L’innovation au service de la pédagogie
Pour la troisième année consécutive, les Journées nationales de l’innovation ont rassemblé personnels de l’éducation, chercheurs, professionnels de la formation et autres partenaires de l’éducation. Parmi eux, des acteurs de terrain, enseignants et personnels de direction, sont venus présenter leurs projets numériques innovants.
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Le caractère innovant des nombreux projets présentés dans les ateliers tenus en marge des conférences rythmant l’événement, réside davantage dans l’imagination des acteurs qui les portent que dans l’usage des outils numériques. Car, signe de l’entrée de la communauté scolaire dans le monde numérique, le recours à des solutions logicielles, aux espaces numériques de travail et aux ordinateurs, apparaît davantage comme le moyen d’optimiser les projets.
Au collège Jacques Prévert de Saint-Pierre-sur-Dives dans l’académie de Caen, un « flyer » frappé du QRCode du projet de classe expérimental PROTEUS, indique les adresses renvoyant sur le site de l’établissement. Depuis l’année dernière, une classe sur la durée du cycle (de la sixième à la troisième) vit une expérience originale : chaque trimestre, les élèves travaillent en groupe projet autour d’une thématique définie par l’ensemble de leurs enseignants en fonction du socle des compétences.
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Au lycée Marcel Dassault à Rochefort, sur l’ENT, les élèves peuvent participer à un serious game développé par leurs enseignants pour les aider à se former et à se motiver. Au menu, une enquête dans les bas-fonds de Chicago, prétexte à tester ses connaissances et ses savoir-faire en sciences de la vie et de la terre ou encore en géographie !
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Les troisièmes Journées de l’innovation en vidéos
Sur le site du CNDP, voir aussi :
- les conférences et tables rondes
- … ou simplement les impressions des intervenants au sortir de leurs communications
Les ENT ont 10 ans : la vérité des chiffres par Françoise Coutellier
Françoise Coutellier accompagne la Caisse des Dépôts en tant que consultante dans la mise en place et le suivi du dispositif de mesure d’audience des ENT depuis sa création. Son expertise repose tant sur sa vision des chiffres à l’échelle nationale que sur l’analyse qu’elle tire de ses échanges avec les porteurs de projet lorsqu’elle rédige les notes de synthèse.
Françoise Coutellier, qui vient d’achever avec Gilles Richard une synthèse sur les retours d’usage et l’évolution de l’audience des ENT de ces dix dernières années, nous apporte aujourd’hui son témoignage.
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Projets-ENT : Les 10 ans de l’ENT, est-ce un vrai tournant ou simplement un chiffre rond ?
Françoise Coutellier : 10 ans, c’est bien entendu l’anniversaire de l’appel à projets lancé par le Ministère de l’Éducation Nationale et la Caisse des Dépôts, très exactement en mars 2003. Mais il se trouve également que, depuis la rentrée 2011, la fréquentation globale des ENT sur l’ensemble du territoire, est devenue massive : on compte ainsi plus de 10 millions de visites de l’ENT en novembre 2011 et cette fréquentation est passée à 13 millions de visites en janvier 2013. Quant au dispositif de mesure d’audience, il entre lui dans sa neuvième année puisque les premières données datent de janvier 2005.
Projets-ENT : L’évolution a-t-elle été progressive ou par à-coups ? Depuis quand pouvons-nous dire que la démarche est vraiment lancée et pourquoi ?
Françoise Coutellier : L’évolution a été progressive, mais on peut discerner quelques paliers dans cette progression. Ainsi, l’année 2009-2010 a correspondu à une vague de déploiement importante : on passe de quelque 700 établissements déployés à plus de 1200 en fin d’année. L’année suivante, ce sont près de 800 établissements qui sont déployés et rejoignent le dispositif de mesure d’audience. Cette massification des déploiements engendre une massification de la fréquentation avec un à deux ans de décalage : c’est à peu près le temps qu’il faut pour développer des usages importants dans un ENT nouvellement déployé.
Ainsi, a-t-on atteint une masse critique d’établissements déployés dès l’année 2009- 2010 et une fréquentation de l’ENT sur l’ensemble du territoire très significative au cours de l’année 2011-2012.
Pourquoi dites-vous que la fréquentation est désormais « significative » ?
Françoise Coutellier : Le type de métrique utilisé dans le dispositif de mesure d’audience permet de comparer à la fréquentation d’autres sites Web, y compris grand public. Ainsi, selon le classement de l’OJD, avec près de 13 millions de visites en janvier 2013, l’ensemble des ENT intégrés au dispositif se classerait au 17e rang des sites les plus visités de France dans la catégorie des sites d’actualité et d’information, en compagnie de Lesechos.fr et Canal+.fr et au 27e rang des sites Web grand public, juste derrière Paruvendu.fr, Seloger.com et Servicepublic.fr (15.800.000 visites pour ce dernier). Selon le classement de Médiamétrie, les quelque 300 à 320.000 visiteurs uniques par jour de l’ensemble des ENT positionnent le projet dans le registre de fréquentation quotidienne de sites destinés aux professionnels comme VIADEO ou LinkedIn. Et pour faire un clin d’œil aux amis alsaciens, l’ENT du projet ENTEA (région et départements) reçoit mensuellement 25% de visites en plus que le site web des Dernières nouvelles d’Alsace, Dna.fr.
