collaboratifs ont rattrapé la fréquence d’utilisation déjà constatée en collège sur Agora06 (voir dossier que Projets-ENT a consacré à l’ENT dans les Alpes-Maritimes). Des expériences originales sont également lancées comme celle pilotée par un directeur d’école dans le Département des Bouches du Rhône qui a créé un groupe de travail pour faciliter les échanges linguistiques entre sa classe de CM2 et une classe d’Outre-manche !
- Le module de podcast, une pratique d’usages toujours plus nombreux sur l’ENT
Cet outil facilite grandement la relation entre enseignants et élèves, les premiers pour transmettre des contenus sous la forme de fichiers sons ou vidéos, les seconds pour leur soumettre leurs travaux. La brique est notamment utilisée par les professeurs d’Education Physique et Sportive pour analyser puis améliorer l’exécution de figures demandées aux élèves. Les professeurs de Lettres l’utilisent pour préparer les oraux du bac. Dans les matières scientifiques, des expériences complexes et coûteuses à mettre en œuvre, sont filmées puis partagées dans les différents établissements de l’académie.
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Les nouveautés de l’éditeur pour davantage d’usages sur l’ENT
ITOP éducation a donc profité de ces NetJournées pour présenter quelques innovations qui devraient favoriser l’intensification des usages sur l’ENT :
- le rachat de la société Bloobyte et de sa brique de vie scolaire Educ-Horus, permet désormais à ITOP de proposer une solution ENT avec une offre de prestation répondant aussi bien aux besoins en usages pédagogiques qu’administratifs.
- le lancement d’un bouquet numérique permet à ses utilisateurs d’avoir accès à toutes les ressources ITOP en ligne. L’objectif est d’enrichir l’offre éditoriale en agrégeant d’autres éditeurs, « une manière de répondre à l’équation souvent complexe pour les établissements entre l’usage souvent très ponctuel des ressources et leur coût d’achat à l’unité » indique Yannick Joly, directeur commercial/marketing. « C’est une démarche qui doit encore évoluer, tant sur le plan de l’offre en catalogue que sur le plan des stratégies commerciales pour les différents partenaires. »
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Le Conseil général du Puy-de-Dôme et l’ENT
Comme ses trois collègues des Départements auvergnats, Jean-Yves Gouttebel, président du Conseil général du Puy-de-Dôme, s’est plié au jeu des questions qui font la spécificité de son territoire et comment l’ENT et plus largement le numérique constituent un projet structurant.
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Projets-ENT : Quel est le rôle de la collectivité dans le déploiement des ENT dans le Puy-de-Dôme ?
Jean-Yves Gouttebel : Le rôle tenu par les élus du Département est d’abord de donner à tous ses collégiens les meilleurs moyens de construire leur avenir professionnel. Les Technologies de l’Information et de la Communication représentent maintenant une donnée fondamentale sur le plan économique, social et culturel. Il importe donc pour le Conseil général du Puy-de-Dôme que le monde scolaire intègre et maîtrise lui aussi ces nouveaux outils numériques. La collectivité veille par ailleurs à ce que les TICE soient disponibles sur l’ensemble du département, pour garantir une plus grande équité entre les élèves. C’est à ce titre que le Conseil général assure :
- l’équipement régulier des collèges en réseaux et matériels informatiques,
- le déploiement de l’ENT dans tous les collèges publics du département par la prise en charge financière des formations et des abonnements.
Projets-ENT : Quelle est la spécificité de votre territoire dans ce dispositif (contexte, enjeux, attentes) ?
Jean-Yves Gouttebel : On pourrait caractériser notre démarche comme concertée, pionnière et volontaire. Aboutissement d’une réflexion et d’une concertation approfondies, le déploiement de l’ENT s’effectue à l’échelle de l’Académie, via un groupement de commandes qui réunit à la fois les quatre Conseils généraux (Allier, Puy-de-Dôme, Haute-Loire, Cantal), le Conseil régional d’Auvergne et le Rectorat. Ce partenariat permet de doter tous les collèges et lycées de la région du même portail de services, dans un souci de continuité éducative et de mobilité interdépartementale. Il a également conduit à des économies d’échelle lors des appels d’offres. Le groupement « ENT-Auvergne » a d’ailleurs été l’un des premiers au niveau national à lancer le dispositif ENT, dès 2006.
