Spéculations sur la généralisation des ENT

Esprit spéculatifPreuve sans doute que mon Blog s’éveille doucement à la vie, l’occasion m’est donnée, une fois n’est pas coutume, d’échanger sur les ENT dans une perspective plus spéculative que pratique.

Dans un billet paru en fin de semaine dernière, Éric DELCROIX s’agaçait du dimensionnement technologique trop modeste du dispositif numérique mis en place dans les établissements scolaires. Sa colère se dirigeait notamment contre les choix de solutions techniques et technologiques moins-disantes aux seules fins de claquer le bec aux détracteurs du système éducatif jugé traditionnellement sous-équipé… Il s’inquiétait enfin que l’on se dirige vers des choix dépassés plutôt que de concentrer son énergie sur les recherches d’avenir, bref que « nous appliqu[i]ons la politique du moins pire » !

Le discours est audible et pourtant les commentaires qui suivent l’article contredisent sa vision. Trois enseignants s’étonnent de la véhémence du blogueur jugée disproportionnée voire inopérante à l’encontre d’un dispositif dont ils font usage quotidiennement et dont ils soulignent les bienfaits.

… Pour une fois qu’un utilisateur (là ils sont trois !) prend la parole pour exprimer sa satisfaction, c’est l’occasion de s’y arrêter un peu plus longuement !

J’admets en préambule que les uns et les autres ne placent pas leur discours sur un même plan :

  • Éric DELCROIX, en amont du processus, se projette dans l’avenir qui suppose réflexion et faire table rase du présent…
  • Nos trois profs, tout comme Projets-ENT.com, se situent davantage au niveau opérationnel, dans une logique d’échelle qui n’est pas globalisante (penser en général) mais terrain (trouver une solution utilisable par tous et donc forcément complexe et paradoxalement multiple !).

Ouvrir un ENT accessible à tous, tout de suite !

C’est sans doute cette notion d’immédiateté qui conduit Éric à dénoncer notre penchant pour « les politiques du moins pire« . Mais comme le rappellent souvent les porteurs de projets de la généralisation des ENT, il s’agit d’être opérationnel au plus vite, non pas dans l’absolu mais, plus prosaïquement, offrir un service d’usages pédagogiques à la totalité des acteurs concernés. A l’heure où les français sont toujours plus nombreux à utiliser Internet, la généralisation de l’ENT commence à faire sens dans l’esprit de ses destinataires, sauf si elle n’est pas opérante avant 2015…

Bricoler sur l’existant n’est pas forcément très satisfaisant pour qui veut anticiper les évolutions technologiques… Mais tellement plus compréhensible pour les utilisateurs quels qu’ils soient ! Porteurs de projets ENT, Animateurs TICE, Chefs d’Établissements, Enseignants, élèves, et parents. Car enfin, la généralisation ne se limite pas à des enjeux d’installation d’un logiciel : elle se heurte à des logiques de conduite d’accompagnement au changement, d’intégration de pratiques existantes, de respect de l’idéal républicain d’égalité, de l’ambition d’aménagement territorial sous-jacente.

Taper plus vite que son ombreFinalement ce qui nous distingue de toi Éric, ce n’est pas un quelconque abandon de nos ambitions technologiques, mais la revendication à initier, quel que soit le support, notre révolution numérique. Car c’est cette pratique-là qu’il faut stimuler, et le vrai bon outil (qui peut se targuer de le connaître aujourd’hui ?) naîtra de l’expérience de toutes ces pratiques.

Comme écrit un autre blogueur des TICE qui aime bien poser les questions qui fâchent, juste pour enrichir le débat :

« A débattre« 

Marc Sagot, le manche avant la cognée dans le chantier des ENT

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9 Commentaires »

 
  1. Bruno Boutteau dit :

    Les ENT sont des projets lourds et souvent coûteux, long à mettre en oeuvre. En attendant, pour aller vite, parfois en faisant mieux, tout en préservant l’avenir, certains se tournent vers des outils qui sont à la maison les jouets 2.0 de nos enfants :
    http://www.webevangelists.net/2008/11/26/portail-educatif-20-retour-dexperience-sur-google-apps-education/

  2. Vincent OLIVIER dit :

    Il me semble que le numérique et en particulier l’Internet est souvent paradoxal. D’un côté on peut faire des choses formidables, bénéficier d’un effet de mise en réseau, intégrer du multimédia etc. De l’autre côté, les applications les plus simples sont parfois les plus populaires. Le SMS est un succès inattendu, twitter résume le monde en 140 caractères mais a été adopté à une vitesse fulgurante par plusieurs dizaines de millions de personnes, le blog lui même est bien souvent un outil simplex… Donc le cahier de texte, pourquoi pas ?

