Le tour des usages sur Projets-ENT
En écho aux usages pédagogiques sur l’ENT présentés lors de la Journée Porteurs de Projets à Educatice 2012, Projets-ENT dresse une liste non exhaustive des dossiers, articles et vidéos publiés sur le site.
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Vidéos
Sur les usages pédagogiques de l’ENT
Sur les projets pédagogiques en lien avec les collectivités
- CO3, les plans sportifs au sommet sur l’ENT
- Laclasse.com, les artistes entrent en résidence sur l’ENT
- L’ENT au menu !
Sur l’ENT centre de la communauté éducative
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Dossiers
Retour sur JOCAIR-ENT 2012, les usages sont en marche !
- Lire plus particulièrement l’article »ENT : nouvelles utilisations et modes d’appropriation par les enseignants«
ENT Isère, la logique communautaire
ENTMip, comment développer les usages
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ENT et libertés numériques, les fiches de la CNIL
Autorité de régulation et de contrôle des libertés numériques individuelles, la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) propose à l’attention des chefs d’établissement des fiches mises à jour pour la rentrée 2012.
Une occasion de leur rappeler les formalités dans les traitements de gestion scolaire.
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Pour rappel,
Les chefs d’établissements doivent déclarer auprès de la CNIL tous les traitements qu’ils souhaitent mettre en œuvre dans leur établissement, à l’exclusion de ceux qui sont mis à leur disposition par le ministère de l’Éducation nationale (MEN).
Lire l’article dans son intégralité dans
« Traitements de gestion scolaire :
quelles formalités CNIL pour les chefs d’établissements ? »
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Les formulaires répondent aux diverses situations auxquelles tout chef d’établissement se trouve confronté avec le déploiement des services numériques : contexte, documents et conseils sont présentés sous forme de tableau.
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Plus d’informations :
Sur Projets-ENT :
Appel à commentaires du SDET4 sur le premier degré
Présentée et débattue aux mois de mai-juin derniers, la quatrième version du Schéma Directeur des Espaces de Travail (ou SDET-4) est à nouveau soumise pour appel à commentaires sur les documents liés aux spécifications de l’annuaire ENT dans le premier degré.
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Les acteurs impliqués dans les projets ENT sont invités à en prendre connaissance et à soumettre leurs remarques en ligne sur le site EDUSCOL, entre les 3 et 17 octobre 2012.
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Plus d’informations
- Voir les modalités de consultation et de contributions sur EDUSCOL
- Sur Projets-ENT : SDET-4 : l’appel à commentaires est ouvert !
Retour sur JOCAIR-ENT 2012, les usages sont en marche !
Le Symposium consacré aux Espaces Numériques de Travail (ENT), qui s’est tenu à l’université d’Amiens début septembre dans le cadre de JOCAIR 2012, a confirmé l’élan pris par les usages sur les projets déployés.
Il a constitué également un temps d’échanges et de partage entre porteurs de projets et chercheurs autour des ENT.
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Comme l’a rappelé Eric BRUILLARD*, co-organisateur de la quatrième édition du Colloque JOCAIR (Université de Picardie, Jules Verne), consacré cette année à la thématique Autour des activités d’apprentissage « instrumenter un réseau », en introduction du Symposium : « afin d’enrichir la réflexion, la question s’est posée d’intégrer d’autres problématiques et d’autres acteurs ».
La Caisse des Dépôts, qui joue un rôle d’intermédiaire et de coordinateur des actions et projets menés autour des ENT, constituait un référent naturel pour collaborer à la finalisation d’un Symposium plus spécifiquement dédié aux usages numériques sur les espaces numériques de travail.
Eric Bruillard et Joël Boissière, alors en charge de la e-éducation à la Caisse des Dépôts, ont donc voulu créer un événement pour « provoquer ces rencontres« aux cours desquelles chacun partagerait ses réflexions, ses pratiques et ses expériences.
Pour rappel, depuis 2003, la Caisse des Dépôts intervient à la demande du Ministère de l’Education nationale pour suivre l’utilisation des ENT à partir d’un dispositif de mesure d’audience incluant tous les acteurs. Proposant des indicateurs partagés sur l’évolution des usages, ce dispositif fournit aux porteurs de projet des outils d’aide au pilotage des ENT aussi bien sur l’observation de ses utilisations que sur les mesures d’accompagnement à mettre en œuvre. A ce jour, 12 régions et 19 départements bénéficient du dispositif national de mesure d’audience. En complément de ce travail d’analyse et d’études statistiques autour des usages, la Caisse des Dépôts cofinance avec les collectivités sur trois ans des projets de recherche ciblés sur des territoires : la Sarthe, la Lorraine et la Savoie.
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Après un tour d’horizon des usages sur les ENT, la session s’est découpée en trois axes de réflexion et d’échanges :
- Les relations enfants/professeurs/parents : quelles modifications liées à l’ENT ?
- Le cahier de textes numérique sur l’ENT : quelles nouvelles formes d’utilisations ?