… et donc, quand est-il possible d’affirmer qu’un ENT « marche » ?
Françoise Coutellier : Je crains que cette question ne soit sans réponse ! Des établissements déployés depuis 2004, qui remontent des données depuis 2005, continuent chaque mois d’accroître leur fréquentation par personne… Tout se passe comme s’il n’y avait pas de « plafond » de fréquentation perceptible au bout de neuf années. Pour les curieux et les inquiets, on peut indiquer que les 50 établissements, tous projets, qui connaissent la fréquentation de leur ENT la plus importante en janvier 2013 présentent entre 28 et 54 visites par personne dans le mois.
Quels ont été dans le temps et pour chaque grande étape, les facteurs qui ont véritablement été déclencheurs ?
Françoise Coutellier : Les « styles » de déploiement adoptés par chacun des projets ne paraissent pas étrangers au développement des usages. Un déploiement rapide et massif, comme celui adopté dans les Pays de la Loire, par exemple, sur seulement trois années, et, à l’arrivée, plus de 650 établissements, paraît corrélé avec un développement rapide de la fréquentation de l’ENT. Même démarche dans les Alpes-Maritimes ou dans les Hauts-de-Seine. La fréquentation de l’ENT croît rapidement, non seulement globalement, mais également par établissement, même si certains d’entre eux peuvent rester peu actifs, voire inactifs.
Les établissements « en charge d’expérimentation », maintenus dans ce statut un peu longuement – plus de deux ans – ont davantage un effet « retardant » qu’« accélérant ». On sait l’effet « repoussoir » sur les autres établissements que peut avoir un établissement placé en situation d’expérimentation : le « transfert des innovations » ne peut aucunement être institué comme modèle de développement des usages ; c’est même souvent antinomique. En somme, opérer un déploiement « banalisé » paraît le meilleur garant de développement rapide des usages. Un paradoxe ? Peut être simplement la meilleure manière de placer les usagers dans une situation… d’usage.
Le dernier facteur favorable au développement des utilisations de l’ENT paraît être de déployer l’outil sur des plaques territoriales cohérentes, avec une continuité entre collège et lycée. Des projets comme ENTEA, PLACE, Auvergne, Midi-Pyrénées connaissent à ce titre une fréquentation importante. Les élèves de troisième passent en seconde et retrouvent un ENT familier ; les enseignants qui interviennent au collège et au lycée, les personnels qui travaillent sur plusieurs établissements utilisent la même plate-forme avec un gain notable de temps et d’efficacité ; les parents qui ont des enfants scolarisés dans différents niveaux, ne se perdent pas dans les ergonomies d’outils différents. Dans ces conditions, l’ENT devient rapidement pour les parents, pour les enseignants et pour les élèves, l’outil d’une scolarité enrichie.
Aujourd’hui quels sont les services les plus consultés et par qui ?
Françoise Coutellier : En janvier 2013, les services de vie scolaire représentent 35 % des utilisations de services : ils appellent des visites fréquentes – les notes, les absences,… – et de la part de tous les profils utilisateurs de l’ENT.
C’est ensuite le cahier de textes qui représente plus du quart de la fréquentation. Il faut y voir l’influence du caractère obligatoire de cet outil numérique depuis la rentrée 2011, mais aussi le reflet d’usages infiniment plus complexes et diversifiés que ceux de son ancêtre de papier. Ainsi, un enseignant contacté par téléphone rapportait utiliser le cahier de textes dès la préparation de son cours – il y insère les éléments qui vont être utilisés dans la séquence pédagogique – puis utilisé en cours pour par exemple projeter une vidéo, et enfin redevenu cahier de textes classique pour rendre compte des tâches conduites. Un vrai service plaque tournante ! A ranger, contrairement à ce que l’on fait parfois, parmi les services « pédagogiques » et non de « vie scolaire ».
La généralisation du cahier de textes a d’ailleurs contribué à déplacer l’essentiel du trafic de l’ENT : si le « cœur » des usages de l’ENT fut d’abord le recours aux outils de vie scolaire, puis à la messagerie avec pièces jointes, c’est désormais le cahier de textes qui marque les styles d’usages au sein de l’outil.
Le courrier électronique reste cependant important avec 20 % des utilisations de services. Il est désormais suivi par le travail collaboratif qui représente 8 % des utilisations de services.