  3. delcroix dit :

    Merci pour cette réaction :-) et mes excuses pour ne pas avoir réagi plus tôt, mais j’avais des obligations ce soir.
    Je tente de répondre au fil de votre billet :
    * Les 3 enseignants qui commentent mon billet : curieusement, il n’y a que là que j’ai reçu des échos négatifs ! Je ne remets pas en cause leur justesse. Ce qui me surprend plus, ce sont 3 réactions d’écoles, pas de collège, de lycée…
    Devant l’ampleur de ce que je considère en général comme un désastre au niveau des écoles, je comprends leur satisfaction ! Je jugerai par les expériences vécues comme simple parent : dans une école, une superbe salle neuve… mais personne pour s’en servir. Dans une seconde, une salle avec les enseignants qui faisait ce qu’ils pouvaient. Dans le premier cas, aucun cours d’informatique il y a encore deux ans, dans le second, une heure/semaine plus ou moins régulière selon les années ! Pas d’ENT, ni question de communiquer via le blog dans la seconde ; Pas d’ENT, mais la mise en place avant la salle info d’ailleurs, de liste de diffusion et de blogs “hors académie” par l’établissement en liaison avec les parents ! Pas d’ENT. Nous sommes dans une région sans ENT ! Ce n’est pas pour cela que c’est mieux, j’en conviens.

    Donc, votre action dans ce sens pourrait-être louable (je parle de la mise en place des ENT).

    Mais, aucune réaction pour l’instant des autres niveaux d’études… et c’est justement là que l’ouverture que je sous-entends est la plus nécessaire selon moi !

    * “être opérationnel au plus vite” : cela ‘m’amuse” de lire cette expression. Si je me rappelle de la présentation lors de Ludovia sur les ENT, le projet à déjà 6 ans d’âge ! À l’époque, pour mémoire, c’était grosso-modo le début de l’ADSL grand public. Vous vous rappelez quand vous étiez sur un modem basique, la connexion, sa lenteur… Vous y retourneriez ? Pas moi (enfin, j’évite). Les ENT remontent à cette époque. La prochaine phase (les 3 prochaines années), si j’ai bien tout compris, est de remplir des coquilles vides ! Donc, être opérationnel au plus vite me laisse un tantinet septique.

    De plus, et c’est certainement là mon plus gros reproche envers les ENT, ils perpétuent, comme les plates-formes qui sont employés dans l’enseignement supérieur, une nouvelle forme de cloisonnement. Lors d’une autre conférence, sur l’usage des TIC dans le supérieur, un intervenant ne comprenait pas qu’une étudiante avait mis en ligne un blog en dehors de sa sacro-sainte plate-forme.

    Nous sommes à l’ère du Web 2 dont les maitres mots sont quand même ouverture vers les autres, partage, collaboration… Toutefois, j’ai l’impression que le monde de l’éducation conjugue partager et collaborer avec un ajout : entre nous !

    La même problématique existe en entreprise avec les RSI (responsable Service Informatique) qui tentent de récréer des réseaux sociaux internes.

    Nous n’en sommes plus là. Désormais, il est devenu nécessaire (je n’apporte pas de jugement de valeur, c’est juste une constatation) de venir mélanger sphère privé – sphère professionnelle en entreprise et d’apprendre à maitriser cette mixité dès le plus bas âge à nos enfants et donc apprendre à gérer sphère privé – sphère scolaire pendant le cursus scolaire !

    Il ne faut pas selon moi “bricoler sur l’existant”. Mais, n’est ce pas ce que nous allons faire avec les ENT assez rapidement ?

