Le système éducatif – Principaux indicateurs
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Présentation du système éducatif
Le système éducatif finlandais comporte un cursus fondamental de neuf ans (peruskoulu, école de base), précédé d’une année d’enseignement pré-primaire non obligatoire. L’enseignement secondaire comprend des options générales et professionnelles. L’enseignement supérieur, enfin, peut être délivré à l’université ou dans des établissements polytechniques. L’enseignement pour adulte est disponible à tous les niveaux.
C’est la loi qui décide des modalités selon lesquelles un élève peut passer d’un niveau d’enseignement à l’autre. Le certificat de fin d’enseignement secondaire (général ou professionnel) permet d’accéder à l’université ou aux écoles polytechniques. Un élève qui a terminé un niveau donné a toujours la possibilité de poursuivre ses études dans le niveau suivant. Les qualifications liées à chaque niveau sont certifiées par une loi indépendante, permettant l’harmonisation des formations, garantissant leur qualité et le respect des droits des élèves. Tous les enfants disposent d’un droit garanti aux études et au développement personnel, en fonction de leurs capacités, et ce quels que soient leur lieu de résidence, leur langue ou le niveau de vie de leurs parents. Tous les enfants ont ainsi droit à une éducation de qualité, dans un environnement capable de leur assurer sécurité et bien être.
La Loi sur l’éducation de base impose que tous les enfants résidant durablement en Finlande soient instruits. L’enseignement obligatoire commence l’année des sept ans de l’enfant et se termine soit à la fin du cursus de base, soit dix années plus tard. Les parents ou tuteurs d’un enfant en âge d’être instruits sont responsables du respect de cette obligation. Quant aux autorités locales, elles doivent impérativement proposer cet enseignement de base, gratuitement, pour tous les enfants habitant là où s’étend leur autorité.
L’école n’est pas obligatoire en Finlande, aussi l’obligation d’instruction est-elle compatible avec l’enseignement à domicile, par exemple. Dans ce cas, les autorités locales ont pour mission de veiller aux progrès effectifs de l’enfant, tandis que les parents ou tuteurs doivent s’assurer que l’enfant acquiert bien l’enseignement fondamental prévu par la loi. Il y a très peu d’enfants déscolarisés en Finlande.
Les politiques éducatives sont définies par le Parlement et le Gouvernement. La législation concernant l’éducation est ainsi complétée de différents documents veillant à son développement, ainsi que de volets spécifiques prévus dans le budget de l’État. Le Plan de développement pour l’Éducation et la Recherche constitue ainsi l’un des principaux documents d’orientation : il est signé tous les quatre ans, pour l’année de sa signature et les cinq années suivantes. Le Plan actuel a été approuvé fin 2007 et est en vigueur depuis 2007 et jusqu’en 2012. Il décrit les mesures spécifiques pour chaque domaine et chaque niveau de l’éducation, définit les politiques pour l’éducation et la recherche, et prévoit la répartition des ressources. Le gouverment, le ministère de l’Éducation et le Conseil national finlandais pour l’éducation sont responsables de la mise en œuvre de ces politiques au niveau central. Le ministère de l’Éducation constitue l’autorité principale en ce qui concerne l’éducation publique en Finlande. Il est responsable de l’élaboration des lois et des principales prises de décision. C’est aussi lui qui gère le budget alloué par l’État.
Les cursus scolaires et les programmes ont été entièrement réorganisés au début des années 1990, passant d’un système à la fois très détaillé et contrôlé, à un ensemble de directives nationales relativement large destinées à fournir un cadre à l’élaboration de solutions locales mises en œuvre au niveau des municipalités. Il est cependant à noter que l’ensemble de programmes définis par le ministère de l’Éducation va au-delà de ce qui est généralement défini dans les autres pays, en incluant notamment de nombreuses recommandations relatives à l’organisation des établissements eux-mêmes.
Selon l’enquête PISA organisée par l’OCDE tous les trois ans, la Finlande se place régulièrement parmi les premiers pays au monde en matière d’éducation. En 2006, les jeunes Finlandais de 15 ans se sont classés au premier rang en science et au deuxième rang en mathématiques et en lecture ; en 2003, ils étaient au premier rang en lecture, mathématiques et sciences, et au deuxième rang en résolution de problèmes.
La Finlande compte plus de 5,3 millions d’habitants, parmi lesquels plus de 25% habitent Helsinki ou ses environs. Par ailleurs, la population ne cesse de vieillir. Certains villages manquent d’enfants, et leurs écoles sont menacées de fermeture. D’autres enfants passent tous les jours plusieurs heures dans un taxi pour pouvoir rejoindre l’école d’un autre village, des trajets parfois rendus difficiles par les conditions météorologiques. Ces différents facteurs font de la Finlande le terreau idéal pour le développement d’une certaine forme d’enseignement à distance.