Les ENT commencent à se déployer dans le primaire : quelle leçon peut-on tirer de l’expérience capitalisée durant ces dix dernières années ?
Françoise Coutellier : L’enseignement primaire et l’enseignement secondaire présentent des modes d’organisation très différents, qu’il s’agisse de la structuration de l’école elle-même ou du partage des compétences avec la collectivité, voire de l’accès aux ressources financières. Tirer de l’expérience du déploiement des ENT dans le secondaire, des éléments utiles au déploiement dans le primaire n’est donc pas chose simple.
Tout se passe comme si l’ENT était avant tout un outil « social » : il ne peut être intégré, approprié qu’en « collant » à la réalité organisationnelle de son cadre de déploiement. Ainsi le « blog de classe » qui fonctionne bien dans le primaire à davantage de mal à exister dans le collège ; la convergence des parents sur le cahier de textes dans le secondaire, n’a pas tout à fait le même sens dans le primaire, où il est plutôt carnet de leçons. Peu de points comparables donc.
On peut conserver à l’esprit les remarques concernant la stratégie de déploiement – caractère rapide et massif du déploiement, etc. – mais il semble que les similitudes s’arrêtent là.
Et demain, quels enjeux pour les ENT ?
Françoise Coutellier : Le premier objectif me paraît être de couvrir ce qu’on peut appeler les « zones blanches ». Il demeure en effet des territoires qui ne disposent pas d’un déploiement collectif des ENT, sous un mode partenarial ou sous d’autres modes de déploiement. Ceci peut être en train de créer – ou d’entretenir – une inégalité entre territoires qui ne manque pas de pénaliser les élèves qui résident dans ces zones blanches.
Il existe aussi des projets – en petit nombre – qui connaissent une fréquentation médiocre de l’ENT. L’expérience acquise sur la majorité des projets qui présentent désormais une fréquentation intense, doit permettre de comprendre les facteurs à l’origine des difficultés rencontrées ici et là. Curieusement, on entend parfois davantage parler de ces projets qui fonctionnent mal que de ceux qui fonctionnent : on aime bien parler de la pluie plutôt que du beau temps…
Le second enjeu paraît être de mieux partager entre projets actifs et projets en démarrage, les stratégies utiles à un développement rapide des usages. On a déjà noté quelques éléments : déployer rapidement sur deux à quatre ans au maximum ; déployer collectivement, c’est-à-dire dans le cadre des partenariats prévus par l’appel à projets initial : les projets trop spécifiques, trop « intimes », insuffisamment partagés, ont une espérance de vie moindre ; enfin bien présenter l’ENT comme un outil polyvalent à « appropriation variable » : il n’existe pas de « bon usage » de l’ENT, il n’existe pas d’usages « prescrits », ni d’usages « nobles »… Une bonne appropriation de l’outil repose sur la perception de cette polyvalence, de cette pluralité d’usages qu’il permet.
Plus largement, et c’est peut-être le troisième enjeu, il faut se doter d’une connaissance commune de la fréquentation effective de l’ENT – ce qu’on en fait, ce que cela produit,… C’est semble-t-il ce à quoi le ministère en charge de l’éducation nationale s’est attelé à travers le projet EVALuENT. C’est aussi ce à quoi contribue la mise en œuvre du dispositif de mesure d’audience qui met en commun des plans de marquage pour les quelques 9 plateformes en usage, et contribue ainsi à un « langage » unifié et une culture commune de l’ENT. Jusqu’à présent, les données sont restées la « propriété » de chaque projet, au sens où des données plus collectives n’étaient pas mises en commun.
L’état de maturité de la grande majorité des projets est aujourd’hui telle que le moment est peut-être venu de mettre en commun ces informations sur une base de volontariat, au sein, par exemple, d’un dispositif plus collectif de type « open data ».
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ENT et usages pédagogiques, les remontées du terrain
Du 19 au 21 mars dernier, s’est tenue à Enghien-les-Bains la cinquième édition des NetJournées consacrées aux usages sur l’ENT ! L’occasion pour ITOP de présenter les évolutions de sa solution ENT mais davantage encore de donner la parole à ses utilisateurs. Trois journées placées sous le signe des échanges, du partage mais aussi de la fête puisque l’éditeur fêtait sa dixième année d’existence !
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En ouverture des NetJournées, un voyage de presse a permis d’aller à la rencontre des utilisateurs sur le terrain, avant-goût de la journée du mercredi consacrée aux usages à travers les 200 ateliers animés par ceux, membres de la communauté éducative, qui vivent et font l’ENT au quotidien.
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En immersion dans une classe de mathématiques avec des élèves de sixième et leur professeur dans un établissement numérique du Val d’Oise, au collège Lucie Aubrac à Argenteuil
Assister au déroulement du cours de géométrie a illustré combien l’ENT n’est pas seulement un espace d’échanges et de communication mais est également l’intégrateur d’un ensemble d’outils et de services numériques mis à la disposition de la pédagogie.