- Les nouvelles utilisations et modes d’appropriation par les enseignants de l’ENT
Enfin, une vidéo interroge les enjeux de la recherche sur les ENT !
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* Eric BRUILLARD est Professeur des universités, Directeur du laboratoire STEF (Sciences Techniques Education Formation) – ENS Cachan – IFÉ (Institut Français de l’Éducation)
Le cahier de textes numérique sur l’ENT : quelles nouvelles formes d’utilisation ?
Le Symposium ENT (JOCAIR 2012) a donné la parole à trois utilisateurs du cahier de textes sur l’ENT : Emmanuelle VOULGRE, chercheuse à l’Université Paris V, Pascal FAURE, Inspecteur académique dans l’académie de Nancy-Metz et porteur de projet ENT, et Manuel SCHNEEWELE, doctorant qui va soutenir dans les prochaines semaines sa thèse sur les usages des ENT.
En débat, en écho avec les participants présents dans la salle, la définition de l’outil, ses modalités d’utilisation, ses usages et un questionnement autour d’une pratique rendue obligatoire avec la circulaire de rentrée du Ministère de l’Education nationale (septembre 2011) qui conduit à inventer de nouveaux usages…
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Définir l’outil cahier de textes
En le présentant comme « un outil pédagogique, une trace de ce qui se passe durant une année scolaire dans la classe », Pascal FAURE reprend les indications contenues dans la circulaire de 1950 qui en traçait les grandes lignes ! « En conformité avec les programmes, on y retrouve le suivi des cours, le travail donné, les interrogations, les supports, ou encore les types de travaux réalisés avec les élèves. » Le numérique relance un usage qui avec le temps s’était dégradé…
Les enseignants se sont-ils pour autant réappropriés le cahier de textes ? Élèves et parents d’élèves le consultent-ils plus souvent ? Comment la communauté perçoit-elle l’outil rénové ?
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Quels usages et quelles représentations ?
Pour s’être longuement penché sur les représentations et les usages du cahier de textes de l’ENT PLACE, Manuel SCHNEWEELE propose une typologie de la perception de chacun de ses utilisateurs :
« Pour les enseignants, il est utile, pratique mais lent. Pour les parents, facile d’accès mais demande du travail [le chercheur remarque que les mères manifestent bien plus d’intérêt pour l’outil que les pères]. Enfin, pour les élèves, il est pratique pour les devoirs ! »
… Si naturellement le cahier de textes est rempli !

En effet, idée reprise et développée par Emmanuelle VOULGRE, la tenue régulière et complète du cahier de textes est encore laborieuse. Si Manuel SCHNEEWELE souligne la complexité pour les enseignants de s’adapter aux nouvelles pratiques et utilisations de l’outil dans sa version numérique, Emmanuelle VOULGRE insiste davantage sur les résistances des enseignants qui ralentissent ou diffèrent son utilisation : d’un point de vue pédagogique, son usage contredit le principe d’autonomisation des élèves qui sont déresponsabilisés de noter le travail dans leur cahier de textes papier. Elle souligne également la question de la confiance et de la fiabilité de l’outil qui doit être à jour lorsque l’élève le consulte. Sur les règles à adopter pour le remplir, les avis sont d’ailleurs partagés ! Juste après le dernier cours, avant le prochain, mais dans quels délais ? Elle pointe enfin ses ambiguïtés en termes de suivi administratif des pratiques enseignantes.
Ces résistances s’expriment à travers les différentes postures, identifiées par la chercheuse, des enseignants à l’égard du cahier de textes :
- Ceux qui refusent de le remplir
- Ceux qui essaient mais se découragent
- Ceux qui le remplissent succinctement
- Ceux qui le remplissent de manière significative
- Ceux qui utilisaient déjà d’autres outils et qui ne souhaitent pas migrer sur ce nouvel outil
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Enjeux, perspectives et questionnement
Manuel SCHNEEWELE estime qu’il faut « un temps d’adaptation ». Pascal FAURE rappelle ainsi que dans leurs usages, les enseignants « ne s’accordent pas entre eux pour utiliser le cahier de textes ! » Ils utilisent indistinctement les trois outils de communication qu’ils ont à leur disposition sur l’ENT : le cahier de textes, la messagerie, les documents partagés. C’est pourquoi, il estime que l’outil « doit évoluer » en termes de :
- visibilité : »il reste encore plus facile aujourd’hui de tourner une page » ;
- compatibilité avec le carnet de bord : « la bascule sur le cahier de textes devrait permettre une utilisation plus rapide de l’outil notamment sur ses tâches administratives (appel, notes, etc.) ;
- archivage ;
- intégration plus complète dans l’ENT.
Pour Emmanuelle VOULGRE, le manque de pratique de référence constitue un frein à l’appropriation par les enseignants du cahier de textes. Le débat l’a montré, le cahier de textes touche différent champs de réflexions incluant le pédagogique, le social et le politique (comme sur les problématiques d’organisation du travail ou de la place du travail de l’élève hors temps scolaire).
