Présentation du système éducatif
C’est le ministère de l’Éducation coréen qui a la responsabilité de toutes les questions d’éducation. Sa dénomination actuelle est : ministère de l’Éducation, de la Science et de la Technologie. Il est responsable, entre autres, de la conception et de la mise en œuvre des politiques publiques dans les domaines de l’enseignement, de la science et de l’éducation. Il supervise les établissements d’enseignement primaire, secondaire et supérieur, ainsi que la conception et la publication des programmes et des manuels. Il a en charge l’administration et le financement de l’ensemble du système éducatif, organise la formation des enseignants ainsi que leur recrutement. L’ensemble du système éducatif se fonde sur la philosophie traditionnelle appelée hongik ingan, qui exhorte chacun à agir pour le bien de tous.
Le système éducatif sud-coréen, qui bénéficie de gros investissements de la part de l’État, est très compétitif. La journée scolaire est organisée de manière extrêmement rigoureuse, en particulier pour les lycéens. La plupart des gens pensent que c’est grâce à l’importance donnée par le gouvernement au « capital humain » et à l’éducation que la Corée a connu un tel développement économique ces dernières années, et que son taux d’alphabétisation est si élevé.
Le système scolaire coréen s’organise selon quatre étapes : 6 années d’école élémentaire (elementary school), 3 années de « collège » (middle school), 3 années de « lycée » (high school), puis l’enseignement supérieur (Junior College, College et University). L’école élémentaire prodigue aux enfants de 6 à 11 ans un enseignement fondamental obligatoire. Les six années suivantes relèvent de l’enseignement secondaire, avec un premier cycle pour les enfants de 12 à 14 ans et un second cycle pour les jeunes de 15 à 17 ans. À la fin de l’enseignement secondaire, il est possible de tenter de suivre un cursus supérieur, en postulant à un Junior College, un College ou une University.
Les lycées peuvent être soit généraux, soit professionnels. L’enseignement à distance est classé dans la première catégorie, tandis que l’enseignement de l’agriculture, de la pêche et du commerce est rangé dans la seconde catégorie. Quelques établissements proposent à la fois des cursus généraux et professionnels. Il existe également quelques lycées scientifiques et quelques lycées spécialisés (langues vivantes, arts, sports, etc.)
Pour l’enseignement supérieur, il existe des instituts professionnels (en deux ou trois ans), ainsi que des écoles ou des universités (en quatre ans). L’enseignement s’apprend en école ou à l’université, en quatre ans dans les deux cas.
Il existe également des écoles spécialisées (niveaux primaire et secondaire) réservées aux enfants présentant un handicap (audition, parole, apprentissage, etc.). L’enseignement préscolaire est assuré dans des jardins d’enfants.
L’entrée au collège se fait sur examen. La concurrence y est très intense. Les jeunes gens qui désirent s’inscrire dans l’enseignement professionnel peuvent indiquer l’établissement de leur choix, tandis que les candidats à un cursus général se voient assigner un lycée de leur secteur. L’admission en lycée professionnel peut avoir lieu sur examen ou sur la base des notes obtenues au collège.
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Équipement des établissements – Principaux indicateurs
Le marché coréen est à saturation en ce qui concerne le marché de la téléphonie mobile (95%) tandis que 73% de la population âgée de plus de 6 ans a accès au haut-débit. Le taux d’usage d’Internet dans les foyers sud-coréens, qui atteint 90%, est la preuve du succès de la politique du pays en matière de TIC en général et de haut-débit en particulier.
Depuis 1996, l’infrastructure sud-coréenne a évolué de la manière suivante :
| Schéma directeur 1 |
SD2 |
SD3 |
- 1 ordinateur par enseignant
- 1 ordinateur pour 17 élèves
- Réseau LAN
- Réseau administratif
- Internet PPP
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- 1 ordinateur pour 5 élèves
- Mise à jour du réseau (2Mb/s
- Haut-débit
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- Informatique omniprésente : RFID, réseau sans-fil, PDA, Tablet PC, Internet sans fil
- Réseau omniprésent
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Principales initiatives:
| Schéma directeur 1 |
SD2 |
SD3 |
- EDUNET, portail d’information pour l’éducation
- Formation aux TIC pour les chefs d’établissement et les enseignants
- Contenus numériques pédagogiques
- Systèmes de recherché documentaire
- Bibliothèque multimédia
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- Centre pédagogique national (géré par le KERIS, Lorea Education and Research Information Service)
- Système d’enseignement à distance (Cyber Home Learning System)
- Standard pour les métadonnées
- Projet de e-learning EBS
- Formations TIC pour les enseignants innovants
- Système d’information pour l’Éducation nationale
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- EDUNET : plateforme de services pour l’éducation
- École ubiquitaire (u-learning model)
- Programmes intégrant les TIC
- Cluster e-learning
- E-Cyber sécurité
- Assurance qualité
- Partenariat global pour EFA
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Politique en matière de TICE, investissements récents dans les TICE
La Corée a adapté son système d’enseignement à l’ère de l’information (Information Age) en adoptant une série de réformes radicales : infrastructures, institutions, salles de classe.
Ce projet de réformes a commencé en juillet 1970. Au début des années 1990, la politique gouvernementale a été précisée dans le Schéma directeur pour la promotion des TIC, tandis qu’un Plan d’application pour l’adaptation de l’école à l’âge de l’information a finalement été formulé en juillet 1996. Les actions définies se déclinent selon quatre secteurs : l’enseignement primaire et secondaire, la recherche et le cycle universitaire, l’administration du système éducatif, la formation continue. L’objectif de ce projet consiste en la mise en œuvre d’un enseignement gratuit, de la possibilité de se former tout au long de sa vie, et de l’accès à l’enseignement à distance.