    Cette réflexion n’entrave en rien la logiques de conduite d’accompagnement au changement. Au contraire. Parfois, il vaut mieux une vrai rupture (c’est mon côté, ca passe ou ca casse ;-)
    L’intégration de pratiques existantes me fait parfois un peu peur. Encore, cela dépend de ce que veulent décrire ces mots ! Mais, si je regarde l’emploi des TBI, pour moi, ils sont justement l’exemple de l’intégration de pratiques existentes… Je n’ai pas encore vu beaucoup d’usage révolutionnaires dans le domaine ! Combien d’enseignants l’utilisent par exemple pour que leurs élèves puissent apprendre (réviser) la leçon chez eux ? Utiliser un TBI pour faire une projection PowerPoint avec un peu d’interactivité que l’on pourrait faire sur un écran d’ordi n’a pas beaucoup d’intérêt selon moi !
    Le côté : «respect de l’idéal républicain d’égalité» est là pour le discours “politiquement correct” que vous représentez ? Je ne vois pas en quoi les nouvelles manières de communiquer, d’enseigner en dehors d’un ENT sont contre cet idéal. Faudra me m’expliquer. Par contre, l’ambition d’aménagement territorial sous-jacente pourrait-être également en point de mire de mon billet sur la politique du moins pire ! Je soutiens les initiatives comme la distribution d’ordi…
    Juste pour revenir sur la logiques de conduite d’accompagnement au changement, je pense qu’avant tout ENT ou pas, ce qui manque, c’est de la formation, de la formation encore et toujours de la formation des enseignants dans ce domaine.

    Si je fais la parallèle toujours avec l’une des dernière conférence formation que je viens de donner pour une municipalité, une réflexion était formulé : en fait, nous devons prévoir une séance annuelle de remise à niveau, cela évolue trop vite désormais. Pourquoi les villes, les entreprises passent effectivement dans ce créneau et pas l’éducation ?

    Nous ne sommes plus (j’allais ajouter malheureusement) à l’époque ou les mutations prenaient du temps. Désormais, les évolutions sont rapides… trop rapide diront certains. Mais, c’est à nous de savoir réagir au plus vite.

    Aujourd’hui arrive le phénomène du temps réel… Pour donner une notion de cette rapidité, à Ludovia, je ne l’ai même pas évoqué, n’y ai même pas pensé. Regardez du côté des moteurs de recherche en temps réels ! Et puis, maintenant, l’arrivée de Google Chrome nous le confirme… la tendance est là : le temps réel. L’écriture simultanée à plusieur sur un même document, le travail sur tout type d’applications en simultanée de plusieurs utilisateur. On parle déjà d’expériences dans des classes ! Pourtant, après quelques jours d’utilisation, je sais déjà qu’une nouvelle forme d’écriture est prévisible, qu’il faudra enseigner ! Devons nous laissez nos enfants sans cette culture ? Le problème des ENT refermées sur eux même est là.

    Maintenant, si je regarde du côté des commentaires de votre réponse à mon billet, je m’aperçois que c’est l’effet inverse du mien :-)
    Et cela m’amuse de voir que l’on parle des Google Apps, car j’ai expliqué aux enseignants de ma fille au collège, qu’elle pouvait exporter ces docs vers cet environnement pour travailler à la maison. Les enseignants étaient surpris que cela existe ! (quand je dis que le manque de formation est crucial !)

    Le cas Twitter m’intéresse encore plus. J’ai fait un mini buzz suite à une demande pour un énoncé de Math que je pensais faux ! D’ailleurs, ce jour là, j’ai mesuré le fossé qui sépare les enseignants de leurs élèves (voir http://www.ed-productions.com/leszed/index.php?le-fosse-enseignants-eleves-se-creuse-sur-internet ) et puis, toujours avec Twitter, des étudiants cette fois, m’ont dit alors que je leur diffusais des infos dans un groupe privé de Facebook de les mettre sur Twitter. Ils ont même ajouté : «c’est plus simple comme cela». J’ai aussi lancé l’expérience Internet2010, toujours avec des étudiants (exposé avec prise de note de l’auditoire dans Twitter), d’autres expériences sont en cours dans le domaine en France…

    Je ne dis pas que Twitter est la panacée. Loin de là ! Je pense que c’est un autre outil que l’on peut désormais utiliser. Ma fille de 12 ans à compris tout l’intérêt de Twitter. Pourquoi les autres jeunes ne l’auraient pas ?

