Dossier Haut Débit et ENT en Alsace et en Limousin
Dans les territoires, le raccordement des établissements sur un réseau en fibre optique libère les acteurs du déploiement du numérique des contraintes de débits : pour l’ENT, une promesse d’accélération des usages et de stimulation de nouveaux services.
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Projets-ENT est parti à la rencontre de deux Régions qui très tôt ont choisi d’engager un effort particulier sur les infrastructures d’équipement Haut et Très Haut Débit : l’Alsace et le Limousin.
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| SOMMAIRE | |
1- Haut et Très Haut Débit, pari pour l’avenir ?
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2- Haut et Très Haut Débit, une chance pour l’ENT en Limousin…
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3- … et en Alsace |
| Présentation d’ELIE : Le déploiement d’ELIE sur le réseau Relief | |
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Présentation de l’ENTEA : Lire le Dossier Territoire que lui a consacré Projets-ENT (juin 2010) |
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Pour la réalisation de ce dossier, nous avons rencontré :
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ENT : économie du déploiement du H & THD en Alsace
La mise en place du réseau IHDEAL remonte à 2006. L’ampleur de l’investissement a contraint la Région Alsace à équiper ses établissements en fibre par étape (actuellement 70% des lycées en fibre, contre 30% en cuivre) et en fonction de leurs besoins déterminés en comité de pilotage. Ce sont ces mêmes principes qui aujourd’hui orientent la répartition de la bande passante (par compensation) et le déploiement du réseau (les promesses des Clusters).
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Organisation du réseau IDHEAL sur le territoire
Si le territoire héberge 80 lycées, cela ne signifie pas qu’il existe 80 accès Internet ! Il y a 80 accès à un réseau privé virtuel centralisé au niveau d’un point d’accès unique à Internet, situé à Colmar, qui est de 200 Mbps (100/150 initialement avec la possibilité d’augmenter par plage de 50 Mbps).
Depuis la mise en service du réseau, de 100 Mbps, le débit global du réseau est monté à 225 Mbps. Dans cette augmentation la part de l’ENT reste modeste, puisqu’il ne consomme que 10% de la bande passante ! En revanche, est observée une augmentation régulière de séquences Youtube ou Daily Motion à des fins d’enseignements. Cet usage peut faire basculer le réseau de l’établissement dans une phase de saturation si plusieurs classes l’utilisent en même temps…
NB : Dans le marché, les augmentations de débits ont été anticipées : s’il constate une saturation au niveau du point d’accès général, l’opérateur s’engage à augmenter le débit par tranches de 50 Mbps (sans commandes particulières à réaliser de la part de la collectivité à son opérateur).
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La plateforme centralisée de Colmar permet non seulement de connecter tous les établissements de la Région, mais aussi de disposer d’outils d’administration et de supervision.
A l’aide des tableaux de bord fournis par l’opérateur, le comité de pilotage suit pour chaque établissement le ratio utilisation réelle de la bande passante/débit affecté initialement. La Direction des Services d’Information (DSI) a établi ses indicateurs de « saturation » : lorsque dans un lycée la bande passante est saturée plus de 5% du temps sur la plage horaire 8heures – 18 heures, l’augmentation du débit est décidée. Mais cette régulation s’opère par compensation :
« Tous les 2 mois, un comité de pilotage analyse le retour sur les débits constatés dans chaque établissement (informations transmises par l’opérateur comme fixé dans le cahier des charges du marché et qui fournissent un état des connexions de tous les lycées avec un pourcentage de saturations). Ce Comité de pilotage analyse avec attention les évolutions d’utilisation de la bande passante. En cas de situation de saturation prolongée, il réaffecte les débits nécessaires aux différents établissements. Nos moyens à budget constant imposent de procéder par compensation : plutôt que de multiplier l’émission de bons de commandes auprès des opérateurs, les lycées à 8 Mbps qui sous-emploient leur débit sont descendus à 6 Mbps, le différentiel étant réaffecté aux établissements à plus faible bande passante et plus grands consommateurs. »
Philippe Houillère, Directeur des Services d’Information, Région Alsace
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Les effets de seuil
La tendance à l’augmentation des débits préfigure l’équipement de tous les établissements en fibre (4 Mbps constitue le seuil de rupture entre le SDSL et la fibre optique). L’opération reste coûteuse et doit être gérée avec vigilance dans un budget contraint.