De son côté, Pascal FAURE voit dans le cahier de textes un outil fiable, souple dans ses usages, garantissant en toute transparence une bonne lisibilité : « il facilite le partage d’informations, notamment entre collègues, il donne une vision plus complète sur l’année et il offre un espace support pour tout type de documents multimédias. C’est une plateforme centrale qui permet les échanges entre tous ! » Le cahier de textes permet en effet de faire des liens avec toutes les ressources et tous les services !
C’est d’ailleurs un point sur lequel les personnes présentes ont également réagi ! L’une d’elle s’interroge : « le cahier de textes n’est-il pas en train de devenir un mini ENT ? » ; « dans l’esprit des utilisateurs, il y a d’ailleurs parfois confusion entre le cahier de textes et l’ENT », constate une autre.
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… le débat reste ouvert !
Les nombreux échanges entre les intervenants et la salle soulignent l’importance d’un outil en évolution constante et dont les usages sont encore à inventer, sinon à préciser. La pertinence du terme « cahier de textes » est d’ailleurs interrogée par un participant au Symposium qui propose que soit organisé un concours pour inventer une terminologie intégrant toutes les spécificités numériques de l’outil…
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ENT : tour d’horizon en chiffres des utilisateurs et des usages
Comme le rapporte le dispositif national de mesure d’audience, le nombre d’utilisateurs et d’usages sur les ENT ne cesse de s’amplifier. Françoise COUTELLIER qui suit et analyse ces remontées pour la Caisse des Dépôts en a présenté les grandes tendances à l’ouverture du Symposium ENT qui s’est tenu dans le cadre de la quatrième édition du colloque JOCAIR 2012 organisé à l’Université Jules Verne à Amiens.
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Les usages, des chiffres parlants !
Données sur l’évolution des audiences sur les projets en généralisation selon les critères définis par la Caisse des Dépôts (projets partenariaux entre des collectivités et le Ministère de l’Education nationale) :
De fortes fréquentations
Lors du mois de janvier 2012, dit « mois plein »*, sur les 2.500 collèges et lycées déployés suivis par le dispositif de mesure d’audience, il y a eu 10.500.000 visites !
L’accroissement du nombre d’ENT déployés ne fait pas baisser la moyenne !
Bien que le dispositif intègre toujours plus de projets et de publics, les taux de fréquentation sont toujours plus élevés ! Aux fortes fréquentations sur un faible volume déployé a succédé une forte fréquentation sur des volumes d’établissements déployés conséquents ! L’intensité de fréquentation sur la dernière année scolaire a été en moyenne la meilleure depuis l’origine du déploiement des ENT.
A ce jour, l’Alsace, les Alpes-Maritimes, la Loire, l’Isère, la Savoie, et le Territoire de Belfort ont achevé le déploiement de l’ENT dans leurs établissements. L’Auvergne, le Midi-Pyrénées et la Lorraine ne devraient pas tarder à les rejoindre.
…Naturellement, cette carte est en constante évolution !
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Du côté des utilisateurs
Les parents
Illustration de l’appropriation progressive des parents, entre novembre 2008 et novembre 2011, sur la masse des comptes connectés, la part des parents d’élèves est passée de 8 (sur les 1.100.000 visites) à 17% (des 9 millions de visites en 2011) !
En taux de fréquentation, dans 40% des établissements, chaque parent (la mère et le père, mais c’est à 80% du temps la mère) se rend sur l’ENT entre une fois par mois et plus d’une fois par semaine.
Ces éléments n’intègrent pas que, notamment en collège, les parents utilisent parfois le compte de leur(s) enfant(s) pour se connecter sur l’ENT.
Les élèves
De la même façon, dans 19% des établissements, chaque élève se connecte au moins 2 fois par semaine à l’ENT. Françoise COUTELLIER constate que cette relative faiblesse des connexions élèves est à nuancer, dans la phase de lancement de l’ENT, de nombreux établissements préfèrent commencer par déployer les comptes enseignants, afin qu’ils rodent le dispositif, avant de l’étendre aux autres utilisateurs, élèves puis parents d’élèves.
Enfin, l’utilisation en classe de l’ENT, via le tableau numérique par exemple, masque la réalité des usages pédagogiques des élèves puisque à cet instant seul l’enseignant est connecté sur l’ENT alors que toute la classe bénéficie effectivement de ses services.
Les enseignants
Dans 72% des établissements, les enseignants viennent entre 2 fois par semaine et 5 fois par jour !
Avec les enseignants, le principe selon lequel, il n’existe pas de seuil plafond de connexions sur l’ENT, est encore plus net : par le jeu de l’appropriation et de la multiplication des usages (induite par le métier d’enseignant), la fréquentation est en constant accroissement.
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Du côté des services
Le cahier de textes
Françoise COUTELLIER souligne la dynamique impulsée autour de l’outil a le vent en poupe, conséquence de la mise en application de la circulaire ministérielle et des utilisations toujours plus nombreuses qu’il propose. La fréquentation du cahier de textes est en train de passer devant celle de la messagerie pourtant considérée jusqu’à présent par les utilisateurs comme l’outil à tout faire !