Dernière spécificité : la procédure de candidature. L’intégration des collèges du Puy-de-Dôme dans le dispositif ENT s’est faite sur la base du volontariat. Il appartenait en effet aux établissements intéressés de faire acte de candidature, en définissant notamment un projet pédagogique TICE et en mettant en évidence leurs ressources matérielles et humaines. Le Conseil général a ensuite procédé, chaque année, à une sélection d’établissements, en concertation avec le Rectorat et au vu des orientations ci-dessous :
- des déploiements touchant à la fois le milieu rural et le milieu urbain,
- une mise à niveau préalable, si besoin, du taux d’équipement de l’établissement porteur du projet.
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Le Conseil général du Cantal et l’ENT
Comme ses trois collègues des Départements auvergnats, Vincent DESCOEUR, président du Conseil général du Cantal, s’est plié au jeu des questions qui font la spécificité de son territoire et comment l’ENT.
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Projets-ENT : Quel est le rôle de la collectivité dans le déploiement des ENT dans le Cantal ?
Vincent DESCOEUR : Depuis les dernières lois de décentralisation, le rôle du Conseil Général auprès de la communauté éducative est central. Il s’agit de contribuer à proposer une offre éducative attractive en travaillant sur de nouveaux modes de communications en relation étroite avec les partenaires (Éducation Nationale, parents, …).
Nous avons généralisé les environnements numériques de travail (ENT) sur l’ensemble des collèges publics depuis 2010, dans le cadre d’un groupement de commande regroupant les départements d’Auvergne et la Région, coordonné par le Rectorat. Ce dernier prend en charge, la formation et l’animation, le Département du Cantal finançant quant à lui l’intégralité de la solution pour un coût annuel net pour le Conseil Général de 40 000 €.
Les ENT permettent de proposer à l’ensemble des acteurs de la communauté éducative (enseignants, administrations, parents et élèves) des services en ligne et donc un établissement ouvert 24 heures sur 20 et 7 jours sur 7. Le présent marché est dévolu à Scolastance pour sa solution Infostance qui tient compte de l’expérience de sa première version et qui s’est vu apporter les améliorations nécessaires.
Conscient que tous les élèves ne sont pas équipés de micro-ordinateur à leur domicile, le Département les a dotés de clefs USB permettant d’embarquer les logiciels et les fichiers nécessaires à leurs usages, et ce quelle que soit la machine utilisée (salle CyberCantal, collège, …). Des tableaux blancs interactifs ont été mis à disposition en 2010 dans les collèges. Le câblage réseau de chaque établissement a été revisité afin de pouvoir connecter l’ensemble des classes et des bureaux aux serveurs ENT.
Projets-ENT : Quelle est la spécificité de votre territoire dans ce dispositif (contexte, enjeux, attentes) ?
Vincent DESCOEUR : Le Conseil Général du Cantal s’engage fortement dans le développement des TIC et en particulier dans le développement de nouveaux usages autour des nouvelles technologies. C’est tout naturellement que le Département a souhaité donner une dimension supplémentaire à son action en formalisant et en structurant ses offres autour de services destinés aux citoyens, aux entreprises et aux Collectivités Locales. Elles s’articulent autour de deux axes majeurs :
- Les usages : CyberCantal
- Les infrastructures : Téléphonie mobile, Haut et très Haut Débit
En 1998, le Conseil Général a initié le plan CYBERCANTAL qui a permis de déployer dans chaque collège, et dans chacune des 260 communes du Cantal, 200 Espaces Publics Numériques (matériels informatiques et multimédia) ouverts au public avec le soutien d’un animateur. Face à l’évolution des techniques et aux changements des comportements vis-à-vis des Technologies de l’Information et de la Communication, il a été décidé en 2004 de mettre en œuvre une deuxième phase de ce plan accès sur les usages. C’est l’objet du dispositif Cybercantal 2011 qui se décline en trois volets :
- CyberCantal Télécentres : développement du télétravail et des télécentres.
- CyberCantal Services : développement de l’e-administration (Maisons de Services Publics, Bornes Web et Visio, Dématérialisation, …).
- CyberCantal Education : (voir question 1).
Tout ceci est rendu possible grâce à la couverture de notre territoire en haut débit, 99,6% en ADSL et 0,4% par satellite pris en charge intégralement à parité par le Département et la Région (109 foyers équipés à ce jour). Cette opération d’envergure co-pilotée avec la Région s’inscrit dans le cadre d’un Partenariat Public Privé conclu avec l’opérateur Orange.
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