Le concept de plate forme virtuelle d’apprentissage
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Analyser un dispositif tel que celui des plates formes virtuelles d’apprentissage dans différents contextes éducatifs nationaux ou régionaux, utilisant de surcroît des langues différentes, implique de partir d’une définition générique de base de ce dispositif qui permette de rencontrer ces différentes réalités. Afin de mener l’analyse qui fait l’objet du présent rapport, nous nous sommes d’abord basés sur la définition d’ENT ou « espace numérique de travail » donnée par le ministère de l’éducation nationale en France, à savoir : « Un espace numérique de travail désigne un dispositif global fournissant à un usager un point d’accès unifié, à travers les réseaux, à l’ensemble des outils, contenus et services applicatifs en rapport avec son activité. Il est un point d’entrée unifié pour accéder au système d’information de l’administration de l’établissement ou de l’école. [...] L’espace numérique de travail s’adresse à l’ensemble des membres de la communauté éducative d’un établissement (école, collège, lycée, établissement d’enseignement supérieur) ; par exemple élèves, parents d’élèves, étudiants, enseignants, personnels administratifs, techniques et d’encadrement des établissements d’enseignement, et le cas échéant, aux partenaires du système éducatif. [...] En termes d’architecture, un ENT s’organise autour de trois ensembles de services : des services applicatifs (par exemple : carnet d’adresses, agenda, emploi du temps, notes, bulletins, etc.) ; des services socles qui servent de support aux services applicatifs (par exemple : annuaire, gestion des identités et des accès, présentation et personnalisation des services offerts, etc.) ; des services réseaux qui regroupent les services autour d’infrastructures (réseaux d’établissements, Internet…) et des fonctions de sécurité (pare-feu, antivirus…) »2. A ce titre, l’ENT constitue un système d’information et de communication de l’établissement, offrant à chaque usager un accès simple, dédié et sécurisé aux outils et contenus dont il a besoin pour son activité dans le système éducatif. Pour définir les services attendus et leurs préconisations techniques, le Ministère a élaboré le SDET (Schéma directeur des espaces numériques de travail) qui aborde entre autres les questions d’interopérabilité, d’authentification, d’autorisation, et de single sign-on. Afin d’élargir ce cadre de référence sur un plan géographique et prendre en compte une démarche qui a inspiré d’autres pays européens, nous avons également tenu compte de la définition de VLE ou virtual learning environment (environnement virtuel d’apprentissage) utilisée au Royaume-Uni. Le ministère en charge de l’éducation y a définit un VLE de la façon suivante : « il s’agit d’un terme générique qui décrit un large éventail de systèmes TIC utilisés pour fournir des services d’apprentissage et des services d’assistance en éducation. Il doit au minimum combiner les outils de communication et de collaboration, sécuriser un espace de travail en ligne individuel, fournir des outils permettant aux enseignants de gérer et d’adapter le contenu aux besoins des utilisateurs, garantir le suivi des progrès des élèves et offrir un accès partout et à n’importe quel moment ». Dans tous les cas, ces définitions font référence aux concepts qui ont inspiré en amont la mise en œuvre des plates formes virtuelles d’apprentissage. Cela n’exclut évidemment pas une certaine distance par rapport à ce qu’est leur mise en œuvre à l’heure actuelle par les autorités régionales, locales etles établissements d’enseignement, dans toute sa diversité. 2 http://www.educnet.education.fr/services/ent/sdet |