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Se reporter aux autres interventions des participants du Symposium dans la partie qui lui est directement consacrée : « Le cahier de textes numérique sur l’ENT : quelles nouvelles formes d’utilisations ? »
Par ailleurs, le document partagé est un service qui ne cesse d’être utilisé !
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Fréquentation annuelle : « l’ENT ne dort jamais »
- Un pic le lundi
- Le mercredi en retrait
- reprise en fin de semaine (jeudi et vendredi)
- Le Week-End reste une période de connexions soutenues.
Ces taux de fréquentation sont naturellement impactés en périodes de congés, mais il n’en reste pas moins que les visites sur l’ENT sont globalement quotidiennes…
Preuve qu’il existe des usages excessivement vaste au-delà de ceux strictement scolaires !
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Pour cette rentrée 2012, le dispositif national de mesure d’audience a intégré de nouveaux éléments de marquage : désormais, seront pris en compte les données relatives à l’orientation, aux Centres de Documentation et d’Information (CDI), aux services développés par les collectivités, à la visioconférence, etc.
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Voir aussi les dossiers ENT en chiffres préparés par Françoise COUTELLIER :
- Mais qui utilise l’ENT ? (juin 2012)
- Les services dans l’ENT et le décompte de leurs utilisations (mai 2012)
- Visites, visiteurs et visiteurs uniques (avril 2012)
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* Terminologie employée pour désigner les mois pendant lesquels toutes les académies sont ensemble au travail (les mois de janvier ou de novembre par exemple), donc sans « vacances zonées ».
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JOCAIR : les enjeux de la recherche sur l’ENT
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Les échanges qui ont animé le Symposium ENT (JOCAIR 2012) résument une décennie de déploiements des ENT du second degré dans les territoires ! Universitaires, porteurs de projets, enseignants, etc., sont venus enrichir la réflexion qui est menée pour mieux accompagner la communauté éducative dans ses pratiques.
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ENT : nouvelles utilisations et modes d’appropriation par les enseignants
Le Symposium ENT (JOCAIR 2012) s’est conclu par le témoignage de deux enseignants du secondaire sur leurs pratiques pédagogiques dans l’ENT. Ces usages, qui se multiplient et se consolident, sont attentivement suivis par des universitaires qui viennent enrichir la réflexion !
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Enrichir les services pédagogiques à disposition sur l’ENT
Dominique ZAHND (enseignante de SVT dans un lycée alsacien et membre de la mission TICE)
L’académie de Strasbourg est l’un des premiers territoires à avoir généralisé un ENT dans l’Hexagone (depuis 2010, tous les établissements sont déployés). Rapidement, l’ENTEA mettant essentiellement à disposition des outils de vie scolaire, les enseignants, trouvant les fonctions pédagogiques limitées, se sont tournés vers des solutions privées (types blogs, sites, logiciels libres, etc.).
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Dans ce contexte, la Mission TICE a proposé d’intégrer Moodle comme une brique à part entière de l’ENT (voir le détail sur le portail de l’académie de Strasbourg). La solution propose en effet toute une palette de ressources et d’activités favorisant l’interactivité et le travail collaboratif.
« On est passé d’une logique de consultation et d’échanges à une logique interactive et collaborative ! »
Dès février 2011, cette combinaison ENTEA/Moodle était proposée pour une expérimentation dans 15 établissements. L’académie a été submergée de demandes ! En septembre 2012, 41 établissements l’ont adoptée.
Selon Dominique ZAHND, l’intégration est une réussite pour des raisons aussi bien techniques que pédagogiques :
Outre un contexte favorable en termes d’équipements et de débits, et donc d’accessibilité aux services proposés par l’ENT, le succès de cette expérimentation repose sur l’intégration de Moodle au même niveau que les briques déjà existantes sur l’espace numérique de travail. Elle facilite les passages d’un service à un autre en toute transparence et sans contrainte pour l’utilisateur. Dès lors, la richesse apportée par Moodle, avec ses espaces de remise de devoirs, ses outils d’évaluation en ligne (QCM, quiz, etc.), ses ressources (textes, images et vidéos) garantit un accès aussi facile que modulable. L’élève peut accéder à ces nouvelles fonctionnalités sans jamais quitter l’ENT. Par exemple, les documents étant accessibles sur des pages Web, la navigation d’une ressource à une autre est facile et plus naturelle (ce qu’il ne pourrait pas faire sur un PDF). De la même façon, le cahier de textes peut être enrichi et scénarisé : l’élève n’a pas besoin de rechercher la page du jour où le travail a été donné (et donc de devoir se rappeler de la date pour retrouver une ressource en particulier) : il lui suffit de se rendre sur la page Web du cours de son professeur.