En termes d’investissements, le passage d’un raccordement en cuivre à la fibre optique doit intégrer :
- Les coûts d’investissement (génie civil) : il faut commencer par raccorder l’établissement au réseau, qui n’est pas forcément à proximité (le coût étant proportionnel à la distance).
- Les coûts de fonctionnement (différence entre le cuivre et la fibre)
| Une liaison SDSL 4 Mbps : 4 450 €/an
Une liaison fibre 4 Mbps : 6 028 €/an |
… une fois ce saut opéré, les coûts de croissance du débit deviennent proportionnellement beaucoup moins élevés.
| Fibre | 4 Mbps | 8 Mbps | 10 Mbps |
| €/an | 6.028 | 6.400 | 6.800 |
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Les Clusters :
Des économies pour la collectivité, du débit pour les établissements
Si avec la fibre, lorsqu’il s’agit d’accroître le débit, les augmentations de prix sont faibles, en revanche, pour la collectivité, équiper en fibre optique tous les lycées raccordés en cuivre est naturellement très coûteux, l’écart de prix entre les deux types de connexions s’approchant de 50% ! En interconnectant des établissements géographiquement proches sur un réseau privé avec un seul et unique accès Internet, les Clusters proposent une solution économique et efficace.
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Exemple pratique
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| … soit un coût total de 10.478 €/an ! En les interconnectant avec une liaison à 8 Mbps en fibre optique qui coûte : 6 400 €/an, la collectivité économise 4078€/an ! Les Lycées A et B coûtent moins chers et disposent de plus de débit ! Il faut bien sûr rapporter cette économie aux frais de travaux d’interconnexions.
« Rapportée à un retour d’investissement sur 5 ans, l’opération pour être rentable doit coûter moins de 5 x 4078€, soit moins de 20.000 € » précise Philippe Houillère. |
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« Ce dispositif va d’autant plus se généraliser, qu’aujourd’hui il ne concerne plus seulement les lycées en Région : les Départements souhaitent s’y associer pour équiper leurs collèges (jusqu’à présent le Bas Rhin allouait 3000€/an à chaque établissement pour financer sa connexion internet). Désormais, lorsqu’une mise en réseau de plusieurs lycées en Cluster est à l’étude, le ou les collèges de proximité sont également raccordés. Ces grappes d’établissements permettent de réaliser de substantielles économies !
La seule complexité de ce dispositif réside dans les nécessaires tractations avec les communes, lorsqu’il faut faire passer la fibre sur le territoire communal – certaines n’y étant pas particulièrement sensibilisées… En milieu rural mais aussi en milieu urbain, où le millefeuille administratif complique le processus de décision et la répartition budgétaire du passage de la fibre dans les fourreaux. Or la généralisation des Clusters peut être l’occasion d’apporter le Haut et le Très Haut Débit dans les communes sur le territoire desquelles se trouve un collège ou un lycée à proximité, une chance en termes de déploiement numérique du territoire ! »
Philippe Houillère, Directeur des Services d’Information, Région Alsace
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Completel, opérateur sur le réseau IHDEAL
Très tôt, la Région Alsace a sollicité les opérateurs en téléphonie pour une proposition de service de raccordement réseau répondant à la montée des usages numériques dans ses lycées. L’offre formulée dans un cadre budgétaire contraint n’imposait aucune obligation d’utiliser le réseau régional du Délégataire de Service Public (DSP), Alsace Connexia.
Completel, opérateur qui a orienté très tôt son offre autour de la fibre optique se place aujourd’hui tout juste derrière Orange sur le marché moyennes entreprises et grands comptes, publics et privés.
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Offre technique
Pour répondre à la demande de la Région d’une proposition du meilleur service au meilleur prix, l’opérateur a combiné son offre à partir de son réseau et en se raccordant aux réseaux existants, et plus particulièrement celui du Délégataire de Service Public (DSP) Alsace Connexia.