À tour de rôle, les élèves viennent représenter schématiquement au tableau une figure géométrique validée par l’enseignant qui vérifie ainsi qu’ils ont bien compris la consigne. Ils s’installent ensuite à une table pour dessiner la figure selon les règles de l’art avec les outils ad hoc (crayon, équerre, rapporteur, compas et double décimètres, etc.).
Les constructions sont filmées, ce qui permet aux élèves restés à leur place de voir projeté au tableau la démarche suivie et les gestes effectués pour réaliser une bonne figure. Une petite dizaine d’élèves se succède ainsi et exécute à chaque fois une figure différente. Au terme de la séquence, les petites vidéos de ces figures validées par l’enseignant sont, par un simple glisser-déposer, chargées sur le cahier de textes de l’ENT. Dès lors, les élèves pourront les visionner à tout moment, en rentrant chez eux le soir ou dans quelques semaines, pour préparer un contrôle et se remémorer la nature et la forme des figures géométriques étudiées ce jour-là, avec les bons gestes et l’outil adapté.
L’expérience démontre que l’ENT offre un espace dans lequel, assez rapidement, chacun de ses membres peut trouver sa place et tenir un rôle actif.
Les élèves, premiers utilisateurs !
Les échanges avec la classe qui ont suivi cette présentation ont d’ailleurs permis de constater que l’ENT faisait désormais partie intégrante de l’environnement naturel de l’élève. Les collégiens le présentent eux-mêmes comme un outil facilitant l’organisation de leurs déplacements (emplois du temps, restauration scolaire et gestion des heures de permanence en cas d’absence des professeurs) et de leur travail dans et hors les murs de l’établissement (consulter le cahier de textes en ligne pour prendre connaissance des devoirs ou rattraper les cours en cas d’absence). Ils utilisent aussi les espaces de ressources mis à leur disposition (comme un dictionnaire encyclopédique qu’ils jugent plus fiables que ses avatars sur Internet ou un service de cours et d’exercices pour revoir, réviser ou apprendre sur l’ENT toute notion du programme de chaque discipline – Maxicours).
C’est enfin l’occasion d’échanger avec leur professeur s’ils n’ont pas compris tel ou tel point du programme ou du cours. Néanmoins, à la question, s’ils passent par l’ENT pour échanger entre eux, les élèves répondent en chœur utiliser plutôt les réseaux sociaux… !
De son côté, l’enseignant s’est également approprié l’outil (le dispositif de captation en est le meilleur exemple).
Selon lui, préparer ses cours n’est pas plus long ou plus compliqué avec l’ENT et développe une pratique de partage des ressources et des séquences entre collègues du collège qui est plutôt stimulante. Au collège Lucie Aubrac, une communauté des professeurs de Mathématiques s’est ainsi constituée autour de ses six membres. Dans d’autres disciplines, celles où les enseignants sont moins nombreux, la possibilité offerte par l’ENT de pouvoir échanger avec des collègues d’autres établissements permet d’enrichir sa pratique. Car c’est le constat posé par les différents interlocuteurs rencontrés lors de cette visite : l’ENT facilite les échanges et le partage ! Chacun a d’ailleurs insisté sur le fait que, depuis la mise en place de l’ENT, ils échangent bien plus entre eux !
Enrichir la relation avec les parents
Si la messagerie demeure le service le plus fréquemment utilisé par les parents au collège Lucie Aubrac, facilitant notamment la prise de rendez-vous, l’enseignant ne la perçoit pas comme une intrusion dans son travail (à condition de fixer au départ les règles de relations courtoises) mais plutôt comme une occasion d’expliquer ce qui est fait en classe.
C’est encore plus vrai en maternelle, comme l’a exprimé et illustré un directeur d’établissement lors d’un atelier du mercredi présenté lors des NetJournées autour des usages sur l’ENT. Il est important de « pouvoir mettre des mots et des images sur les activités réalisées en classe », perçues par de nombreux parents comme seulement ludiques ! L’ENT devient un espace vitrine sur lequel l’enseignant peut illustrer concrètement aux parents les compétences pédagogiques attendues (la notion de motricité fine par exemple était présentée sur l’ENT par un film mettant en scène un enfant transvasant, à l’aide d’une pince, de petits objets d’un récipient à un autre). Illustrer les difficultés de l’enfant ou au contraire son aisance dans différents types d’exercices auxquels les parents peuvent avoir accès sur l’ENT, c’est redonner du sens au rôle de l’enseignant. C’est aussi, en montrant les enjeux de chaque apprentissage, responsabiliser les familles !
