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Du cyber bureau à « CyberCollèges42 »

Du cyber bureau à « CyberCollèges42 »

Lorsqu’il a été décidé de déployer un ENT dans la Loire, le rectorat et le conseil général ont bénéficié de l’expérience des services administratifs du département qui, depuis 2004, utilisaient un espace numérique de travail en interne.

Cyber bureau, tel était son nom, a donc préfiguré la destinée de CyberCollèges42 !

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Paul Salen, Premier Vice-président du Conseil général de la Loire et Claude Baudoin, Conseiller TICE auprès du recteur de l’académie de Lyon, reviennent sur les enjeux et les perspectives de CyberCollèges42. Une occasion aussi de rappeler la force de leur partenariat.

Lire les entretiens avec :

M. Paul Salen, CyberCollèges42, enjeux et perspectives
M. Claude Baudoin, L’ENT au service de ses utilisateurs

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Une expérimentation partie du terrain

Le déploiement d’un ENT dans la Loire a commencé progressivement avec l’expérimentation de la plateforme Cyber Bureau. Développée à l’initiative du Conseil général sur le technopôle de Roanne comme outil de mutualisation de services informatiques à destination des entreprises locales, lors de l’Appel à Projet lancé par l’Etat (2003), les agents des services économiques du département ont encouragé leurs collègues de l’éducation à l’expérimenter dans les collèges ! Lancé sur la base du volontariat, le dispositif mobilisait le principal des établissements impliqués avec un ou deux enseignants et leurs élèves.  L’initiative est donc partie du terrain. La manière dont s’est structurée le nouvel outil en est la parfaite illustration : ce sont les enseignants et les chefs d’établissement qui ont défini les fonctionnalités dont ils allaient avoir besoin, orientant l’architecture de l’ENT autour des usages.

  Nombre de collèges déployés
2005 5 puis 14 collèges
2006 18 collèges

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En 2007, les deux partenaires ont étudié la manière dont ils pouvaient se mettre en conformité avec le Schéma Directeur des Espaces numériques de Travail (SDET) ! Avec le soutien du Ministère de l’éducation et de la Caisse des Dépôts, a été lancée une étude de faisabilité qui a laissé apparaître la nécessité de changer de plateforme. Le Conseil général de Loire, après un audit de satisfaction auprès des collèges expérimentateurs, a initié avec le rectorat un dialogue compétitif* dans le but de se doter d’une nouvelle plateforme qui pourrait prendre en considération les attentes et les besoins formulés par ceux qui l’avaient expérimentés jusqu’alors, soit conserver :

  • les usages pédagogiques initialement développés
  • l’espace fédérateur interétablissements

Les deux partenaires ont ainsi porté leur choix sur Kosmos, d’autant que sa plateforme était très facilement paramétrable et évolutive, deux qualités nécessaires dans la perspective de développement d’outils et d’usages en constante évolution.

* Un dialogue compétitif respectant la logique partenariale initiée dès l’origine du projet avec un groupe de travail qui réunissait :

  • 5 chefs d’établissements
  • un représentant du rectorat
  • un représentant de l’Etat
  • le conseil général (l’équipe CyberCollèges42 et la Direction Informatique)

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Généraliser et accompagner

Une fois la plateforme retenue, le déploiement a pu commencer aussi bien dans les collèges publics que privés : 

  • janvier-mars 2009 : paramétrage de la Solution en vue du lancement du dispositif
  • avril 2009 : début du déploiement
  • octobre 2010 : 57 collèges déployés
    (40 établissements publics, 17 établissements privés sous contrat d’association avec l’Etat)
  • septembre 2011 : fin programmée du déploiement 

Très vite, les acteurs ont compris l’importance de l’accompagnement, d’autant qu’il était difficile pour les utilisateurs, isolés dans leur classe d’assurer une remontée régulière de l’information, de leurs besoins et de suggestions. Le département a donc recruté un chargé de mission dont la tâche a effectivement consisté à assurer ce lien entre les utilisateurs et les différents acteurs du projet. Ils ont été ensuite 2 puis 3 au plus fort du déploiement.

La phase de déploiement a respecté des critères de taille d’établissements et de répartition géographique sur le département ; elle a également tenu compte des motivations exprimées par les principaux des collèges !

A cet égard, il est intéressant de noter qu’il a finalement été parfois plus difficile de mobiliser les établissements qui avaient déjà expérimenté l’ENT. L’ancienneté du projet justifiait que les premiers volontaires avaient pu quitter le collège, obligeant de repartir à zéro. Par ailleurs, là où les équipes avaient été maintenues, la généralisation supposait une organisation et une implication du collège sans commune mesure et sans équivalent avec la phase d’expérimentation qui ne mobilisait que les éléments les plus motivés du collège. Là encore un nouvel élan devait être impulsé ! Aussi, à l’aune de l’expérience de la phase expérimentale, le département et l’académie ont donné à l’accompagnement et à la formation toute leur attention :

  • Renforcement de la cellule d’accompagnement TICE
  • Généralisation et structuration des personnels enseignants dits correspondants
  • Mise à disposition des acteurs de la généralisation (principaux des collèges et correspondants) de dispositifs d’aide et d’accompagnement (avec des services comme la Hotline et des outils comme le kit de déploiement)
Le kit de déploiement réalisé pour accompagner les chefs d’établissement dans leur action illustre la complémentarité entre les acteurs, puisqu’à travers lui, ont pu s’exprimer les savoir-faire de la collectivité en terme de gestion de projet au service des connaissances pédagogiques portées par le rectorat et la communauté éducative.

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