L’opérateur prend à sa charge l’identification amont des besoins de la collectivité en raccordement dans un budget défini. Pour la Région Alsace, celui-ci imposait un déploiement progressif et adapté privilégiant le réseau en fibre optique (supposant un mixte cuivre et fibre en fonction des besoins identifiés pour chaque établissement raccordé).
La construction du réseau en trois phases
- Déploiement des infrastructures de raccordement (fibre optique et cuivre)
- Agrégation de l’ensemble des flux provenant des établissements afin qu’ils soient routés vers le cœur de réseau Completel et l’intelligence du réseau en interne et en externe
- Sécurisation des services du réseau interfacés avec l’extérieur (notamment dans les internats, pour les services de gestion et d’administration des lycées, etc.)
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La fourniture d’un état des usages sur le réseau
- les phases de saturation et de surdimensionnement de la bande passante
- les charges effectives en journée
- les temps de réponses vers l’ENT et Internet
- etc.
Ils permettent de connaître l’efficacité des raccordements, de suivre les charges et de dimensionner au plus près les besoins des utilisateurs. Si elles constituent un moyen d’optimiser le budget global du projet, ces données alimentent la veille et l’analyse assurée par des cellules d’observation mises en place par la Région pour gérer l’informatique de leurs lycées (CARLA et TIL).
Cette gestion centralisée de l’information permet d’avoir une bonne vision de la conduite de l’ensemble du projet comme celle du parc de raccordement. Cela permet de connaître précisément les besoins propres à chaque établissement, et donc de pouvoir répondre à une grande partie des interrogations apparues au fil du déploiement.
Muriel RAULT-BACOGNE
Ingénieur Commercial Marchés Publics
Completel Alsace-Lorraine
Haut Débit et déploiement des ENT, le regard de l’opérateur
Daniel Gwinner, Ingénieur avant-vente à Completel Alsace-Lorraine, commente la montée des usages sur l’ENT et la généralisation des équipements Haut et Très Haut Débit en Alsace.
Considérant que les établissements sont toujours de plus grands consommateurs en bandes passantes et en connectiques, les collectivités sont de plus en plus sensibles à des propositions d’équipements fibre dans un dispositif prenant en compte les solutions conciliables avec leurs budgets. Ceci explique qu’elles soient attirées par des architectures optimisées et rationalisées qu’elles contrôlent délaissant le modèle suivi initialement (allocation d’une enveloppe aux chefs d’établissement qui gérait leur marché).
Cette évolution est corrélée à la montée des services mis à la disposition des établissements, et notamment le déploiement des ENT. En effet, si à l ‘origine, l’ENT proposait des usages administratifs peu consommateurs en bande passante (gestion des notes et des absences), la montée en puissance des usages pédagogiques, espaces de partages et de ressources, a sensiblement accru les besoins des établissements en débits. Les évolutions récentes indiquent que l’ENT va héberger de plus en plus de contenus et de valeurs et de ce fait solliciter toujours plus la brique Télécom.
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En savoir plus : Sur Completel – Corporate 2010_07
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En Alsace, le Haut Débit avant l’ENT
Le déploiement du Haut et Très Haut Débit en Alsace suit une logique qui constitue une réponse cohérente à la montée des usages numériques sur son territoire. Deux mouvements distincts se dessinent nettement : avant et après la généralisation des Espaces Numériques de Travail !