Depuis 2001, l’enseignement de l’informatique est obligatoire dès la première année d’école élémentaire. En outre, dans toutes les disciplines, 10% des activités au moins doivent faire usage de l’ordinateur. Pour plus d’efficacité, un système de certification des compétences des élèves dans le domaine des TIC a été mis en place ; les exigences ont d’ailleurs été revues à la hausse en 2003. La formation des enseignants constitue également une priorité.
Le ministère de l’Éducation et du Développement des ressources humaines, mais aussi chaque Bureau de l’éducation des villes et des provinces, ainsi que le KERIS (Korea Education and Research Information Service) participent au développement et à la diffusion de matériels pédagogiques. À partir de 1988, le secteur privé s’est également impliqué de plus en plus dans le développement de contenus éducatifs. D’ailleurs, pour soutenir ce secteur privé, l’achat de logiciels éducatifs est de la responsabilité des établissements.
Les politiques de développement des TICE ont fait l’objet de trois schémas directeurs entre 1996 et nos jours. Ils visent la réussite des objectifs de l’éducation coréenne : réaliser le bien-être éducatif, améliorer la qualité de l’enseignement, promouvoir l’égalité des chances, et pourvoir le pays d’atouts compétitifs de premier plan.
Principaux éléments de chaque schéma directeur :
- Schéma directeur 1 (1996-2000) : établir l’infrastructure nécessaire à l’environnement TIC des salles de classe ;
- Schéma directeur 2 (2001-2005) : améliorer l’efficacité et la qualité de l’enseignement par l’intermédiaire des TIC, et atteindre un certain « bien être éducatif » grâce au e-learning. Ce projet prévoyait également : un système de mutualisation des ressources, un Centre pédagogique et le système Cyber Home Learning (un service national de e-learning) ;
- Schéma directeur 3 (depuis 2006) : promouvoir l’enseignement personnalisé et une éducation capable de concurrencer les meilleurs pays au monde. Ce projet prévoit également : une expérimentation en matière d’enseignement ubiquitaire (u-learning) et le développement de manuels numériques pour répondre à la demande future du marché coréen.
Depuis sa création le 22 avril 1999, le Keris a pris en charge le développement des TIC en Corée. Le Keris s’est ainsi efforcé, au cours des dix dernières années, d’améliorer l’enseignement public. Ses principales attributions sont :
- Concevoir et mettre en œuvre un système de e-learning de nature à diminuer les dépenses privées d’aide scolaire et à améliorer l’enseignement public ;
- Soutenir le système Cyber Learning qui permet à quiconque d’accéder à des ressources pédagogiques ;
- Organiser la dématérialisation des services d’administration de l’Éducation nationale coréenne pour améliorer son efficacité et sa transparence ;
- Gérer, au travers du Services de mutualisation des ressources, un ensemble d’informations et de matériels d’apprentissages centrés sur les utilisateurs ;
- Soutenir l’amélioration de la qualité des cours donnés en classe, ainsi que l’amélioration de l’enseignement public grâce à l’utilisation des TIC.
L’une des réalisations phare du Keris est probablement Edunet, centre pédagogique national, le plus important service d’information sur l’éducation en Corée, passage obligé de tous les acteurs, et tout particulièrement des enseignants et des élèves. Edunet entretient d’étroites relations avec le gouvernement central, les autorités locales et les établissements scolaires, et cherche à maximiser la satisfaction de chacun de ses partenaires en fournissant un large éventail de services d’information. C’est aussi Edunet qui s’occupe d’organiser et de gérer le système national de e-learning, afin de réduire les dépenses de cours particuliers et d’améliorer l’enseignement public. Edunet offre également un service de conseil destiné à accompagner l’adaptation des programmes à l’enseignement à distance au travers des projets Edunet Cyber Teacher, et Cyber Home Learning Service.
Le Digital Library System Support (DLS) est le système numérique des bibliothèques scolaires, construites dans les Bureaux d’éducation minicipaux ou régionaux. C’est un service accessible sur Internet, conçu comme un guichet unique, qui permet à toute bibliothèque scolaire de faire également fonction de centre de soutien pédagogique, de bibliothèque numérique, et de centre culturel.
Le KERIS développe et fournit également des contenus pédagogiques, notamment des manuels numériques, afin de promouvoir l’utilisation des TIC dans les méthodes d’enseignement / apprentissage. Le KERIS favorise par ailleurs la mutualisation et l’usage des contenus pédagogiques en travaillant à la normalisation des métadonnées. C’est également le KERIS qui a mis en place et qui gère un système de mutualisation doté d’un moteur de recherche, présentant l’ensemble des logiciels éducatifs certifiés par l’État, afin d’encourager le travail du secteur privé dans l’éducation.
Le système d’information éducatif national (National Education Information System, NEIS) est un système complet reliant tous les établissements primaires et secondaires, le ministère de l’Éducation et des Ressources humaines, ainsi que les 16 Bureaux d’éducation municipaux et régionaux et les institutions qui leur sont affiliées. Il a été conçu pour fournir via Internet un accès à toutes les informations pertinentes liées au système éducatif. Avec le NEIS, le KERIS cherche à améliorer l’efficacité de de l’administration du système éducatif dans son ensemble, à promouvoir un meilleur environnement de travail pour les enseignants, et à fournir l’information nécessaire à l’administration du système éducatif. |