Projets ENT

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Préambule

Les technologies d’information et de communication (TIC) font désormais partie du paysage éducatif européen, avec des variantes selon les établissements, le niveau scolaire – elles sont plus intégrées au niveau de l’enseignement secondaire que primaire – et le pays concerné.

Dans la foulée de cet équipement en TIC et des démarches pédagogiques qui l’accompagnent, le concept de plates formes virtuelles d’apprentissage1 a vu le jour dans plusieurs systèmes éducatifs. En France, de tels dispositifs sont le plus souvent désignés sous le vocable d’espaces numériques de travail/ENT et ils ont donné lieu à la mise en oeuvre dès 2003 de projets pilotes actuellement en cours de généralisation. La Caisse des Dépôts, en partenariat étroit avec le ministère de l’éducation nationale, s’est mobilisée depuis lors et soutient de nombreux projets dans le domaine.Ces plates formes relèvent d’une approche holistique dans la mesure où elles combinent différents types d’usages : des usages éducatifs, de communication, de gestion administrative, qui impliquent la gestion d’importants volumes d’information relatifs aux établissements et aux élèves. L’ensemble des fonctions assurées par les établissements d’enseignement est ainsi concerné par de tels dispositifs, comme le sont aussi l’ensemble des acteurs : enseignants, élèves, parents, personnel administratif et dans de nombreux cas, les autorités locales. Si elles représentent un puissant levier de changement et de modernisation des systèmes éducatifs, ces plates formes sont aussi particulièrement complexes à mettre en oeuvre vu la multitude de fonctions et d’acteurs impliqués.Face à cette complexité et à l’importance des enjeux, il est légitime de se demander comment les choses se passent ailleurs, dans d’autres systèmes éducatifs. C’est précisément ce qu’a fait La Caisse des Dépôts en confiant à European Schoolnet, réseau de 31 ministères en charge de l’innovation et des TIC appliquées à l’éducation, une étude comparant la situation dans trois pays particulièrement avancés en la matière : le Danemark, le Royaume-Uni et l’Espagne, plus précisément l’Andalousie et la Catalogne.

Ces plates formes proposent-elles les mêmes services dans les différents pays ? Selon quels modèles ont-elles été déployées ? Quelle gouvernance a présidé leur mise en oeuvre ? Quels sont les usages observés ? Quels sont les facteurs qui facilitent leur généralisation ? Ce sont là les principales questions auxquelles le présent rapport apporte un premier ensemble de réponses, sans négliger de mettre en évidence ce qui dans chaque cas relève des spécificités du système éducatif concerné.

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1 Plate forme virtuelle d’apprentissage est le terme générique employé dans ce rapport pour couvrir la réalité française et ses espaces numériques de travail/ENT ainsi que les environnements similaires à l’étranger.

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