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Avant les ENT
La mise en place de l’infrastructure a suivi plusieurs étapes :
- Phase 1 : les équipements des établissements en postes de travail
- Phase 2 : le câblage
- Phase 3 : le serveur avec la mise en réseau de ces équipements au sein de chaque établissement
- Phase 4 : les services d’assistance et de proximité
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Une aventure humaine
La gestion des équipements, du câblage et des réseaux d’établissement, a nécessité la mise en place d’une organisation humaine d’ampleur. Les services d’assistance et de proximité reposent d’abord sur les enseignants mis à disposition par l’Académie dans le cadre partenarial du projet. Ces personnes ressources informatiques (PRI) gèrent les problématiques d’installation à l’intérieur de l’établissement. La montée en puissance du dispositif, notamment dans les grands lycées, où ils pouvaient être amenés à suivre 5 à 600 ordinateurs, a nécessité la mise en place par la Région d’un soutien technique et humain :
- un centre d’expertise, CARLA (Cellule Administrative Régionale de gestion de l’informatique des Lycées d’Alsace), centralise et analyse l’ensemble des remontées d’expériences terrain et agit pour la résolution de problèmes et l’évolution des architectures. Les PRI disposent ainsi d’un service téléphonique de relais d’experts pour les guider lors de la mise en place des réseaux et le déploiement des serveurs ;
- 26 techniciens informatiques lycées ou TIL (3 lycées par technicien) travaillent en binôme avec les PRI pour proposer une assistance de proximité. Recrutés par la Région (avec statut de personnel de Région), ils sont issus d’une formation Administration Systèmes et Réseaux niveau Bac+2 (BTS ou IUT).
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| En chiffres…
Câblage d’établissement
Serveurs et Réseaux d’établissements
* Données tirées de l’état des lieux des équipements dans les établissements scolaires en Alsace présenté par Philippe Houillère lors du Colloque de la Mission Ecoter en partenariat avec la Région Alsace (09.06.2011) sur Numérique et Education – ENT : comment passer à la vitesse supérieure ? |
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Avec les ENT
Le déploiement des infrastructures a été pensé et lancé en 2000, alors que les ENT n’étaient pas d’actualité (les premières expérimentations dans des établissements pilotes n’ont commencé qu’à partir de 2004). En revanche, le boom des technologies de l’information et l’affirmation des TICE imposaient d’anticiper la mise en place d’infrastructures capables d’accueillir de telles évolutions.
E alsace : Déploiement du Haut Débit par exosTic
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L’ENT fait avancer l’organisation réseau !
« Très vite les expérimentations ont démontré qu’il n’était pas viable de gérer un ENT de l’intérieur ! A l’origine, lors de la mise en place des équipements, les lycées se servaient du réseau principalement en interne et les établissements se chargeaient de souscrire l’abonnement à un fournisseur d’accès Internet grâce à une subvention de la Région.
Dans les années 2005 – 2006, deux évolutions ont sensiblement modifié ce modèle :
- La montée en charge très progressive des usages
- L’accroissement du nombre de connexions et un besoin toujours plus grand de bande passante.
Cette évolution est contemporaine des premières réflexions conduites en vue de déployer un ENT dans les lycées. C’est aussi le moment où, après expérimentation, il s’est avéré qu’il était préférable d’héberger la solution d’une plateforme en externe plutôt qu’en interne.
Si dans les années 2000, la problématique des nouvelles technologies se concentrait plutôt sur la puissance des postes de travail et des serveurs, puis sur les mémoires et les services, la question des débits réseaux est venue les suppléer. Les technologies évoluant, on s’est vite aperçu qu’un établissement ne pourrait bientôt plus gérer seul ses connexions Internet et qu’il faudrait penser un système plus performant et global. C’est à partir de ce moment-là que, capitalisant les besoins identifiés en matière de débits avec la généralisation des usages TICE et le déploiement des ENT, la Région, qui lançait par ailleurs sur son territoire un réseau HD régional, a imaginé de l’étendre aux établissements scolaires, préfiguration du réseau IHDEAL et du Haut Débit. »
Philippe Houillère
Directeur des Services Informatiques
à la Région Alsace
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ENT, comment passer à la vitesse supérieure ?
…Tel était le thème du colloque organisé par ECOTER et le Conseil régional d’Alsace le jeudi 9 juin dans les locaux de l’hôtel de Région à Strasbourg. L’association réunit depuis 10 ans collectivités territoriales et industriels autour du développement des services publics numériques et proposait cette année une réflexion sur le développement des ENT. Le colloque était placé sous le parrainage de Mme Calderoli, Vice-présidente du Conseil régional.
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Les nombreuses présentations ont permis de dégager quelques enseignements pratiques, en particulier pour les porteurs de projets ENT. En voici une rapide synthèse (les supports de présentation sont disponibles ICI sur le site d’ECOTER (1) : nous vous invitons à les découvrir, ils sont notamment riches de données chiffrées).