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Équipement des établissements – Principaux indicateurs
Tous les établissements primaires et secondaires, ainsi que tous les postes informatiques des universités sont connectés à Internet. Dans le primaire et le secondaire, on compte une moyenne de six enfants par ordinateur. La plupart des stations de travail sont multimédia. Cependant, en fonction des circonstances, l’équipement des établissements peut varier considérablement. Certaines écoles rurales comptent 20 élèves, tandis que d’autres, situées en ville, peuvent en scolariser plus de 400. Actuellement l’accent est notamment mis sur les équipements et les technologies permettant le travail en réseau et l’enseignement à distance. Des efforts ont également été mis en œuvre pour développer des contenus numériques destinés à accompagner les apprentissages.
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Politique en matière de TICE, investissements récents dans les TICE
La Finlande a déjà connu plusieurs plans stratégiques en faveur des TIC dans l’éducation, chacun de ces plans permettant de passer en revue différents aspects de l’utilisation des TIC. Récemment, l’accent a notamment été mis sur l’accès au haut-débit, sur la formation continue, sur le travail en réseau, ainsi que sur la mise au point de critères de qualité. Il s’agissait notamment de :
- Développer chez tous les citoyens les compétences et les connaissances nécessaires à leur épanouissement dans la société de l’information ;
- Permettre aux établissements d’utiliser les TIC de toutes les manières possibles ;
- Établir des procédures basées sur les TIC en matière d’éducation, de formation et de recherche ;
- Promouvoir l’innovation sociale au travers de l’usage des TIC.
Les TIC constituent un élément essentiel de la tendance actuelle vers plus de flexibilité et d’innovation dans les établissements, et vers davantage de coopération entre établissements – ce que les Finlandais appellent « le développement des écoles » – tendance équilibrée par la volonté de maintenir un certain niveau d’homogénéité et de garantir l’égalité des chances sur l’ensemble du pays.
La place des TIC dans l’éducation est à l’image de l’engagement politique de haut niveau de la Finlande vers l’économie et la société de l’information. C’est aussi le résultat de l’idée selon laquelle certaines compétences de base sont nécessaires au XXIe siècle, parce qu’elles constituent un fondement indispensable à la mise en œuvre de l’apprentissage tout au long de la vie. Dans ce contexte, il est clair que les TIC jouent un rôle essentiel dans l’accès à l’information, l’apprentissage, l’évaluation et le développement professionnel. Rien d’étonnant donc à ce qu’un grand intérêt soit porté à la conception de contenus numériques dédiés aux apprentissages, et tout particulièrement à la mise en œuvre de cours mêlant modules présentiels et modules en ligne, avec un accent particulier sur les parties en ligne.
En Finlande, secteurs public et privé collaborent pour la production de contenus. Parallèlement, des principes sont en cours d’élaboration quant à la création de matériaux dédiés à l’apprentissage. Dans le cadre de cette stratégie fondée sur la connaissance, une telle importance est donnée au développement des TIC, que chaque institution d’enseignement se doit de disposer de son propre plan d’action. L’accent est notamment mis sur le développement d’une communauté transversale à toute l’école selon trois niveaux : compétences fondamentales, usages pédagogiques, compétences spécifiques au développement de contenus et matériaux liés aux TIC.
Un autre élément important de la stratégie de la Finlande en ce qui concerne les TIC et l’éducation est le Projet d’école nationale virtuelle (Virtuaalikoulu). Lancé en 1999, son objectif premier consistait en la promotion d’une approche plus souple de l’éducation, afin d’offrir une plus grande variété de méthodes et de moyens pour apprendre que les méthodes traditionnelles. Le projet devait également contribuer aux efforts menés pour promouvoir l’égalité des chances dans toutes les régions de la Finlande. Pour atteindre cet objectif, tout a été mis en place pour que les élèves puissent accéder en ligne à l’enseignement fondamental, mais aussi aux enseignements secondaires et professionnels. Enfants et jeunes gens peuvent ainsi suivre leurs cours et apprendre un métier à distance. Parallèlement à ce dispositif, la coopération entre établissements, considérée comme un élément clé de cette stratégie, a été renforcée : le projet Virtuaalikoulu a ainsi permis d’améliorer la collaboration entre les établissements d’enseignement et le secteur de la formation en ligne d’une part, et d’autre part de promouvoir l’usage des TIC dans l’apprentissage présentiel en face-à-face dans les établissements scolaires.
Dans un système où il est traditionnel de déléguer les prises de décision aux acteurs locaux, il existe toujours un risque d’inertie lorsqu’une coordination globale est requise, comme c’est souvent le cas lors d’investissements technologiques importants. Un bon exemple peut se trouver dans les choix opérés en ce qui concerne les environnements en ligne : le choix d’un environnement est totalement délégué aux établissements, et les choix opérés peuvent varier considérablement de l’un à l’autre. L’État ou le ministère de l’Éducation n’ont pas formulé de recommandation, ni n’ont choisi de standard – ce qui est une décision cohérente avec la délégation de la responsabilité d’un tel choix aux municipalités et aux établissements. |