  4. Les ENT échauffent les esprits… ce qui est intéressant c’est que si en 2003 on révait, depuis peu de choses avaient avancé… Voici que depuis 2 années tout le monde se réveille… Bonne ou mauvaise solution technique, provisoire ou définitive ? Pas de réponse à donner, mais une certitude : l’ENT n’est pas une chose nouvelle dans le paysage scolaire, c’est d’abord une volonté (aux intentions qui demandent à être précisées et aux contours mieux définis – quand on parle ENT on parle de quelle partie d’un ENT en réalité). Or cette volonté se trouve confronté à des réalités culturelles. Ce sont elles qui dicteront ce que seront les ENT in fine et non pas les seules solutions techniques, à moins que nous n’allions vers des visions totalitaires.. D’ailleurs c’est déjà le cas dans le monde scolaire et ces débats s’en font l’écho. Entre solutions plaquées et solutions construites localement, ce qui se développe c’est d’abord une prise de conscience voire une acculturation dont il ne faudrait pas que seuls les pionniers et les vendeurs soient les acteurs, au risque de voir leurs propositions tomber dans l’oubli dans les années à venir et leur énergie gaspillée…

  5. emartin dit :

    Je me permets de vous faire connaître cette initiative :
    E-LYCO, un ENT pour tous les lycées et collèges de l’Académie de Nantes.
    “E-LYCO, l’espace numérique de travail de l’Académie de Nantes a été officiellement lancé le 23 octobre 2009. Il sera déployé dans tous les collèges et lycées publics et privés de l’Académie sur une période de 5 ans. C’est une première en France…” (Lire la suite)

    Louable intention si les collègues ne freinent pas des deux pieds. Ce sont toujours les mêmes établissements qui se portent volontaires pour expérimenter ces projets. Quant à l’utilisation des blogs, nombreux sont les profs qui nous regardent bizarrement quand on évoque leur emploi dans le cadre de nos enseignements ou des TICE ; je me suis même entendue dire il y a un an, par le responable académique “vous êtes trop en avance” (j’essayais d’initier des journées de formation) parce que dans l’éducation, il faut y aller par petites touches pour ménager les susceptibilités et ne pas effaroucher les tentatives timides de ces chers enseignants qui croulent -beaucoup plus que dans le privé- sous les tâches qui se multiplient ! Alors, si effectivement, un projet à l’échelon académique peut nous considérer comme pionniers (ceux qui “innovent”) et faire que l’on reconnaîsse notre investissement, je suis preneuse mais en ce qui me concerne dans le collège où je suis, je suis toute seule… Même une inscription d’office à un stage sur le webclasseur fait figure de corvée… Tant pis, je persiste et je blogue avec mes élèves mais les collègues visitent rarement notre travail !

  6. Cailleaux dit :

    Avant tout, bonjour et merci pour votre billet et votre site.
    J’hésitais à intervenir sur un point précis qui m’inquiète, mais une phrase dans le commentaire d’Eric (si j’ai bien suivi) m’a très fortement inquiété, tant elle fait écho à mes craintes. Je le cite :

    “il est devenu nécessaire (je n’apporte pas de jugement de valeur, c’est juste une constatation) de venir mélanger sphère privé – sphère professionnelle en entreprise et d’apprendre à maitriser cette mixité dès le plus bas âge à nos enfants et donc apprendre à gérer sphère privé – sphère scolaire pendant le cursus scolaire !”

    Ainsi donc, il serait nécessaire de mélanger sphère privée et sphère publique (notamment à travers les ENT). Eric se défend d’apporter un jugement “de valeur”. Il n’empêche, il fait passer pour nécessaire ce qui est une décision forcément politique. Et cette décision, ça n’est pas rien : c’est faire reculer la sphère du privé, la laisser être grignotée (au mieux) par la sphère professionnelle ! Faut-il rappeler qu’il s’agit là tout simplement de revenir sur une des bases fondamentales des sociétés démocratiques ?

    Qui plus est, il propose tout simplement d’habituer les élèves à voir leur vie privée entamée par la vie scolaire ! Est-ce là un programme d’émancipation individuelle ? Est-ce là une vision démocratique ? Je pense tout le contraire. Au passage, je ne juge pas Eric sur des critères moraux, je respecte bien évidemment sa prise de position et sa volonté de l’expliciter. Plus encore, je l’en remercie car il souligne ainsi une des dimensions fondamentales de la révolution numérique qui bouscule actuellement nos sociétés. (Au passage, je ne suis pas un intégriste anti-numérique, ayant moi-même un blog et utilisant l’ENT de mon établissement, je tiens simplement à ne pas réduire tout cela à l’ordre du “technique” et du “nécessaire”, là où nous sommes au cœur du politique).