Hôtes de l’événement, la Région Alsace et le Rectorat ont partagé les enseignements d’une généralisation d’un ENT à l’ensemble des établissements du secondaire.
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Philippe Houillère a présenté des données détaillées sur le coût par élève d’une politique numérique comprenant l’équipement des établissements, l’infrastructure de réseau, les services support et l’ENT. La licence logicielle ne représente in fine que 10 % du coût global, indicateur soulignant l’importance à ses yeux des actions préalables au déploiement de la solution. Patrick Reeb a proposé ensuite une typologie des établissements utilisateurs de l’ENT, soulignant combien les indicateurs issus des marqueurs d’audience permettaient de distinguer parmi les établissements ceux pour lesquels des actions spécifiques d’accompagnement devaient être déployées. La présentation fut aussi l’occasion de comparer l’évolution des usages avant et après la généralisation de l’ENT. Si la fonctionnalité de gestion des notes reste le module le plus utilisé, les services de communication nouvellement déployés semblent connaître une croissance rapide, notamment la messagerie.
Les présentations d’ENTEA (voir Dossier que lui a consacré Projets-ENT) ont été complétées par deux témoignages relatifs à un déploiement de l’ENT au primaire. L’expérience de la communauté d’agglomérations du Grand Besançon et celle plus modeste de la communauté de commune de la Vallée du Doher ont rappelé l’intérêt d’une approche mutualisée tant pour les équipements d’infrastructures que pour le service d’accompagnement de la solution.
La Région Limousin a, par l’intermédiaire de François Saule, illustré les possibilités d’usages d’un réseau Haut Débit à l’échelle de la région. Au-delà de l’ENT, le réseau Haut Débit est aussi une opportunité de déployer des services de domotique pour la gestion des établissements et de téléphonie sur IP (contribuant à un retour sur investissement intéressant). Le Haut Débit, comme vecteur d’aménagement numérique du territoire ! Le Ministère de l’Education Nationale, représenté par Marie Deroide et Dorothée Danieleweski, a présenté les études et outils déployés pour mettre en place une véritable analyse des usages (dispositif EVALuENT). Au-delà des études existantes permettant de faire apparaître une photographie fidèle du niveau d’équipement des établissements, la DGESCO a insisté sur l’importance et la complexité d’une démarche permettant d’analyser, en complément des instruments de mesure d’audience proposés par la CDC, un dispositif d’analyse des usages. Un nouveau chantier d’envergure à suivre ! On retiendra enfin le plaidoyer de Alain Seré, inspecteur général, pour le développement d’outils à plus forte valeur ajoutée pédagogique. Des ENT aux interfaces mieux adaptées en particulier pour le primaire, des ENT permettant un pilotage pédagogique de la classe, une plus grande finesse dans l’évaluation individualisée des élèves, dans la capacité de veille et d’agrégation de contenu… La liste est encore longue des ajouts qui feraient de l’ENT un outil plus fortement créateur de valeur pour l’école, qui en contrepartie devra se réinventer dans l’espace et le temps. Face à des pratiques dont nous ignorons beaucoup plus que nous ne le pensons, Pascal Cotentin, de l’académie de Versailles, a rappelé la multiplicité des dispositifs mis en place au service du développement des usages. De la baladodiffusion à la création d’un label TICE, Versailles est apparu commun un laboratoire d’innovation avec et autour de l’ENT. Le colloque a également permis une prise de parole des industriels présents dont Toshiba, Intel, Cisco, Its’learning et Microsoft. Chacun a souligné l’importance de l’engagement des décideurs publics dans la réussite des projets. Les éléments de comparaison internationale révèlent un relatif retard français en termes d’investissement dans les TICE. Les prévisions, notamment en termes de consommation de bande passante par les supports vidéos, soulignent l’apparente nécessité d’un maintien de l’effort d’équipement, notamment en infrastructure. La journée s’est close sur une table ronde d’ouverture consacrée aux nouveaux usages dont les blogs présentés par leWebPédagogique et le réseau social de parents initié par le miniréseau, ainsi que le témoignage de Véronique Saguez, professeur de SVT dans un lycée de Trappes qui a souligné l’apport de l’ENT dans sa pratique enseignante et celles de ses élèves. Ces éclairages ont souligné que la vision du SDET-3 (le Schéma Directeur des Espaces numériques de Travail), celle d’un ENT plus ouvert vers les services tiers, était déjà en marche.
