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Marché international de l’e-éducation – Etat des lieux et diagnostic

Marché international de l’e-éducation – Etat des lieux et diagnostic

Une diversité des types de marché (national, régional ou local), des acteurs de plus en plus gros, des outils de plus en plus tournés vers l’enseignement et une présence toujours plus forte de l’open source, tels sont les enseignements de l’état des lieux du marché international de l’e-education. Cette étude présentée par la Caisse des Dépôts et Cap Digital entend faire un benchmark de ce qui se passe ailleurs pour mieux anticiper les évolutions du marché. Et permettre aux acteurs français de mieux se positionner.

Retrouvez l’ensemble de l’étude en cliquant ici.

Nous partageons ici quelques unes de ces conclusions

Le marché français comme étalon de l’étude

L’état des lieux du marché français permet de bien définir le périmètre d’études, mais aussi de donner des repères par rapport à la situation à l’étranger.

On distingue en France 3 segments pour les ENT : le supérieur, le secondaire et le primaire. Il existe cependant encore peu de passerelles entre eux. Le marché secondaire est largement le plus représentatif et l’ensemble du marché est estimé à environ 25 – 30 millions d’euros.

On note parmi les points remarquables du marché français :

  • le passage à un modèle récurrent avec plusieurs renouvellements,
  • la transition d’outils orientés vie scolaire à plus de pédagogie,
  • l’entrée en force de l‘open source dans les appels d’offres
  • la prédominance d’un cadre strict (appels d’offres) avec une diversité d’acteurs (Ministère de l’Education nationale, collectivités…)

Quel positionnement à l’international ?

L’ambition internationale des acteurs français est encore très réduite. Aucun n’a d’envergure internationale, il n’y a pas de leader et les tailles restent intermédiaires. A cela s’ajoute l’arrivée sur le marché français de concurrents étrangers (It’s learning & Fronter).

L’e-éducation et les ENT à l’étranger

On trouve une grande variété de situations dans les pays observés :

  • Impulsion nationale avec une politique d’enseignement visant l’égalité de traitement. Cela se traduit par le choix d’un seul éditeur, comme avec le C2K en Irlande du Nord. En revanche, ce choix ne permet pas beaucoup de souplesse et limite les adaptations aux spécificités locales.
  • Initiative locale : la politique ENT se fait au niveau de l’établissement afin de bénéficier d’un service sur-mesure et intégralement contrôlé, même si ces solutions restent peu évolutives et relativement chères.

Le développement des ENT se fait surtout dans des pays volontaristes en matière de TICE et d’innovation. Les partenariats forts entre les acteurs  publics et la sphère privée  jouent également un rôle prépondérant. L’engagement politique est encore essentiel.

Quelles sont les conditions pour voir un acteur français s’imposer à l’étranger ?

L’implantation à l’étranger peut se faire en respectant certaines conditions.

  • Atteindre une taille critique. Les secteurs à l’étranger sont très concurrentiels avec de gros acteurs. On observe de plus en plus de concentrations. Les acteurs qui s’exportent ont d’abord commencé par être forts sur leur marché national.
  • S‘adapter au contexte éducatif de chaque pays. Il ne s’agit pas d’appliquer les mêmes outils et les mêmes ressources. Une implantation locale est nécessaire.
  • Interopérabilité et ouverture. S’intégrer aux solutions et outils locaux est un atout majeur.
  • S’appuyer sur une démarche pédagogique plutôt que technologique. L’ENT est un service au service de l’enseignement.

Et le futur ?

La tendance est au développement du cloud computing et à l’open source. Ceux qui maitriseront ces éléments seront mieux armés pour se développer.

Les positions ne sont pas figées et les usages restent à développer. Une chance à saisir face à des concurrents de plus en plus importants.