Projets ENT

Le site de la génération ENT

Des utilisateurs toujours plus nombreux

Les porteurs de projets ENT se trouvent souvent  confrontés lors de la phase de généralisation à l’intensification du nombre d’utilisateurs. Mais l’accroissement de la demande est également proportionnel au processus d’appropriation du dispositif ENT par les établissements concernés. Cette question est abordée avec Pierre Danel dans l’Académie de Clermont-Ferrrand.

 

L’accompagnement n’est plus numérique mais logarithmique…

« Dans la phase de généralisation, le problème ce n’est plus la montée en charge mais la gestion globale et toujours plus lourde de l’ensemble : il faut pouvoir assumer une demande des utilisateurs qui avec le temps deviennent toujours plus nombreux et plus exigeants !

Si en phase d’expérimentation, de petites équipes assurent l’animation de la mise en œuvre, en phase de généralisation, lorsqu’il s’agit d’intervenir sur 120 à 200 établissements avec une équipe pas plus nombreuse et une demande toujours croissante, on devine à quelles difficultés ont peut se trouver confrontés… Et ce n’est jamais fini, la demande d’animation s’intensifie : leurs besoins et leurs demandes d’usages augmente. Il s’agit d’abord des établissements les plus actifs, mais bientôt,  les plus réticents au départ demandent également à être mis dans la boucle. Si cette montée en puissance démontre l’efficacité du dispositif mis en place, elle défie l’institution dans sa capacité de réponse sur un double niveau :

  • il faut réaliser des gains de productivité sur la phase d’animation
  • il faudrait arriver à passer à une phase d’industrialisation de l’animation de masse

… car si au départ on peut générer de la crainte ou du scepticisme, très vite on génère de la frustration, celle de ne pouvoir pas répondre aussi vite et largement à la demande !

Changement d’échelle

Cette notion quantitative doit faire l’objet d’une attention toute particulière et n’est pas toujours suffisamment intégrée par les équipes travaillant sur ce type de projets. Au Rectorat, on est habitué à gérer de la masse, mais cela se limite en milliers (circ. 2000 personnes). A cette gestion classique du personnel, on se trouve soudain confronté à des logiques de masse sans communes mesures : 100.000 élèves et  350.000 comptes ! »

Pierre DANEL
CTICE Académie de Clermont-Ferrand

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