Le dispositif apporte une réelle plus-value qui incite les enseignants à utiliser davantage l’ENTEA, d’autant que l’accès est mutualisé à l’échelle de l’établissement et de tous ceux de l’académie.
« Moodle donne un autre souffle à l’ENT ! »
L’interactivité apportée par ce dispositif a rénové les pratiques sur l’ENT.
Les élèves qui éprouvent certaines difficultés apprécient que l’enseignant mette ses documents de cours avant même qu’il n’ait eu lieu, afin de s’y préparer, de se mettre en confiance. D’une manière générale, tous les outils d’échanges interactifs accessibles grâce à Moodle, types chat, forums, etc., sont également très prisés par les élèves ! Un vrai changement pour la relation au travail scolaire tant pour les élèves que pour les enseignants.
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Usages pédagogiques des services de l’ENT
Laurence Langlois (professeur d’anglais en collège sur l’académie de Nancy)
Professeur d’anglais dans un établissement où l’ENT PLACE a été déployé avec succès depuis 3 ans, Laurence Langlois présente les différents usages développés avec ses élèves aujourd’hui très familiers de l’outil.
L’ENT PLACE offre aux élèves plusieurs espaces d’échanges : la messagerie, ou encore le cahier de textes et les groupes de travail. Or, ceux-ci se décomposent en plusieurs sous-espaces qui permettent de diversifier les modes d’apprentissage. C’est pourquoi, dans cette rubrique, l’enseignante peut proposer des travaux scolaires obligatoires ou simplement des activités qui permettent d’enrichir et de stimuler les connaissances de l’élève dans ou hors la classe.
Éveiller la curiosité de l’élève
L’espace information permet de prolonger le travail effectué en cours : j’y propose des énigmes à résoudre, des histoires drôles en anglais, je mets en ligne des photos, je lance des concours, etc. toute action incitant l’élève à s’exercer, entreprendre des recherches, et donc à pratiquer la langue. Le contenu proposé doit être convivial et doit changer régulièrement. Pas trop souvent, de même qu’il faut éviter de submerger l’élève ! Les activités doivent être variées.
L’espace documents permet d’échanger avec les élèves les fichiers enregistrés grâce à la baladodiffusion intégrée sur l’ENT. Les échanges peuvent aussi prendre la forme de « cadavres exquis » réalisés sur la plateforme par les élèves de la classe ou de lettres adressées à des élèves étrangers. C’est encore un espace d’animation des activités scolaires hors établissement, qui peut être ponctuellement ouvert aux parents, avec un forum sur lequel les élèves peuvent accéder via leur smartphone…
Donner du sens !
Consciente de la richesse des possibilités offertes par l’outil, l’enseignante rappelle qu’il ne doit être ni invasif ni intrusif. De même, les possibilités offertes par la mise en ligne de toutes sortes d’informations sur l’ENT ne peuvent en aucun cas dispenser l’enseignant de donner à ses élèves les moyens et les méthodes pour bien les utiliser. A titre d’exemple, Laurence Langlois rappelle que « si l’espace forum permet des échanges, même entre élèves, ses éventuels dérapages constituent à chaque fois une bonne occasion de réfléchir sur la notion d’identité numérique… »

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L’ENT quelles dynamiques d’appropriation ?
Françoise POYET (Université de Lyon) et Sylvain GENEVOIS (Université Cergy)
Entre 2008 et 2010, une recherche a été menée au sein de l’INRP-IFE pour analyser les processus de construction des usages des ENT chez des enseignants du secondaire (collèges et lycées) en Auvergne et en Isère, deux académies qui présentaient des niveaux de déploiement différents. Les données recueillies auprès de 850 enseignants ont montré qu’il n’y avait pas de relation directe entre généralisation du matériel dans les établissements et appropriation des ENT par les enseignants (voir l’étude en téléchargement sur Projets-ENT).
« Sur l’ENT, les usages sont dépendants des pratiques développées antérieurement par ses utilisateurs »
Comme le souligne Françoise POYET et Sylvain GENEVOIS, « s’il y a généralisation de l’outil ENT à travers son déploiement à grande échelle, il n’y a pas de généralisation des pratiques ! » Le Symposium ENT a été l’occasion pour les deux chercheurs de mettre en évidence que le développement des usages ne suit pas une progression linéaire d’un stade à l’autre (Appropriation – Structuration – Diffusion) mais une évolution en « zigzag » puisque, selon les utilisateurs, la voie suivie emprunte ses logiques propres. Toute avancée dépend donc de la complexité technique des outils, de leur utilité et du niveau d’expertise acquise précédemment avec les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication).