  7. msenee2 dit :

    Je fais partie des “3 enseignants qui commentent mon billet : curieusement, il n’y a que là que j’ai reçu des échos négatifs ! Je ne remets pas en cause leur justesse. Ce qui me surprend plus, ce sont 3 réactions d’écoles, pas de collège, de lycée…”

    L’explication est simple :
    http://twitter.com/beneyluschool

    [...] Le problème des ENT refermées sur eux même est là.”
    En ce qui concerne les écoles élémentaires, je pense que celles qui ont réfléchi sur les applications de l’outil ne le font certainement pas dans une logique restrictive.
    Chez nous : 5 classes de cycle 3 (CE2 à CM2), pas de TBI -hélas – 1 poste par classe, vieille salle info de 11 PC fatigués, mais ouverte AUSSI le soir aux parents (connectés chez eux ou non)qui veulent travailler avec nous et se former au monde d’aujourd’hui… comme on essaie de le faire nous-mêmes…

    On n’a pas attendu la belle parole, car on attendrait encore ! Mais on sait que nous sommes le début de la chaîne. Aussi, nous devons tout mettre en oeuvre pour faire rentrer les élèves (et leurs parents ! … et certains de nos collègues, certes) dans le 21ème siècle ! L’outil est donc intégré dans nos pratiques QUOTIDIENNES , et nous avons sauté sur l’occasion offerte par la Beneylu school de leur ENT qui correspond à un véritable + pour nos élèves de cycle 3.
    Alors c’est vrai que l’article d’Eric Delcroix m’avait vraiment profondément choqué. Je comprends mieux maintenant à qui il s’adresse, mais quand même… Je serai au salon Educatice le 18… peut-être nous croiserons-nous ?
    Cordialement, Marie-Pierre, directrice d’école, enseignante au CM1, référente TICE dans l’école… et convaincue que même dans un monde où tout va très vite, pour convaincre l’autre il faut lui laisser le temps d’intégrer la nécessité du changement, et non lui donner l’impression qu’il est dans le faux par un positionnement négatif…

  8. delcroix dit :

    emartin, fait émerger les problématiques du comportement des enseignants malgré l’existence des outils et de la notion “trop en avance”.

    Toutefois, la remarque sur les enseignants qui croulent -beaucoup plus que dans le privé- sous les tâches qui se multiplient! avec laquelle je ne peux m’associer :-) C’était l’une des excuses mise en avant pour expliquer que les enseignants ne pouvaient pas bloguer :-) Connaissant les deux aspects, je ne pense pas qu’il y ait de grosses différences entre ces deux mondes… mais j’avoue que cela n’est pas évident à expliquer dans chacun des deux mondes !

    Pour faire réponse à M. Cailleaux, cette notion de mélange vie privée – vie pro. aurait tendance à m’inquiéter. J’ai toujours opté pour la version mieux vaut prévenir que guérir et quoi qu’on en dise c’est la tendance actuelle.
    Mais, déjà pour de nombreux enseignants et élèves, le mélange à lieu ! Ne serait ce que lorsque l’enseignant donne son adresse mail à ses élèves, lorsqu’il tchate avec ses élèves ou qu’il les retrouve dans les réseaux sociaux… Je ne pense pas que ce soit pendant les cours que cette “intrusion”, ce partage s’effectue.
    Nous avons eu un débat sur le sujet en Master ! Et effectivement, c’est un sujet très politique !

    Je comprends la réaction de msenee2 à la lecture de mon billet :-) cependant je ne suis pas certains que toutes les écoles élémentaires ont réfléchi sur les applications de l’outil ! Je pense même que c’est une minorité (je vais encore recevoir la foudre des écoles élémentaires).

    Autre remarque, le choix d’une solution libre et gratuite n’est pas anodin. Mais je me demande si vous n’êtes pas l’arbre qui cache la forêt ! Par exemple, je connais peu d’école qui sont ouverte AUSSI le soir aux parents ! La plupart du temps, la seule relation et c’est aussi de la responsabilité des parents, donc le seul échange des parents à l’ENT est le cahier de texte :-( C’est un premier pas, mais il n’est pas suffisant !

    Malheureusement, je ne vais pas à Educatice :-( Mais, j’espère pourvoir vous rencontrer un de ces jours… pour discuter de ce sujet !

 

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