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Les participants ont convenu d’une nouvelle édition en 2012 qui sans doute sera consacrée aux manuels numériques et aux ressources pédagogiques…
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1.- La mission Ecoter est une association qui regroupe des collectivités et des entreprises, afin de favoriser la veille et l’échanges d’expériences et d’informations entre collectivités, institutionnels et entreprises.
ENTEA-2, mise en perspective du projet ENT en Alsace
e-alsace, le site numérique de la Région Alsace, dresse le bilan en quelques points clés de la généralisation de l’ENT sur le territoire de l’académie de Strasbourg, premier a avoir achevé le déploiement de l’ENT en collèges et en lycées (lire l’article dans son intégralité).
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Les chiffres clés
- Une généralisation en quatre vagues successives (2007 -2010) dans 71 lycées
- Investissement : 380 000 € avec un coût de fonctionnement annuel de 290 000 €
Les moyens
L’usage sur l’ENT est indissociable de la création d’un véritable écosystème qui passe par l’équipement des établissements en outils informatiques. Entre 2005 et 2010, la région Alsace a ainsi investi 13M€ pour doter ses lycées de :
- 13 000 ordinateurs (une machine pour 3,49 élèves)
- 1 300 imprimantes
- 1 600 vidéoprojecteurs
Les perspectives
Etendre et développer les usages pédagogiques
La Région et les deux départements ainsi que le Rectorat préparent déjà la nouvelle génération des ENT qui sera progressivement mise en œuvre à partir de 2013. Elle verra un fort développement des fonctions pédagogiques.
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Rappel : Pour plus d’information, on peut lire le dossier sur l’ENTEA-2 et consulter la carte interactive des ENT
Premiers gestes d’urgence intégrés dans l’ENT
Un Post Scriptum du Collège Vauban de Strasbourg
L’article publié ce jour sur le site e-alsace.net complète le reportage et la vidéo réalisés en Alsace au mois de juin dernier par Projets-ent sur l’ENTEA-2 . Il renvoie sur quelques unes des fonctionnalités de l’ENT. Notons celle consacrée aux Gestes d’urgence en milieu scolaire intégrés dans l’espace numérique ou comment l’ENT investit la vie de l’établissement en son ensemble ! Un espace dédié aux premiers secours y inventorie les gestes et les procédures à suivre en cas d’accident d’un élève.
Au coeur de l’ENTEA, Bilan et perspectives
Projets-ent inaugure son tour de France du déploiement des ENT sur les territoires par l’Alsace. Ici, l’académie et les collectivités territoriales ont fait le choix de conduire en partenariat la révolution numérique. Le reportage a été réalisé alors que les partenaires de cette aventure viennent d’achever la dernière vague de généralisation de l’ENT. C’est l’heure des bilans, des questions mais aussi des projets !
Ce dossier n’a pas vocation à l’exhaustivité, il a pour seule ambition de porter un éclairage sur un dispositif et une action initiés en 2002, et qui aujourd’hui a achevé la phase de mise en œuvre opérationnelle pour consolider ses acquis mais aussi se lancer de nouveaux défis. Lire la suite
L’accompagnement au changement (outils et formations)
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Les outils spécifiques
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ENT et parents d’élèves
Il n’est jamais facile d’aborder la question de l’école avec les parents ! Les adultes ne conservent pas tous une bonne impression ou un bon souvenir de l’école, ou du moins de la chose scolaire. Cela peut les rendre mal à l’aise, même une fois sortis d’affaire, comme simplement pour y accompagner son enfant, surtout si celui-ci éprouve les difficultés que jadis il a lui-même rencontrées… Se réfugier derrière son écran rend les choses peut-être plus simples ou en tous cas favorise un retour en douceur, une réappropriation progressive. Lire la suite