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Plus d’informations
- Anper95, l’ENT du Val d’Oise
- Site des NetJournées 2013
- Sur les usages de l’ENT découverts lors du voyage de presse, voir aussi le reportage de Ludovia.com, « Continuité du numérique à l’école : une priorité du Val d’Oise »
Le printemps du numérique
Mars n’est plus seulement le mois de l’arrivée du printemps, depuis quelques années, c’est aussi celui de deux grands rendez-vous du numérique : à une semaine d’intervalle, les cinquièmes netjournées et les dix-huitièmes rencontres de l’ORME proposent des journées d’échanges et de découvertes autour de cette thématique.
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Pour plus d’informations,
netjournées (Enghien les Bains) les 19, 20 et 21 mars prochains
- Consulter le programme
- Participer à la manifestation (s’inscrire)
(voir le site dédié)*
ORME 2.13 (Marseille) les 28 mars et 29 mars prochains
- Voire le programme
- Participer à la manifestation (inscriptions)
Déploiement du THD et renforcement des usages numériques dans les écoles
Dans l’esprit de la stratégie impulsée par Vincent Peillon fin 2012, « faire entrer l’école dans l’ère du numérique », le Ministère de l’Éducation nationale (MEN) et la Caisse des Dépôts (CDC) ont signé le 18 janvier dernier une convention pour « développer le très haut débit et les usages numériques à l’École ».
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Si le raccordement au Très Haut Débit (THD) constitue une condition sine qua non au développement des usages numériques, le nombre et la dissémination des écoles sur le territoire (53.000 écoles dans 24.000 communes) justifient un partenariat dans lequel la CDC, acteur par essence de l’aménagement du territoire et accompagnateur des collectivités locales, doit pouvoir favoriser et faciliter les projets et leur mutualisation.
La question n’est pas simplement technique, elle concerne aussi les usages ! Le partenariat avec le MEN permettra de poser les problématiques de diffusion, d’accessibilité et de production des ressources qui impliquent naturellement tous les acteurs économiques de la filière du numérique éducatif.
Enfin, la Convention prévoit de renforcer le numérique dans les collèges (à ce jour, les usages numériques de près de 600 d’entre eux, équipés d’un ENT, sont suivis par le dispositif de mesure d’audience proposé par la CDC) avec la création de collèges numériques pilotes (3 à 5 selon Le Café Pédagogique, « Expresso du 21 janvier 2013« ).
Un engagement qui projette durablement le numérique à l’école et qui augure de multiples réflexions et actions à venir dans les territoires !
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- Lire le Communiqué de presse (à télécharger ici).
- Sur la stratégie numérique de Vincent Peillon, lire aussi , « Vincent Peillon dévoile sa stratégie numérique pour l’école » (Projets-ENT.com).
Enseignants et ENT, témoignages d’usages
Les enseignants sont de plus en plus nombreux à témoigner de leurs usages numériques en classe. Voici donc, sous la forme d’articles ou de vidéos, un florilège de quelques-unes des interviews relayées sur la toile ce mois-ci !
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Dans la foulée du second opus de Pascal Faure consacré aux usages pédagogiques sur l’ENT lorrain, PLACE des lycées (qui venait compléter, paru en 2011, celui consacré aux collèges), le site Ludovia a rencontré deux enseignants qui depuis quatre ans l’utilisent au quotidien.
Outre les usages administrativo-pédagogiques (appel, relevé de notes, cahier de textes, etc.), les deux enseignants utilisent l’ENT pour dynamiser les échanges et rendre les élèves plus participatifs et donc plus autonomes dans le travail hors les murs :
Tous deux utilisent l’ENT de manière pédagogique pour organiser des groupes de travail entre élèves, des discussions via des forums, déposer des documents pour préparer un cours ou encore récupérer des devoirs écrits de leurs élèves.
Une approche liée également au fait que les enseignants ne disposent pas toujours dans leurs classes du matériel informatique suffisant pour se connecter à l’ENT ! Il n’en demeure pas moins que l’existence d’un espace commun à tous les membres de la communauté éducative en accroît et enrichit les échanges. La communication n’est désormais plus un vain mot :
(…) d’après nos deux enseignants, cela encourage les élèves à davantage communiquer.
Ils envoient plus facilement un mail à leurs professeurs pour dire qu’ils n’ont pas compris une notion ou pour demander un délai supplémentaire pour rendre leurs devoirs ! Une communication est établie aussi par l’usage de l’ENT au travers des forums ; en éducation civique, Bruno met en place ce type d’outils : « les élèves ont 15 jours pour discuter d’un sujet en vue de préparer un débat (…). Cela marche très bien, les élèves discutent entre eux et je n’interviens quasiment pas ».
Au terme de l’entretien, à la question si on leur enlevait l’ENT, les deux enseignants s’écrient en chœur : « on pleure », avant de préciser qu’il leur serait désormais très difficile de s’en passer !
