… et à portée de clic !

En seulement quelques années, les MOOC sont devenus un mode d’apprentissage incontournable aux Etats-Unis. Gratuits, ces cours en ligne sont accessibles depuis n’importe où, mettant le savoir des grandes universités américaines à portée de tous.

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L’abréviation reste largement méconnue sous nos horizons. Mais outre Atlantique, peu nombreux sont ceux qui ignorent ce que MOOC (prononcer « Mouc ») signifie : Massive Online Open Course. Les traductions, elles aussi, tâtonnent… Il s’agit de cours interactifs proposés en ligne sur des plates-formes souvent montées en partenariat avec de grandes universités. Ils sont ouverts à tous, gratuits et parfois sanctionnés par un examen payant.

Selon une récente étude*, plus de 6,7 millions d’étudiants américains suivent aujourd’hui ces cours en ligne. Economie, droit, physique, électronique, nutrition, génétique, écriture de chansons, etc. : tout s’y enseigne et les plates-formes fleurissent. La principale d’entre elles, Coursera, revendique 2,2 millions de participants, plus de 200 cours disponibles et 33 partenaires parmi lesquelles de prestigieuses universités comme Columbia, Stanford ou Princeton.

Les chiffres donnent le vertige et pourtant, l’histoire des MOOC est très récente. Tous les observateurs s’accordent à faire débuter la saga en novembre 2011, quand Sebastian Thrun, professeur à Stanford, dispense son premier enseignement en ligne. 160 000 étudiants s’inscrivent pour suivre le cours consacré à l’intelligence artificielle et parmi eux, 23.000 vont jusqu’au bout et voient leurs connaissances validées par un certificat. Le premier MOOC était né.

Sebastian Thrun

(… raconte son histoire en vidéo)

Aujourd’hui, l’initiative a fait des petits et l’on dissocie deux genres de MOOC. Ce que l’on a décrit jusqu’ici correspond au xMOOC : le contenu du cours est déjà prévu à 100%, comme dans l’enseignement universitaire traditionnel. Il existe aussi le cMOOC – C pour « connectiviste » – qui propose des contenus provenant de personnes d’origines diverses et dans lequel les échanges font partie intégrante de la formation. Dans tous les cas, le format reste généralement le même : des vidéos de 7 à 30 minutes (rarement plus), des exercices et un forum sur lequel les étudiants peuvent échanger. Tout cela réparti sur plusieurs semaines d’apprentissage.

Finalement, le MOOC ressemble à une salle de classe mondiale, dans laquelle un même cours peut être suivi par un étudiant diplômé d’une grande université américaine, un retraité européen et un brillant Africain tant en devenir qu’en mal d’université classique. D’ailleurs, nombreux sont les participants aux MOOC issus de pays émergents tels que la Chine, l’Inde ou le Brésil : une formidable opportunité d’accéder à un savoir jusqu’ici financièrement et géographiquement inaccessible, mais aussi, peut-être, de trouver un travail.

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Pour aller plus loin :

Quelques MOOC

Enquêtes :

Dans la presse

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* Enquête « 2012 Survey of Online Learning » menée par Babson Survey Research Group.

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