L’enquête a permis de constater, par rapport au modèle théorique considéré, que les pratiques pédagogiques relevaient d’un niveau d’appropriation supérieur. En effet, les utilisations de l’ENT dépassaient largement les simples fonctionnalités administratives autour des outils de vie scolaire, et proposaient des initiatives plus élaborées (réflexion socio-constructiviste, mutualisation de ressources, etc.). En revanche, en distinguant les pratiques enseignantes en quatre classes, Françoise POYET et Sylvain GENEVOIS ont mis en évidence que la part des enseignants utilisant tous les outils mis à leur disposition sur l’ENT est minoritaire. En terme d’appropriation des usages, Françoise POYET remarque que :
(…) l’appropriation n’est pas liée au degré de maîtrise technique mais plutôt au niveau d’intégration dans des pratiques pédagogiques élaborées : il n’y a pas une appropriation à 100% des TIC uniquement par la fréquence d’usages !
« Ils disposent du même outil, mais ils n’en font pas la même chose ! »
Ces quatre classes d’utilisateurs peuvent être scindées en deux groupes :
- Deux classes d’utilisateurs ont des pratiques diversifiées (ce sont les moins nombreux en chiffres mais les plus avancés) ;
- Deux autres classes sont sur un seul usage (ce sont les plus nombreux en chiffres et les moins avancés).
Comme le souligne Sylvain GENEVOIS, « les questionnaires ont permis d’entrer dans le détail des pratiques enseignantes et de constater qu’en 2009, date de l’enquête, il existait très peu d’exemples de pratiques innovantes » – une situation qui a évolué depuis ! A l’origine, sur les tâches les plus fréquentes, les enseignants répondaient davantage aux injonctions de la machine administrative qu’à l’ambition de développer des outils pédagogiques innovants sur l’ENT !

…Une occasion pour les deux chercheurs de se projeter sur de futurs travaux qui intégreraient la plus grande antériorité des ENT déployés, l’évolution des publics cibles ou encore les évolutions des pratiques pédagogiques sur le temps long.
L’aventure continue !
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Le Symposium ENT de la rentrée sur les usages des ENT
Dans le cadre des JOurnées Communication et Apprentissage Instrumentés en Réseau, se tiendra le 7 septembre prochain (entre 14h et 17h) au Pôle Universitaire Cathédrale d’Amiens, un Symposium JOCAIR-ENT consacré aux usages en cours sur les environnements numériques de travail dans les établissements du second degré. Ce Symposium est co-organisé par la Caisse des Dépôts, l’ENS Cachan et l’IFE.
A cette occasion, utilisateurs (enseignants, chefs d’établissement), chercheurs et porteurs de projet (académies et collectivités locales) confronteront points de vue, travaux et expériences.
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La participation à l’événement est libre mais les inscriptions sont obligatoires.
Il suffit de s’inscrire auprès d’Eric Bruillard, co-organisateur du Symposium ENT : eric.bruillard@stef.ens-cachan.fr
- Programme des interventions du vendredi 7 septembre après-midi (14h-17h)
- Lire aussi sur Projets-ENT, l’interview d’Eric Bruillard sur les attentes des organisateurs.
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| Pôle Universitaire Cathédrale d’Amiens
(voir rubrique Informations pratiques sur le site de JOCAIR) |
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Symposium ENT-JOCAIR, le programme des interventions
Le Symposium ENT-JOCAIR s’est donné pour objectif de faire un point sur les utilisations actuelles des environnements numériques de travail (ENT) dans les établissements du second degré en confrontant des points de vue d’utilisateurs (enseignants, chefs d’établissement), de chercheurs et de porteurs de projet (académies et collectivités locales).
Il s’articule autour de trois thématiques :
- les relations entre les différents utilisateurs (enfants/professeurs/parents) ;
- les utilisations du cahier de textes numérique ;
- les utilisations pédagogiques émergentes et les modalités d’appropriation des ENT par les enseignants.
Le Symposium laissera une large place à la discussion avec des interventions brèves pour alimenter les débats. Il a également pour but de dresser quelques perspectives sur les déploiements et les recherches à mener.
Vendredi 7 septembre 2012, 14h30 – 17h
Organisateurs : STEF (ENS Cachan et IFÉ) et Caisse des Dépôts
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| Programme prévisionnel | |
| 14h30 | Ouverture du Symposium, Éric Bruillard |
| 14h30-14h40 | Introduction, Sylvie le Loup (Caisse des Dépôts) |
| 14h40-14h50 | Premier tour d’horizon sur les ENT, Françoise Coutellier (Caisse des Dépôts) |
| 14h50-15h30 | Thème 1, relations enfants/professeurs/parents : quelles modifications liées à l’ENT ? |
Intervenants :
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| 15h30-16h10 | Thème 2, le cahier de textes numérique au sein de l’ENT : quelles nouvelles formes d’utilisations ? |
Intervenants :
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| 16h10-16h50 | Thème 3, nouvelles utilisations pédagogiques et modes d’appropriation par les enseignants |
Intervenants :
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| 16h50-17h | Conclusion et perspectives |
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Analyse des processus d’appropriation des ENT par des enseignants du secondaire
Françoise POYET (Éducation, Cultures et Politique, Lyon 2)
Une recherche a été menée au sein de l’INRP-IFE de 2008 à 2010 pour analyser les processus de construction des usages des Espaces Numériques de Travail (ENT) chez des enseignants du secondaire (collèges et lycées) dans deux académies présentant des niveaux de déploiement différents. Les données, recueillies auprès de 850 enseignants, montrent qu’il n’y a pas de relation directe entre généralisation du matériel dans les établissements et appropriation des ENT par les enseignants.