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A Paris, qui vient de lancer son ENT, Paris classe numérique, la dimension communautaire est mise en avant par ses utilisateurs. L’enseignante de mathématiques interrogée rappelle que « l’informatique constitue un vecteur très important pour les élèves » et créée une « grande synergie dans la classe« . Mais l’ENT permet aussi de rester connectés grâce à un dispositif qui structure les échanges.
Qu’est-ce qu’un espace numérique de travail… par mairiedeparis
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Les usages de l’ENT ne sont pas limités aux collèges et aux lycées. Depuis quelques mois, le déploiement d’ENT du primaire devient significatif. Expérimenté depuis avril 2012, l’ENT des écoles primaires d’Issy Les Moulineaux est entré dans la phase de généralisation. Comme dans les deux précédents exemples, c’est la possibilité offerte de travailler hors les murs et « hors temps scolaire » qui emporte l’adhésion des enseignants.
L’école de demain déjà à Issy par issy-tv
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Plus d’informations
- Sur l’ENT PLACE :
Pascal Faure, Guide pratique des usages pédagogiques en collège, ITOP 2011
Pascal Faure, Guide pratique des usages pédagogiques en lycée, ITOP 2012
Sur le site de Ludovia, Et vous, vous utilisez l’ENT ? Témoignage d’enseignants convaincus
Voir enfin, le dossier consacré à l’ENT PLACE par Projets-ENT
- Sur l’ENT parisien :
Depuis janvier 2013, 83 collèges et 13 lycées municipaux parisiens sont équipés d’Espaces Numériques de Travail (ENT). La généralisation est prévue pour mars 2015 en plusieurs vagues.
- Sur l’ENT isséen :
Lire la présentation sur le site de la commune et aller sur le site entecoles.ville-issy.fr (voir le schéma présentant l’ENT au centre de la collectivité).
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ENT’Auvergne : un dispositif local d’évaluation des usages
Les académies sont de plus en plus nombreuses à développer leurs propres outils d’évaluation à des fins de pilotage et d’observation de l’évolution des usages sur l’ENT. Lors de la dernière Journée Porteurs de Projets tenue au Salon Educatice 2012 (23 novembre à Paris), l’académie de Clermont-Ferrand a présenté les objectifs et modalités de mise en œuvre de sa démarche dans le cadre du projet ENT’Auvergne.
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Construire une stratégie d’évaluation
Dans le cadre du développement et de l’accompagnement des usages de l’ENT, les porteurs de projets de l’ENT’Auvergne ont mis en place des outils pour identifier, évaluer et mutualiser les usages et bonnes pratiques observés sur le terrain. Une approche qualitative qui vient enrichir les indicateurs quantitatifs fournis par les dispositifs d’évaluation nationaux.
- L’EPAT (Espace de pilotage Académique Territorial)
A partir des données statistiques fournies par le dispositif national de mesure d’audience de la Caisse de Dépôts et EVALuENT du Ministère de l’Education nationale, l’EPAT organise un recensement des usages de l’ENT dans chaque établissement restitué ensuite sous la forme d’une « fiche automatisée ». Deux fois par an, une synthèse est mise à la disposition des établissements et des personnes qui ont la charge de cette évaluation dans toute l’académie : un tel document permet d’amorcer la réflexion avec les équipes dans les établissements sur les usages de l’ENT au quotidien !
- Bilans des usages ENT des établissements
Ce dispositif de collecte de ressources des usages de l’ENT combine auprès des établissements la mise en ligne d’un questionnaire et une visite (sur l’année scolaire 2011-2012, plus de cent collèges et lycées sont ainsi entrés dans le dispositif). Ces échanges permettent d’amorcer un « bilan d’usages des ENT » qui est ensuite partagé avec les autres établissements et avec les personnels des corps d’inspection.
- Audits des établissements autour de l’ENT
Dans un premier temps, ces audits ont été réalisés dans des établissements qui avaient des projets particuliers (les retours de l’expérimentation des manuels numériques en collège et en lycée par exemple) : l’occasion de découvrir quels usages émergent et comment en tirer des typologies spécifiques. Sur l’année scolaire 2011-2012, une vingtaine d’établissements ont ainsi été audités et visités. Les synthèses et conclusions de ces travaux sont désormais consultables par l’ensemble des parties prenantes du projet sur un espace de travail collaboratif figurant sur l’ENT.
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Le dialogue a renforcé les échanges et enrichi les dispositifs d’évaluation
L’écoute et la proximité avec le terrain mais aussi l’implication d’un nombre d’acteurs et utilisateurs de l’ENT toujours plus grand contribuent à faire évoluer les dispositifs d’évaluation des usages de l’ENT’Auvergne. Parmi eux, notons la mise en place d’un groupe de pilotage stratégique dont les missions encadrent aussi bien les usages de l’ENT que la conduite du changement, avec à chaque fois un volet consacré à l’évaluation des pratiques dans les établissements. A la DATICE, une personne est désormais chargée de l’évaluation pour coordonner les remontées du terrain. Notons encore, la coordination avec les missions des corps d’inspection des remontées d’évaluation des usages de l’ENT sur le terrain.
