Le Conseil général de Haute-Loire et l’ENT
Comme ses trois collègues des Départements auvergnats, Gérard ROCHE, président du Conseil général de Haute-Loire, s’est plié au jeu des questions qui font la spécificité de son territoire.
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Quel est le rôle de votre collectivité dans le déploiement des ENT en Haute-Loire ?
Gérard ROCHE : Le Conseil général de la Haute-Loire, en partenariat avec le Rectorat, s’est directement engagé dès 2005 à mettre en place un Environnement Numérique de Travail (ENT) pour chaque collégien. Pour le Département, cet engagement dans de nouveaux outils de travail, de communication, d’acquisition et de partage des connaissances est complémentaire à son action en faveur de l’aménagement numérique des territoires. En effet, le Conseil général estime que la mise en œuvre d’infrastructures pour l’accès à Internet haut débit et l’offre de services numériques vont de paire. Il a organisé le plan de déploiement de l’ENT sur la Haute-Loire en accompagnant de manière cohérente chaque établissement. À ce titre, il a porté une attention toute particulière à la desserte par ADSL de chaque établissement, le câblage des bâtiments, la mise en réseau des postes, la sécurisation du système d’information, apportant une dotation spécifique de 10.000 € à chaque collège démarrant l’ENT (en plus du plan pluriannuel 2008/2010 de financement d’1 poste pour 3, représentant à lui seul 655.000 €). Ce plan d’action très volontariste et d’ensemble s’est très vite traduit par une accélération du rythme des démarrages de l’ENT, et ceci dès 2008. Mi-2010, tous les collèges publics de la Haute-Loire avaient été accompagnés par les équipes de Conseil général et du Rectorat, et l’ENT était complètement opérationnel. Le Conseil général a ainsi créé toutes les conditions favorables à ces services innovants pour tous nos jeunes collégiens.
Quelle est la spécificité de votre territoire dans ce dispositif (contexte, enjeux, attentes) ?
Gérard ROCHE : En 1er lieu, le contexte : la Haute-Loire est un département rural composé d’établissements de taille diverses. 22 collèges publics et 19 collèges privés accueillent environ 11.000 collégiens. Il existe aussi une collaboration remarquable et efficace entre les différents partenaires. L’ENT’Auvergne concrétise une volonté et un travail collaboratif exemplaire entre le Rectorat, la Région et les 3 autres départements auvergnats. Il y a, pour finir, une volonté d’apporter une égalité d’accès à ces usages innovants. Mais aussi :
- des ouvertures spécifiques auprès de l’enseignement privé afin que celui-ci puisse s’associer au projet ;
- l’élaboration préalable, par chaque établissement public, d’un projet pédagogique validé par le Rectorat avant l’installation de l’ENT ;
- la formation des équipes administratives et pédagogiques ;
- le suivi via un comité de pilotage et un comité technique du projet ENT dans son ensemble.
Ce plan ENT a représenté plus de 165.000 € auxquels s’ajoutent 220.000 € de dotation en matériel. Le coût annuel approche désormais les 60.000 €.
Les enjeux sont grands. La réussite du projet va se voir à l’utilisation croissante de ces nouveaux outils, au potentiel de plus en plus important, par les collégiens (plus de 6.400 comptes), les professeurs (plus de 720 comptes), la vie scolaire (550 comptes) mais aussi par les familles (plus de 12.000 comptes).
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