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BETT 2012, bilans et perspectives

BETT 2012, bilans et perspectives

Rendez-vous désormais traditionnel des professionnels pour l’innovation et les technologies dans l’éducation, le BETT Show (Bristish Education Training and Technology) s’est tenu en janvier dernier à Londres.

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Philippe Méro, PM Conseil, qui a accompagné la délégation française sur le plus grand salon international de l’éducation numérique revient sur les « must » du cru 2012.

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Projets-ENT : Quels étaient les acteurs français présents sur le BETT  2012 ?

Philippe Méro : Rappelons d’abord que la France est présente sur le BETT Show depuis l’édition 2008. Le pavillon français est porté par des partenaires, dont le Ministère de l’Education nationale, Ubifrance et trois opérateurs, la Chambre de Commerce et de l’Industrie de Paris, le pôle de compétitivité Cap Digital et PM Conseil. Comme chaque année,  nous accompagnons une dizaine d’entreprises françaises (voir le détail dans l’encadré ci-dessous).

Projets-ENT : Quelles sont les enseignements marquants de cette édition ?

Philippe Méro : C’était la dernière fois que le BETT Show se déroulait à Olympia. L’édition 2013 change de lieu mais aussi de calendrier (elle se tiendra du 30 janvier au 2 février 2013 – NDLR) ! Au cours de l’édition 2011 on pouvait avoir le sentiment que le marché accusait le coup, et notamment suite à des changements d’orientation budgétaire et des modifications dans l’organisation des structures en charge de la politique numérique (et notamment la suppression du BECTA). Le BETT 2012 a renoué avec une dynamique et des acteurs très impliqués à l’image de tous ceux qui sont venus nous rencontrer sur le pavillon Français.

Projets-ENT : Si l’on regarde du côté français, et notamment des entreprises qui vous ont accompagné à Londres, que constatez-vous?

Philippe MéroCette année, on a assisté à un renouvellement des entreprises présentes sur le pavillon : 6 des 10 sociétés qui nous ont accompagné venaient pour la première fois au BETT, et il s’agissait pour une grande part de petites structures innovantes, type startup, en phase de développement ou même encore en train de développer des prototypes. Elles sont venues au BETT pour sentir le marché, prendre des contacts et, si possible, engager des discussions commerciales ! Leur présence est à la fois le signe d’un renouvellement et d’un enrichissement de l’offre dans l’éducation numérique, mais c’est aussi le signe que ces nouveaux acteurs intègrent tout de suite l’international dans leur stratégie de développement. Auparavant, c’était plutôt les entreprises déjà bien implantées en France qui venaient au BETT Show, étape de leur réflexion d’un déploiement à l’international.

Projets-ENT : … et du côté britannique ?

Philippe Méro :  Ce qui a frappé les observateurs français, c’est le dynamisme du secteur numérique éducatif qui s’affiche au BETT Show. Il s’exprime en volume ! Pensez que les membres du BESA (soit environ 300 entreprises) représentent plus de 400 millions de £ de revenu export ! Après les incertitudes de l’année dernière, après l’arrêt du BECTA, on sent que le secteur est reparti avec plus de vigueur et  l’engagement massif du secteur privé dans le secteur. Par exemple, des fonds d’investissement s’impliquent de plus en plus dans le numérique éducatif. Le dynamisme de ce secteur repose sur tout un écosystème qui participe au financement du numérique dans l’éducation.

Projets-ENT : Quelle est la place des ENT au BETT ?

Philippe Méro : Au Royaume Uni, le marché national des ENT est arrivé à maturité : 93 % des secondary schools sont équipées d’une Learning Platform, taux qui descend à 67% pour les primary schools. Parmi les nouveautés de cette édition, on peut souligner la montée en puissance de Frog qui a récemment signé un marché de généralisation avec les écoles de Malaisie (à lire sur le Frog Blog).

Un très gros contrat au regard des nouvelles règles imposées récemment par le Ministère de l’éducation britannique qui a délégué les budgets d’équipement aux écoles. Désormais, les éditeurs de Solution vont donc devoir modifier leur approche commerciale, puisque aussi bien en termes de marketing que de vente, ils vont devoir désormais démarcher les écoles individuellement pour emporter des marchés ! 

Projets-ENT : Pourquoi est-il important pour une entreprise française de venir au BETT ?

Philippe Méro : Être présent au BETT Show, c’est passer à une autre dimension, se positionner au cœur du marché mondial dont, on l’a vu, les britanniques occupent une grande place. C’est aussi l’occasion de faire son benchmark, de voir d’autres modèles économiques, de faire des rencontres. Cela leur donne de la crédibilité, ça les aide au moins pour structurer et construire leur positionnement à l’échelle nationale.

BESA (British Educational Suppliers Association) :
Organisation regroupant tous les acteurs industriels britanniques du marché de l’éducation numérique. 

BECTA (British Educational Communications Technology Agency) :
Agence gouvernementale britannique spécialisée dans le numérique éducatif.

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Le BETT Show 2012 en chiffres
  • 31.500 visiteurs
  • 9.000 visiteurs hors Royaume-Uni (soit 28% de l’ensemble)

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Les partenaires

  • le Ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative – soutien global au projet
  • la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris – organisation logistique
  • le pôle de compétitivité Cap Digital Paris Région – communication, relais auprès de la filière numérique
  • PM Conseil – coordination globale du projet
  • Ubifrance – soutien à l’export aux entreprises

Les entreprises françaises sur le BETT

  • 4N Media
  • AWABOT
  • ERDENET
  • DASSAULT SYSTEMES
  • EDUMEDIA
  • ISI
  • ITOP
  • MILLIWEB
  • MULTI CAM
  • VISION OBJECTS

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