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Les partenaires académiques et territoriaux souhaitent désormais contractualiser avec le Ministère de l’Education nationale afin que leur démarche puisse devenir fédératrice dans toute l’Académie. Enfin, dans cette même logique de mutualisation, les acteurs du projet réfléchissent à la mise en place d’un système d’information partagé avec tous les acteurs de l’ENT et de la communauté scolaire.
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Plus d’informations :
- Sur Projets-ENT, lire le dossier ENT’Auvergne.
L’ENT dans tous ses usages pédagogiques
La dernière édition de la Journée des porteurs de projets ENT rituellement organisée dans le cadre du Salon Educatice-Educatec a été marquée par la présence et les interventions d’enseignants qui en collège et en lycée vivent l’ENT au quotidien !
Le Ministère de l’Education Nationale (MEN) et la Caisse des Dépôts (CDC), qui avaient également convié les entreprises qui proposent des services numériques, ne pouvaient mieux célébrer l’entrée de l’ENT dans sa 10ème année !
Successivement, Christophe, Michel, Laurence et Sandrine ont ainsi témoigné de leurs pratiques pédagogiques sur l’ENT, espace de travail, d’échanges et de partage.
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L’ENT de …
- Christophe : En primaire, des parcours de remédiation personnalisés et interactifs
- Michel : En physique-chimie, cours en ligne, Wiki et carnet de bord des élèves
- Laurence : En langues vivantes, l’ENT facilite l’autonomisation des élèves
- Sandrine : L’espace du professeur documentaliste, lieu de rencontres et d’échanges sur l’ENT
- Mélanie : Les chiffres des usages de l’ENT (infographie)
ENT et usages, questions en suspens
- En Pays de Loire, le rectorat alimente un site de partage des usages pédagogiques sur l’ENT
- Ce qui a changé avec l’ENT !
D’autres territoires, d’autres exemples
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EDUNAO : un MOOC à l’Européenne en cours de création par Cyril Bedel, son fondateur
Si les principales plates-formes sont américaines, on trouve aujourd’hui sur les MOOC des cours dispensés par des professeurs de l’université de Hong Kong ou l’école Polytechnique de Lausanne. Cyril Bedel présente ici EDUNAO, un projet de MOOC européen.
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Projets-ENT : Votre MOOC s’appelle EDUNAO. Pouvez-vous nous le présenter ?
Cyril Bedel : Notre plate-forme est un prestataire de service européen d’enseignement supérieur de qualité. Des professeurs d’universités et grandes écoles viendront y dispenser leur enseignement sous la forme de vidéos, assorti de nombreux outils pédagogiques. On laissera au professeur le soin d’apporter son savoir, son expertise et son expérience pédagogique que nous enrichissons avec lui des nombreuses spécificités de l’apprentissage en ligne. On demande simplement à chacun de répondre à trois critères : être passionné par sa matière, passionnant pour ses élèves et reconnu par ses pairs.
Projets-ENT : Où en êtes-vous ?
Cyril Bedel : Nous avons monté la structure et prévoyons de présenter EDUNAO en ligne en février pour une diffusion des enseignements au printemps. Dans un premier temps, une dizaine de cours sera disponible sur www.edunao.com.
Projets-ENT : Pensez-vous que l’université – française notamment – est prête à prendre ce virage ?
Cyril Bedel : Il n’y a pas un seul type d’université et de professeur. La réalité, c’est que certains sont pour, d’autres réticents. Pour l’instant, nous travaillons avec ceux qui le souhaitent.
Projets-ENT : Le ministère de l’Enseignement Supérieur annonce la création de France Université Numérique (FUN) et prévoit de mettre en ligne 20% des cours des universités en ligne d’ici 2017…
La réalité, si j’ai bien compris la LRU, c’est que les moyens sont dans les universités, mais ce serait une bonne nouvelle que la Ministre puisse soutenir économiquement les Universités qui souhaitent s’engager. Notre plate-forme porte finalement deux casquettes en ce qui concerne l’enseignement : d’une part, elle offre aux universités une structure prête à l’usage, certaines ont commencé à travailler avec nous, et d’autre part, elle permet aux professeurs de réfléchir posément à l’évolution de leurs cours, sans les contraintes de leur structure d’appartenance ou de référence.
Projets-ENT : Le principe sera-t-il le même que celui des plates-formes américaines ?
Cyril Bedel : Oui dans le principe, même si nous considérons que les professeurs disposent en Europe d’un savoir-faire pédagogique spécifique formidable ! Nous invitons les professeurs à repenser l’engagement des élèves, le partage entre élèves, le système d’évaluation des uns par les autres et la certification. Nous travaillons notamment à l’élaboration d’outils permettant d’optimiser l’apprentissage collaboratif.