Nous mettrons en évidence que le développement des usages ne suit pas une progression linéaire d’un stade à l’autre (selon le modèle de Depover et al. (2007) mais une évolution en « zigzag » qui dépend de la complexité technique des outils, de leur utilité et du niveau d’expertise acquise précédemment avec les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication).
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Échange de fichiers entre enseignants et élèves (élèves et enseignants) : quels problèmes ? Quels impacts ?
Véronique ZAERCHER-KECK, IA-IPR de Lettres
Les échanges de fichiers entre enseignants et élèves prennent une importance croissante. Outre l’intensification des usages, on constate que les modalités ont tendance à se diversifier avec :
- des échanges possibles en séance mais de plus en plus substantiels en dehors du cours, qu’ils se fassent par messagerie ou au sein d’un groupe de travail créé dans l’ENT ;
- une variété certaine des fichiers échangés : textes, images et vidéos, sons ;
- des objectifs qui complexifient la nature du contenu envoyé par le professeur vers les élèves, ce contenu pouvant être constitué d’exercices d’entraînement, être un document utilisé en séance et reproduit, ou un document annexe, proposé en complément.
La relation pédagogique peut s’en trouver dès lors fortement modifiée et intégrer des conditions, des formes, largement renouvelées.
Il est envisagé de développer ces aspects tout en considérant les problèmes qui ne peuvent manquer de se poser dans le cas d’usages pour lesquels on ne perd pas de vue qu’ils en sont encore à leurs prémisses :
- Une organisation différente et différée du temps de travail : quelles limites ? Quelles contraintes ?
- Nature des documents échangés : quelle éthique réellement appliquée ? Quelle information communiquée aux élèves ? Quel réel degré de vigilance de la part du professeur ?
- Finalités imparties à cette nouvelle forme de travail : entre l’abondance possible des documents complémentaires produits par l’enseignant, et reportant ainsi hors de la classe leur lecture et leur compréhension, jusqu’à l’accumulation de travaux donnés en supplément, par manque de temps en séance, il s’avère indispensable de s’interroger sur les dérives qui peuvent être produites par ce nouvel accompagnement.
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Le Cahier de textes numérique au sein de l’ENT : des usages transformés ?
Pascal FAURE – IA-IPR – Conseiller TICE, Porteur du projet PLACE dans l’académie de Nancy-Metz
Le cahier de textes est un module de l’ENT qui est récent et mérite encore de développer des réflexions sur les thèmes en italiques… Le cahier de textes de la classe en devenant numérique va profiter des fonctionnalités des technologies numériques. D’abord, il bénéficie de la qualité des documents numériques et de la possibilité de joindre des fichiers avec images, son… Ensuite, il est rempli par l’enseignant ce qui lui assure un contenu fiable, même si les réflexions sur le contenu doivent se développer entre des données très partielles et un cours complet. Enfin, il est une forme de base de données accessible par enseignants et élèves, mais aussi les parents et donc participe ainsi à la transparence de la vie de l’école auprès de la famille. Cependant, se pose la question de l’existence ou du besoin d’un agenda papier de l’élève, en complémentarité ou en concurrence.
Le cahier de textes s’intègre dans l’ENT qui en facilite l’accès personnalisé mais aussi permet des liens avec les espaces pédagogiques de la classe ou de l’établissement. Il peut devenir la plaque tournante des échanges pédagogiques entre élèves et enseignants sur l’année scolaire. Cependant se pose la question de l’archivage dans les temps des données des cahiers de textes pour les enseignants.
Le cahier de textes reste un document officiel qui atteste des activités de classe. Il doit être visé par le chef d’établissement régulièrement et disponible aux inspecteurs lors de leurs visites. Cependant les conditions de visibilité et d’accès sur une durée de plusieurs semaines ou mois reste sans doute à améliorer pour le rendre vraiment optimal.
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Représentations sociales et premiers usages d’un cahier de textes numérique dans l’enseignement secondaire lorrain
Manuel SCHNEEWELE, Doctorant en Sciences de l’Éducation, Université Nancy2 Directeurs de thèse : Antoine ZAPATA & Samuel NOWAKOWSKI
L’académie de Nancy-Metz déploie actuellement un ENT nommé PLACE dans l’ensemble de ses lycées et collèges, lequel comprend un cahier de textes numérique. Or, par la mise en ligne de son contenu, cet outil revêt un caractère communicationnel plus prononcé que dans sa version traditionnelle sous forme papier. Il est dorénavant consultable par l’ensemble des personnes virtuellement présentes sur le Web et de ce fait accessible depuis l’extérieur de l’établissement. Notre objectif est alors d’identifier les fonctions du cahier de textes, c’est-à-dire le cadre de fonctionnement prévu par les concepteurs et d’observer et décrire les premiers usages.
