Projets ENT

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L’ENTeA-2, paroles croisées

L’ENTeA-2, paroles croisées

Une collaboration sur le long terme

Michel RUDLOFF Philippe HOUILLERE Pascale HAUGER
CG du Haut-Rhin
Chef du service des actions éducatives
et de la jeunesse
Région Alsace
Direction des Services Informatiques
Chef du service Informatique
CG du Bas-Rhin
Direction des Collèges et de l’éducation
Chef de Projet

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A la sortie du dernier comité de pilotage de l’ENTEA-2 (le 4 juin dernier), Projets-ent.com a rencontré  les représentants des trois collectivités impliquées dans le déploiement de l’ENT Alsace. Partie la première, la Région a été rejointe depuis 2004-2005 par les Départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin. Alors que le dispositif de généralisation est désormais achevé, l’heure est au bilan et aux perspectives d’avenir.

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Projets-ent : L’ENT d’Alsace est d’abord une initiative conjointe du  Rectorat et de la Région ?

Philippe HOUILLERE (Région Alsace)

En ce qui concerne l’histoire de l’ENT, la Région avait l’habitude de collaborer avec le Rectorat, puisque dès 1999, nous avions initié un vaste projet d’équipement des lycées, à trois niveaux : le câblage des établissements, une large dotation en postes informatiques et la mise en place de réseaux locaux. Toutes les infrastructures étaient donc très vite en place, et, en 2003, s’est posée la question des contenus. Tout concourait donc pour accompagner le Rectorat sur la thématique des ENT.

Projets-ent : Mais assez vite les départements sont venus étoffer la voilure de l’embarcation ?

Michel RUDLOFF (Conseil Général du Haut-Rhin)

La dynamique informatique est ancienne dans la Région Alsace. Les trois collectivités se sont mises d’accord pour avancer en matière d’informatique en suivant la dynamique impulsée par la Région. Nous avons été rapidement convaincus de la nécessité de mettre des outils performants au sein des établissements pour une meilleure communication en interne, avec les familles et aujourd’hui aussi avec les collectivités, ce qui correspond à la nouvelle orientation du projet. Il y  a eu une implication non seulement  intellectuelle des collectivités puisque nous  avons beaucoup travaillé avec la mission TICE sur l’élaboration du cahier des charges au regard de nos expériences en matière d’informatique de collectivités, mais également une implication budgétaire, car les trois collectivités se sont mises d’accord pour financer l’intégralité de ce projet et garantir à tous les établissements la possibilité d’être équipés. Sachant enfin que, dans la phase de l’expérimentation, la CDC nous a aidés à financer le projet.

Projets-ent : Alors que l’ENTeA en est plutôt à l’heure des bilans, cette notion de partenariat et de progression en bonne intelligence avec le Rectorat semble constituer l’une des clés du succès ? 

Philippe HOUILLERE (Région Alsace)

Pour revenir sur notre collaboration avec le Rectorat, il faut saluer la création de la Mission TICE, dont les équipes se sont montrés à la fois pragmatiques et pérennes sur le terrain contribuant largement au succès final.

Projets-ent : Et si c’était à refaire ?!

Michel RUDLOFF (Conseil Général du Haut-Rhin)

Si c’était à refaire, on repartirait ! La question ne se pose pas ! Surtout quand on voit les perspectives que nous ouvrent les ENT. Aujourd’hui on est encore dans des applications pédagogiques, mais le comité de pilotage auquel nous venons de participer nous offre de nouvelles perspectives : les collectivités vont pouvoir s’impliquer notamment en matière de communication dans la mesure où nous avons du personnel qui travaille dans ces établissements et l’avenir nous promet de pouvoir renforcer la relation et le partenariat entre les personnels de l’éducation et des collectivités pour leur meilleure prise en charge et bon fonctionnement.

Projets-ent : Quelles sont les prochaines étapes ? Vers quels types d’équipements la Région mais aussi les départements se tournent-ils pour l’avenir ?

Philippe HOUILLERE (Région Alsace)

Avec la mise en réseau des établissements, certains d’entre eux vont être amenés à partager des plateformes communes.  Il faut avoir à l’esprit que  cela nécessite que la collectivité ait mis en place techniquement des réseaux à haut débit qui permettent aux établissements de pouvoir communiquer entre eux. Concrètement la Région a lancé des AO auprès d’opérateurs de télécommunication pour fournir aux établissements des accès Internet connexions HD qui soient mutualisées entre l’ensemble des établissements. Ils sont donc replacés au cœur d’une sorte de réseau privé et avec un point d’accès à Internet à très HD qui sécurise en même temps l’ensemble des établissements, puisque on a un point d’entrée sur Internet qui est sécurisé. Aujourd’hui, le THD peut être estimé de manière technique et financière. En fonction de nos budgets de financement, on  a des débits qui se situent en fonction de la taille de l’établissement entre 2 Méga bits par seconde, en liaison symétrique SDSL, à 10 Méga bits par seconde en fibre optique. Dans l’avenir, à prix constant, on continuera à augmenter les débits. Si on veut aller sur des applications utilisant la vidéo, la visioconférence ou encore les cours en ligne, nul doute qu’il faudra atteindre et dépasser les 100 Méga bits/seconde.

Pascale HAUGER (Conseil Général du Bas-Rhin)

En ce qui concerne les connexions Haut débit, le Bas-Rhin empruntera peut-être le même chemin que le Conseil Général du Haut Rhin. Sur ces questions de connexions et de câblage, si importantes pour le déploiement des ENT et au-delà pour le passage au tout numérique, le département est encore  en phase de réflexion et de lancement d’études.