Projets-ENT : Qu’est-ce que ce MOOC européen aurait-il de différent des plates-formes américaines ?
Cyril Bedel : La différence principale réside dans l’approche des professeurs. Aux Etats-Unis, l’enseignement est très analytique et la pédagogie largement engagée dans une logique d’apprentissage de connaissance et de validation des acquis, à quelques exceptions près. La France, et l’Europe en générale, est plus ouverte à la formation des esprits. Pour vous donner un exemple, Michel Serres, qui a contribué à notre réflexion, rapporte qu’aux Etats-Unis, certains élèves demandent ce qu’est une bonne dissertation et s’étonnent de s’entendre répondre qu’il n’y a pas de réponse univoque.
Projets-ENT : Qu’est-ce qui vous a motivé à vous lancer dans l’aventure ?
Cyril Bedel : Les MOOC ont réussi à faire bouger les frontières d’accès au savoir. Aujourd’hui, des contraintes académiques, géographiques, sociales, économiques filtrent l’accès au savoir. Avec l’enseignement en ligne, ça va changer et je veux servir les acteurs de l’enseignement supérieur qui veulent participer à cette évolution, comme les étudiants qui sont mobilisés pour apprendre, et les entreprises qu’ils intéressent mais qui rencontrent des difficultés à les rencontrer.
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Le succès des MOOC ou l’université gratuite…
… et à portée de clic !
En seulement quelques années, les MOOC sont devenus un mode d’apprentissage incontournable aux Etats-Unis. Gratuits, ces cours en ligne sont accessibles depuis n’importe où, mettant le savoir des grandes universités américaines à portée de tous.
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L’abréviation reste largement méconnue sous nos horizons. Mais outre Atlantique, peu nombreux sont ceux qui ignorent ce que MOOC (prononcer « Mouc ») signifie : Massive Online Open Course. Les traductions, elles aussi, tâtonnent… Il s’agit de cours interactifs proposés en ligne sur des plates-formes souvent montées en partenariat avec de grandes universités. Ils sont ouverts à tous, gratuits et parfois sanctionnés par un examen payant.
Selon une récente étude*, plus de 6,7 millions d’étudiants américains suivent aujourd’hui ces cours en ligne. Economie, droit, physique, électronique, nutrition, génétique, écriture de chansons, etc. : tout s’y enseigne et les plates-formes fleurissent. La principale d’entre elles, Coursera, revendique 2,2 millions de participants, plus de 200 cours disponibles et 33 partenaires parmi lesquelles de prestigieuses universités comme Columbia, Stanford ou Princeton.
Les chiffres donnent le vertige et pourtant, l’histoire des MOOC est très récente. Tous les observateurs s’accordent à faire débuter la saga en novembre 2011, quand Sebastian Thrun, professeur à Stanford, dispense son premier enseignement en ligne. 160 000 étudiants s’inscrivent pour suivre le cours consacré à l’intelligence artificielle et parmi eux, 23.000 vont jusqu’au bout et voient leurs connaissances validées par un certificat. Le premier MOOC était né.
(… raconte son histoire en vidéo)
Aujourd’hui, l’initiative a fait des petits et l’on dissocie deux genres de MOOC. Ce que l’on a décrit jusqu’ici correspond au xMOOC : le contenu du cours est déjà prévu à 100%, comme dans l’enseignement universitaire traditionnel. Il existe aussi le cMOOC – C pour « connectiviste » – qui propose des contenus provenant de personnes d’origines diverses et dans lequel les échanges font partie intégrante de la formation. Dans tous les cas, le format reste généralement le même : des vidéos de 7 à 30 minutes (rarement plus), des exercices et un forum sur lequel les étudiants peuvent échanger. Tout cela réparti sur plusieurs semaines d’apprentissage.
Finalement, le MOOC ressemble à une salle de classe mondiale, dans laquelle un même cours peut être suivi par un étudiant diplômé d’une grande université américaine, un retraité européen et un brillant Africain tant en devenir qu’en mal d’université classique. D’ailleurs, nombreux sont les participants aux MOOC issus de pays émergents tels que la Chine, l’Inde ou le Brésil : une formidable opportunité d’accéder à un savoir jusqu’ici financièrement et géographiquement inaccessible, mais aussi, peut-être, de trouver un travail.
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Pour aller plus loin :
Quelques MOOC
Enquête menée par le Babson Survey Research Group :
Dans la presse
- New York Times, « Students Rush to Web Classes, but Profits May Be Much Later »
- Le Figaro – étudiant « Les facs françaises se lancent dans la bataille du numérique »
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* Enquête « 2012 Survey of Online Learning » menée par Babson Survey Research Group.
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Cyril Bedel