Les données sur lesquelles s’appuie cette communication sont à la fois qualitatives et quantitatives. Elles portent sur l’analyse du discours des prescripteurs en comparaison de celui tenu par les utilisateurs. Enfin, les compteurs XiTi, qui sont des marqueurs mis en place sur la plateforme pour rendre compte des usages réels complètent ce corpus de données. Sur la base d’une centaine d’établissements scolaires, cette communication se centre sur l’observation des premiers usages du cahier de textes en ligne et sur l’analyse des représentations sociales que partagent les membres de la communauté éducative.
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La dynamique d’appropriation d’un ENT : quels usages pour quelles attentes ?
Manuel SCHNEEWELE, Doctorant en Sciences de l’Éducation, Université Nancy2
L’introduction d’un ENT dans l’enseignement secondaire n’est pas sans conséquences pour les membres de cette communauté. Dans cette communication nous chercherons à expliciter le processus qui mène à l’émergence de ces nouvelles pratiques en nous référant aux résultats d’un travail de thèse. Lequel avait donné lieu à la construction d’un modèle spécifique d’analyse et de modélisation des usages appelé le DAME (Dynamic Acceptance Model for Education), testé sur une population de 3 100 élèves, 774 parents, 617 enseignants. Il en ressort un ensemble de déterminants qui se veulent décisifs pour stimuler l’apparition d’un comportement d’usage. Centré sur le concept d’acceptabilité, ce modèle met en exergue la nécessité de percevoir l’outil comme utile et facile d’utilisation. De même, il rend compte d’une pression sociale liée à l’influence de l’entourage de la personne, et d’une pression instrumentale, qui renvoie à la naissance d’un sentiment de dépendance à l’égard des fonctionnalités de l’ENT. Toutefois, il en résulte que les principaux bénéficiaires des ENT sont incontestablement les parents et les élèves.
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Moodle, une nouvelle dimension pour l’ENT
Dominique Zahnd, professeur de SVT au lycée Lambert de Mulhouse dans l’académie de Strasbourg, chargée de mission à la Mission TICE académique
L’académie de Strasbourg a lancé en mars 2011 une expérimentation sur 15 établissements, collèges et lycées. Elle consiste à mettre à disposition la plateforme Moodle, complètement intégrée à l’ENT académique. En juin 2012 21 lycées et 10 collèges participent à l’expérimentation et les premiers retours d’usages peuvent être faits.
En 2011, Scolastance est parmi les premiers ENT français en termes d’usages et de connexions. Pourtant les lacunes de la solution en matière d’outils pédagogiques poussent les utilisateurs à se tourner vers des solutions privées (blogs, sites personnels…) et non sécurisées pour mettre en place un travail collaboratif. Le choix est donc fait d’intégrer une plateforme collaborative à l’ENT (authentification unique) pour un certain nombre d’établissements expérimentateurs afin d’ouvrir les possibilités pédagogiques aux utilisateurs: élèves, professeurs, personnels…
Les retours d’usages montrent une très grande diversité d’utilisation des possibilités de cette solution. Certains enseignants l’utilisent uniquement pour un dépôt de documents au sens très large du terme (fichiers de tous types, galerie d’images, incrustation de vidéos…) dans un contexte de parcours pédagogique. La plupart utilisent la palette d’activités disponibles (devoirs en lignes, tests, jeux de cartes flash, tchat…) apportant l’interactivité. Le travail collaboratif, par l’intermédiaire de wikis ou forum par exemple, offre une dimension pédagogique supplémentaire.
Moodle est partie intégrante de l’ENT : l’authentification unique rend le passage de l’ENT à Moodle complètement transparent pour l’utilisateur. Concrètement, cela signifie par exemple que les messages du forum arrivent dans la boite de réception de l’ENT, ou qu’un lien dans le cahier de textes vers Moodle amène l’élève directement dans l’activité. L’ENT reste donc le point d’entrée central de tous les services.
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Les usages de l’ENT e-lyco dans les familles des élèves des collèges sarthois
Bastien LOUESSARD, Doctorant, Philippe COTTIER, chercheur au CREN, Université du Mans
Depuis 2010 l’ENT E-Lyco est déployé dans tous les collèges et lycées des Pays de la Loire. Le CREN (Centre de Recherche en Éducation de Nantes), au sein de son équipe INEDUM, vient d’engager des travaux sur les usages de l’ENT eLyco dans le département de la Sarthe.
Cette recherche s’intéresse plus particulièrement aux usages que les familles sarthoises développent avec e-lyco, au niveau du collège. Ce travail consiste à comprendre quelles sont les pratiques familiales liées à cet outil et à sa place dans la relation famille école.
S’agissant d’un travail actuellement à son stade exploratoire, nous présenterons quelques résultats partiels issus d’une première vague d’entretiens menés auprès de familles. Nous détaillerons la méthodologie envisagée pour la suite de la recherche.
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